Tag: Rentrée

  • Une rentrée de mobilisation dans plusieurs lycées marseillais

    Une rentrée de mobilisation dans plusieurs lycées marseillais

    La colère n’est pas retombée. Ce lundi, à l’occasion de la rentrée des vacances de la Toussaint, le mouvement lycéen est reparti de plus belle. Pour l’exécutif qui tablait sur un retour à la normale après avoir annoncé le remplacement progressif de Parcoursup en 2028, le plafonnement des classes de seconde à 28 élèves, et le gel des suppressions de postes d’enseignants, c’est raté.

    « On était ce matin sur quelques lycées perturbés, c’est a priori assez résiduel, quelques-uns en Île-de-France, quelques-uns dans le Nord, un ou deux à Toulouse », affirmait Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation, sur la matinale de France Inter. À 9h30, son ministère indiquait que 41 établissements étaient bloqués en France. Rien qu’à Marseille qui compte 75 établissements, une quinzaine était bloquée.

    Le MNL 13 organise

    sa première manifestation

    Quatorze exactement pour reprendre le décompte du Mouvement national des lycéens des Bouches-du-Rhône. « Ce lundi c’est un jour de chauffe », glisse au passage le syndicat, rappelant que les deux journées noires de blocus ont été annoncées pour ce mardi et jeudi, jour de la journée de grève de l’intersyndicale interprofessionnelle. Le MNL 13 organisera d’ailleurs ce mardi, sa première manifestation, « avec notre propre service d’ordre, des lycéens et des professeurs » à 10h30 au départ des Réformés.

    Derrière le mot d’ordre « pas de moyens pas de rentrée », les lycéens ont mis le réveil très tôt ce lundi pour organiser les blocus de leur lycée. Dans le centre-ville, la direction du lycée Thiers (1er) a finalement décidé de fermer les portes pour la journée, pendant que les Remparts (7e), Saint-Charles (1er), Montgrand (6e) étaient bloqués. Sur ce dernier, la poursuite du blocus a été votée devant le lycée à une très large majorité des lycéens présents. Plus loin les élèves ont bloqué Marie-Curie (5e), Diderot (13e), Marcel Pagnol (10e) et Saint-Exupéry (15e) où le dispositif des forces de l’ordre semblait comme souvent surévalué.

    Toujours des tensions

    à Marseilleveyre

    Dans l’après-midi, les lycéens de Victor-Hugo qui avaient échoué le matin ont eux aussi barré l’entrée de l’établissement. Presque partout des voitures de la police nationale ont surveillé la mobilisation de loin, qui s’est déroulée dans le calme et souvent sous la surveillance de quelques professeurs des établissements.

    Dans les quartiers sud, les entrées de Daumier (8e), un lycée qui avait rouvert ses portes avant les vacances, et de Périer (8e), ont aussi été bloquées par des poubelles et des barrières. Rue Paradis, la cheffe d’établissement de ce dernier a tenté de faire passer des lycéens par la porte de service, sans trop de succès mais pas sans heurt. Des élèves ont été légèrement touchés par des poubelles que des personnels ont poussées sur eux en tentant de dégager le blocus, confirme une professeure restée sur le trottoir.

    Devant les cités scolaires Jacques-Chirac (2e) et Marseilleveyre (8e), deux « établissements d’excellence » de la ville, l’ambiance a été un peu plus tendue. Souvent le fait de parents d’élèves se montrant menaçant envers les élèves en lutte. C’est à Marseilleveyre, à l’extrême sud de la ville, que les crispations se sont faites les plus fortes, comme cela avait été le cas avant les vacances.

    Le chef d’établissement qui a lancé une grande consultation auprès de ses élèves, sous forme d’un sondage dont le résultat est attendu jeudi, a même sollicité les forces de police. Elles sont arrivées peu après 9h et se sont postées à l’entrée pour faire passer les élèves qui le souhaitaient.

  • Après le feu, l’Empéri prêt pour la rentrée

    Après le feu, l’Empéri prêt pour la rentrée

    Les ouvriers s’affairent encore dans le hall du lycée l’Empéri. Quelques dalles du faux plafond restent à poser et l’établissement sera prêt pour accueillir ses 1 250 élèves à la rentrée grâce à des travaux financés par la Région Sud à hauteur de 300 000 euros.

