Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux maire de Martigues.
À vous la parole ⬇️
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Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux maire de Martigues.
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Six ans après la reprise de notre journal que la crise Covid avait conduit à la liquidation, « La Marseillaise » s’est surpassée.
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En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.
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En plus de son mandat de maire, Daniel Spagnou a également été conseiller général et régional, ainsi que député UMP de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence de 2002 à 2012.
L’ancien maire avait déjà été hospitalisé et son état de santé était préoccupant pendant la campagne des municipales.
“Ce matin, je perds un ami”, a réagi sur X le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier. “Grand maire de Sisteron pendant 43 ans, nous perdons un serviteur de la République exceptionnel, qui a consacré sa vie aux Alpes-de-Haute-Provence.”
Le nouveau maire de Sisteron, ancien premier adjoint de Daniel Spagnou, Jean-Pierre Templier, a également réagi : “Il m’est difficile, aujourd’hui, de parler de Daniel simplement comme de « l’ancien maire de Sisteron ». Pendant de très nombreuses années, il a fait partie de ma vie, de mon engagement et de mon histoire personnelle. J’ai travaillé à ses côtés, nous avons partagé tant de moments, tant de projets, tant de combats pour Sisteron. Nous avons connu les satisfactions des nombreuses réalisations accomplies, mais aussi les difficultés inhérentes à la gestion d’une commune et parfois les moments plus difficiles.”
“Les Alpes-de-Haute-Provence perdent aujourd’hui l’une de leurs grandes figures”, a déclaré de son côté David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier, sur son compte Facebook . “Pendant près de 50 ans d’engagement public, il aura tant apporté à notre département des Alpes-de-Haute-Provence et à sa ville de Sisteron, à laquelle il aura consacré une grande partie de sa vie. Daniel était un élu de terrain, proche des gens, profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Une certaine conception de l’engagement public (…) dans laquelle je me reconnais pleinement”, a-t-il ajouté.
« Daniel était un homme de Droite. Nos parcours politiques respectifs nous ont permis de nous rapprocher et de nous estimer. Nous partagions beaucoup de valeurs, ainsi que de nombreux projets, comme la mise en valeur des Petites Cités de Caractère de notre territoire. Il laisse un vide immense », a réagi pour sa part Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.
“Quelles que soient nos sensibilités politiques, un tel engagement au service d’un territoire force le respect”, a écrit la députée (PS) des Hautes-Alpes Marie-José Allemand. “Quelques mois seulement après avoir quitté ses fonctions, c’est une grande figure des Alpes du Sud qui disparaît.”
“Je salue sa mémoire en tant qu’opposant politique depuis toujours. On peut ne pas être d’accord, mais il a tenu la ville et porté la droite en recherche d’un leader”, a réagi auprès de La Marseillaise lundi Philippe Antoine de la CGT, l’un de ses opposants historiques, membre de la liste DVG Demain Sisteron lors des municipales.

Ceux du Vieux-Port, de la Major et de Saint-Loup seront fermés du 31 août au 3 septembre de 22h30 à 5h30. Et la nuit du 3 au 4 septembre, aux mêmes horaires, ce seront les axes routiers de Saint-Charles et Saint-Loup qui ne seront pas ouverts à la circulation. Les travaux ont pour objectif de conserver les équipements dans un état de fonctionnement optimal. Les tunnels restant généralement ouverts toutes les nuits du week-end dans le but de ne pas entraver le trafic routier le samedi et le dimanche.

Élue depuis mars dernier, la majorité vit sa première rentrée scolaire. Avec la volonté de voir certaines choses changer, à commencer par la restauration collective. Dès octobre, après les premières vacances scolaires, la municipalité engagera une réflexion globale à ce sujet, allant de la préparation des repas à l’organisation du temps méridien.
« L’effet pervers de la cantine à un euro fait qu’il y a beaucoup d’élèves qui y mangent », commence le maire (LR) Robin Prétot. À ce jour, 2 637 enfants y sont inscrits, mais la mairie estime qu’ils seront 3 800 à y déjeuner en réalité. La cuisine centrale produit 4 300 repas par jour, puisqu’elle fournit aussi le collège Alain-Savary, le seul du département à être sous statut municipal. « C’est heureux, mais les services n’étaient pas préparés pour. On a une cuisine centrale qui est sous-dimensionnée et donc la qualité s’en retrouve dégradée. On fait peu de cuisson, beaucoup de décongélation et de réchauffement… C’est dommage, les enfants et leurs parents s’en plaignent derrière. Il y a aussi la question du temps méridien, avec des problèmes de discipline puisqu’il y a beaucoup d’élèves. »
Concrètement, des groupes de travail seront créés sur les différentes thématiques liées à la cantine, associant les agents concernés, les parents d’élèves mais aussi l’opposition. Les premières conclusions sont attendues pour la rentrée 2027 mais d’ici la, la municipalité « réfléchit en interne à des pistes d’amélioration », précise l’adjointe au maire déléguée à l’éducation Sophie Declercq.
