Tag: centre hospitalier

  • L’hôpital Edouard Toulouse restera desservi par la RTM

    L’hôpital Edouard Toulouse restera desservi par la RTM

    Dans le cadre de la refonte de son réseau de bus, la RTM prévoit de supprimer l’historique ligne 97. Le 31 août elle sera remplacée par la ligne B14 qui relie le centre-ville à Notre-Dame-Limite et à l’hôpital Nord. Mais dans le tracé révélé en 2023, la déception était de taille : l’arrêt devant l’hôpital psychiatrique disparaît de la carte.

    L’arrêt réintégré

    L’hôpital Édouard Toulouse et son millier d’agents hospitaliers couvrent un secteur en patientèle en santé mentale qui comprend les 1er, 2e, 3e, 13e, 14e et 15e arrondissements de Marseille ainsi que les communes de Septèmes-les-Vallons et des Pennes-Mirabeau. « Le besoin en transport en commun y est énorme ! Comment imaginer un service public hospitalier sans liaisons ? » s’étranglait le secrétaire départemental adjoint de Sud Santé Sociaux en découvrant le tracé. Sur les réseaux sociaux, les riverains et les usagers se sont aussi très largement alarmés de cette décision. Les courriels et alertes adressés à Martine Vassal, alors présidente (DVD) de la Métropole n’y avaient jusque-là rien changé. « Supprimer la ligne 97, ce n’est pas seulement modifier un réseau de bus », a appuyé le 5 août dernier, à quelques semaines de la mise en service de la nouvelle ligne, le syndicat Sud Santé dans un mail à l’adresse du nouveau président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. « C’est compliquer l’accès aux soins, fragiliser les conditions de travail des personnels et abandonner des milliers d’usagers qui dépendent au quotidien des transports en commun ».

    Et la nouvelle est arrivée. La direction de la RTM indique que le tracé envisagé par la métropole dans le cadre de la réorganisation du réseau n’a pas été celui qui a été validé par la régie.

    La nouvelle présidente (DVG) du conseil d’administration de la RTM, Samia Ghali, « ne souhaite pas enclaver la desserte de l’hôpital. Elle a demandé de réintroduire l’arrêt Édouard Toulouse dans le tracé », précise la direction. « Après plus de trois années de mobilisation, de courriers, d’interpellations et une pétition réunissant plus de 240 signatures, nous avons obtenu… le maintien d’un service public qui existe depuis plus de 48 ans ! » se félicite avec soulagement le syndicat.

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.

  • Les syndicats se préparent à la concertation à l’hôpital de Martigues

    Les syndicats se préparent à la concertation à l’hôpital de Martigues

    C’est un petit soulagement. Après l’action de jeudi dernier, les agents de l’hôpital de Martigues ont obtenu deux engagements de la part de la direction : « L’assurance que les mesures ne seront pas mises en place dès maintenant et qu’il y aura un dialogue social », détaille Laure Privat, déléguée syndicale CGT.

    Plusieurs sujets cristallisent les inquiétudes : la révision envisagée du temps de pause méridienne, du mode de rémunération des astreintes, des heures supplémentaires des agents à temps partiel, ainsi que du dispositif de garde des infirmiers anesthésistes.

    Ces dispositifs, « en vigueur au sein du centre hospitalier depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000 », ne sont pas conformes à la réglementation selon « les travaux engagés à la suite des observations de la Chambre régionale des comptes en 2025 et des analyses conduites avec l’Agence nationale d’appui à la performance en 2026 », affirme le directeur de l’établissement, Loïc Mondoloni. « Si certaines recommandations (…) ont des conséquences financières, ce n’est pas ce qui conduit à l’engagement de la démarche », assure-t-il.

    Un discours auquel la CGT ne croit pas. Le syndicat y voit une recherche « d’économies » et dit travailler de concert avec la CFDT, une avocate et un cabinet d’expertise « sur de possibles dérogations » pour pouvoir maintenir ses conquis sociaux.

