Tag: Crèche

  • La Ville s’investit pour la petite enfance

    La Ville s’investit pour la petite enfance

    La visite, ce vendredi, de la crèche Chave, rythmée par les comptines et les jeux des enfants, était l’occasion pour les élus municipaux, Juliette Masson (Mad Mars) et Didier Jau (EELV), de constater la qualité des équipements de la structure et d’exprimer leur volonté de garantir « la qualité d’accueil, le bien-être des enfants et l’accompagnement des familles » dans toutes les crèches de la ville.

    La structure municipale a obtenu le label « Écolo-crèche » fin 2025. « On avait une structure qui se prêtait à la labellisation, mais elle implique quand même des changements de pratique. On a donc mis plein de choses en place, comme des projets en plein air pour les enfants ou notre processus de nettoyage sans produits chimiques, avec seulement de l’eau », explique Amélie Meyronneinc, la directrice. La crèche propose aussi une alimentation respectueuse de l’environnement, avec des produits issus de circuits courts, et se démarque par la présence de sols naturels dans ses espaces extérieurs. « C’est une fierté d’avoir obtenu ce label. C’est un dispositif qui plaît aux parents car c’est un gage de qualité par rapport à la garde de leurs enfants », ajoute-t-elle.

    La Ville a identifié les différents axes de progression pour les établissements d’accueil de la petite enfance. Juliette Masson assure qu’ils « ambitionnent de lutter contre les disparités territoriales en termes d’accueil, en ouvrant 1 000 places supplémentaires dans les crèches, et de garantir un accueil inclusif, de manière inconditionnelle, pour que tous les Marseillais de moins de 3 ans puissent s’épanouir ».

  • À Marseille, la grande colère des travailleuses de la petite enfance

    À Marseille, la grande colère des travailleuses de la petite enfance

    Frustration et déception sont palpables sur le visage de la soixantaine de travailleuses de la petite enfance rassemblées dans les locaux de l’unité locale FO 13, à Noailles, ce jeudi. Alors qu’une manifestation intersyndicale (CGT 13, FO 13, UNSA, FNEJE, CFDT, SNPPE, SNUTER-FSE 13), à l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne » devait se tenir à 14h, celle-ci a été annulée par la préfecture, indiquent les organisations, pour des raisons sécuritaires liées au mouvement lycéen.

    Assise à un pupitre aux côtés de représentants syndicaux et de travailleuses, Muriel Schneider, éducatrice de jeunes enfants dans une crèche associative marseillaise, se désespère : « C’est l’avenir de nos enfants et de la nation qu’on met en péril ». Cet épisode est vécu comme un signe de mépris gouvernemental par cette membre du collectif « Pas de bébés à la consigne », qui espérait ainsi faire entendre les revendications d’un secteur des crèches confronté à une crise chronique.

    Manque de moyens et de personnels, crèches qui ferment, manque de places disponibles, pénurie de vocations, turnover important, taux d’encadrement trop élevé, burn-out en chaîne… Les dysfonctionnements listés par les professionnelles sont légion dans la filière. Leurs conséquences transparaissent sur le visage des auxiliaires puéricultrices, assistantes maternelles et éducatrices de jeunes enfants présentes dans la salle.

    « Quand on se retrouve toute seule avec huit enfants et que l’un se blesse, on ne peut même pas aller le soigner : c’est de la maltraitance indépendante de notre volonté », confie la gorge serrée Aicha Abdallah-Ould, auxiliaire de puéricultrice et déléguée syndicale FO 13.

    Les déboires

    de la privatisation

    « La recherche de profit dans la prise en charge des personnes vulnérables, ça ne fonctionne pas », assure Aurélie De Brie, éducatrice de jeunes enfants ayant pris une pause après un burn-out dans une structure privée. « On se retrouve avec huit enfants et seulement sept repas, c’est vraiment comme ce qui est raconté dans le livre », ajoute Aïcha, faisant référence au livre-enquête Les Ogres de Victor Castanet (Flammarion ; 2024), où il décrit les dérives structurelles du gestionnaire privé People & Baby.

