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  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • [Entretien] Christian Bosq : « Les traminots se sont battus avec détermination »

    [Entretien] Christian Bosq : « Les traminots se sont battus avec détermination »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

    Christian Bosq : C’était un moment important de ma vie personnelle puisque 46 jours de grève, on n’en sort pas indemne. Je voulais surtout remercier tous les gens qui se sont mobilisés. Il faut quand même rappeler que les traminots se sont battus pendant 46 jours avec force et détermination et que ce conflit social a pris une dimension nationale. Tout le peuple français s’est reconnu dans la défense du service public. Enfin, c’était aussi un moyen de remémorer les problèmes de transport à Marseille. Pour moi, on a toujours 50 ans de retard.

    Quelle leçon avez-vous tirée de ce conflit ?

    C.B. : La leçon que j’en tire, c’est que rien n’est impossible quand le combat est juste et que les salariés ont décidé de se battre. La grève est arrivée après un an de discussion. On a eu tout le monde contre nous, mais la détermination des travailleurs a eu raison du privé, car ce tramway tout neuf devait être donné à une filiale de Veolia.

    Cet épisode de votre vie a-t-il nourri votre mandat municipal (2020-2026) ?

    C.B. : Quelque part, oui. Même si, quand j’ai rejoint le Printemps marseillais, être délégué aux transports n’a pas été possible pour moi. J’ai eu une autre délégation, mais je regardais et je regarde toujours attentivement ce qu’il se passe à ce niveau-là. Aujourd’hui, j’aimerais justement que mon livre soit déclencheur de quelque chose.

    « Marseille – Le Tramway de la discorde », Christian Bosq, Éditions Maïa, 21 euros.

  • Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Face aux militants communistes installés à la sortie de la station essence Total du boulevard André-Barnier, dans le 15e arrondissement de Marseille, les automobilistes s’arrêtent volontiers pour recevoir les tracts, lèvent le pouce en signe de soutien. Alors que les adhérents du PCF entrent ce vendredi soir dans leurs congrès de section, dans le cadre du 40e congrès du parti, les militants des quartiers Nord ont tenu à lancer une action sur le terrain, face à la flambée du prix des carburants, avant d’entrer dans les débats internes.

    « Nous faisons un congrès qui se prépare dans la vie, un congrès dans la vie avant de fixer nos orientations », sourit Mireille Chessa, membre du bureau de la section du 15e arrondissement son autocollant rouge bien en évidence, tracts à la main pour appeler à la nationalisation de Total. « Nous avons voulu connecter notre congrès avec la nécessité de mener le rapport de force sur le terrain, de mener des actions populaires, précise-t-elle. Le rassemblement ne peut se faire qu’autour d’objectifs comme celui-là, s’il n’est qu’une incantation, ça ne marche pas ! » Derrière, la file de voitures qui attendent de faire le plein gagne jusqu’au boulevard. « Nous avons bien choisi la station, sourit-elle. C’est un peu moins cher qu’ailleurs, donc il y a plus de monde. »

    Week-end de débats

    En face, le discours est bien accueilli. « Avec la guerre, ils nous ont habitués aux prix, merci Macron hein ! ironise un conducteur. Et ils sont où, les gilets jaunes ? » Il voudrait rester discuter, mais déjà d’autres véhicules veulent sortir de la station. « Tu vois la différence entre une action populaire et une action populiste ! Ils nous disent de continuer, nous sommes les seuls à faire ce genre d’initiatives. Les gens veulent que ça change maintenant. Des années qu’on n’a pas eu d’augmentations de salaires, et ils nous prennent un pognon fou avec le carburant ! », partage l’ancienne responsable syndicale. Un autre conducteur interpelle les militants sur la présidentielle, refusant de prendre le tract. « Souvent les gens dans les cités nous disent qu’on nous voit que pour les élections, explique Dominique Rieffel, enseignante en lycée professionnel retraitée. C’est bien qu’ils nous voient ici. Il y a encore des personnes qui ne nous connaissent pas, nous ne sommes pas assez visibles encore. » À côté d’elle sa camarade abonde : « Il faut mener des initiatives de terrain, sinon, comment tu mènes le rapport de force ? Nous courons toujours après les voix que François Hollande a perdues. Pour les ramener, il faut les ramener sur des propositions de gauche. » Même si elle se réjouit des bons scores de la gauche à Marseille, lors des municipales.