    Une injonction de retour à la légalité

    Au bloc opératoire, une grève est toujours en cours, selon le syndicat. Jeudi dernier, Manon, qui y est infirmière, témoignait : « On tourne avec deux trois intérimaires par jour, personne ne veut venir chez nous parce qu’on perd en qualité au niveau de nos conditions de travail. On n’est pas assez attractifs et aujourd’hui, on veut nous retirer en plus un acquis au niveau des astreintes. »

    Alice, infirmière anesthésiste, s’inquiétait quant à elle d’une mise en place d’une ligne en 12h à la place des gardes de 24h. « Le personnel n’y est pas et ça va nous enlever énormément de jours de repos de compensation. Sans compter que les patients pourraient pâtir du manque d’effectifs et de la fatigue qui va s’accumuler. »

    Laure Privat assène : « Notre mot d’ordre, c’est de ne pas céder de terrain. Aucune régression de nos droits. » Si « aucune modification de cycle ou d’organisation ne serait mise en œuvre avant l’aboutissement des concertations », la direction prévient : celles-ci devront « aboutir, dans la mesure où nous avons une décision de justice qui l’exige ». L’établissement a reçu, en octobre 2025, une injonction de retour à la légalité du procureur général auprès de la Cour des comptes concernant la pause méridienne.

    Sur ce point, l’établissement souhaite prendre en compte « les exceptions liées aux situations où les agents demeurent mobilisables pendant leur pause, ainsi que le traitement de certaines organisations spécifiques ». Les syndicats craignent des conséquences pour certaines catégories, à l’instar des administratifs. « Il va falloir qu’on trouve des failles », glisse Laure Privat.

  • Un plan d’économies pour l’hôpital de Manosque sur la table

    Un plan d’économies pour l’hôpital de Manosque sur la table

    « Comme dans tous les hôpitaux de France, la période du Covid a été terrible », reconnaît le maire de Manosque après sa réélection à la présidence du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier de Manosque ce vendredi. En 2020, La déprogrammation massive d’hospitalisations et de chirurgies avait fait chuter l’activité de l’établissement. « La problématique sur Manosque, c’est qu’en 2023/2024 il n’y a pas eu de reprise d’activité normale, contrairement aux autres [hôpitaux] », rappelle-t-il, pointant la fréquentation des urgences, « passée de 35 000 à 25 000 » passages annuels depuis la crise sanitaire.

    Face à la chute des recettes, alourdie par la dette héritée de la construction du nouvel hôpital en 2007, Camille Galtier plaide pour un « plan annuel et structurel pour accompagner les hôpitaux de proximité ». Selon lui, l’établissement manosquin, associé à celui de Digne-les-Bains, ne pourra jamais rivaliser avec des hôpitaux « rattachés à des locomotives » comme Toulon ou Avignon. « On a besoin de plus d’aide que les autres, d’une aide structurelle et non conjoncturelle. »

    En 2024, Camille Galtier avait démissionné de la présidence du Conseil de surveillance, un geste qu’il présente comme un « cri d’alerte » sur l’impuissance des élus locaux face à l’Agence régionale de santé. Le ton est aujourd’hui à l’apaisement : « Le message est enfin compris à l’échelle régionale, cette collaboration fait du bien. »

    « Il n’y aura pas

    de plan de licenciements »

    Pour redresser la situation, Camille Galtier s’appuie sur un plan élaboré par la Nappe, cabinet d’audit, avec l’ambition d’économiser près de 5 millions d’euros en un an, « sans toucher au personnel », assure-t-il. L’objectif est d’« optimiser l’organisation fonctionnelle de l’hôpital via un redéploiement du personnel vers les services sous-dotés ».