    Pour faire évoluer la situation, les idées fusent parmi les participantes : recenser tous les dysfonctionnements et fermetures de crèche dans des cahiers de doléances, faire une manifestation nationale, communiquer sur TikTok… « On pourrait récupérer toutes les couches usagées de nos crèches et les déposer devant la préfecture », ironise Aurélie.

  • Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    Le vœu pieux d’Olivier Galzi sur la crèche publique de l’hôpital

    « Franchement, vous faites un truc qui sert à rien », finit par lâcher Olivier Galzi, las des relances de son opposition de gauche, lundi soir, en clôture du conseil municipal. Le maire (DVD) était sommé de se positionner quant à une motion portée par le groupe de « La nouvelle Avignon populaire (LFI-PCF) ». Lu par Mathilde Louvain, le vœu plaide pour que la direction de l’hôpital « abandonne tout projet de privatisation ou de délégation au secteur privé de sa structure d’accueil de la petite enfance et que la crèche soit pleinement maintenue dans le giron du service public, avec des moyens humains et financiers pérennes garantissant un accueil optimal pour les enfants ».

    Depuis cet été, personnel et usagers, épaulés par l’intersyndicale CGT-FO-CFDT, sont vent debout contre la possible externalisation de ce service interne à l’hôpital, proposant des horaires adaptés au rythme de travail des agents hospitaliers. Mi-septembre, un vif échange a eu lieu directement dans le bureau du directeur, Pierre Pinzelli. Celui-ci assurait qu’aucune décision sur le mode de gestion n’était prise, mais que la crèche nécessitait de lourds investissements de modernisation « et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins ».

    Ce lundi soir, ils étaient une quinzaine devant l’Hôtel de ville à réaffirmer leur attachement à une crèche publique hospitalière. « Nous partageons l’ensemble des objectifs que vous venez d’énoncer, mais le centre hospitalier est un établissement autonome et, par conséquent, c’est lui qui décide du mode de gestion pour sa crèche », répond Olivier Galzi à Mathilde Louvain.

    La crèche, un atout « d’attractivité médicale »

    Trop court pour l’opposition qui demande au maire, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, de se mouiller davantage. « Au conseil de surveillance, je demande de préserver des places pour le personnel hospitalier avec des horaires élargis et une tarification accessible, développe le maire. Je n’interviens pas dans le mode du choix de gestion. J’ai même envie d’aller plus loin : un mode de gestion publique n’est pas une garantie d’un bon service. » Olivier Galzi assure en parallèle travailler « à des solutions pour proposer des places dans les crèches municipales pas très loin » de l’hôpital.

    Quand David Fournier (PS) rappelle que cette crèche « aide à l’attractivité médicale » ou que Oukacha Rtili (LFI) renvoie le maire à son programme municipal « où vous marquiez votre soutien à l’hôpital public », Olivier Galzi se fait le porte-voix du directeur de l’hôpital : « Son souhait est d’optimiser le coût et le service rendu ». Et de clore le débat. « On a fait le tour, vous verrez bien en conseil de surveillance ».

    La motion a été rejetée par toute la majorité, le RN s’abstenant, seules la gauche avec ses dix voix a voté pour.

    ET AUSSI

    Galzi – Rigault, tensions à la chaîne

    Entre le maire et son opposante RN, la soirée a été piquante. Avant même l’entame des rapports, Anne-Sophie Rigault s’est plainte de ne pas disposer d’un bureau, le seul attribué étant à ses yeux« insalubre », déplorant aussi l’absence de réponses à ses questions en amont des séances ou le détail des votes. « Je ne suis pas sourd d’oreille, vous l’aurez à la Saint-Glinglin », s’agace un peu plus tard Olivier Galzi quand son opposante en remet une couche. Le maire dénoncera aussi« un coup politique qui a entravé l’enquête interne »au sujet du vol de viande à la cuisine centrale, affaire pour laquelle Anne-Sophie Rigault a récemment fait un signalement à la justice. « Vous parlez de vol, or, cela n’a pas été caractérisé à l’inverse de votre nouveau sénateur que l’on peut traiter de voleur », balance Olivier Galzi en référence à la condamnation définitive en 2014 de Thierry D’Aigremont à deux ans de prison avec sursis pour recel de vol. L’élue RN avait un peu plus tôt évoqué la défaite aux sénatoriales d’Anaïs Hausmann, compagne du maire, absente lundi soir.

