Tag: Croix-Rouge

  • Des manifestations un peu partout dans la Région

    Des manifestations un peu partout dans la Région

    Depuis 2 heures du matin à FOS

    « L’Union européenne coule nos bateaux et Paris regarde ». Depuis 2h du matin, des pêcheurs professionnels venus d’Occitanie et des Bouches-du-Rhône bloquent le dépôt pétrolier de Fos pour dénoncer l’impossibilité de travailler avec les prix du carburant actuel. En outre, ils dénoncent une réglementation en constante évolution et trop contraignante.

    Ils demandent à rencontrer le préfet de région et la Dirmed.

    De 8h à 10 heures à la Seyne-sur-Mer

    Un tiers des employés de l’IME Folke Bernadotte de la Croix-Rouge française à la Seyne-sur-Mer ( 21 sur 60 employés, un chiffre record pour la structure) ont répondu à l’appel de la CGT et se sont mobilisés devant leur établissement pour une débrayage de deux heures, de 8h à 10h, afin de réclamer une hausse de leurs salaires. « La dernière fois que la Croix-Rouge a augmenté la valeur du point, en 2022, elle est passée de 4,48 à 4,61 euros, donc des broutilles. On aimerait simplement un salaire à la hauteur de nos responsabilités, de nos missions, pour vivre décemment », résume Loïc Perez, délégué du personnel et représentant CSE.

    10h à Fos

    L’évacuation se termine. Plusieurs pêcheurs échangent sur la possibilité de revenir demain.

    10h37 à Marseille devant la faculté Saint-Charles

    Les personnels de la recherche se rassemblent devant la faculté Saint-Charles, à Marseille, à l’occasion de la rentrée du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). À l’appel du SNTRS-CGT, du SneSup FSU, de la CFDT, Sud Solidaires, ils dénoncent des budgets jugés insuffisants pour les organismes de recherche, le gel des salaires dans la fonction publique, ainsi que le projet de rapprochement entre l’Institut recherche et développement et le CNRS.
    Ils prendront la direction de la Porte d’Aix dans quelques minutes.

    Mais aussi, devant la direction des services de l’éducation nationale

    Avant la manifestation qui doit partir à 11h de la Porte d’Aix, un rassemblement se tient devant la direction des services de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône à Marseille. À l’appel de la CGT Éduc’action, on y retrouve des militants de l’UD CGT 13 mais aussi d’autres syndicats. Les facteurs de la plateforme des Docks sont aussi de la partie.

    Depuis 10 heures, rassemblement à Gap devant ENEDIS

    Une soixantaine de salariés des industries électriques et gazières (IEG) sont réunies depuis 10h devant Enedis à Gap à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC). Ils dénoncent le projet de réduction du tarif agent dont ils bénéficient, la dégradation des conditions de travail et le montant des dividendes aux actionnaires.

    Les étudiants partent de Saint-Charles vers la porte d’Aix

    L’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante qui protestent contre « la suppression des APL pour 200 000 étudiants » et s’oppose à la « mise en place des frais d’inscription racistes pour exclure les étudiants étrangers », dénonce-t-elle avant de s’élancer direction de la Porte d’Aix.

    « Du fric, du fric, pour nos services publics, pas pour l’armée ni pour les flics ». A Marseille le cortège de l’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante parti de la fac Saint-Charles descend la canebière en direction de la Porte d’Aix. Dans la rue des passants applaudissent sur leur passage.

    11 h à Avignon

    Rassemblement pour la sauvegarde de la crèche du Centre Hospitalier d’Avignon

    Devant la Préfecture de Vaucluse

    Journée de grève et de mobilisation dans les Industries Électriques et Gazières pour la défense du statut, des conquis sociaux et du service public. Plus de 200 manifestants CGT des I.E.G rassemblés devant la Préfecture de Vaucluse ce matin.

    Et aussi les étudiants :

    A Avignon, à l’appel de l’union étudiante, une manifestation est partie depuis le campus du centre ville à destination de la cité administrative. Parmi les revendications, le refus de la possible suppression des APL, « qui touchent 60% » des étudiants.

    Les salariés de Storengy sont mobilisés depuis ce matin devant le site de Géométhane, à Manosque.

