Tag: centre hospitalier

  • Le centre hospitalier d’Avignon retrouve finalement sa certification

    Le centre hospitalier d’Avignon retrouve finalement sa certification

    Après deux ans sans être certifié par la Haute Autorité de santé (HAS), le centre hospitalier Henri-Duffaut d’Avignon retrouve sa certification, assortie d’une mention « Haute qualité des soins », pour une durée de quatre ans.

    Pour rappel, celle-ci avait été perdue en 2024, la HAS ayant jugé à l’époque « la qualité des soins insuffisante ». Contactée par La Marseillaise, la direction de l’hôpital n’a pas donné suite. Mais sur son site internet, il est précisé que le rapport est issu de l’analyse de huit experts-visiteurs mandatés par la HAS. Ceux-ci ont conduit 76 évaluations de terrain pendant lesquelles ils ont rencontré des patients, analysé 22 prises en charge, suivi 15 parcours de soins, évalué 24 pratiques à risque et échangé avec 15 équipes de professionnels, ainsi qu’avec la gouvernance de l’établissement, l’encadrement et les représentants des usagers.

    Trois axes sont ainsi examinés par l’organisme. En premier lieu, le patient et sa prise en charge obtiennent une note de 94/100. La HAS cherchait là à voir si les « droits sont respectés, son engagement recherché, ses besoins, attentes et préférences pris en compte ». Est souligné, par exemple, que « les patients soulignent l’attention portée par les professionnels pour assurer le respect de leur intimité et dignité ». Concernant les équipes de soins, sujet épineux au vu des mobilisations du corps médical de l’établissement ces dernières années, notamment au bloc opératoire, la note obtenue est de 96/100. La HAS estimant, par exemple, que « la culture de la pertinence et de l’évaluation est diffusée au sein des équipes ». Enfin, le dernier axe évalue l’établissement lui-même et sa gouvernance, à savoir la direction et la conférence médicale d’établissement. Ce chapitre obtient également la note de 96/100.

    Reconnaissance du travail

    Sur son site, le CH d’Avignon se réjouit ainsi d’avoir « su répondre collectivement aux exigences renforcées du nouveau référentiel et obtenir le niveau “Qualité des soins confirmée“ ». Et assure que « ce résultat témoigne de l’engagement constant de l’ensemble des professionnels et de la mobilisation collective en faveur de la qualité et de la sécurité des soins. Il vient reconnaître le travail engagé au cours des dernières années et confirme la volonté de l’établissement de poursuivre durablement sa démarche d’amélioration continue, au service des patients et de la qualité des prises en charge ».

    Contactée, la CGT de l’hôpital, par le biais de son secrétaire Patrick Bourdillon, se félicite de cette certification. Mais regrette que la direction « n’ait pas tenu ses promesses de faire des efforts et de maintenir ses effectifs suite au passage de la HAS ». « Au lieu d’une prime pour récompenser les agents après des mois d’efforts, elle préfère supprimer des postes et mutualiser des brancards », poursuit le syndicat, évoquant une externalisation du nettoyage.

  • Aleida Guevara fait de la solidarité son étendard pour Cuba et son peuple

    Aleida Guevara fait de la solidarité son étendard pour Cuba et son peuple

    La solidarité était le maître mot d’Aleida Guevara, fille du « Che », ce mercredi soir, lors d’une conférence-débat consacrée à Cuba dans la salle Camille-Claudel du centre hospitalier de Montfavet. Que ce soit pour le peuple cubain ou le reste de la population mondiale.

    Comme la médecin pédiatre le rappelle, l’intensité du blocus mis en place par les États-Unis depuis plus de 65 ans est, depuis le mois de janvier, « à son pire niveau depuis 1991 et la chute du bloc soviétique ». Avec pour conséquence peu de vivres qui passent, mais surtout très peu de pétrole et de médicaments. « Un seul bateau pétrolier est arrivé cette année et il vient de Russie », regrette la Cubaine au micro.