    L’épineuse question

    des urgences

    « Les urgences, c’est la vitrine de l’hôpital. La vitrine d’un hôpital ne peut pas se permettre d’être fermée six heures par jour », lance Camille Galtier. Fermé la nuit depuis deux ans faute d’effectifs – 7 urgentistes disponibles sur les 14 nécessaires – il espère voir le service rouvrir sur ce créneau grâce à l’arrivée de nouveaux praticiens, qui portent désormais l’équipe à 10. Le président appelle, « avec bienveillance », la direction et le personnel médical, à « trouver une solution dans les trois mois ». Il s’oppose en revanche à toute régulation stricte de l’accès aux urgences, y voyant une atteinte au service public. « Même si nous ouvrions 24h/24, sans régulation, on ne ferait pas 100 patients par jour comme en 2020. »

    Fortement appuyé par le rapport de la Nappe, le projet de gouvernance de l’hôpital sera présenté par la direction en octobre. « On a de la marge entre ce qu’on nous propose et ce que la direction va proposer », se félicite Camille Galtier, qui souhaite rencontrer les syndicats avant la rentrée pour en discuter. Confiant, il conclut : « Je sais qu’il y a du personnel dévoué. Tout le monde a pris conscience qu’à Manosque, on peut basculer sur quelque chose de vertueux. »

    Andréa Goyard de Castro

  • Nouvel élan pour la section communiste aubagnaise

    Nouvel élan pour la section communiste aubagnaise

    Nouveau visage, nouveau souffle. C’est le message qu’a voulu communiquer la nouvelle secrétaire de la section PCF d’Aubagne, Alexandra Brochus. Tout juste élue, après les congrès locaux et le congrès national du parti, la militante du Collectif 13 Droit des femmes promet d’être de tous les combats : « On nous dit souvent : “Vous êtes partout, les communistes !Certains le voient comme une critique, mais il s’agit pour moi d’une vraie qualité ».

    Mais avant de parler avenir, les communistes aubagnais ont jugé bon d’affirmer leur rupture avec leur récent passé. « Le parti communiste a toujours combattu toute forme de racisme et de discrimination, a souligné Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Les propos antisémites caractérisés de certains des anciens membres de notre section méritaient une clarification et ne nous empêcheront pas, bien sûr, de militer pour la libération du peuple palestinien, que nous défendons depuis 60 ans ». Quatre membres de la section communiste locale avaient été exclus en avril 2025, après avoir été accusés d’avoir tenu des propos antisémites lors d’une assemblée générale. L’ancienne secrétaire de section, Marie-Laurence Nouari, suspendue au même moment pour ne pas avoir réagi lors de ladite assemblée, avait dans la foulée rendu sa carte du parti… Mise au point faite, la nouvelle secrétaire, Alexandra Brochus, a pu lister les grands chantiers de sa feuille de route.

    Sur le terrain, toujours

    En tête, bien sûr : la défense de la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, mise en place en 2009 sous la municipalité de Daniel Fontaine (PCF). Gratuité actuellement menacée par une Métropole en prise à de grosses difficultés financières. La section a également affirmé sa détermination à défendre le projet de construction du nouvel hôpital dans la zone de Gargues, à Aubagne. L’occasion de réaffirmer « son soutien aux travailleurs de la santé » et de rappeler sa vive opposition au « plan d’efficience » envisagé par la direction du Centre hospitalier Edmond-Garcin, actuel hôpital du secteur, et suggérant la suppression d’une cinquantaine de postes équivalents temps plein. À plus court terme, la présidentielle et les législatives sont aussi des luttes que les communistes du pays de Pagnol entendent porter, avec la ferme ambition de battre l’extrême droite. « Notre objectif est que notre actuelle députée (RN) Joëlle Mélin perde son emprise sur notre territoire », matraque Alexandra Brochus. Une stratégie : conserver une forte présence de terrain, au plus près des citoyens.

  • Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Petit à petit, l’hôpital fait son nid. Après la signature de la Déclaration d’utilité publique (DUP) la semaine passée, indispensable pour engager les négociations sur l’acquisition du foncier, le projet de construction d’un hôpital, dans la zone de Gargues à Aubagne, a passé, mercredi, une nouvelle étape. Les maires des 19 communes concernées par l’arrivée potentielle d’un nouvel établissement sur le territoire se sont réunis en fin d’après-midi, à la demande de Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville. Au menu : état des lieux détaillé du niveau d’avancement du projet et discussions autour de l’achat du terrain. À l’origine prévu à la seule charge d’Aubagne, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari avait invité, début juin, les autres municipalités à mettre au pot. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement. Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait-il alors déclaré. Et cette première assemblée des maires semble de bon augure pour ses réclamations : trois communes se sont engagées à participer financièrement et plusieurs promettent d’y réfléchir. Parmi les mairies d’ores et déjà motivées : celle de Gémenos, dirigée par Roland Giberti, maire (DVD) de la ville depuis 2001. « C’est une très bonne nouvelle, très symbolique », s’enthousiasme une source proche de la mairie d’Aubagne. Et de poursuivre : « Il est normal qu’il y ait un temps de réflexion, mais au moins les choses sont présentées de manière officielle et les maires peuvent y voir plus clair. C’est une première approche, le début de quelque chose ».

    Réduire les frais,

    sans brusquer

    Restent les municipalités qui, dès mercredi, ont exposé leurs réticences, ne voyant pas « comment faire un effort dans le cadre de leur budget et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités », est-il rapporté de la réunion. Quoi qu’il en soit, les négociations s’annoncent complexes pour une mairie qui cherche à amoindrir les dépenses tout en ménageant les actuels propriétaires de la zone. « Il faut qu’on parvienne à être au prix le plus bas possible tout en trouvant un accord avec les propriétaires, note la ville d’Aubagne. Parce que s’il n’y a pas d’accord, la DUP pourrait être attaquée en justice, ce qui nous ferait perdre de précieux mois et poserait une incertitude réelle sur le projet. » D’autant que d’autres frais connexes accompagnent l’acquisition du terrain : le déplacement de la ligne à haute tension actuellement en place sur la zone prévue ainsi que la réalisation de réseaux et de routes pour aménager le site l’hôpital. « L’idée est pour nous de travailler sur le financement de ces coûts-là, qu’on aimerait faire porter à d’autres opérateurs, pour réduire la participation des communes au simple achat des lieux », poursuit la municipalité. La mairie d’Aubagne espère régler ces questions de financement avant la fin de l’année, afin que les budgets des communes puissent être votés en conséquence.

  • Vers un « juillet noir » à l’hôpital de Clermont

    Vers un « juillet noir » à l’hôpital de Clermont

    « Tant que nos revendications ne seront pas entendues, juillet sera noir ! », affiche un tract de la CGT du centre hospitalier de Clermont-l’Hérault appelant à la grève et à un rassemblement le 2 juillet à 14h devant l’établissement. « Depuis 10 mois, les agents subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail », alerte Elie Mazzarone, secrétaire général CGT de l’hôpital clermontais, qui pointe notamment « l’augmentation du nombre d’accidents du travail ». Une situation qui, selon lui, n’est pas nouvelle mais se serait aggravée depuis la signature, en juin 2025, d’une convention de direction commune avec le CHU de Montpellier. « On a moins de cadres sur le terrain, donc les décisions sont prises un peu plus haut. Par ailleurs, on avait davantage d’intérimaires que ça auparavant. Ça fait plusieurs années que la CGT demande un véritable pôle de remplacements pour soulager les équipes. Là, les personnels se remplacent entre eux encore plus souvent qu’avant », dénonce le cégétiste.

    Globalement, les agents font face à une baisse des effectifs, souligne-t-il, laquelle se répercute sur leurs conditions de travail. « En 2022, il y avait 208 agents, aujourd’hui on est 195. Ça veut dire qu’on a perdu au moins 13 équivalents temps plein (ETP). La charge de travail en a été considérablement augmentée », assure Elie Mazzarone.