  • Le Département des Bouches-du-Rhône inaugure deux équipements

    Le Département des Bouches-du-Rhône inaugure deux équipements

    L’établissement a notamment été agrandi, sa performance énergétique améliorée et des îlots de fraîcheur aménagés. Le Département a consacré 59 500 euros à cette réhabilitation, soit « 70% du montant total ». Martine Vassal s’est ensuite rendue dans le village de Maussane-les-Alpilles pour inaugurer le parc Benjamin-Priaulet, où des chemins et des équipements de loisirs ont été créés et renouvelés. Le Département a financé cet aménagement à hauteur de 150 000 euros, soit la moitié du coût des travaux.

  • Des manifestations un peu partout dans la Région

    Des manifestations un peu partout dans la Région

    Depuis 2 heures du matin à FOS

    « L’Union européenne coule nos bateaux et Paris regarde ». Depuis 2h du matin, des pêcheurs professionnels venus d’Occitanie et des Bouches-du-Rhône bloquent le dépôt pétrolier de Fos pour dénoncer l’impossibilité de travailler avec les prix du carburant actuel. En outre, ils dénoncent une réglementation en constante évolution et trop contraignante.

    Ils demandent à rencontrer le préfet de région et la Dirmed.

    De 8h à 10 heures à la Seyne-sur-Mer

    Un tiers des employés de l’IME Folke Bernadotte de la Croix-Rouge française à la Seyne-sur-Mer ( 21 sur 60 employés, un chiffre record pour la structure) ont répondu à l’appel de la CGT et se sont mobilisés devant leur établissement pour une débrayage de deux heures, de 8h à 10h, afin de réclamer une hausse de leurs salaires. « La dernière fois que la Croix-Rouge a augmenté la valeur du point, en 2022, elle est passée de 4,48 à 4,61 euros, donc des broutilles. On aimerait simplement un salaire à la hauteur de nos responsabilités, de nos missions, pour vivre décemment », résume Loïc Perez, délégué du personnel et représentant CSE.

    10h à Fos

    L’évacuation se termine. Plusieurs pêcheurs échangent sur la possibilité de revenir demain.

    10h37 à Marseille devant la faculté Saint-Charles

    Les personnels de la recherche se rassemblent devant la faculté Saint-Charles, à Marseille, à l’occasion de la rentrée du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). À l’appel du SNTRS-CGT, du SneSup FSU, de la CFDT, Sud Solidaires, ils dénoncent des budgets jugés insuffisants pour les organismes de recherche, le gel des salaires dans la fonction publique, ainsi que le projet de rapprochement entre l’Institut recherche et développement et le CNRS.
    Ils prendront la direction de la Porte d’Aix dans quelques minutes.

    Mais aussi, devant la direction des services de l’éducation nationale

    Avant la manifestation qui doit partir à 11h de la Porte d’Aix, un rassemblement se tient devant la direction des services de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône à Marseille. À l’appel de la CGT Éduc’action, on y retrouve des militants de l’UD CGT 13 mais aussi d’autres syndicats. Les facteurs de la plateforme des Docks sont aussi de la partie.

    Depuis 10 heures, rassemblement à Gap devant ENEDIS

    Une soixantaine de salariés des industries électriques et gazières (IEG) sont réunies depuis 10h devant Enedis à Gap à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC). Ils dénoncent le projet de réduction du tarif agent dont ils bénéficient, la dégradation des conditions de travail et le montant des dividendes aux actionnaires.

    Les étudiants partent de Saint-Charles vers la porte d’Aix

    L’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante qui protestent contre « la suppression des APL pour 200 000 étudiants » et s’oppose à la « mise en place des frais d’inscription racistes pour exclure les étudiants étrangers », dénonce-t-elle avant de s’élancer direction de la Porte d’Aix.

    « Du fric, du fric, pour nos services publics, pas pour l’armée ni pour les flics ». A Marseille le cortège de l’intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et l’Union Étudiante parti de la fac Saint-Charles descend la canebière en direction de la Porte d’Aix. Dans la rue des passants applaudissent sur leur passage.