    Elle évoque également les difficultés d’approvisionnement en lait en poudre, qui était commandé par les autorités en Nouvelle-Zélande, ou encore les stratagèmes nécessaires pour recourir à des navires américains, car ceux des autres pays sont généralement empêchés de retourner chez eux. « On respecte le fait qu’on ne veuille pas commercialiser avec nous, on ne peut évidemment pas les forcer. Mais empêcher les autres pays, c’est injuste ! Initialement, on était d’accord pour que l’on ne touche pas aux médicaments. Mais c’est la première chose qui a été faite », regrette-t-elle. « On a essayé d’envoyer des vivres ; mais le container est bloqué depuis avril. Il faut mettre la pression », ajoute Nadia Mateu, présidente de France Cuba Hérault.

    Un manque qu’Aleida Guevara constate quotidiennement dans son travail. D’une part par les coupures répétées qui affectent les frigos pour conserver les aliments ou pour le fonctionnement des hôpitaux, évoquant même des « opérations sous la lumière des téléphones » : « Le plus dur, c’est de savoir qu’il faut des médicaments qu’il est impossible d’avoir. Avec tous les intermédiaires, les prix s’envolent, ce qui empêche l’achat en masse. Donc beaucoup d’enfants décèdent à cause du manque. »

    « Crise des valeurs »

    Elle prône l’aide entre les peuples : « On a été solidaires avec beaucoup de peuples. J’ai été médecin en Angola et ça a fait de moi un meilleur être humain. Le plus important est de respecter un peuple qui veut être souverain. »

    Celle qui sera présente ces jeudi 8 et vendredi 9 octobre aux Rotatives de La Marseillaise (voir encadré) pour de nouvelles conférences a ensuite répondu à une pluie de questions. Interrogée sur la situation en France, elle assure ne pas avoir de certitudes, tout en évoquant les difficultés du moment sur le plan politique. « Quand il y a une crise économique, il y a une crise de valeurs », lâche-t-elle. Avant d’appeler « à tenir bon », car « sinon, on finit comme Haïti ou Porto Rico et on risque d’être une étoile de plus sur le drapeau américain ».

    Les prochaines conférences

    Aleida Guevara sera présente ces 8 et 9 octobre à 18h30 aux Rotatives de La Marseillaise, cours Honoré d’Estienne d’Orves à Marseille, pour deux autres conférences. Toujours dans le cadre du projet « Semillas de solidaridad », ces deux rencontres seront centrées sur la situation médicale en cours à Cuba et sur l’impact du blocus américain. La fille du Che rencontrera aussi différents représentants syndicaux et élus au cours de sa visite dans les Bouches-du-Rhône.

    S.V.

    Les deux rendez-vous affichent complet.

  • En tournée pour la cause cubaine, Aleida Guevara fait étape à Avignon

    En tournée pour la cause cubaine, Aleida Guevara fait étape à Avignon

    Après Béziers puis Montpellier et avant deux rendez-vous à Marseille ce jeudi 8 octobre à 18h30 aux Rotatives de La Marseillaise et vendredi 9 à 14h30 à l’Union départementale de la CGT, Aleida Guevara, fille du « Che », sera à Avignon, ce mercredi 7 octobre. Elle interviendra lors d’une conférence-débat autour de Cuba de 18h15 à 20h30 dans la salle Camille Claudel du centre hospitalier de Montfavet.

    Médecin comme son père, elle se rend en Cité des Papes dans le cadre du projet « Semillas de Solidaridad » (graines de solidarité en français) afin d’évoquer la situation sanitaire très difficile que connaît Cuba depuis plusieurs années. Une problématique qui s’est encore dégradée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en 2025.

    « Le peuple cubain est en très grande difficulté car plus rien ne passe et ils n’ont aucun moyen de s’approvisionner. Que ce soit en pétrole ou en alimentation à cause d’une véritable barrière mise en place par les Américains. Même si on veut les aider et envoyer des produits de première nécessité, on est bloqués par tout ça », précise Nicole Rives, présidente de l’association France Cuba Vaucluse.