    De quoi nourrir le débat qui, dans sa section, se tient ce samedi, mais doit durer tout le week-end pour toutes les sections du PCF, dont quarante pour les Bouches-du-Rhône. Un week-end lors duquel les communistes amenderont la base commune du conseil national choisie par 61% des militants, et 74% des adhérents dans le département, pour mieux l’améliorer, mais renouvelleront aussi leurs exécutifs de section. « Nous avons déjà des propositions d’amendements qui sont arrivées, que nous allons discuter demain, qui vont dans le sens du renforcement, ou portent sur les questions internationales », expliquent les militants.

    Avant que leurs propositions ne soient examinées lors des congrès départementaux les 20 et 21 juin, puis lors du congrès national à Lille du 3 au 5 juillet.

  • [Droits des étrangers] À Toulon, on réclame le simple respect du droit

    [Droits des étrangers] À Toulon, on réclame le simple respect du droit

    Le premier obstacle étant le passage obligé par la plateforme numérique, que le collectif appelle le mur numérique tant il est pour beaucoup difficilement franchissable. Avec au final pour beaucoup des délais légaux d’instruction qui ne sont absolument pas respectés. Ce qui engendre pour les personnes des droits sociaux brutalement coupés, la perte du contrat de travail ou de son inscription à France Travail. « Il y a 60 000 étrangers dans le Var qui sont ou vont être confrontés à un moment ou un autre de leur parcours à ce type de sanction », dénonce Olivier Duluc, écrivain public dans l’accès aux droits. « Je reçois tous les jours des gens qui à cause de cela ne peuvent pas renouveler leur contrat de travail, dans le meilleur des cas », ajoute Jean-Pierre Kaspereck (CGT). Et de poursuivre : « Dans le pire des cas, ils sont exploités honteusement parce qu’ils n’ont pas de papiers. Parfois même sans être payés. »

    Autour de la table chacun y va de son témoignage, tous plus invraisemblables et choquant les uns que les autres.

    Thomas Boudier (AIDES), raconte l’histoire de cette femme, dominicaine, âgée de 65 ans qui est séropositive au VIH, en demande de titre de séjour. « Elle vient de le recevoir après avoir attendu dix mois. Mais comme il est d’un an seulement : il expire dans deux mois à peine. Et comme on ne guérit pas du VIH, elle va devoir le renouveler perpétuellement. » Ou encore le parcours de cette jeune artiste lesbienne camerounaise, qui faisait de la musique sur sa sexualité. À la fois donc « un peu réfugiée politique » et séropositive au VIH, elle adresse en parallèle une deuxième demande au titre d’étranger malade.

    Résultat, son dossier est bloqué, sous prétexte qu’il ne serait pas possible de faire deux demandes à la fois. Une affirmation qui vient d’être démentie le 5 mai par le Conseil d’État. « Ce qu’on réclame c’est juste l’application de la loi, c’est un minimum », conclut Guy Cochennec du Collectif Migrants. Ce n’est pas le représentant de l’État dans le Var qui pourra sur ce point le contredire.