Robin Prétot affirme : « Toutes les options sont sur la table. Je ne saurais pas dire s’il faut qu’on arrête la restauration pour préférer une délégation de service public, qu’on agrandisse la cuisine centrale, qu’on revoit l’organisation parce qu’il y a des problématiques au niveau de la réservation des repas, qu’on peut annuler 48h avant ce qui engendre du gaspillage. La problématique est globale, il faut qu’on se pose et qu’on parle de tout, du tarif, des agents, de la qualité des repas, des commandes, du budget… »
Autre gros chantier, qui était une promesse de campagne pour cette équipe qui place son mandat sous le signe de l’inclusion : l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cette rentrée, un Pass pôle d’appui à la scolarité a été ouvert au CEC des Heures Claires pour permettre aux familles d’obtenir des réponses plus rapidement face aux besoins de leurs enfants et de mieux coordonner leur accompagnement. Mais la majorité veut aussi renforcer les dispositifs qui relèvent de l’Éducation nationale.
La conseillère municipale déléguée à l’inclusion et réussite éducative Céline Brull détaille : « Aujourd’hui, seules 3 des 27 écoles maternelles et élémentaires disposent d’une Ulis. Parmi nos collèges, seul Élie-Coutarel en bénéficie. Nous disposons aussi d’une unité d’enseignement maternelle autisme à Maurice-Gouin qui accueille jusqu’à 7 enfants de 3 à 6 ans, ce qui est très peu. Aucun dispositif équivalent n’existe ensuite à Istres en école élémentaire. Cette absence de continuité peut placer les enfants et leur famille face à une rupture de parcours. » Le maire a donc saisi le directeur académique pour demander de renforcer les Ulis et de créer un dispositif adapté aux enfants autistes dès la rentrée 2027. La Ville se dit prête à accompagner ces ouvertures en menant à disposition des locaux adaptés.

Entre le 30 et le 31 juillet, il y a juste un mois, 72 000 personnes passaient la frontière qui sépare le Maroc et la ville autonome espagnole de Ceuta. Ils l’ont fait à pied ou en nageant, s’aidant de bouées et embarcations de fortune. Cette incursion massive, qui semble avoir été largement favorisée par les autorités marocaines, sur ce territoire espagnol situé en Afrique du Nord s’est soldée par 145 morts, selon les informations données par le collectif Caminando Fronteras qui défend les droits des migrants. La majorité était de jeunes mineurs et des familles entières complètement démunies. Dans les jours qui ont suivi, environ soixante mille sont retournés au Maroc. Un mois plus tard, des milliers sont toujours présents et sans-abri, ne subsistant que grâce à l’aide humanitaire et la solidarité d’une partie des habitants.
C’est sur la plage de El Trampolin que se situe la plus grosse concentration de migrants. Les Ceutiens exaspérés par cette situation qui s’éternise, critiquent la lenteur du gouvernement. La situation dépasse Ceuta et a pris une dimension politique nationale avec des charges indécentes et des discours xénophobes et racistes à l’encontre des migrants de la part de la droite et l’extrême droite.
Il y a quelques jours, c’est l’ancien chef du gouvernement José María Aznar, du Parti populaire, qui est venu à Ceuta jeter de l’huile sur le feu au moment où la tension entre habitants était de plus en plus forte. 9 000 policiers et militaires sont déployés pour le maintien de l’ordre. Environ 5 000 migrants sont encore présents. Jeudi, des heurts ont eu lieu près de la plage de El Trampolin, la police a fait usage de gaz lacrymogènes. Des heurts, mais aussi des actes à caractère fasciste, des membres de l’extrême droite prenant une part active et allant jusqu’à brûler les abris de fortune et les effets des migrants rappelant les pogroms nazis de sinistre mémoire. Une haine attisée par les dirigeants du Parti Populaire comme Alberti Feijoo. Des violences commises en marge d’une manifestation anti gouvernementale. Quelques minutes plus tôt, ce même groupe avait essayé d’empêcher les volontaires de la Croix Rouge de distribuer des vivres.
Le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska a d’ailleurs appelé « au calme et à la cessation de toute forme de violence, car (…) la violence n’est pas la solution pour résoudre un problème aussi complexe », a-t-il lancé vendredi.
Jeudi, s’est réunie en présence de Sira Rego, ministre communiste chargée de la jeunesse et de l’enfance, une conférence sectorielle de l’enfance au cours de laquelle a été validée une enveloppe de 25 millions d’euros financée en commun par le gouvernement et les communautés autonomes à l’exception de celles dont l’exécutif est composé de membres du parti d’extrême droite VOX et qui ont refusé de participer (Estrémadure, Castilla Leon, Aragon, Murcia). Une enveloppe sollicitée par le ministère de la Jeunesse dès le 31 juillet, mais non validée à l’époque, le gouvernement ne disposant pas d’un décompte du nombre de mineurs présents à Ceuta. On estime aujourd’hui à 700 le nombre de jeunes filles mineures sur le territoire de Ceuta, 16 agressions sexuelles ont été dénombrées.