    Invisibilisés

    Un événement pour permettre, donc, de visibiliser la cause du peuple de la plus grande île des Caraïbes. « C’est tellement difficile d’avoir des retours sur la situation cubaine. C’est une situation quasi invisibilisée par les médias », poursuit la présidente associative. Une venue qui est aussi l’occasion d’envisager des évolutions dans les relations de chacun avec Cuba. L’association organisatrice évoque par exemple la possibilité d’ouvrir des « perspectives concrètes ». Tel que « des échanges universitaires » ou encore un « soutien institutionnel à la levée du blocus ».

    Le choix du lieu est aussi à noter. Aleida Guevara était en effet déjà venue au Centre Hospitalier de Montfavet. C’était en l’an 2000. Vingt-six ans plus tard, la situation s’est encore dégradée sous la pression des États-Unis qui ont annoncé, fin septembre, encore durcir les sanctions.

    Informations supplémentaires
    et inscription au 06.75.47.56.53 ou au 04.90.38.23.03

  • À Martigues, la santé publique sous pression

    À Martigues, la santé publique sous pression

    Le lieu était symbolique. C’est devant l’entrée de l’hôtel de ville de Martigues que l’Union locale CGT a choisi d’organiser le rassemblement pour cette journée de grève au sein de la fonction publique, comme pour signifier que l’administration ne tournerait pas sans ses agents. Mais la manifestation aurait très bien pu se tenir devant le centre hospitalier des Rayettes.

    « Les services publics sont partout soumis aux mêmes logiques : réduire les dépenses, supprimer des moyens, rechercher des économies et faire payer les agents et les usagers », dénonce Laure Privat. Pour la représentante syndicale CGT de l’hôpital, la logique financière s’applique à la santé depuis la mise en place de la tarification à l’acte, en 2004. « On parle d’efficience, de mutualisation, d’externalisation, de restructuration… Mais derrière ces mots, ce sont des agents, des services et des patients qui sont concernés. »

    Cette recherche de rentabilité, les aides soignantes de l’Ehpad les Magnolias de Port-Saint-Louis-du-Rhône, un établissement rattaché à l’hôpital de Martigues, la ressentent au quotidien. Deux d’entre elles, qui souhaitent garder l’anonymat, témoignent : « Le matin, on est quatre pour faire la toilette de 46 résidents, qui sont soit grabataires, soit valides mais avec des troubles cognitifs. On essaye de faire de notre mieux, mais il faut aller vite, donc le travail est forcément bâclé. On nous demande aussi de les stimuler et de favoriser leur autonomie, mais pour ça, il faut des moyens humains et du temps. » Les deux collègues plaident pour un changement de prisme au sein de l’Agence régionale de santé, qu’elles pointent comme déconnectée des réalités de terrain. « Il faut qu’on parle d’humain, pas de chiffre. »

    À l’hôpital de Martigues, au-delà du sous-dimensionnement des infrastructures, ce sont les conquis sociaux des personnels qui sont menacés, en raison de mesures d’économie portées par la direction sur injonction de la Chambre régionale des comptes. « Aujourd’hui, il y a une crise des vocations parce qu’il n’y a plus de perspectives qui donnent envie de travailler dans le public, dénonce Nathan Cabiac, représentant CGT. Les salaires sont très bas, il n’y a plus de compensation humaine, on vient attaquer notre temps de travail, nos heures supplémentaires, nos RTT, notre pause méridienne… Dans quelque temps, si on va au bout de ce genre de chose, des agents vont fuir l’hôpital comme c’est déjà le cas pour les infirmiers, qui ont le libéral en face. »

    Le syndicat demande l’abrogation de toutes ces mesures. Au niveau national, « la priorité est l’augmentation des effectifs et la revalorisation du point d’indice, parce qu’on est pratiquement à 20% de perte de pouvoir d’achat depuis le début des années 2000 sur des salaires qui sont déjà très faibles, puisque la catégorie C représente la grande majorité des salariés ».