  • Des « intimidations » sur des militants CGT agitent le conseil municipal de Gardanne

    Des « intimidations » sur des militants CGT agitent le conseil municipal de Gardanne

    Ce mardi soir de conseil, à l’appel de la CGT des Territoriaux, une soixantaine de syndicalistes et leurs soutiens, dont le PCF, se sont rassemblés sur le parvis de la mairie. En toile de fond de cette action, des attaques « répétées sur des syndicalistes », depuis l’année 2021, explique la CGT des Territoriaux. Plus précisément, « on a fait cet appel à la suite de multiples intimidations à l’encontre de responsables syndicaux. La dernière en date : une camarade bousculée sur le marché de Gardanne par un autre agent. On demande à la Ville de réagir », détaille Serge Cremonesi, secrétaire général de la CGT des Territoriaux.

    « Soyons neutres ! »

    Le sujet s’est rapidement invité au cours de la séance de ce mardi. « Une telle situation soulève des interrogations légitimes et un profond malaise (…) nous appelons la majorité municipale à faire la lumière sur cette situation, à garantir la protection des agents concernés », signale Johanne Guidini-Souche (DVG). À ce sujet, le maire, Hervé Granier (LR), assure « qu’une enquête administrative va bien évidemment être menée, la collectivité respectera ses devoirs. La lumière sera faite pour faire en sorte qu’on puisse trouver des solutions. » Le débat ne s’arrête pas là. Après diverses délibérations, le sujet revient, lorsqu’à l’ordre du jour apparaît la création de deux postes de gardes champêtres. « Il nous semble qu’un des agents est donc visé par une enquête. Il y a un doute raisonnable sur la capacité de cette personne à garder son sang-froid », relance Johanne Guidini-Souche. « C’est fort de café de prévoir de dire de tels propos, ça me choque. Je le répète, ces agents partiront en formation », s’indigne le maire. « J’ai du mal à vous entendre juger avant que l’enquête administrative soit passée (…) Derrière chaque individu, il y a des familles », lance Laurence Langlet (RN). « Je corrobore, répond le maire. C’est difficilement entendable pour l’agent, pour sa famille et les habitants qui connaissent l’agent. » Pour Jean-Marc La Piana, « avant de penser promotion, peut-être qu’il serait intéressant de voir la fin de l’enquête administrative ». « Soyons neutres ! Manifestement, tout le monde ne l’est pas », tranche le maire. Sandrine Zunino, élue aux finances, rappelle « qu’un processus administratif [pour ce poste, Ndlr] a été engagé bien avant cet incident-là ». L’opposition de gauche s’abstiendra sur cette délibération.

  • Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Élus, militants et sympathisants
    ont rempli la salle des fêtes municipale et ont été chaleureusement accueillis par le maire, Paul Sabatino.

  • La CGT rassemblée derrière Sophie Binet

    La CGT rassemblée derrière Sophie Binet

    J’ai une très mauvaise nouvelle pour Patrick Martin et Sébastien Lecornu : nous sommes en pleine forme, nous sommes rassemblés ! ». Tout juste réélue comme secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a chauffé à blanc les plus de 1 000 militants qui étaient réunis ce vendredi à Tours pour la conclusion du 54e congrès de l’organisation.

    Sous un tonnerre d’applaudissements et devant un parterre de drapeaux rouges, la syndicaliste a renvoyé l’image d’une CGT renforcée à l’issue de 5 jours de débats. « Ensemble nous avons participé à un congrès qui fera date. La CGT est debout, rassemblée, déterminée », martèle-t-elle lors d’un discours de clôture enflammé. Élue en 2023 au terme d’un 53e congrès pour le moins houleux et marqué par de fortes dissensions, Sophie Binet avait un « mandat de rassemblement » et entend bien faire savoir que l’objectif est atteint : « Ce n’était pas un mandat comme les autres mais le travail que nous avons conduit nous a permis de rassembler l’organisation ». Elle cite le vote sur le bilan d’activités, jauge d’appréciation du travail de la direction sortante, qui a été « voté à 82% ». « C’est la première fois qu’on atteint ce niveau de vote depuis 2013 », développe-t-elle en conférence de presse dans la foulée de son discours.