    11 h à Avignon

    Rassemblement pour la sauvegarde de la crèche du Centre Hospitalier d’Avignon

    Devant la Préfecture de Vaucluse

    Journée de grève et de mobilisation dans les Industries Électriques et Gazières pour la défense du statut, des conquis sociaux et du service public. Plus de 200 manifestants CGT des I.E.G rassemblés devant la Préfecture de Vaucluse ce matin.

    Et aussi les étudiants :

    A Avignon, à l’appel de l’union étudiante, une manifestation est partie depuis le campus du centre ville à destination de la cité administrative. Parmi les revendications, le refus de la possible suppression des APL, « qui touchent 60% » des étudiants.

    Les salariés de Storengy sont mobilisés depuis ce matin devant le site de Géométhane, à Manosque.

    L’objectif de la mobilisation est de « faire en sorte que la journée soit morte », à l’appel de la CGT et de FO. Les entreprises extérieures sont empêchées d’accéder au site. Des délégations seront reçues à Bercy à 15h. La suite de la mobilisation sera décidée en fonction des réponses apportées par Bercy. L’intersyndicale se rencontrera demain matin pour fixer un calendrier pour Storengy. L’entreprise de stockage souterrain de gaz naturel compte 66% de grévistes au niveau national.

    Var et Vaucluse côte à côte pour défendre la santé

    Pour la manifestation régionale des travailleurs de la santé et de l’action à Marseille, les soignants du Var comme du Vaucluse sont côte à côte.

    11h30 Convergence des luttes vers la Préfecture

    La manifestation de la santé est partie de la porte d’Aix à Marseille en direction de la préfecture pour rejoindre les agents de l’énergie. Des soignants de toute la région ont fait le déplacement et plusieurs autres professions sont aussi dans la rue comme les chercheurs de l’enseignement supérieur ou encore des agents des organismes sociaux.

    À la centrale combiné gaz EDF de Martigues, la grève démarrée dans la nuit a entraîné la mise à l’arrêt d’une des deux turbines, l’autre étant en panne.

    « Nous nous battons autant pour notre statut d’agent des Industries électriques et gazières (IEG) que pour les tarifs des usagers » affirme Stéphanie Villeton, secrétaire du syndicat CGT de la centrale. En cause, la remise en question du tarif de l’électricité pour les agents, pointé du doigt par la Cour des comptes. « Certains nous mettent en opposition, alors que nous défendons le service public « insiste la syndicaliste. « On ne le dit jamais, mais le tarif agent est soumis a déclaration et à l’impôt comme un avantage en nature « indique-t-elle.

    Mais à Martigues, l’avenir du site inquiète également les agents. « Nous n’avons jamais eu de réponse tranchée « resitue Stéphanie Villeton, « on nous dit qu’on aura toujours besoin de nous, mais en même temps qu’il n’y a pas de certitude après 2030-2031 et que c’est à ce moment là que la question se posera pour un fonctionnement éventuellement jusqu’en 2040 » conclut la responsable.

    12h30 Tous devant la préfecture à Marseille

    L’Union départementale CGT 13 annonce 5000 participants à la mobilisation du jour, la préfecture de police en décompte 900.

    Dans le Var, à Fréjus et à Toulon, plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés jusqu’à 15h sur les sites d’Enedis et EDF.

    Pour protester contre la remise en cause des statuts et notamment des tarifications spéciales dont bénéficient les agents plusieurs centaines de salariés se sont mobilisés. Mais pour Filipo Signorino Gelo, animateur de la coordination des retraités CGT d’EDF, le mobile de la colère n’incarne que les prémices d’une situation beaucoup plus large et latente : «Depuis que je suis rentré à EDF, les attaques sont perpétuelles, elles reviennent toujours en boucle, toujours envers le statut. On a eu l’attaque sur notre régime spécial de retraite, il se prépare aussi une attaque sur notre régime spécial de sécurité sociale. Il faut bien comprendre que l’attaque, n’est pas simplement, comme on essaie de le faire, contre le tarif préférentiel, mais contre un statut, un modèle social.»

  • À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    Si quelques membres de la CGT Santé se rendent bien à Marseille, ce mardi 15 septembre, afin de participer à la manifestation régionale, une mobilisation est également prévue dès 9h30 devant le bâtiment administratif. Les syndicats dénoncent un projet « d’externalisation de la crèche intrahospitalière ».