    Le 3 octobre, le bâtiment avait en partie été incendié. Le proviseur, Laurent Suret, relate : « Une poubelle avec de l’essence a été poussée par un individu de 21 ans depuis la cour contre la façade. Le feu s’est propagé aux halls, au bureau de la CPE. L’enduit extérieur a été esquinté, les circuits électriques abîmés, le faux plafond endommagé et la suie est montée dans la trentaine de salles de classe. » Des dégâts matériels importants, mais le pire a été évité alors que des agents « étaient dans leur logement de fonction juste au-dessus ».

    Après avoir fermé ses portes quatre jours, le lycée a pu rouvrir le 9 octobre, en déplaçant la vingtaine de classes dans le bâtiment B. Après un chantier qui aura permis de reconstruire et d’assainir les locaux, et renforcer la protection du site avec un rehaussement des clôtures et un gardiennage 24h/24, ce lundi sonne le retour à la normale pour les lycéens. « On se devait de leur offrir les meilleures conditions d’accueil », se satisfait le président de Région François de Canson (DVD), qui voit cette réhabilitation comme un « symbole », alors que l’établissement avait brûlé le jour de son élection. « L’équipe a été touchée, mais la réactivité et la solidarité a permis d’amortir un peu le choc », remercie Laurent Suret. Au total, la Région a mobilisé 6 millions d’euros pour « face aux dégradations commises dans les lycées du territoire ».

    Alors que La Gazette des communes place la Région Paca à l’avant-dernière place de son classement sur l’investissement dans les lycées avec 1 068 euros par élève entre 2022 et 2025, contre 1 347 euros en moyenne au niveau national, François de Canson cible l’héritage « après Vauzelle » et dit avoir fait voter « 2 milliards d’euros pour les dix ans qui viennent ». Par ailleurs, 10 millions ont été mobilisés pour adapter les établissements au changement climatique.

  • En déplacement à Toulon, Sophie Binet invite travailleurs, retraités et étudiants à descendre dans la rue le 5 novembre

    En déplacement à Toulon, Sophie Binet invite travailleurs, retraités et étudiants à descendre dans la rue le 5 novembre

    Si la venue de Sophie Binet dans le Var était programmée depuis plusieurs mois, elle s’est avérée plus à propos que prévue : « On ne pensait pas se retrouver dans cette situation », a-t-elle confié lors d’un meeting toulonnais suivi par de nombreux syndiqués de toutes les congrégations du département, mercredi.

    Un moment que Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD CGT du Var, a introduit, au vu du contexte, par un rappel historique : « Nous ne sommes pas dans la Bourse du travail historique, dont nous avons été exclus par l’extrême droite en 1995. Mais partout où cela arrivera, nous résisterons. » À travers ses mots, la volonté de « riposte », dans un des départements les plus marqués par le fer du RN. Cette résistance se construit aussi dans l’avenir, tel que l’ont montré Camille, César et Denis, trois des leaders du mouvement lycéen toulonnais, venus apporter un vent de fraîcheur salué par les vivats des travailleurs.

    Le débat budgétaire

    dans le viseur

    Après les multiples mobilisations de la rentrée (contre les violences sexuelles, grèves des pompiers, du secteur de l’énergie, de la fonction publique…), la secrétaire générale de la CGT voit dans celle des jeunes « la cerise sur le gâteau ». Et son succès un enjeu politique qui « lancera une dynamique et mettra l’extrême droite en difficulté pour l’échéance électorale à venir. Ils portent des revendications précises, mais aussi un message plus large : quel avenir nous préparez-vous ? »

    Cet avenir, les retraités, mobilisés mercredi, ont un rôle à y jouer : « Le gouvernement oppose les générations en faisant croire que, pour améliorer la situation des jeunes, il faut prendre aux retraités, alors qu’ils prennent aux deux pour donner au capital. Il faut montrer que retraités, jeunes et actifs sont main dans la main ! »