    Forte d’une stratégie pour les années à venir également largement validée par les congressistes (75% de votes favorables), Sophie Binet a envoyé une série de messages à l’égard des ennemis du monde du travail. Elle tacle « tous les rats qui veulent nous museler » et prévient : « Nous avons décidé d’un plan de bataille clair, nous avons adopté des orientations fortes. […] Ce congrès restera historique par ses décisions ».

    Des « enjeux structurels » entérinés

    En effet, les congressistes se sont accordés sur plusieurs « enjeux structurels » pour l’organisation. « On s’est doté d’un outil opérationnel pour lutter contre les déserts syndicaux avec les syndicats professionnels de territoire. Et d’une stratégie vers les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise (Ictam) pour progresser dans les entreprises du CAC 40 où l’on a un défi d’implantation », rappelle Sophie Binet, citant également « la construction de notre maison commune avec la FSU ». Si elle regrette tout de même des « petits rebondissements » lors du congrès, avec un envahissement de la tribune et des discussions parfois vives, l’essentiel n’est pas là pour la secrétaire générale. Elle loue « un congrès historique car il était profondément politique ». La syndicaliste revient évidemment sur « l’internationale ouvrière contre l’extrême droite » impulsée par la CGT via un meeting rassemblant « 109 syndicalistes venus de 71 pays différents ». Et dans la même veine, les prises de position contre l’extrême droite en France à moins d’un an des élections présidentielles (lire nos articles du 02/06 et 03/06). « On ne gagne pas contre l’extrême droite sans perspectives sociales. La recette du Front Populaire dont on fête les 90 ans c’est unité, mobilisation, alternative sociale. Voilà ce qu’il faut mettre à l’ordre du jour », tempête Sophie Binet. Laquelle entend bien que son organisation « se mêle des présidentielles » : « Nous avons fait de la défense de la sécurité sociale et des services publics une bataille stratégique pour les années qui viennent, notamment dans le cadre du débat présidentiel ». Une bataille peut-être victorieuse grâce à l’envie de « mieux coordonner nos luttes ».

    Autre grande victoire : « L’annexion à nos statuts de notre cadre commun d’action contre les violences sexistes et sexuelles ». Une décision bien plus que symbolique puisqu’elle concrétise « le féminisme de lutte des classes de la CGT » pour Sophie Binet. « Le deuxième message politique de notre congrès est sur l’égalité femmes-hommes », insiste-t-elle. De quoi lui faire hausser le ton : « Ce sont de mauvaises nouvelles pour ceux qui rêvent d’une CGT affaiblie. Nous avons mangé du lion ». Le patronat n’a qu’à bien se tenir.

    « Ce congrès restera historique par ses décisions »

  • Début de débats vigoureux sur les orientations de la GCT

    Début de débats vigoureux sur les orientations de la GCT

    De notre envoyé spécial, Amaury Baqué

    Entrée dans le dur des débats pour les congressistes du 54e congrès de la CGT, à Tours, ce mercredi. C’est le document d’orientation, qui doit définir les stratégies de l’organisation pour les trois années à venir, qui était mis sur la table.

    Le thème 1, « Nous organiser pour nous renforcer : faire des questions d’organisation une priorité », a été discuté toute la matinée avec plusieurs dossiers chauds au programme. Notamment s’attaquer aux « syndiqués isolés », des militants n’ayant pas les moyens de créer un syndicat dans leur entreprise. C’est ce sujet qui a concentré les interventions des congressistes, notamment avec la question de la « création de syndicats professionnels de territoire », une structure déjà utilisée à certains niveaux de la CGT, mais pas encore officiellement entérinée, et justement prévue dans ce document d’orientation. Ces syndicats professionnels territoriaux doivent « permettre aux syndiqués isolés de se regrouper par profession dans un territoire », résume Sandrine Mourey.