Par ailleurs, ce mardi, le conseil des ministres se réunira pour approuver notamment un plan d’urgence en débloquant 165 millions d’euros, pour revitaliser l’économie locale et renforcer et améliorer les services publics, qui viendront s’ajouter aux 180 millions qui seront débloqués à moyen terme et promis par le vice-président du gouvernement Carlos Puerto lors de sa visite à Ceuta.
Le gouvernement met les bouchées doubles, afin de régler en urgence les questions humanitaires, sociales, économiques et politiques. Ce conseil des ministres de demain sera largement consacré à la situation de Ceuta, ville et communauté autonome de 80 000 habitants.
« La violence n’est pas une solution pour résoudre un problème aussi complexe »
![[Passerelle interculturelle] Jeux mondiaux des robots humanoïdes en Chine](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/fff9b2fdd959518386ecadae056b288d.jpg)
La deuxième édition des Jeux mondiaux des robots humanoïdes s’est achevée mercredi 26 août à Beijing. Pendant cinq jours, plus d’une centaine de modèles, représentant au total plus de 2 000 robots, ont participé à des épreuves allant du sprint et du saut en longueur à des tâches inspirées de situations réelles.
Les performances sportives ont particulièrement retenu l’attention. Lors de la finale du 100 mètres dans la catégorie des robots de grande taille, l’équipe Tianjiao s’est imposée en 8,64 secondes, établissant un nouveau record de la compétition. Dans l’épreuve de saut en longueur sans élan, qui réunissait 35 équipes, la meilleure performance a atteint 4,83 mètres.
Une nouvelle discipline inspirée du touhu, un jeu traditionnel chinois consistant à lancer des flèches ou des tiges dans un récipient placé à distance, a également fait son apparition. Déclinée en deux catégories, robots à jambes et robots à roues, elle permet notamment d’évaluer la capacité des machines à identifier une cible, à contrôler leurs mouvements et à doser précisément leur force.
Durant les cinq jours de Jeux, plusieurs milliers d’heures de fonctionnement et des dizaines de milliers de mouvements ont été enregistrés. À la clôture de l’événement, l’ensemble des données collectées a été mis gratuitement à la disposition des entreprises, des laboratoires de recherche et des universités. L’objectif est notamment de réduire le coût de la collecte de données sur des robots physiques, où les algorithmes doivent apprendre à interagir avec le monde réel. Les équipes de recherche pourront ainsi exploiter les réussites, mais aussi les erreurs, les pertes d’équilibre ou les échecs observés pendant les compétitions pour entraîner et améliorer leurs propres systèmes.
La compétition fonctionne alors comme un accélérateur de recherche : les exigences imposées aux participants obligent les équipes à identifier rapidement les faiblesses de leurs machines et à améliorer leurs technologies. Cette évolution correspond à une question désormais centrale pour l’industrie chinoise des robots humanoïdes : comment passer du prototype spectaculaire à une machine suffisamment fiable et abordable pour travailler réellement dans une usine, un commerce ou, à terme, au domicile des particuliers ?
La troisième édition des Jeux mondiaux des robots humanoïdes est déjà annoncée pour le 25 août 2027 à Beijing. Les organisateurs prévoient alors davantage d’épreuves consacrées aux situations réelles que de compétitions purement sportives. Un changement de priorité révélateur : à mesure que les robots apprennent à courir et à sauter, la véritable course se déplace désormais hors du stade, vers leur utilisation dans le monde réel.

Ce mardi, pas de rentrée scolaire pour les élèves de l’école élémentaire publique Sinoncelli, à Marseille (14e). Les instituteurs et institutrices de l’établissement ont décidé de faire grève afin de dénoncer le manque de places et les classes surchargées.
« On demande de prendre en considération le fait que nous sommes en REP + [réseau d’éducation prioritaire] et donc les élèves que l’on accueille ont des nombreuses difficultés, explique Géraldine Pauc, enseignante dans l’école. Et donc, avoir 27 élèves en CE2, ce n’est pas possible. »
Les enseignants exigent ainsi depuis l’année dernière l’ouverture d’un préfabriqué afin de permettre d’avoir des classes supplémentaires. « Car on a les instituteurs, mais pas l’espace. » Certaines classes de CP ont pourtant été divisées en deux, afin de réduire le nombre d’élèves, mais se retrouvent dans la même classe, n’améliorant donc pas la prise en charge des élèves. « On nous a dit que l’on pouvait mettre un rideau entre les deux », rit jaune Géraldine Pauc. Le personnel enseignant réclame donc l’installation d’un préfabriqué pour avoir des classes supplémentaires ainsi qu’un plafonnement du nombre d’enfants pouvant s’inscrire. « Surtout qu’une nouvelle école a ouvert juste à côté, mais on ne nous décharge pas d’élèves », se désole la maîtresse. Contactée, la mairie de Marseille affirme « avoir pris en compte ce besoin d’avoir plus d’espaces d’accueil, s’être saisie du sujet et s’atteler à mettre en place des solutions ».