    Dans des courriers distincts, la CGT et FO, qui citent également la CFDT, appellent à maintenir la crèche entre les murs de l’établissement. « Sous des prétextes non avérés, le directeur du CH d’Avignon veut externaliser ce service essentiel aux professionnels de santé hospitaliers », regrette la CGT. Le syndicat a également adressé une lettre au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également président du conseil de surveillance. Celui-ci n’a, pour l’heure, pas répondu, selon la CGT. « Cette crèche dispose d’horaires élargis qui permettent aux professionnels de notre établissement de lier les impératifs de leurs métiers et les nécessités familiales », abonde dans un communiqué le syndicat FO de l’hôpital. Une pétition contre ce projet a récolté plus de 2 000 signatures.

    Pas de financements

    « On se farcit les couches toute la nuit, c’est pas pour qu’on nous embête en plus la journée », abonde Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Une action symbolique doit être menée afin d’illustrer ces inquiétudes.

    Contacté par La Marseillaise, le directeur, Pierre Pinzelli, assure « qu’à ce stade, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités futures d’organisation ou le lieu d’implantation de la crèche, si ce n’est d’avoir acté le maintien durable et la modernisation de la crèche des agents du centre hospitalier d’Avignon ». Il précise toutefois que le bâtiment actuel « ne répond plus à tous les besoins (structure vieillissante, mise aux normes nécessitant des travaux estimés à plus d’un million d’euros) et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins. »

  • Laïcité : face à l’extrême droite, l’État semble avoir capitulé

    Laïcité : face à l’extrême droite, l’État semble avoir capitulé

    Qu’il semble loin le temps où l’État endossait son rôle de défenseur de la laïcité. Avec les arrivées au pouvoir de Robert Ménard à Béziers et de Julien Sanchez à Beaucaire en 2014, la loi de 1905 qui consacre la séparation des Églises et de l’État a vite été piétinée par l’extrême droite. Laquelle se sert de la religion catholique comme un outil idéologique d’exclusion et de repli identitaire.

    Les premières années, même si elles avaient parfois besoin d’être alertées par les associations, les préfectures du Gard et de l’Hérault contre-attaquaient face à l’installation en mairie de crèches de la nativité. Avec succès d’ailleurs, le prosélytisme des maires d’extrême droite ayant été sanctionné à maintes reprises. Et puis, plus rien ou presque.

    Dans l’Hérault, pas un préfet n’a jugé utile d’engager de recours contre la crèche illégale de Robert Ménard depuis le 8 décembre 2017. Même tendance dans le Gard quand bien même 2022 a fait figure d’exception sous la pression associative. Voilà bientôt une décennie que si la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ou la Libre Pensée n’agissaient pas régulièrement contre cette violation manifeste d’un principe essentiel de la République française, personne ne trouverait à y redire.

    La préfète dans son droit

    Ce mutisme devenu la norme représente, face à la transgression de la loi de 1905, une forme de renonciation de la part de l’État. On peut même aller plus loin. Et voir dans la présence régulière des préfets à la messe d’ouverture de la Feria de Béziers (en rien une « tradition » puisqu’elle a été inventée par Robert Ménard en 2014 avec la procession de la Vierge), un signe d’approbation.

    Au cours de l’édition 2026 de la Feria, le discours trumpiste de Robert Ménard en a scandalisé plus d’un. Mais il n’a suscité aucune réaction de la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, alors même que l’image des femmes et des valeurs républicaines telles que la fraternité ont été malmenées par l’édile d’extrême droite.

    Rappelant que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » (article 2 de la loi de 1905 sur la laïcité), la Libre Pensée a écrit à la préfète pour lui demander deux précisions. Premièrement : le financement municipal du char de la Vierge, emblème religieux par excellence, ne constitue-t-il pas une violation manifeste de la loi ? Deuxièmement : la présence à une cérémonie religieuse d’élus municipaux ceints de leurs écharpes tricolores ainsi que de Chantal Mauchet elle-même en sa qualité de préfète, n’est-elle pas une autre entorse au principe de laïcité ?