    L’objectif de la mobilisation est de « faire en sorte que la journée soit morte », à l’appel de la CGT et de FO. Les entreprises extérieures sont empêchées d’accéder au site. Des délégations seront reçues à Bercy à 15h. La suite de la mobilisation sera décidée en fonction des réponses apportées par Bercy. L’intersyndicale se rencontrera demain matin pour fixer un calendrier pour Storengy. L’entreprise de stockage souterrain de gaz naturel compte 66% de grévistes au niveau national.

    Var et Vaucluse côte à côte pour défendre la santé

    Pour la manifestation régionale des travailleurs de la santé et de l’action à Marseille, les soignants du Var comme du Vaucluse sont côte à côte.

    11h30 Convergence des luttes vers la Préfecture

    La manifestation de la santé est partie de la porte d’Aix à Marseille en direction de la préfecture pour rejoindre les agents de l’énergie. Des soignants de toute la région ont fait le déplacement et plusieurs autres professions sont aussi dans la rue comme les chercheurs de l’enseignement supérieur ou encore des agents des organismes sociaux.

    À la centrale combiné gaz EDF de Martigues, la grève démarrée dans la nuit a entraîné la mise à l’arrêt d’une des deux turbines, l’autre étant en panne.

    « Nous nous battons autant pour notre statut d’agent des Industries électriques et gazières (IEG) que pour les tarifs des usagers » affirme Stéphanie Villeton, secrétaire du syndicat CGT de la centrale. En cause, la remise en question du tarif de l’électricité pour les agents, pointé du doigt par la Cour des comptes. « Certains nous mettent en opposition, alors que nous défendons le service public « insiste la syndicaliste. « On ne le dit jamais, mais le tarif agent est soumis a déclaration et à l’impôt comme un avantage en nature « indique-t-elle.

    Mais à Martigues, l’avenir du site inquiète également les agents. « Nous n’avons jamais eu de réponse tranchée « resitue Stéphanie Villeton, « on nous dit qu’on aura toujours besoin de nous, mais en même temps qu’il n’y a pas de certitude après 2030-2031 et que c’est à ce moment là que la question se posera pour un fonctionnement éventuellement jusqu’en 2040 » conclut la responsable.

    12h30 Tous devant la préfecture à Marseille

    L’Union départementale CGT 13 annonce 5000 participants à la mobilisation du jour, la préfecture de police en décompte 900.

    Dans le Var, à Fréjus et à Toulon, plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés jusqu’à 15h sur les sites d’Enedis et EDF.

    Pour protester contre la remise en cause des statuts et notamment des tarifications spéciales dont bénéficient les agents plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés. Mais pour Filipo Signorino Gelo, animateur de la coordination des retraités CGT d’EDF, le mobile de la colère n’incarne que les prémices d’une situation beaucoup plus large et latente : «Depuis que je suis rentré à EDF, les attaques sont perpétuelles, elles reviennent toujours en boucle, toujours envers le statut. On a eu l’attaque sur notre régime spécial de retraite, il se prépare aussi une attaque sur notre régime spécial de sécurité sociale. Il faut bien comprendre que l’attaque, n’est pas simplement, comme on essaie de le faire, contre le tarif préférentiel, mais contre un statut, un modèle social.»