    C’est à ce titre que Sophie Binet appelle travailleurs du privé, fonctionnaires, retraités et jeunes à se rassembler le jeudi 5 novembre, après des vacances qui vont « ralentir les mobilisations étudiantes ». Pour peser, aussi, sur un débat budgétaire qui fait craindre des coupes drastiques dans les dépenses publiques. « Il faut battre le fer tant qu’il est chaud », clame Sophie Binet, rappelant par ailleurs que le RN, veut, quant à lui, « procéder à 150 milliards d’euros de coupe ». Une idée loin de déplaire au Medef, selon elle : « Ils font beaucoup de politique. Patrick Martin [président du Medef, Ndlr.] a dit qu’il serait le premier à fuir si LFI arrivait au pouvoir. On ne le retient pas ! »

    Autre échéance à venir en décembre : les élections professionnelles dans la fonction publique, motif initial de sa venue dans le Var. « Voter CGT, c’est protéger le statut de la fonction publique, mais certainement pas le statu quo. ça commence par régulariser l’ensemble des contractuels et des précaires », soutient la secrétaire générale de la CGT.

  • « Engager tout le monde à faire République »

    « Engager tout le monde à faire République »

    La Marseillaise : Pour sa rentrée, Mad Mars pose la question « S’engager en politique, ça vaut encore le coup ? ». Pourquoi ce fil rouge ?

    Olivia Fortin : Parce que beaucoup d’entre nous sommes en colère de la situation, on le voit avec le mouvement de jeunesse, et sentent que le réel pouvoir de décision sur les choses qui structurent notre monde est en réalité très loin. On est beaucoup à essayer de faire bouger les lignes localement mais dans un cadre qu’on ne maîtrise pas, et cela crée de la désespérance, surtout quand des forces obscures essaient d’apporter des réponses simplistes à des problèmes complexes. Pour nous mouvements citoyens engagés à Marseille, il est important de créer une occasion d’en débattre. Des Marseillais, nos élus Juliette Masson, Clara Jaboulay et Kader Bennacer auront la parole, mais aussi à deux personnalités qu’on apprécie : Camille Pouponneau, l’ex-maire de Pibrac qui a fait de sa démission un geste politique dans le livre Maires, le grand gâchis. Et Quitterie de Villepin qui a initié plein de mouvements démocratiques.

    Quelle est l’idée ?

    O.F. : Évidemment nous nous tournons vers l’espoir d’une action politique partagée. L’idée est de ne pas s’en tenir à de la désespérance mais de pouvoir se dire qu’on a tous et toutes intérêt, mais aussi de la joie à trouver, dans le fait de combattre. Mad Mars est un mouvement différent d’un parti politique classique, qui par nature n’est pas amené a priori à soutenir tel ou tel candidat mais à défendre le modèle de société auquel on aspire. Et donc à être présent auprès des habitants, et des Marseillais.

    En 2027, quel peut être l’engagement national d’un mouvement local comme Mad Mars ?

    O.F. : Ma conviction, c’est que nous, élus locaux mais pas que, sommes d’une certaine façon le visage de la République. Les Français peuvent parfois se sentir abandonnés, avec d’énormes difficultés sur le pouvoir d’achat, l’accès à des services publics de base, la non-gestion de la crise climatique, avec, légitimement parfois, l’impression d’être abandonnés par un pouvoir public national qui ne prend pas en compte les injustices. Je nous vois, nous qui sommes engagés dans la société, et ce n’est pas seulement les élus, une responsabilité à combattre ce sentiment, en étant à nos places et à nos rôles, auprès des habitants, en allant discuter avec eux et prendre un prétexte pour le faire. La meilleure manière de faire campagne aujourd’hui pour la société à laquelle j’aspire, c’est d’engager tout le monde à faire République, parce que c’est le meilleur rempart à ce qu’on veut nous proposer.

  • Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France en Paca, ainsi que Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, ont animé, mardi matin, la conférence de presse automnale de la Banque de France.

    Après avoir opéré un éclairage sur la conjoncture économique et budgétaire à l’échelle nationale, un focus a été effectué sur la situation dans la région.

    Géopolitique et canicule

    La hausse du prix du pétrole a été évoquée à plusieurs reprises au cours de la conférence, en raison de la situation au Moyen-Orient. Si les chocs pétroliers des années 1970 étaient plus importants et plus pérennes que celui en cours, « le pouvoir d’achat en produits pétroliers est nettement plus dégradé aujourd’hui que pendant les années 1970. Entraînant ainsi un impact sur les ménages bien plus important, surtout sur les plus modestes », précise l’Insee. Ce dernier a également observé les conséquences économiques de la canicule, à travers le secteur de l’agriculture : « La baisse de rendement agricole coûterait ainsi 0,1 point de croissance annuelle à l’économie française, là où les projections indiquent une croissance de 0,4% en France, sur l’année 2026 ».