    Des demandes

    de renforts d’effectifs

    « Les après-midi, quand les personnels sont en effectifs réduits, c’est 1 soignant pour 17 résidents », illustre-t-il. « En effectif normal, on est autour des 1h07 d’accompagnement par résident de 6h30 du matin à 21h, sachant que cela comprend un petit déjeuner, un goûter, un repas, deux toilettes, des changes… Je ne sais déjà pas comment elles font. Mais en effectifs réduits, on passe sous la barre des 1h », alerte le syndicaliste pour lequel « la qualité des soins et le respect des agents n’y sont pas ».

    Les agents mobilisés réclament donc en priorité des renforts d’effectifs : « La création d’un poste de nuit pour alléger la prise en charge, plus lourde et chronophage car les personnes qu’on reçoit sont de plus en plus grabataires ; un poste d’aide soignant supplémentaire par jour dans chaque service le matin ; un véritable pôle de remplacements ; et la création d’un poste de secrétaire médicale pour l’Ehpad, car actuellement le travail administratif détourne les soignants de leur cœur de métier », liste Elie Mazzarone.

    Une entrevue a bien eu lieu avec la direction le 19 juin, « mais elle ne nous a pas donné satisfaction. On a donc décidé de se mobiliser le 2 juillet et il risque d’y avoir d’autres dates par la suite. D’où l’annonce d’un “juillet noir” jusqu’à ce que nous ayons obtenu gain de cause. »

  • Les syndicats s’opposent à la fermeture de structures psychiatriques

    Les syndicats s’opposent à la fermeture de structures psychiatriques

    « Nous sommes là face aux menaces de fermeture de structures psychiatriques dans les 15e et 16e arrondissements, aux Pennes-Mirabeau et à Septèmes-les-Vallons », explique Yann Gaillard, secrétaire adjoint du syndicat Force ouvrière. Devant l’ARS Paca, les syndicats CGT et FO se sont réunis, ce jeudi 25 juin, pour dénoncer ces fermetures qui concernent à la fois des structures hospitalières et extra-hospitalières. « Nous demandons aussi un renfort d’aides-soignants afin que les pavillons d’accueil ne soient pas saturés pendant l’été », complète Pierre-Édouard Thiebaud, secrétaire général de la CGT à l’hôpital Édouard-Toulouse, lui-même aide-soignant. Pour lui, cette situation alimente un cercle vicieux : « Il n’y a pas les moyens humains nécessaires pour prendre correctement en charge les patients. Cela peut entraîner des épisodes violents qui auraient pu être évités. »

    Les deux syndicats devaient initialement être reçus ce jeudi par l’ARS Paca, mais le rendez-vous a finalement été reporté au 1er juillet. Contactée par La Marseillaise, l’ARS Paca a confirmé la tenue d’une rencontre à cette date, sans plus de commentaire.

    Un manque de moyens

    Sabine, cadre de santé à l’hôpital Édouard-Toulouse, déplore une dégradation continue des conditions de travail : « Ça fait 38 ans que je travaille et qu’on nous dit que nous sommes en déficit, qu’il faut fermer des lits. Nous n’avons plus les moyens d’offrir aux patients des soins de qualité. »

    Présent sur place pour soutenir la mobilisation, Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements, a insisté sur les enjeux de la situation. « Il faut défendre le service public hospitalier de manière générale, mais il existe aussi de véritables enjeux autour de la psychiatrie à l’échelle nationale. Dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille, des populations fragilisées par la précarité ont besoin d’un accès à des soins de qualité. » L’élu rappelle qu’il y a une urgence à la fois pour les patients mais aussi pour les soignants, confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Le constat est le même pour le député (L’Après) Henrik Davi : « Il faut absolument prendre en charge les personnes en souffrance. Nous avons besoin de moyens supplémentaires pour la psychiatrie, y compris hospitalière. »

    Alors que la santé mentale avait été déclarée Grande cause nationale en 2025 par le gouvernement Barnier, Yann Gaillard peine à voir des avancées. « Nous n’avons vu aucun effet de cette annonce du Premier ministre, si ce n’est des fermetures », conclut-il amèrement.