  • Des manifestations un peu partout dans la Région

    Des manifestations un peu partout dans la Région

    Depuis 2 heures du matin à FOS

    « L’Union européenne coule nos bateaux et Paris regarde ». Depuis 2h du matin, des pêcheurs professionnels venus d’Occitanie et des Bouches-du-Rhône bloquent le dépôt pétrolier de Fos pour dénoncer l’impossibilité de travailler avec les prix du carburant actuel. En outre, ils dénoncent une réglementation en constante évolution et trop contraignante.

    Ils demandent à rencontrer le préfet de région et la Dirmed.

    De 8h à 10 heures à la Seyne-sur-Mer

    Un tiers des employés de l’IME Folke Bernadotte de la Croix-Rouge française à la Seyne-sur-Mer ( 21 sur 60 employés, un chiffre record pour la structure) ont répondu à l’appel de la CGT et se sont mobilisés devant leur établissement pour une débrayage de deux heures, de 8h à 10h, afin de réclamer une hausse de leurs salaires. « La dernière fois que la Croix-Rouge a augmenté la valeur du point, en 2022, elle est passée de 4,48 à 4,61 euros, donc des broutilles. On aimerait simplement un salaire à la hauteur de nos responsabilités, de nos missions, pour vivre décemment », résume Loïc Perez, délégué du personnel et représentant CSE.

    10h à Fos

    L’évacuation se termine. Plusieurs pêcheurs échangent sur la possibilité de revenir demain.

    10h37 à Marseille devant la faculté Saint-Charles

    Les personnels de la recherche se rassemblent devant la faculté Saint-Charles, à Marseille, à l’occasion de la rentrée du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). À l’appel du SNTRS-CGT, du SneSup FSU, de la CFDT, Sud Solidaires, ils dénoncent des budgets jugés insuffisants pour les organismes de recherche, le gel des salaires dans la fonction publique, ainsi que le projet de rapprochement entre l’Institut recherche et développement et le CNRS.
    Ils prendront la direction de la Porte d’Aix dans quelques minutes.

    Mais aussi, devant la direction des services de l’éducation nationale

    Avant la manifestation qui doit partir à 11h de la Porte d’Aix, un rassemblement se tient devant la direction des services de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône à Marseille. À l’appel de la CGT Éduc’action, on y retrouve des militants de l’UD CGT 13 mais aussi d’autres syndicats. Les facteurs de la plateforme des Docks sont aussi de la partie.

    Depuis 10 heures, rassemblement à Gap devant ENEDIS

    Une soixantaine de salariés des industries électriques et gazières (IEG) sont réunies depuis 10h devant Enedis à Gap à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC). Ils dénoncent le projet de réduction du tarif agent dont ils bénéficient, la dégradation des conditions de travail et le montant des dividendes aux actionnaires.

    Les étudiants partent de Saint-Charles vers la porte d’Aix

    L’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante qui protestent contre « la suppression des APL pour 200 000 étudiants » et s’oppose à la « mise en place des frais d’inscription racistes pour exclure les étudiants étrangers », dénonce-t-elle avant de s’élancer direction de la Porte d’Aix.

    « Du fric, du fric, pour nos services publics, pas pour l’armée ni pour les flics ». A Marseille le cortège de l’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante parti de la fac Saint-Charles descend la canebière en direction de la Porte d’Aix. Dans la rue des passants applaudissent sur leur passage.

    11 h à Avignon

    Rassemblement pour la sauvegarde de la crèche du Centre Hospitalier d’Avignon

    Devant la Préfecture de Vaucluse

    Journée de grève et de mobilisation dans les Industries Électriques et Gazières pour la défense du statut, des conquis sociaux et du service public. Plus de 200 manifestants CGT des I.E.G rassemblés devant la Préfecture de Vaucluse ce matin.

    Et aussi les étudiants :

    A Avignon, à l’appel de l’union étudiante, une manifestation est partie depuis le campus du centre ville à destination de la cité administrative. Parmi les revendications, le refus de la possible suppression des APL, « qui touchent 60% » des étudiants.

    Les salariés de Storengy sont mobilisés depuis ce matin devant le site de Géométhane, à Manosque.