    En région Paca, la Banque de France observe « un niveau d’activité et d’emploi légèrement meilleur qu’à l’échelle nationale, avec un secteur tertiaire marchand performant sur le long terme, même si le taux de chômage continue de grimper, atteignant 8,3% au deuxième trimestre 2026 ». Du côté des entreprises, « l’enjeu à retenir est la croissance. Notre rôle sera alors de les accompagner au mieux dans cette direction », complète Éloïse Lecouturier, cheffe du département des entreprises à la Banque de France Paca.

  • Les communistes de Gardanne sur le pont

    Les communistes de Gardanne sur le pont

    « La centrale thermique fait ses vœux en février, on s’est dit qu’on allait faire notre rentrée en octobre. » Ce samedi, Amélie Barbey, secrétaire de la section communiste de Gardanne, prend avec humour le « traditionnel retard gardannais » à l’occasion de son discours qui officialise la rentrée des communistes de la ville.

    Avec humour, mais aussi avec du fond puisque cela permet justement « d’avoir du recul » sur ladite rentrée. « Les lycéens nous ont rattrapés avec leur actualité. Et ce n’est pas une étincelle qui a pris feu comme ça », campe la secrétaire. « Ils ont des revendications très claires : que les effectifs par classe n’excèdent pas 25. Dans toutes les classes du lycée Fourcade, cela dépasse 30 ! Ils veulent que des infirmiers et des psychologues soient présents dans les établissements. On a beau jeu de pleurer sur la santé mentale des adolescents mais rien n’est mis en place », développe-t-elle. Les communistes seront d’ailleurs de la partie pour la journée de mobilisation du 6 octobre aux côtés des lycéens gardannais qui devraient se retrouver devant la mairie. Elle en profite pour « dénoncer les violences » qui ont eu lieu en marge des blocus, la semaine dernière : « Il ne faut pas attaquer les pompiers… Ni quand ils interviennent, ni quand ils manifestent ! ». Référence aux charges répétées par les forces de l’ordre à l’encontre des sapeurs-pompiers lors de leurs différentes mobilisations, notamment pendant la réforme des retraites de 2023.

    Solidarité avec Cuba

    Amélie Barbey a aussi dénoncé « l’impérialisme américain » notamment en Amérique du Sud. De quoi faire le lien avec l’après-midi dédiée à la solidarité avec les Cubains avec la présence de représentants de l’association France Cuba 13, dont Nicolas Maury qui a animé un débat sur le sujet. Et la projection d’un film De la Camargue à la Cienaga de Zapata en présence du réalisateur Alain Sabatier. Ce dernier a documenté « l’état de siège » subi par les Cubains. « Il y a des menaces croissantes des États-Unis sur Cuba. Depuis fin janvier, Trump a mis un blocus énergétique, la situation sociale devient très tendue pour les Cubains », explique-t-il. Avis partagé par Nicolas Maury : « La pression contre Cuba est énorme. » Claude Jorda, figure des communistes de Gardanne, précise qu’une antenne de France Cuba a été créée sur la commune.

  • Les seniors en forme à la Vieille Charité

    Les seniors en forme à la Vieille Charité

    « J’ai trouvé ce dispositif qui est gratuit et qui a l’air génial ! » s’exclame Anne-Marie, 67 ans et retraitée depuis le 1er septembre, qui a découvert le dispositif cet été. Elle fait partie des plus de 1 000 seniors qui bénéficieront de séances hebdomadaires gratuites de sport-santé sur neuf sites de la ville, notamment au parc Longchamp ou à l’Espace Mistral, à l’Estaque.

    Cette matinée marquait donc la rentrée sportive pour ces seniors qui, après avoir partagé un petit-déjeuner offert et un temps d’échange, se sont mis en mouvement sous la conduite des six coachs présents. De la danse, de la marche à pied au sein du bâtiment historique de la Vieille Charité et plusieurs ateliers motricités étaient proposés.