  • La CGT de l’hôpital de Montfavet au devant du recul de la psychiatrie

    La CGT de l’hôpital de Montfavet au devant du recul de la psychiatrie

    Trois ans de lutte en plus pour Claire Moreno à la tête de la CGT de l’hôpital de Montfavet, réélue ce mercredi suite au congrès de la section syndicale d’un des plus grands établissements de santé mentale en France, qui rassemble environ 420 des 2 200 agents de l’hôpital.

    D’autant que la CGT de l’hôpital psychiatrique fête son 120e anniversaire en 2026 et que « sans nous, il n’aurait pas le même visage », glisse Gaby Adrian, tout juste élu secrétaire général adjoint.

    Et pour les trois prochaines années, un regard attentif va être porté sur les grandes transformations prévues sur le site. Comme celle présentée en grande pompe en avril dernier. Un chantier de 13,9 millions d’euros visant à « humaniser » les soins (notre édition du jeudi 23 avril). Une réhabilitation regardée avec attention car cela implique d’autres problématiques, la direction du site souhaitant adapter les conditions d’isolation des patients qui peuvent parfois être difficiles à gérer. « Humanisation oui. Mais si on réduit nos effectifs à deux pour quinze. Et que les deux doivent être avec un patient, on fait quoi des treize autres ? On veut surtout des effectifs pour éviter la frustration des patients », ajoute-t-elle. Et de pointer également la présence de mineurs dans des services pour adultes. Ou encore la demande d’escorte de police pour l’accueil de patients en détention. Tout en répétant qu’elle « dédouane la direction de cela car ce qu’il manque, c’est des budgets. Elle fait ce qu’elle peut. S’il y avait les budgets pour de la masse salariale, ils embaucheraient et on reverrait les effectifs à la hausse et on pourrait faire de la vraie psychiatrie, du vrai médico-social ». Chaque année, 22 000 personnes sont prises en charge par les services du centre hospitalier.

    Budget réduit

    Et face à la crise que traverse le secteur, elle se remonte les manches. Avec, pour les trois années à venir, « des engagements forts au niveau de la lutte contre l’extrême droite, des engagements forts sur le maintien des valeurs de la CGT et pour défendre une psychiatrie et le médico-social publics, la santé publique au service des usagers », pose-t-elle en introduction. La section syndicale se pose contre les idéologies qui vont à l’encontre du modèle social et le secteur privé qui souhaite grignoter des parts du public. « Toutes les années, ils viennent tirer sur nos budgets en disant qu’il faut réduire nos dépenses. Sauf que nous, on n’est pas une entreprise qui fournit du capital », réitère Claire Moreno. Pointant entre autres que la psychiatrie a été érigée en cause nationale « mais que l’on ferme des lits tous les ans ».

    L’élection présidentielle sera donc scrutée de près par les syndicalistes de la psychiatrie.

  • Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Derrière les grues et les camions qui s’activent à l’arrière du centre hospitalier de La Timone, à Marseille (5e), un nouveau bâtiment se détache. C’est ici que les équipes du service d’aide médicale d’urgence (Samu) 13 ont déménagé à la fin du mois de mai.

    Inaugurés ce mardi par le préfet de région, le directeur de l’assistance publique hôpitaux de Marseille (AP-HM), le directeur de l’agence régionale de santé et celui de la région Sud, ces locaux flambant neufs s’inscrivent dans le projet de modernisation de l’AP-HM, porté notamment par l’Etat dans le cadre de Marseille en Grand. Un nouvel espace qui permettra au Samu de répondre aux crises au niveau départemental, régional et zonal, incluant aussi l’Occitanie et la Corse.

    « Faciliter les choses »

    Le Samu est un service qui permet d’orienter au mieux les patients par téléphone vers les urgences ou la médecine de ville suivant l’urgence, et peut également déployer un transport médicalisé. Ce nouvel espace marseillais permettra notamment d’élargir son champ d’expertise, avec en plus d’un centre de régulation, un centre anti poison et des dispositifs de prévention contre le risque suicidaire.

