Tag: Vaucluse

  • Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    C’était le sujet inflammable depuis le début de l’été à Avignon : la situation financière laissée par la précédente municipalité Helle (PS), qualifiée de « champ de ruines » par son successeur Olivier Galzi (DVD). Audit, conseil municipal tendu avec rejet du compte administratif, puis, mi-juillet, placement de la Ville dans « le réseau d’alerte au titre de l’année 2025 ». « Cette lettre confirme point par point ce que nous avons dit », se satisfaisait tristement le maire.

    Mais dans les faits, qu’est-ce que ce réseau et quelles en sont les conséquences ? Il s’agit d’un dispositif national piloté dans chaque département par les services de la préfecture et la direction départementale des Finances publiques (DDFIP). Contactée, cette dernière nous a livré des éléments de fonctionnement, au-delà de toute appréciation politique. « Ce qui est au moins partagé, c’est qu’il y a eu sur l’année 2025 une dégradation des comptes de la Ville d’Avignon », dit-on pudiquement à la DDFIP, admettant qu’être « dans ce réseau d’alerte est un signal qui peut avoir des conséquences économiques ».

    La genèse de ce réseau

    La DDFIP tient les comptes de toutes les collectivités locales. Chaque année, elle établit « sur la base d’un certain nombre de ratios financiers issus des comptes des collectivités locales » un classement. Une note sur 100 qui tient compte de la capacité d’autofinancement, de la rigidité des charges (dépenses obligatoires par rapport à toutes les autres dépenses globales de la collectivité), de l’endettement mais aussi du potentiel fiscal (les taxes et redevances sur lesquelles la Ville a un levier). Un classement purement interne partagé avec la préfecture avec des « indicateurs qui permettent de mettre en exergue un état financier correct ou un état financier dégradé ». Sans détailler la note, il faut être bien en dessous de la moyenne pour que la collectivité soit contactée, bien que dans une ville comme Avignon, des échanges ultra-réguliers ont lieu entre les services financiers et la DDFIP sur toutes sortes de problématiques comptables.

    L’entrée dans le réseau

    « Quand le score descend, au-dessous d’un certain niveau, là, on se dit “il faut qu’on contacte la collectivité et qu’on s’explique avec elle” », schématise la DDFIP. S’ensuit un dialogue où les services de l’État exposent les ratios qui se retrouvent à des moyennes supérieures à des communes de même strate. Contrairement à une mise sous tutelle où la Chambre régionale des comptes prend la main, là les échanges se font sur le partage du diagnostic et les conseils pour redresser la barre : « La lettre envoyée au maire d’Avignon est “une appréciation” de la situation suite à nos discussions et les mesures qui nous semblaient nécessaires de prendre, plutôt vues sous l’angle comptable. » Mais en aucun cas, la mise en place du réseau d’alerte entraîne une main mise de l’État sur les comptes et des mesures coercitives. « C’est clairement à l’exécutif local d’avoir son programme et de décider ce qu’il a envie de faire, de prendre ses responsabilités sur l’élaboration de son budget, les dépenses, ses décisions stratégiques, ses investissements », fait valoir la DDFIP.

    Une alerte

    qui n’a rien d’inédit

    Début juillet, la Ville parlait d’une décision « inquiétante car très rare ». Or, être placé dans ce réseau d’alerte, si évidemment n’est pas gage de bonne nouvelle, n’a rien d’exceptionnel. Avignon l’a déjà été il y a plusieurs années. La DDFIP assure qu’actuellement « d’autres communes ou collectivités de Vaucluse » sont aussi en alerte. « On informe le maire en disant que l’on considère que la commune est en alerte et lui décide d’en parler ou pas », expose la direction des Finances publiques.

    La sortie du réseau

    C’est un peu comme un concours annuel, mais inversé où l’on ne souhaite pas être admis. « Chaque année, il y a des collectivités qui entrent dans le réseau d’alerte, d’autres qui en sortent », décrit la DDFIP. En fonction ainsi des ratios précédemment cités, la situation est revue annuellement lorsque les comptes sont établis. S’il n’y a pas durée maximale autorisée pour rester dans ce réseau, le but est d’en sortir rapidement. Y rester peut avoir « des conséquences très directes au bout d’un moment avec des tensions de trésorerie sérieuses pour honorer des factures ou payer les salaires ». La majorité municipale élabore « un plan de redressement » qui sera évoqué lors du prochain conseil municipal le 28 septembre. Le budget supplémentaire sera voté, 6 millions sont à trouver pour parvenir à l’équilibre selon Olivier Galzi. Mais pour l’heure, pas d’autre réunion n’est programmée entre le maire et les Finances publiques.

  • [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    [Week-end] À Bédoin, la réserve de biosphère du Mont-Ventoux

    Unesco, les sites classés en région

    Cette réserve naturelle de biosphère couvre 90 000 hectares et rassemble 38 000 habitants sur 34 communes autour du massif. On y retrouve une végétation typique du climat méditerranéen avec une grande richesse floristique dont une soixantaine d’espèces rares, bien que ce soit une terre de contraste de par son altitude. Il est possible d’y faire de nombreuses balades.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.

  • [Week-end] Sentinelles de Provence : 418 trésors révélés

    [Week-end] Sentinelles de Provence : 418 trésors révélés

    La Région Sud monte au créneau. Elle vient d’achever l’inventaire thématique du patrimoine fortifié en Provence-Alpes-Côte d’Azur, un vaste travail scientifique lancé il y a quarante ans et désormais en ligne à la disposition de tous.