    À la première question, la préfecture de l’Hérault donne sa lecture de la jurisprudence. À savoir que « la seule représentation d’un symbole appartenant à une tradition religieuse ne permet pas, à elle seule, de qualifier la dépense de subvention cultuelle. Une telle appréciation suppose d’examiner la destination de l’œuvre ou de l’équipement, son contexte d’utilisation, sa fonction au sein de la manifestation, ainsi que ses éventuelles dimensions artistique, culturelle, patrimoniale ou festive. » Ce à quoi la Libre Pensée s’étonne. « Il nous semble difficilement contestable qu’une représentation de la Vierge Marie dans le cadre d’une procession un 15 août intitulée “défilé de la Vierge” puisse avoir le moindre caractère culturel indépendant du culte de la Sainte Vierge. »

    Sur le fait que les élus sont soumis à « une forme de réserve lorsqu’ils représentent la collectivité publique » (article L. 1111-13 du Code général des collectivités territoriales, CGCT) ou que l’usage de l’écharpe tricolore se limite aux « cérémonies publiques », (…) « fonctions d’officier d’état civil et d’officier de police judiciaire » (article D. 2122-4 du CGCT), Chantal Mauchet précise. « La présence d’un maire à une cérémonie religieuse ne saurait être regardée comme constituant une méconnaissance du principe de laïcité. Dans le contexte d’une fête locale, cette présence peut relever des fonctions de représentation de l’élu et de sa participation à la vie institutionnelle, culturelle et traditionnelle de la commune. »

    Même raisonnement pour les préfets. « Il convient de distinguer la présence institutionnelle à une cérémonie cultuelle de l’accomplissement personnel d’actes relevant du culte : la présence d’un représentant de l’État à une messe ne permet pas de caractériser une méconnaissance du principe de neutralité ». Interrogée par La Marseillaise, la préfecture ajoute que le préfet « n’a pas une interdiction absolue de participer à des offices religieux dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, dès lors qu’il s’abstient d’y participer activement ».

    La Libre Pensée, elle, déplore « l’absence de mesure qui encadre strictement la participation des préfets » aux cérémonies religieuses. Quoi qu’il en soit, les préfets sont désormais plus enclins à assister à la messe d’une fête populaire qu’à attaquer une crèche religieuse en mairie reconnue maintes fois illégale.

  • La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    Loi SRU : la Ville sur

    la bonne voie

    Dans le cadre du contrat de mixité sociale conclu entre Toulon et la préfecture (en attente de renouvellement pour 2026-2028), visant à mettre davantage de foncier bâti à disposition des bailleurs sociaux pour créer des logements, la mairie poursuit ses efforts. Le conseil municipal a voté (le RN s’est abstenu) une participation de la Ville d’un montant total de 650 000 euros dans la création de 49 nouveaux logements sociaux : 11 via l’office public Toulon Habitat, 28 via Var Habitat et 10 par l’établissement social d’habitat Unicil. « Nous sommes passés de 2,9 à 1,6 million d’euros de pénalités SRU, nous avons espoir de sortir de la carence d’ici la fin de l’année », a déclaré la maire (SE), Josée Massi.

    Convention logement pour les saisonniers

    Une nouvelle convention, couvrant la période 2026-2029, a été votée pour favoriser le logement des saisonniers. Elle prévoit la mise à disposition de 30 logements, en vertu du bilan de la précédente convention signée en 2021. Des discussions sont en cours avec le Crous pour y ajouter des logements étudiants vacants pendant l’été.

    Le projet de maison

    de santé débattu

    Le conseil a voté un mandat à la centrale d’achats Centralis, dans le cadre de l’installation d’un bâtiment modulaire pour la maison de santé prévue dans le quartier Claret. Le coût prévisionnel s’élève à 900 000 euros. Le RN, bien que favorable au projet, s’est abstenu, trouvant le projet « un peu faible par rapport à l’ambition », considérant par la voix d’Amaury Navarranne que « l’enveloppe [allait] être dépassée ». « Il s’agit d’un coût prévisionnel, a rappelé Josée Massi. Pour un bâtiment en dur, il faudrait des années : 18 mois pour un marché, plus le temps des travaux. On a choisi cette formule pour l’urgence. »

    Josée Massi défend

    son bilan sur les crèches

    Face aux soupçons du RN liés aux conditions d’attribution des places en crèche, Josée Massi en a rappelé les modalités (âge, date d’entrée, temps d’accueil, situation sociale, regroupement des fratries, quotas militaires…). Attaquée sur la destruction de la crèche Saint-Jacques en 2023, la maire a rappelé que les propositions formulées pour la sauver avaient été refusées par la direction et que, depuis, 173 nouvelles places avaient été, ou allaient être créées, et qu’il restait « des places disponibles dans toutes les crèches de la ville ».