  • Croix-Rouge : anticiper les crises pour mieux soutenir les sinistrés

    Croix-Rouge : anticiper les crises pour mieux soutenir les sinistrés

    En toile de fond du projet, les incendies dévastateurs de cet été et les déplacements de masse qui en ont découlé. Derrière les murs de l’unité locale de la Croix-Rouge, en parallèle de ses nombreuses autres activités, un groupe d’urgence social se monte, soit une unité spécialisée dans l’accompagnement social en cas de sinistre. Quel qu’il soit, de l’incendie, à l’inondation, aux routes bloquées par la neige. « On s’est dit qu’à Aix, si cela se passait un jour, il faudrait avoir une équipe de bénévoles Croix Rouge pour aider, organiser ces gens, les recevoir, les nourrir, les loger, leur remonter le moral en cas de nécessité », déroule Jacques Mignon, référent urgence sociale et membre du bureau. Cheville ouvrière de la composition de cette unité, soutenue par le président de la Croix-Rouge Jean-Michel Bottai, Jacques Mignon intègre la Croix-Rouge comme bénévole en 1968, alors lycéen. En repensant à la genèse du projet, c’est dans les années 1990, alors que Vitrolles et en proie à un incendie, que l’idée de monter cette unité à Aix prends ses racines. Un centre d’accueil des impliqués (CAI) avait alors été installé dans un gymnase « mais l’on était pas bien organisés, se souvient Jacques Mignon. On s’est finalement aperçus qu’on n’avait pas besoin des secouristes, on pouvait être bénévole à la Croix Rouge mais formé à l’accueil social. Ca a mis du temps mais ça y’est, on est bien partis. » Seule condition pour intégrer cette l’unité en devenir, être bénévole à la Croix-Rouge et être formé au tronc commun des acteurs de l’urgence (TCAU), une formation dispensée par l’association et en deux temps. Dernière condition pour intégrer le groupe d’urgence sociale, la disponibilité. Sur le principe des pompiers volontaires ou des réservistes, les bénévoles acceptent d’être appelés à toute heure, sur des plages horaires définies à l’avance. En contact avec la préfecture, en charge de diriger les bénévoles, ces derniers auront pour mission de se rendre au plus vite sur les lieux du sinistre. Pour composer le groupe social d’urgence, un appel déjà été lancé au sein de la locale aixoise. Selon Jacques Mignon, une quarantaine de bénévoles ont déjà répondu à l’appel. D’ici mi-octobre, la formation devrait être mise en place.

    Du matériel à trouver

    L’équipage trouvé, il reste encore, pour que cette unité soit fonctionnelle, à trouver du matériel. Celui-ci devrait être financé par des dons. « On a commencé à prospecter, on a commencé à demander des pistes pour essayer d’avoir des financements. Au minimum à Aix, il nous faudrait un mini-bus et une grosse remorque dans lequel on met du matériel (…) en ce moment, le problème des subventions est difficile », précise Jacques Mignon. Autorités locales ou entreprises privées, les bénévoles sollicitent les acteurs susceptibles de pouvoir soutenir leur démarche. Le député Marc Pena (PS) a déjà rencontré les bénévoles à ce sujet. Une rencontre a également été organisée avec le maire, Sophie Joissains. En plus du matériel nécessaire, des formations, Jacques Mignon reste confiant quant au lancement de cette unité. « On est en groupe, conclut Jacques Mignon. Pour faire face aux situations difficiles, on sait faire preuve de sang-froid, se soutenir et on n’est pas seuls. » Et pour renforcer les rangs, la Croix-Rouge cherche toujours plus de bénévoles.

    Pour rejoindre la Croix-Rouge ou l’unité: 06 26 26 71 08.

  • Découvrir les gestes qui sauvent à Marseille

    Découvrir les gestes qui sauvent à Marseille

    Un français sur dix maîtrise les gestes de premiers secours. Pour Wadji Zarraa, vice-président de l’Unité locale de la Croix rouge de Marseille, c’est trop peu. « Chaque minute compte lorsqu’il y a un arrêt cardiaque », explique le bénévole. C’est pourquoi, samedi, la Croix rouge a investi le Vieux-Port, pour apprendre à ceux qui le souhaitent les premiers gestes. « Le but c’est aussi leur donner envie de se former », insiste Wadji Zarraa.

    Ce qui semble porter ses fruits sur certains passants. Faycel est de ceux-ci. Sorti pour s’aérer, le voilà à essayer de faire un massage cardiaque et à apprendre les bons gestes lorsque quelqu’un s’étouffe. « C’est important de savoir ça, parce que ça peut arriver partout, dans la rue ou même à la maison ». Le quadragénaire, qui « regarde pas mal de vidéos sur le sujet », hésite même à faire une formation.

    Si les parents se retrouvent plutôt autour des mannequins pour apprendre les gestes qui sauvent, les enfants eux n’ont d’yeux que pour le camion de l’association, qu’ils peuvent visiter. L’occasion pour Mayssane, 6 ans, de monter pour la première fois dans un camion de secours sans avoir besoin d’être blessée. « Ils m’ont montré leur casque, leur gilet et aussi la mallette » énumère la minote.

    Une façon pour les bénévoles de sensibiliser aussi les plus petits. « Dans la chaîne des secours, le citoyen est le premier maillon. Donc plus ils sont formés, meilleurs seront les informations transmises aux secours et meilleures sera la prise en charge », conclut Amandine Rocher, bénévole de la Croix rouge.