    Pour Faty Maoulida, coach sportive pour l’organisation depuis quatre éditions, cet événement est indispensable : « J’avais vraiment envie de cibler ce public car il est super intéressant. On fait beaucoup d’agilité, de motricité, d’équilibre, de la coordination aussi. On voit l’évolution chaque année pour les personnes qui reviennent ».

    « Un engouement exceptionnel »

    Le dispositif a été perturbé en raison des fortes chaleurs cet été, empêchant la pratique de plusieurs activités en plein air. Eric Méry, adjoint au maire de Marseille délégué au sport, est revenu sur le sujet : « On a clôturé la saison dernière avec un engouement exceptionnel, on en a moins fait cet été à cause de la canicule, mais nous sommes de retour, encore plus nombreux cette année pour vous accompagner et vous écouter ». L’accompagnement s’accentue avec le lancement du pass séniors et la gratuité des piscines municipales pour les plus de 60 ans depuis 2025.

    Détails sur le site marseille.fr

  • À Arles, le PCF donne priorité aux luttes

    À Arles, le PCF donne priorité aux luttes

    Une question simple s’impose à nous : à quoi voulons-nous être utiles ? Aux travailleurs, aux habitants, aux luttes sociales et syndicales, et à tous ceux qui refusent de se résigner ». La nouvelle secrétaire de la section d’Arles du PCF, Margaux Efthimiadi Alpe, donne le ton de la rentrée politique à l’assemblée des communistes réunis place Voltaire samedi midi.

    Une rentrée placée dans la continuité des luttes syndicales de 1936. « Depuis 126 ans, l’Union locale CGT accueille les travailleurs du pays d’Arles à la Bourse du travail. Cent vingt-six ans d’histoire, de luttes, de solidarité et de défense des droits. La décision de justice tranche un litige administratif, elle ne met pas fin au débat politique », retrace la responsable. « Les communistes arlésiens réaffirment leur plein soutien à l’UL CGT d’Arles. Son expulsion nous ramène à la période de Vichy », insiste-t-elle.

    « L’union pour Arles

    ne disparaîtra pas »

    Dans ce contexte, « quelle place donner aux syndicats, au dialogue social et aux corps intermédiaires dans notre démocratie ? » interroge Margaux Efthimiadi Alpe. « Nous avons construit et appris à travailler ensemble avec le Nouveau front populaire, l’Appel et l’Union pour Arles. Tout ceci ne disparaît pas le lendemain des municipales », affirme-t-elle, « notre congrès a décidé de poursuivre cet engagement. Notre devoir est d’être au cœur des luttes au quotidien et tout de suite, sans attendre la présidentielle », conclut-elle.

  • La section PCF de Port-de-Bouc combative face au libéralisme et au RN

    La section PCF de Port-de-Bouc combative face au libéralisme et au RN

    Une élection en chasse une autre. Après les municipales, remportées dès le premier tour par Laurent Belsola (PCF) avec 70,48% des voix, la section communiste de Port-de-Bouc entend poursuivre « l’extraordinaire mobilisation » lors de cette année cruciale de présidentielle.

    Pour la secrétaire Marie-France Nunez, cette victoire de mars dernier est celle de la « population qui a choisi les valeurs humanistes et de progrès social contre celles de la haine et de la division », de l’engagement quotidien face « aux attaques d’un libéralisme débridé soutenu par une extrême droite décomplexée ».

    Cette année, un cheval de bataille de la section sera clairement de dénoncer les mensonges du Rassemblement national. « Nous les voyons sur les plateaux télévisés se présenter comme les opposants à Macron, mais loin des micros et des éclairages, ils votent 80% des projets de loi du gouvernement et contre toutes les propositions de loi qui proposent des avancées pour les Françaises et les Français », pointe Marie-France Nunez.

    Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola confie : « Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les discours que l’on entend en Italie, aux États-Unis ou en Argentine, qui reprennent les thèses de 1933. Ce sont des idéologies qui reviennent très violemment. On a intérêt à faire attention au vivre-ensemble ».