    L’objectif de la mobilisation est de « faire en sorte que la journée soit morte », à l’appel de la CGT et de FO. Les entreprises extérieures sont empêchées d’accéder au site. Des délégations seront reçues à Bercy à 15h. La suite de la mobilisation sera décidée en fonction des réponses apportées par Bercy. L’intersyndicale se rencontrera demain matin pour fixer un calendrier pour Storengy. L’entreprise de stockage souterrain de gaz naturel compte 66% de grévistes au niveau national.

    Var et Vaucluse côte à côte pour défendre la santé

    Pour la manifestation régionale des travailleurs de la santé et de l’action à Marseille, les soignants du Var comme du Vaucluse sont côte à côte.

    11h30 Convergence des luttes vers la Préfecture

    La manifestation de la santé est partie de la porte d’Aix à Marseille en direction de la préfecture pour rejoindre les agents de l’énergie. Des soignants de toute la région ont fait le déplacement et plusieurs autres professions sont aussi dans la rue comme les chercheurs de l’enseignement supérieur ou encore des agents des organismes sociaux.

    À la centrale combiné gaz EDF de Martigues, la grève démarrée dans la nuit a entraîné la mise à l’arrêt d’une des deux turbines, l’autre étant en panne.

    « Nous nous battons autant pour notre statut d’agent des Industries électriques et gazières (IEG) que pour les tarifs des usagers » affirme Stéphanie Villeton, secrétaire du syndicat CGT de la centrale. En cause, la remise en question du tarif de l’électricité pour les agents, pointé du doigt par la Cour des comptes. « Certains nous mettent en opposition, alors que nous défendons le service public « insiste la syndicaliste. « On ne le dit jamais, mais le tarif agent est soumis a déclaration et à l’impôt comme un avantage en nature « indique-t-elle.

    Mais à Martigues, l’avenir du site inquiète également les agents. « Nous n’avons jamais eu de réponse tranchée « resitue Stéphanie Villeton, « on nous dit qu’on aura toujours besoin de nous, mais en même temps qu’il n’y a pas de certitude après 2030-2031 et que c’est à ce moment là que la question se posera pour un fonctionnement éventuellement jusqu’en 2040 » conclut la responsable.

    12h30 Tous devant la préfecture à Marseille

    L’Union départementale CGT 13 annonce 5000 participants à la mobilisation du jour, la préfecture de police en décompte 900.

    Dans le Var, à Fréjus et à Toulon, plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés jusqu’à 15h sur les sites d’Enedis et EDF.

    Pour protester contre la remise en cause des statuts et notamment des tarifications spéciales dont bénéficient les agents plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés. Mais pour Filipo Signorino Gelo, animateur de la coordination des retraités CGT d’EDF, le mobile de la colère n’incarne que les prémices d’une situation beaucoup plus large et latente : «Depuis que je suis rentré à EDF, les attaques sont perpétuelles, elles reviennent toujours en boucle, toujours envers le statut. On a eu l’attaque sur notre régime spécial de retraite, il se prépare aussi une attaque sur notre régime spécial de sécurité sociale. Il faut bien comprendre que l’attaque, n’est pas simplement, comme on essaie de le faire, contre le tarif préférentiel, mais contre un statut, un modèle social.»

  • À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    Si quelques membres de la CGT Santé se rendent bien à Marseille, ce mardi 15 septembre, afin de participer à la manifestation régionale, une mobilisation est également prévue dès 9h30 devant le bâtiment administratif. Les syndicats dénoncent un projet « d’externalisation de la crèche intrahospitalière ».

    Dans des courriers distincts, la CGT et FO, qui citent également la CFDT, appellent à maintenir la crèche entre les murs de l’établissement. « Sous des prétextes non avérés, le directeur du CH d’Avignon veut externaliser ce service essentiel aux professionnels de santé hospitaliers », regrette la CGT. Le syndicat a également adressé une lettre au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également président du conseil de surveillance. Celui-ci n’a, pour l’heure, pas répondu, selon la CGT. « Cette crèche dispose d’horaires élargis qui permettent aux professionnels de notre établissement de lier les impératifs de leurs métiers et les nécessités familiales », abonde dans un communiqué le syndicat FO de l’hôpital. Une pétition contre ce projet a récolté plus de 2 000 signatures.