    « Il est important de rester ancré dans les boîtes, on ne veut pas d’une méga structure éloignée du terrain », juge pour sa part Patrick Rispal, pour la CGT RATP, qui plaide plutôt pour « un syndicat, une entreprise ». Carine Didia, travailleuse de la propreté dans les Bouches-du-Rhône et rattachée à la Fédération Ports et Docks, lui répond indirectement : « Notre force repose sur la coopération entre syndicats du client [en l’occurrence le port de Marseille Ndlr] et ceux de la propreté. Nous poursuivons la création de syndicats professionnels, cette proximité avec les travailleurs nous permet d’être la première organisation syndicale de la branche. »

    Vient ensuite le bras de fer autour des amendements, par exemple sur la question de l’intégration des ICTAMS (Ingénieurs, cadres techniciens et agents de maîtrise), le document d’orientation établissant la volonté de développer la CGT auprès de ces travailleurs. « On doit organiser et s’adresser aux Ictam, pour parler à tout le salariat », explique Sandrine Mourey pour la confédération.

    Le vote sur le thème 2 reporté

    Les congressistes approuvent majoritairement l’ensemble des propositions de la commission des amendements. Le préambule et le thème 1 sont d’ailleurs largement adoptés avec 74,6% des voix.

    Le thème 2, « Transformation du travail : quelles réponses syndicales pour peser », provoque aussi des interventions vigoureuses. Le développement de la prise en compte du « Nouveau statut du travail salarié (NSTS) » et donc d’une sécurité sociale professionnelle – deux thématiques travaillées de longue date par la confédération – n’est pas sans susciter des interrogations chez certains délégués. Des questionnements au regard d’une potentielle concurrence de ces concepts avec un autre cher à l’histoire de la CGT : celui du 100% Sécurité sociale.

    Patrizia Benezit, pour la fédération de la Santé et Action sociale de la Haute-Loire, tempête : « La place de la Sécurité sociale dans le document d’orientation n’est pas à la hauteur des enjeux. Le 100% Sécu, il faut en faire une priorité. » « Il n’y a pas d’opposition entre sécurité sociale professionnelle et NSTS, et pas d’opposition avec la Sécurité sociale, il faut déminer les appréhensions des camarades, ce sont deux concepts qui se complètent », rassure Boris Plazzi, secrétaire confédéral sortant.

    Reste que Sandrine Nosengo, des organismes sociaux, propose un amendement remplaçant carrément les notions de NSTS et de sécurité sociale professionnelle par le 100% Sécurité sociale uniquement. En clair, supprimer les deux premiers concepts au profit du troisième. Et, à l’inverse du thème 1, Cette fois, la commission des amendements, qui proposait un maintien du texte initial et le rejet dudit amendement, est mise en minorité, d’une courte tête. De quoi creuser la dualité entre sécurité sociale professionnelle et 100% Sécu ?

    Cela provoque tant de débats que les votes sur le deuxième thème sont décalés au lendemain. « Une nouvelle rédaction va être présentée, il faut plus de pédagogie sur ces deux concepts », rassure Boris Plazzi. De quoi animer les débats pour la suite de l’examen.

  • À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    « Ici, nous refusons de nous résigner. » Jean-Frédéric Déjean, le secrétaire de la section d’Arles du PCF, donne le ton de la ferrade devant le parterre de la Manade des Chanoines, samedi matin.

    Particulièrement pour « soutenir le peuple palestinien » et affirmer « la solidarité des communistes » à l’égard des militants de la flottille ayant fait face « à la violence des autorités israéliennes », selon le responsable. Autre soutien, celui à « Cuba qui subit un blocus économique illégal des États-Unis » mais dont « le peuple continue de résister avec dignité ». Le PCF a d’ailleurs remis un chèque de 300 euros à l’association Cuba coopération France.