  • À Marseille, les douanes font don de lingettes

    À Marseille, les douanes font don de lingettes

    Un contrôle renforcé coordonné par la division portuaire des douanes de Marseille-Fos, mobilisant le Centre de ciblage maritime de Marseille (CCMM), et la brigade scanner mobile de Fos-sur-Mer et la brigade de surveillance extérieure (BSE) de Port-Saint-Louis-du-Rhône, avait permis le 3 mars dernier d’identifier à l’intérieur de deux conteneurs en provenance des Émirats arabes unis à destination de l’Italie, 26 tonnes de cigarettes, soit 136 450 cartouches, la plus importante saisie de tabac jamais réalisée par la direction des douanes de Marseille, cachées derrière plusieurs rangées de lingettes pour bébé. Après contrôle de leur conformité, la Croix-Rouge, le Secours Populaire et les Restos du Cœur vont se partager ce précieux chargement remis par
    le directeur des douanes de Marseille, Michael Lachaux, en présence de sept agents
    de la brigade à l’origine
    de l’affaire.

  • Le centre d’action sociale d’Aubagne sur le pont en période de canicule

    Le centre d’action sociale d’Aubagne sur le pont en période de canicule

    Dangereuses pour les populations vulnérables, les vagues de chaleur peuvent s’avérer particulièrement menaçantes pour les personnes sans domicile fixe (SDF), dépourvues d’un espace frais où se réfugier. Conscient des risques encourus pour les personnes sans-abri, le Centre communal d’action sociale d’Aubagne (CCAS) a cet été redoublé d’efforts en période de vigilance orange canicule. « Nous avons élargi nos horaires d’accueil, détaille Elies Hannai, responsable de la Maison du partage, centre d’accueil géré par le CCAS. En plus du matin, les locaux étaient ouverts au public l’après-midi de 14h à 18h. Nous avons également multiplié les maraudes, avec une à deux tournées en plus l’après-midi ». Eau, brumisateur, thé, café ou petit en-cas… les distributions se sont donc intensifiées pour prévenir au mieux des risques caniculaires. Un rythme de déplacement qui a aussi permis d’inviter plus de monde à venir profiter, pour quelques heures, de la fraîcheur de la Maison du partage, installée dans un ensemble de solidarité regroupant le Secours populaire, les Restos du cœur, la Croix rouge et l’épicerie sociale et solidaire du CCAS.

    La rue tue aussi l’été

    Contrairement aux idées reçues, la rue tue presque autant l’été que l’hiver. D’après les chiffres collectés par le Collectif des morts de la rue (CMDR), entre 2011 et 2021, 36,5% des décès de personnes SDF sont survenus en hiver (entre décembre et mars), contre 30,9% en été (entre juin et septembre). « La saisonnalité montre une légère prédominance hivernale mais les risques persistent toute l’année, avec notamment des décès liés à la chaleur et à la déshydratation pendant les périodes de fortes chaleurs, particulièrement dans les régions méditerranéennes et ultramarines », analyse en ce sens le rapport 2024 du collectif. Et à la problématique des températures s’ajoute, en été, celle de l’isolement, avec, pendant les vacances, une diminution du nombre de bénévoles mobilisés et des structures d’accompagnement ouvertes. « À l’image de Noël, l’été est un moment de détresse morale importante. Les gens partent en vacances (…) les rues se vident progressivement, donc (…) l’isolement est plus fortement ressenti », détaille dans Libération Vincent Baron, coordinateur d’un centre d’accueil à Montpellier. Le CMDR le rappelle cependant régulièrement : « Ce ne sont pas les saisons ou les conditions climatiques qui tuent mais plutôt les mauvaises conditions de vie ».

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    Vous venez amener des dons ? », demande Awéna, bénévole depuis neuf mois. Un couple vient déposer un siège auto et des vêtements. Même le jour de l’inauguration, la boutique solidaire de la Croix-Rouge ne désemplit pas. Ouvert depuis octobre dernier, ce concept est unique dans la région car il réunit dans un même lieu une épicerie solidaire, du textile de seconde main, mais aussi des espaces d’accueil, d’écoute et de formation. Ce Carrefour des solidarités a déjà accueilli plus de 9 000 personnes.

    Parmi elles, Eliane, 87 ans, habitante du quartier. Elle pousse la porte de la boutique pratiquement tous les jours : « J’adore cet endroit et je trouve toujours mon bonheur. Il y a aussi l’avantage qu’ici, tout le monde est sympathique », sourit-elle.