    Alors que plus de 250 initiatives de mobilisation ont été recensées sur l’ensemble du territoire le 15 septembre, le PCF « sera aux côtés de toutes les batailles pour vivre mieux, dans la rue comme dans toutes les institutions où ses élus sont présents ». Avec un objectif : « Être utile au peuple et défendre son aspiration à vivre dignement ».

  • À Port-de-Bouc, les projets de la majorité font consensus malgré des tensions

    À Port-de-Bouc, les projets de la majorité font consensus malgré des tensions

    Les projets ne manquent pas en cette rentrée institutionnelle pour le conseil municipal de Port-de-Bouc, mercredi soir. Après trois mois de pause estivale, le maire (PCF) Laurent Belsola a fait le point sur les dernières avancées : place du Cadran végétalisée, toiture, sol, menuiseries et désamiantage pour l’école Marcel-Pagnol, des structures en plus pour l’école des Arcades, et une mise en service de la thalassothermie pour octobre.

    L’édile a également évoqué la « bataille politique de la Métropole », pour laquelle il espère « un budget en déséquilibre, pour ne pas taper dans les dotations des communes, et qui sera rattrapé les années suivantes ». « Les attributions de compensations (AC) sont un dû : c’est l’ancienne taxe professionnelle supprimée par Sarkozy. Nous avons des usines, que nous souhaitons garder et qui polluent le moins possible. Mais parfois ça torche, et c’est pour ça aussi que ces AC nous sont dues » en compensation, développe le maire.

    La lutte des places

    Mais ce n’est pas la Métropole qui intéresse l’élu d’extrême droite Pascal Spanu (RPR). Avant même l’ouverture de la séance, ce dernier s’est saisi de son chevalet pour rejoindre son colistier, de l’autre côté de la grande tablée en U du conseil municipal, en l’absence de Véronique Martinez. Une action contraire au règlement intérieur, signifiée par Laurent Belsola, dont s’est offusqué l’opposant. « Le pouvoir du maire d’organiser la salle n’est pas discrétionnaire, séparer les membres d’un même groupe entrave la concertation. Un plan de table qui pénalise l’opposition sans motif légitime lié au bon ordre fera l’objet d’un recours pour excès de pouvoir au tribunal administratif », indique Pascal Spanu en lisant son discours.

    Laurent Belsola rétorque : « C’est vous qui jugez l’excès de pouvoir. On peut rapprocher les tables ou faire un cercle si vous voulez, ça me dérange pas. Le règlement intérieur prévoit un plan de table et on vous demande de le respecter. Si vos colistiers sont là, vous serez à côté d’eux, autrement non. Toute ma majorité est présente ce soir, et quand ils ne sont pas là, il y a des trous. C’est la vie politique », relativise le maire.

    Pascal Spanu se plaint également de l’espace accordé à l’opposition dans la revue municipale, qui « doit être suffisant et adapté au format du magazine » à ses yeux, rapprochant sa situation d’un « exemple d’illégalité faisant jurisprudence avec 750 à 1 000 caractères au sein d’un bulletin de 30 pages, jugé insuffisant et illégal ». Aussi et selon l’élu, « il n’y a aucune obligation légale à imposer la proportionnalité entre le nombre d’élus et la longueur de la tribune. Martigues donne 1 500 caractères à chaque groupe, même lorsqu’un élu le quitte, il récupère son espace », affirme-t-il.

    Là encore, Laurent Belsola objecte : « C’est exactement le même règlement depuis 2014, je peux vous citer d’autres qui font la même chose que nous ». « Chaque fois qu’il y a eu des appels, tout ce que la justice regarde, c’est que le règlement soit appliqué, et le règlement est conforme, c’est tout », conclut le maire.

    De nouveaux logements

    Le conseil municipal a approuvé une garantie d’emprunt d’1,6 million d’euros par la Ville auprès du bailleur social privé Unicil, en échange de deux logements et deux places de parking. Le bailleur achète onze logements locatifs intermédiaires avec parking dans la future résidence Le Grenache, en construction sur la friche du 79 avenue Maurice-Thorez, par le promoteur Odea. Le conseil a aussi acté la vente pour 400 000 euros de deux parcelles de 1 500 m² au total, rue Caparros, près du tennis club au nord de la Ville, pour y réaliser seize logements locatifs intermédiaires sur deux étages, comme pour le reste du lotissement. Ces points ont été adoptés à l’unanimité.