    Pas de financements

    « On se farcit les couches toute la nuit, c’est pas pour qu’on nous embête en plus la journée », abonde Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Une action symbolique doit être menée afin d’illustrer ces inquiétudes.

    Contacté par La Marseillaise, le directeur, Pierre Pinzelli, assure « qu’à ce stade, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités futures d’organisation ou le lieu d’implantation de la crèche, si ce n’est d’avoir acté le maintien durable et la modernisation de la crèche des agents du centre hospitalier d’Avignon ». Il précise toutefois que le bâtiment actuel « ne répond plus à tous les besoins (structure vieillissante, mise aux normes nécessitant des travaux estimés à plus d’un million d’euros) et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins. »

  • À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    Devant l’hôpital de Gap, les passants ne peuvent pas louper la pancarte « Hôpital en grève » agrémentée des drapeaux de la CGT, de la CFDT et de FO. Dans le hall gît un cercueil en carton. Autour, une quinzaine de membres du personnel portent un brassard noir pour signifier le deuil. En cette journée de mobilisation de la fonction publique hospitalière, les soignants du Chicas se sont mobilisés pour porter des revendications nationales et locales.

    « Un sentiment d’abandon »

    À commencer par une amélioration des conditions de travail, des effectifs et de la protection contre les fortes chaleurs. Manque de ventilateurs, agents contraints de scotcher des couvertures de survie sur les fenêtres, tenues non adaptées… « La canicule était une catastrophe pour les agents et les patients », regrette Florence Cheilan, déléguée CGT. Les syndicats dénoncent aussi le sous-effectif et l’obligation d’alternance jour/nuit qui « détériore gravement la santé physique et mentale ».

    Ils demandent par ailleurs une revalorisation salariale et un dégel du point d’indice, ainsi que la mise en place d’une Protection sociale complémentaire pour garantir une couverture santé pour tous les agents.

    « À Gap, on a l’hôpital central du bassin, donc on absorbe tout, lance Charlotte Blandin, aide-soignante. C’est un vrai sentiment d’abandon, et la population ne se sent pas concernée ».

    Les agents en grève sont tout de même assignés au travail. « Donc nous ne sommes pas entendus. Tant que ça continue de tourner, même si on en peut plus, personne ne fait rien », ajoute Ingrid Gallerini, diététicienne et secrétaire de la CFDT Chicas.

    Selon la direction, 41 agents se sont déclarés grévistes mais ont été assignés pour assurer le service minimum et un agent gréviste était absent sur les 892 prévus au planning.

    Agathe Di Lenardo

  • Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Quelques jours avant son départ en retraite, une aide-soignante qui travaille de nuit au service chirurgie de l’hôpital de Manosque depuis 20 ans a été hospitalisée, souffrant d’une hémorragie cérébrale, après une altercation avec son encadrement, le vendredi 21 août. Environ 70 agents de l’hôpital se sont rassemblés, jeudi, pour lui exprimer leur soutien et dénoncer un « management de plus en plus agressif ».

    « On est là pour soutenir N. et dire non au mépris et au manque de respect », a lancé une aide-soignante témoin de l’altercation et des premiers symptômes, des troubles neurologiques de l’agente quelques heures après. Une pétition, déjà signée par plus de 170 agents, sera remise à la direction. « On ne veut aucune impunité pour les comportements inacceptables, le respect du temps de travail, du temps de repos, des congés, et des effectifs suffisants », a continué l’aide-soignante du service de chirurgie.

    L’agente est actuellement toujours hospitalisée en neurologie, à Marseille. Elle souffre de « graves séquelles », selon sa collègue et amie qui est venue lui rentre visite mercredi, Corinne Thielley. Selon ses collègues qui travaillent de nuit avec elle, l’altercation a eu lieu à 19h vendredi 21 août, puis les symptômes sont apparus dans la nuit, aux alentours de 3h du matin. Après plusieurs chutes, le dimanche, elle est hospitalisée aux urgences, puis transférée à Marseille.