    Entre les portants et les réfrigérateurs, des t-shirts et gilets rouges, brodés « la Croix-Rouge », s’activent. Au total, ce sont 400 bénévoles qui aident des personnes en situation de précarité. Awéna travaille aujourd’hui à la partie textile. « Les clients ne viennent pas uniquement pour acheter ou pour donner, ils viennent aussi pour parler. On a l’impression que ça leur fait du bien », décrit-elle, en triant des chemisiers. à ses côtés, son fils de 13 ans, Imad, est également bénévole : « J’ai appris le fonctionnement de la caisse. J’aimerais continuer à être bénévole plus tard, ça me plaît d’aider les gens. »

    Contribuer à une vie meilleure

    Le choix du quartier du Camas n’est pas anodin : « On cherchait un endroit accessible par les transports en commun. L’objectif était de concentrer tous les services sur un même lieu, pour que les gens n’aient pas besoin de traverser la ville », explique Stéphane Lemonnier, président de l’unité locale de Marseille.

    D’une superficie totale de 300m2, ce concept de boutique comprend aussi un service de microcrédit, en partenariat avec la Caisse d’épargne. « Il permet de donner un coup de pouce. La plupart du temps, les personnes ne savent pas qu’ils en sont bénéficiaires, alors on les accompagne », ajoute Stéphane Lemonnier. Une permanence pour lutter contre la précarité énergétique, en partenariat avec EDF, est également mise en place, ce qui a permis à l’association d’obtenir un chèque de 20 000 euros d’aides.

    à Marseille, le taux de pauvreté peut atteindre 25%, selon Isabelle Epaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances, qui n’a pas manqué de saluer le travail des bénévoles. Et d’aller plus loin : « La question du logement est préoccupante. Environ 7 000 personnes dorment dans des centres d’hébergement ou des hôtels. » En 2025, la Croix-Rouge de Marseille a distribué 89 tonnes de produits à 41 000 personnes dans le besoin.

  • Les bénévoles de la Croix-Rouge en quête de générosité

    Les bénévoles de la Croix-Rouge en quête de générosité

    À l’arrêt du tram de la Joliette, avec leur chasuble fluo et leur timbale au logo de l’association auxiliaire des pouvoirs publics, Jacob, Greg et Jean-Paul sont immédiatement identifiables. Ils accueillent avec un large sourire le flot de passagers débarqués de la rame, « en espérant que sur 50 personnes, l’une d’elles donnera quelques euros ou centimes », explique Greg, qui participe à cette quête pour les Journées nationales de la Croix-Rouge française.

    « 3 euros, c’est un paquet de lingette pour bébé, 4 c’est un panier-repas, 10 ce sont 50 couvertures de survie… », précise ce bénévole de 54 ans, engagé depuis dix ans auprès de l’association après avoir lui-même « bénéficié de colis alimentaires quand je me suis retrouvé en difficulté ». Cette semaine est « un levier indispensable pour permettre aux bénévoles de poursuivre leurs missions et de s’adapter aux réalités de leur territoire, souligne la Docteure Caroline Cross, présidente de la Croix-Rouge française. Chaque don collecté est utilisé localement ». À Marseille l’opération permettra de financer Le Carrefour des Solidarités, épicerie solidaire et boutique vestimentaire, ouvert il y a quelques mois à la rue Simone Sedan, l’achat de véhicules et l’augmentation de l’offre de formation aux gestes qui sauvent. « Nous sommes quelques équipes sur le terrain, place Sébastopol, Place Castellane, et ici à La Joliette. Il y a aussi une campagne d’appel aux dons sur les réseaux sociaux », indique Greg. A 46 ans cet aide soignant salarié depuis 20 ans de la Croix-Rouge, regrette : « Il y a de plus en plus de besoins et c’est plus difficile pour les gens de donner car de plus en plus se retrouvent face à des difficultés financières, je le constate clairement quand j’interviens à domicile ».

    « 50 personnes vues

    en une soirée de maraude »

    Dans la rue également, témoigne Jean-Paul, 58 ans, sans emploi et bénévole depuis 3 ans : « La semaine dernière on a vu 50 personnes en une soirée lors de notre maraude entre Timone et Belsunce, des étudiants, des familles… et les places d’hébergement sont saturées dès le matin ».