    « Cet endroit change beaucoup de choses, c’est vraiment plus agréable d’y travailler », affirme Marine Jarzembowski, médecin au Samu depuis 2021. Le nouveau bâtiment de trois étages permet notamment le stationnement de tous les véhicules du Samu au même endroit, alors qu’ils étaient avant éparpillés sur le parking de l’hôpital « ce qui facilite les choses », souligne la médecin.

    La salle de régulation, où le personnel répond et régule les appels, est pourvue d’écrans supplémentaires « pour voir en temps réel les entrées aux urgences et donc diriger au mieux les patients qui nous appellent », explique Marine Jarzembowski. Ce qui permet d’éviter au mieux l’engorgement des urgences. De nouveaux outils informatiques et téléphoniques permettent également une « réponse en 45 secondes en moyenne », indique le Dr Faouzia Heireche, directrice médicale du Samu 13.

    Ces nouveaux locaux ont également été pensés pour pouvoir s’adapter à des situations de crise. Des postes supplémentaires dans la salle de régulation sont par exemple prévus pour permettre des renforts. Par ailleurs, trois salles de crises modulables permettent au Samu de réagir rapidement et gérer « des épisodes majeurs comme les JO, des coupes du monde, des épidémies comme l’hantavirus ou des crises climatiques comme aujourd’hui », explique François Crémieux, le directeur général de l’AP-HM. Le nouvel épisode caniculaire que connait la région entrainant une augmentation des appels montre la nécessité de ce lieu qui permet une meilleure prise en charge de ce flux.

    Un argument pour les JO

    Le bâtiment est également certifié « bioclimatique » afin de mieux s’adapter à l’augmentation des températures. Un isolement extérieur, des brise-soleil ainsi que des brasseurs d’air permettent d’utiliser le moins possible la climatisation dont le bâtiment est doté, et de l’utiliser peu quand elle est nécessaire.

    Un projet sorti de terre en deux ans que la région Sud a également soutenu, y voyant une réponse adéquate aux crises à venir et essentiel au rayonnement régional. « Cette excellence logistique a été un des arguments décisifs lors de notre candidature pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver et paralympiques de 2030 », affirme Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud.

    ET AUSSI

    Le Département mobilisé pour aider les personnes fragiles

    Le Département des Bouches-du-Rhône s’appuie notamment sur les 50 Maisons du Bel Age, pour aider les personnes âgées face à la canicule. Une veille sanitaire est également assurée, avec des appels téléphoniques réguliers aux 7 000 personnes isolées de plus de 85 ans recensées. Les travailleurs sociaux du Département sont aussi sensibilisés pour accompagner les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie.

    FO rappelle leurs droits aux salariés

    Face à ces fortes chaleurs, de nombreux métiers peuvent devenir dangereux. Lorsque les mesures de prévention mises en place par l’employeur ne suffisent pas à assurer la sécurité, les salariés peuvent faire valoir leur droit d’alerte et de retrait, indique l’union départementale de Force ouvrière. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles recommande de prendre des mesures de prévention à partir de 28°C pour les activités physiques, et 30°C pour les activités sédentaires, rappelle-t-elle.

    Un dispositif de prévention à Martigues

    La municipalité de Martigues entend porter une attention particulière aux enfants accueillis dans les crèches et les écoles, qui sont d’ores et déjà dotées d’équipements de rafraîchissement ou climatiseurs. Les personnes vulnérables peuvent s’inscrire sur un registre communal.

    Des écoles climatisées à Port-de-Bouc

    La Ville de Port-de-Bouc a décidé de lancer une commande exceptionnelle de climatiseurs, face aux fortes chaleurs annoncées pour la semaine prochaine, « afin de garantir des conditions d’apprentissage et d’enseignement plus supportables dans les écoles de la commune » jusqu’aux vacances d’été. La commande comprend l’acquisition de 24 climatiseurs et 24 ventilateurs, répartis en fonction des besoins identifiés dans les établissements.