    Jean-Marc Bargier, directeur des ressources humaines de l’hôpital, est venu à la rencontre des agents mobilisés devant l’hôpital et a accepté d’en recevoir quelques-uns. Le directeur adjoint les recevra à nouveau dans un second temps. « Il faudra exiger des réponses et des actes », lance Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. Le syndicat demande notamment l’ouverture d’une enquête.

    La direction nie tout lien

    Pour la direction, il est impossible de faire le lien entre l’altercation et l’état de santé de l’agente. Selon eux, l’aide-soignante, affectée en chirurgie, avait refusé de rejoindre le service médecine pour la journée. « La direction a appris cette semaine avec préoccupation la prise en charge médicale de cette professionnelle, le lendemain. Cependant, à ce jour, aucun élément porté à la connaissance de l’établissement ne permet d’établir un lien entre les échanges professionnels intervenus la veille et son état de santé », avance la direction.

    Une délégation de personnels et de la CGT avait déjà rencontré l’ARS, le 2 juillet, pour alerter sur un management « de plus en plus agressif, à la France Télécom », rappelle Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « On disait que des drames allaient arriver, c’est exactement ce qu’il se passe », regrette-t-il. « On avait fait des alertes dans l’été, ça se tendait dangereusement, il n’y a pas de droit à la déconnexion, on te change de service, te renvoie chez toi pour sureffectif », abonde Nadège Bonanno. « Les employés sont en souffrance, le personnel est à bout dans tous les services », ajoute un brancardier.

  • L’hôpital Edouard Toulouse restera desservi par la RTM

    L’hôpital Edouard Toulouse restera desservi par la RTM

    Dans le cadre de la refonte de son réseau de bus, la RTM prévoit de supprimer l’historique ligne 97. Le 31 août elle sera remplacée par la ligne B14 qui relie le centre-ville à Notre-Dame-Limite et à l’hôpital Nord. Mais dans le tracé révélé en 2023, la déception était de taille : l’arrêt devant l’hôpital psychiatrique disparaît de la carte.

    L’arrêt réintégré

    L’hôpital Édouard Toulouse et son millier d’agents hospitaliers couvrent un secteur en patientèle en santé mentale qui comprend les 1er, 2e, 3e, 13e, 14e et 15e arrondissements de Marseille ainsi que les communes de Septèmes-les-Vallons et des Pennes-Mirabeau. « Le besoin en transport en commun y est énorme ! Comment imaginer un service public hospitalier sans liaisons ? » s’étranglait le secrétaire départemental adjoint de Sud Santé Sociaux en découvrant le tracé. Sur les réseaux sociaux, les riverains et les usagers se sont aussi très largement alarmés de cette décision. Les courriels et alertes adressés à Martine Vassal, alors présidente (DVD) de la Métropole n’y avaient jusque-là rien changé. « Supprimer la ligne 97, ce n’est pas seulement modifier un réseau de bus », a appuyé le 5 août dernier, à quelques semaines de la mise en service de la nouvelle ligne, le syndicat Sud Santé dans un mail à l’adresse du nouveau président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. « C’est compliquer l’accès aux soins, fragiliser les conditions de travail des personnels et abandonner des milliers d’usagers qui dépendent au quotidien des transports en commun ».

    Et la nouvelle est arrivée. La direction de la RTM indique que le tracé envisagé par la métropole dans le cadre de la réorganisation du réseau n’a pas été celui qui a été validé par la régie.

    La nouvelle présidente (DVG) du conseil d’administration de la RTM, Samia Ghali, « ne souhaite pas enclaver la desserte de l’hôpital. Elle a demandé de réintroduire l’arrêt Édouard Toulouse dans le tracé », précise la direction. « Après plus de trois années de mobilisation, de courriers, d’interpellations et une pétition réunissant plus de 240 signatures, nous avons obtenu… le maintien d’un service public qui existe depuis plus de 48 ans ! » se félicite avec soulagement le syndicat.

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.