    Chaïla, vendeuse chez Sephora en pause méridienne, se dirige spontanément vers eux pour déposer des pièces dans la tirelire. « Quand on peut, on aide, c’est absolument nécessaire de rester solidaires quand le système s’effondre » est convaincue la jeune femme qui se dit « consciente des enjeux de société, avec les prix à la hausse des matières premières, le manque de logements et les aides sociales à la baisse ».

    Un habitant du 15e arrondissement glisse un billet de 5 euros dans chacune des boîtes. Un couple de touristes allemands envoie leurs filles, ravies, contribuer aux dons. « Donner un peu c’est se sentir utile », confie un retraité en vidant sa petite monnaie. Rayan, 14 ans, s’excuse de ne laisser « que 70 centimes. C’est tout ce que j’ai mais je les ai et il y en a qui n’ont rien ». Jean-Paul le remerciement pour son geste et lui remet l’autocollant des donateurs.

    Hakima, ex-bénévole, reconnaît son ancien coéquipier de maraude et vient le saluer. « Je suis restée un an à la Croix-Rouge, explique-t-elle, mais j’ai eu des soucis de santé et il faut aller bien pour pouvoir aider les autres ». Une femme, visiblement en détresse, vient à la rencontre des bénévoles : « Je suis à jeun depuis quatre jours. J’ai droit aux colis alimentaires je ne sais pas où sont les points de distribution ». La collecte est aussi l’occasion « de prendre contact, d’informer, de discuter, de rompre l’isolement », ajoute Jacob.

    Avant d’enchaîner avec leur maraude les trois bénévoles font le compte : « Près de cent euros récoltés seront toujours une bouffée d’oxygène pour aider les Marseillais les plus démunis ».

  • Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    À ce stade, l’événement n’est qu’un test. Ce samedi, 23 bénévoles de la Croix-Rouge, âgés de 7 à 83 ans, défileront vêtus des vêtements tirés de la boutique seconde-main de la structure, dans les alvéoles de la Fondation Vasarely, qui prête son lieu pour l’occasion. Au total, une trentaine de bénévoles se mobilisent pour que le défilé puisse avoir lieu. L’action, se veut avant tout « symbolique » pour l’instant, le défilé de mode n’est donc ouvert qu’à la presse. « C’est une phase de test, précise Bernard Greiner, directeur de la communication de l’union locale de la Croix-Rouge. Nous comptons sur les médias et les journalistes pour relayer l’information. » Et la portée de l’action. Deux intentions portent le projet. Celle, d’abord, de « montrer que l’on peut s’habiller de façon chic et classe à la Croix-Rouge », précise Bernard Greiger. Et ainsi faire la promotion des circuits courts de la mode.

    Valoriser la boutique

    L’association propose dans ses locaux aixois, situés cours des Arts et Métiers, tout un rayon de vêtements de seconde main : une boutique ouverte et accessible à tous, « sans conditions » où sont mis en vente de quoi habiller femmes, hommes, et enfants. « Ce que les gens ont tendance à oublier, ou ne pas savoir ! », précise Bernard Greiner, l’association étant davantage réputée pour ses actions sociales et caritatives. Autre intention derrière le projet, impulser l’achat de ces vêtements seconde main, qui permettent à l’association de maintenir sa trésorerie à flot. Comme d’autres associations, la Croix-Rouge pâtit des coupes budgétaires et de la baisse des subventions, et compte sur l’achat de ces vêtements pour poursuivre ses actions locales, notamment. Pour rappel, l’union locale de la Croix-Rouge est quotidiennement mobilisée sur 32 communes du Pays d’Aix. Si l’association tire un bilan positif de son action samedi, un défilé sera organisé à destination du grand public, cette fois-ci. « La Croix-Rouge espère un écho le plus large possible grâce à la diffusion de la captation vidéo et l’aide des médias », indique l’association.

  • Neuf tonnes récoltées pour Martigues Solidaire

    Neuf tonnes récoltées pour Martigues Solidaire

    Près de neuf tonnes
    de produits alimentaires et d’hygiène ont été récoltées selon les organisateurs, jusqu’à la dernière minute même samedi dernier avant le concert. « C’est bien parti, avec une super dynamique », relève Valérie Fernandez, du service
    de la vie associative de la Ville.
    Les denrées ont été distribuées
    au Secours populaire, catholique,
    à la Croix Rouge, aux Restos du cœur, à Partage et aux équipes Saint-Vincent.