    Le conseil a voté une demande de soutien de 1,786 million d’euros à la CAF pour la création de la crèche de la Barre.

  • À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    « C’est un gros soulagement » pour le maire (PCF) de Port-de-Bouc Laurent Belsola, après que sa colistière Naïma El Ghazzar ait proposé au conseil municipal de mardi soir d’autoriser l’ouverture d’une crèche privée de 35 places en septembre aux Aigues douces.

    Cette nouvelle structure, multi-accueil collectif pour enfants de moins de trois ans baptisé « Boubou and Co », comblera ainsi les besoins laissés en plan par l’ancienne crèche du sud, dont les locaux seront réutilisés. Un sujet qui fait également écho à l’annonce du transfert de la halte-garderie Odette Menot à la crèche publique Rambaldi en septembre, faute d’inscriptions.

    « Lorsqu’on nous a annoncé la fermeture de la crèche du sud, en décembre 2025, ça a été un drame de recevoir les familles. Le service éducation a été exemplaire et a trouvé des solutions en très peu de temps » retrace Laurent Belsola.

    « Nous adaptons

    le service public »

    C’est justement cette fermeture, l’hiver dernier, qui a conduit la majorité en place à « mener une réflexion sur la petite enfance et les modes de garde » selon le maire. « Il est important de s’adapter aux modes de garde des enfants. Nous adaptons le service public, qui doit répondre au plus grand nombre. C’est pour ça que nous avons décidé de transférer la halte-garderie Odette Menot, qui ne fait pas les repas, à la crèche Rambaldi » développe Laurent Belsola.

    C’est aussi pour l’édile une « question de mixité sociale, car toutes les familles qui déposaient leurs enfants à la halte Menot venaient de toute la ville, et souvent allaient ensuite au centre social ». La réciproque s’observera avec la prise en charge des enfants de la Presqu’île dans le quartier de Saint-Jean.

  • À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    La décision est tombée mardi soir : la crèche Les p’tits Babadins sera fermée pendant au moins trois mois, après que l’ensemble de ses salariés se soit mis en arrêt maladie sur fond de « management toxique ». L’une des salariées a elle été licenciée suite à une grève organisée en avril. 15 familles se retrouvent ainsi du jour au lendemain sans aucun mode de garde pour leurs enfants. « La réponse à la grève a été des sanctions, un licenciement et encore plus de toxicité dans le management », affirment les parents des enfants inscrits. « Les salariées sont encore en dépression, elles ne peuvent plus sortir de leur lit, elles pleurent tous les jours », décrit Audrey Marchal, mère d’un enfant gardé aux p’tits Babadins. Le nouveau directeur, arrivé il y a un mois, est lui aussi en arrêt maladie. « Il ne dort pas la nuit à cause du stress, il travaillait 50 heures par semaine », expliquent les parents. « Même les prestataires de musique ne viennent plus car ils n’étaient plus payés. Les prestations de ménage ont cessé. »

    Interrogée par un parent, la directrice d’exploitation a répondu ne « pas être en mesure de s’engager sur une réouverture à la rentrée ». Les parents ont du mal à trouver une solution pour faire garder leurs enfants, alors que les listes d’attente sont longues et que « les trois crèches municipales sont déjà pleines ». « Je m’arrange avec mon mari qui a pris des congés, mais je crains que l’un de nous perde son travail », témoigne une maman. Certains enfants font des terreurs nocturnes depuis la fermeture de la crèche. « Mon fils m’a dit qu’il pouvait se garder tout seul », rapporte Maëlia Paumard. Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations. Le groupe d’opposition de gauche Demain Sisteron ! alertera de la situation au prochain conseil municipal.