    « Venir ici, c’est résister »

    La solidarité internationale vient en face à « un monde en feu aux mains du capital et des fascistes », décrit par Gaël Zaafour, du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Alors, « venir ici est un acte de résistance », pour le responsable communiste, qui ne manque pas de saluer les « six adhésions parmi les colistiers et élus » de la liste Mieux vivre Port-Saint-Louis. « Un camarade disait que le PCF a toujours été un phare. Depuis qu’il existe il nous a donné la Résistance et la Sécu », conclut Gaël Zaafour.

    La Sécurité sociale est justement le thème du débat organisé l’après-midi avec Jean-Marie Angeli, secrétaire de la CGT CPAM, et Anthony Gonçalves, adjoint à la santé (PCF) de Marseille. Ce dernier a rappelé que « la création de la Sécu a permis d’améliorer l’espérance de vie des Français ». Jean-Marie Angeli rétorque, ironique : « Mais on n’a plus de sous ! » pointant « la volonté du gouvernement d’ouvrir la santé au marché ». Le syndicaliste insiste sur le rôle de la cotisation sociale pour financer « la plus belle conquête des travailleurs », en contre-modèle.

  • Trois jours de rencontres pour lutter contre la xénophobie

    Trois jours de rencontres pour lutter contre la xénophobie

    Une première journée riche en information. Depuis ce mercredi matin, l’association Réseau Sanctuaire, et son fondateur Jean-Pierre Cavalié, ainsi que des bénévoles du collectif Marseille Hospitalités ont réuni des participants variés, travailleurs sociaux, étudiants, militants. La thématique : l’accueil des personnes étrangères à Marseille, qui est rentrée en 2020 dans le programme Anvita, l’Association nationale des villes et territoires accueillant. Le contexte : la montée de l’extrême droite et la recrudescence de la xénophobie en France et dans le monde. « On vit dans une culture de l’hostilité généralisée. Nous voulons enraciner une culture de l’hospitalité », explique Jean-Pierre Cavalié. En s’inspirant des « villes sanctuaires » américaines, dont les lois permettaient de protéger les personnes sans-papiers, le militant défend des pratiques de désobéissance civile douces. « Le droit à l’hébergement est un droit fondamental. C’est la base de tout. Il faut que les citoyens s’emparent de cette cause. »

    Le matin, plusieurs rencontres ont eu lieu, dont une avec des associations d’hébergement solidaire à la Friche Belle de Mai, comme le Collectif des habitants organisés du 3e (CHO3) mais aussi On le fait pour nous. « Ces associations sont le relais de la Cimade à l’échelle des quartiers », explique Bernadette, bénévole à l’accueil de la Cimade Marseille qui œuvre pour l’accès aux papiers.

    Trouver des solutions

    Une visite d’exposition au Musée d’Histoire de Marseille revenait sur son histoire postcoloniale. Cette visite était organisée par la doctorante Marie-Aude Salomon, dont la thèse dresse un parallèle entre l’accueil à Marseille et à Bristol, en Angleterre, qui fait partie du réseau des villes sanctuaires.

    Après un repas partagé sur la place de la Porte d’Aix, organisé par le collectif Les Anges du Bonheur 13, place à la réalisation d’une fresque collective sur la résistance active à Marseille. Durant deux jours, à l’Institut méditerranéen, auront lieu des tables rondes autour de la question de l’hospitalité, avec des chercheurs internationaux. En point d’orgue, une mise en commun et un bilan des trois jours de discussion se tiendront vendredi à partir de 14h.

    Au programme

    Ce jeudi 28 mai, à partir de 9h, rencontre avec des chercheurs. Repas partagé à midi.

    L’après-midi, deux tables rondes et une visio sur les réseaux sanctuaires aux États-Unis.

    Puis, vendredi 29 mai, à partir de 9h30, trois tables rondes, suivi d’un repas partagé, puis d’une mise en commun à partir de 14h et enfin un bilan de ces trois jours de rencontres.

    À l’IMVT (Porte d’Aix), programme complet sur www.marseille.archi.fr/agenda