Depuis 2 heures du matin à FOS
« L’Union européenne coule nos bateaux et Paris regarde ». Depuis 2h du matin, des pêcheurs professionnels venus d’Occitanie et des Bouches-du-Rhône bloquent le dépôt pétrolier de Fos pour dénoncer l’impossibilité de travailler avec les prix du carburant actuel. En outre, ils dénoncent une réglementation en constante évolution et trop contraignante.
Ils demandent à rencontrer le préfet de région et la Dirmed.
De 8h à 10 heures à la Seyne-sur-Mer
Un tiers des employés de l’IME Folke Bernadotte de la Croix-Rouge française à la Seyne-sur-Mer ( 21 sur 60 employés, un chiffre record pour la structure) ont répondu à l’appel de la CGT et se sont mobilisés devant leur établissement pour une débrayage de deux heures, de 8h à 10h, afin de réclamer une hausse de leurs salaires. « La dernière fois que la Croix-Rouge a augmenté la valeur du point, en 2022, elle est passée de 4,48 à 4,61 euros, donc des broutilles. On aimerait simplement un salaire à la hauteur de nos responsabilités, de nos missions, pour vivre décemment », résume Loïc Perez, délégué du personnel et représentant CSE.
10h à Fos
L’évacuation se termine. Plusieurs pêcheurs échangent sur la possibilité de revenir demain.
10h37 à Marseille devant la faculté Saint-Charles
Les personnels de la recherche se rassemblent devant la faculté Saint-Charles, à Marseille, à l’occasion de la rentrée du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). À l’appel du SNTRS-CGT, du SneSup FSU, de la CFDT, Sud Solidaires, ils dénoncent des budgets jugés insuffisants pour les organismes de recherche, le gel des salaires dans la fonction publique, ainsi que le projet de rapprochement entre l’Institut recherche et développement et le CNRS.
Ils prendront la direction de la Porte d’Aix dans quelques minutes.
Mais aussi, devant la direction des services de l’éducation nationale
Avant la manifestation qui doit partir à 11h de la Porte d’Aix, un rassemblement se tient devant la direction des services de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône à Marseille. À l’appel de la CGT Éduc’action, on y retrouve des militants de l’UD CGT 13 mais aussi d’autres syndicats. Les facteurs de la plateforme des Docks sont aussi de la partie.
Depuis 10 heures, rassemblement à Gap devant ENEDIS
Une soixantaine de salariés des industries électriques et gazières (IEG) sont réunies depuis 10h devant Enedis à Gap à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC). Ils dénoncent le projet de réduction du tarif agent dont ils bénéficient, la dégradation des conditions de travail et le montant des dividendes aux actionnaires.
Les étudiants partent de Saint-Charles vers la porte d’Aix
L’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante qui protestent contre « la suppression des APL pour 200 000 étudiants » et s’oppose à la « mise en place des frais d’inscription racistes pour exclure les étudiants étrangers », dénonce-t-elle avant de s’élancer direction de la Porte d’Aix.
« Du fric, du fric, pour nos services publics, pas pour l’armée ni pour les flics ». A Marseille le cortège de l’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante parti de la fac Saint-Charles descend la canebière en direction de la Porte d’Aix. Dans la rue des passants applaudissent sur leur passage.
11 h à Avignon
Rassemblement pour la sauvegarde de la crèche du Centre Hospitalier d’Avignon
Devant la Préfecture de Vaucluse
Journée de grève et de mobilisation dans les Industries Électriques et Gazières pour la défense du statut, des conquis sociaux et du service public. Plus de 200 manifestants CGT des I.E.G rassemblés devant la Préfecture de Vaucluse ce matin.
Et aussi les étudiants :
A Avignon, à l’appel de l’union étudiante, une manifestation est partie depuis le campus du centre ville à destination de la cité administrative. Parmi les revendications, le refus de la possible suppression des APL, « qui touchent 60% » des étudiants.
Les salariés de Storengy sont mobilisés depuis ce matin devant le site de Géométhane, à Manosque.
L’objectif de la mobilisation est de « faire en sorte que la journée soit morte », à l’appel de la CGT et de FO. Les entreprises extérieures sont empêchées d’accéder au site. Des délégations seront reçues à Bercy à 15h. La suite de la mobilisation sera décidée en fonction des réponses apportées par Bercy. L’intersyndicale se rencontrera demain matin pour fixer un calendrier pour Storengy. L’entreprise de stockage souterrain de gaz naturel compte 66% de grévistes au niveau national.
Var et Vaucluse côte à côte pour défendre la santé
Pour la manifestation régionale des travailleurs de la santé et de l’action à Marseille, les soignants du Var comme du Vaucluse sont côte à côte.
11h30 Convergence des luttes vers la Préfecture
La manifestation de la santé est partie de la porte d’Aix à Marseille en direction de la préfecture pour rejoindre les agents de l’énergie. Des soignants de toute la région ont fait le déplacement et plusieurs autres professions sont aussi dans la rue comme les chercheurs de l’enseignement supérieur ou encore des agents des organismes sociaux.
À la centrale combiné gaz EDF de Martigues, la grève démarrée dans la nuit a entraîné la mise à l’arrêt d’une des deux turbines, l’autre étant en panne.
« Nous nous battons autant pour notre statut d’agent des Industries électriques et gazières (IEG) que pour les tarifs des usagers » affirme Stéphanie Villeton, secrétaire du syndicat CGT de la centrale. En cause, la remise en question du tarif de l’électricité pour les agents, pointé du doigt par la Cour des comptes. « Certains nous mettent en opposition, alors que nous défendons le service public « insiste la syndicaliste. « On ne le dit jamais, mais le tarif agent est soumis a déclaration et à l’impôt comme un avantage en nature « indique-t-elle.
Mais à Martigues, l’avenir du site inquiète également les agents. « Nous n’avons jamais eu de réponse tranchée « resitue Stéphanie Villeton, « on nous dit qu’on aura toujours besoin de nous, mais en même temps qu’il n’y a pas de certitude après 2030-2031 et que c’est à ce moment là que la question se posera pour un fonctionnement éventuellement jusqu’en 2040 » conclut la responsable.
12h30 Tous devant la préfecture à Marseille
L’Union départementale CGT 13 annonce 5000 participants à la mobilisation du jour, la préfecture de police en décompte 900.
Dans le Var, à Fréjus et à Toulon, plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés jusqu’à 15h sur les sites d’Enedis et EDF.
Pour protester contre la remise en cause des statuts et notamment des tarifications spéciales dont bénéficient les agents plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés. Mais pour Filipo Signorino Gelo, animateur de la coordination des retraités CGT d’EDF, le mobile de la colère n’incarne que les prémices d’une situation beaucoup plus large et latente : «Depuis que je suis rentré à EDF, les attaques sont perpétuelles, elles reviennent toujours en boucle, toujours envers le statut. On a eu l’attaque sur notre régime spécial de retraite, il se prépare aussi une attaque sur notre régime spécial de sécurité sociale. Il faut bien comprendre que l’attaque, n’est pas simplement, comme on essaie de le faire, contre le tarif préférentiel, mais contre un statut, un modèle social.»

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