    Cette étude exhaustive et richement illustrée a démarré en 1986 dans le Briançonnais à l’occasion de l’étude topographique de ce territoire au moment où ces ouvrages historiques étaient devenus sans intérêt pour l’armée. « La thématique de l’enquête s’est centrée sur l’architecture fortifiée du pouvoir royal, puis national, entre le XVIe et le XXe siècles, en excluant du corpus les ouvrages de l’époque féodale et en y englobant les constructions italiennes devenues françaises au gré des fluctuations de la frontière alpine », décrit Marceline Brunet, conservateur du Patrimoine, chef de l’Inventaire général de PACA, un service qui s’est entouré de trois experts : Philippe Truttmann, Christian Corvisier et Bernard Cros.

    418 dossiers d’inventaire ont ainsi été constitués. Dans les Hautes-Alpes, on retient la place forte de Briançon, l’ensemble fortifié italien à Névache et Montgenèvre, les places fortes d’Embrun et de Mont-Dauphin, Fort-Queyras. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’ensemble fortifié de l’Ubaye, les places fortes de Colmars, Seyne, Sisteron et Entrevaux. Chaque ouvrage a sa fiche explicative détaillée.

    Dans les Alpes-Maritimes, les positions de l’Authion et du Mont-Ours, les places fortes de Nice, Antibes, Saint-Paul-de-Vence, Sainte-Marguerite, les fortifications italiennes du Vallo Alpino, la redoute de Menton, etc.

    Dans le Var, l’ensemble fortifié des îles d’Hyères, la citadelle de Saint-Tropez, l’ensemble des ouvrages côtiers de Carqueiranne, du Pradet et La Seyne-sur-Mer, de Toulon. Pour des raisons de sécurité, l’accès a été refusé au fort présidentiel de Brégançon et au fort sensible de Six-Fours.

    Dans les Bouches-du-Rhône, les internautes apprécieront de redécouvrir la place de Marseille, ses batteries côtières avec tous les ouvrages du Südwall, ceux du Frioul, de Cassis, de La Ciotat et tout au long de la Côte bleue jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône.

    Ce patrimoine militaire est analysé comme « probablement le plus varié en termes de typologies et de périodes de construction, mêlant architecture frontalière de montagne et du littoral, du début du 16e siècle à 1944 ». Il a aussi la particularité de recéler des « ouvrages très remarquables dus aux ingénieurs italiens, depuis les forteresses du duché de Savoie au XVIe siècle jusqu’aux lignes fortifiées édifiées dans l’Entre-Deux-Guerres par le gouvernement de Mussolini ».

  • [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    Toute la journée, un marché des producteurs et des artisans, ainsi qu’un vide-grenier, auront lieu avenue du Docteur Tondut. Dans la matinée, il sera possible de visiter le patrimoine de la commune avec un guide, le rendez-vous est donné à l’entrée de la salle des fêtes à 10h.

    Musique et apéro

    Avant le déjeuner, Fruiventoux, une association de défense de l’AOP muscat du Ventoux, offre un apéritif en musique avec des déambulations du groupe Condor jouant du galoubet-tambourin, instruments traditionnels provençaux. Pour l’après-midi, la mairie a prévu une visite du moulin La Colombe, suivie d’une deuxième possibilité de visiter le patrimoine de la commune. La journée se conclut avec un concert gratuit du groupe Condor à 21h.

    Gabrielle Cartellier

    Rendez-vous : parking de la salle des fêtes.

  • Olivier Galzi juge efficace l’arrêté polémique… attaqué en justice

    Olivier Galzi juge efficace l’arrêté polémique… attaqué en justice

    Situation financière locale, où 6 millions d’euros sont à trouver pour équilibrer le budget supplémentaire, rentrée scolaire ou actualité politique nationale , Olivier Galzi a reçu la presse ce vendredi matin pour évoquer plusieurs dossiers. Dont celui qui a égayé le mois d’août à Avignon, la mise en place de l’arrêté réglementant l’occupation de l’espace public. Une décision qualifiée d’anti mendicité ou d’anti pauvres par ses détracteurs, aussi bien l’opposition de gauche que des associations comme la Ligue des droits de l’homme ou la fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

    Hasard du calendrier, au moment même où le maire (DVD) défendait son arrêté, un recours était enregistré à 10h au greffe du tribunal administratif de Nîmes. Comme pressenti (notre édition du 19 août), la fédération des acteurs sociaux Paca a saisi la justice avec un double recours : l’un dit référé suspension, une procédure dite d’urgence qui doit être traitée sous un mois, et l’autre sur le fond qui risque d’être vite caduc vu qu’il sera étudié sous plusieurs mois, bien après la fin de l’arrêté qui court jusqu’au 31 octobre. « C’est en soi un motif rapide d’étude, l’urgence se justifie », estime Philippe Ramon, avocat de la FAS Paca. Le second recours, similaire, a été déposé par la Ligue des droits de l’homme, première à s’être indignée notant que « la pauvreté n’est pas un trouble à l’ordre public ».

    Philippe Ramon estime avoir « beaucoup d’arguments » pour faire tomber l’arrêté, comme la FAS l’a fait à Nevers (Nièvre). « L’étendue géographie et temporaire sont importantes », estime l’avocat. Il relève que la notion de « périodes de forte affluence » mentionnée dans l’arrêté est trop vague. Idem, le texte ne met « aucune exception prévue pour les activités d’associations qui aident ces gens-là et ne pourraient plus aller à leur rencontre ». « Cela va être un débat intéressant », prédit Philippe Ramon qui attend aussi de la Ville la production précise des troubles qui ont motivé l’arrêté.

    En attendant, Olivier Galzi défend bec et ongles sa décision. 74 amendes ont été dressées. « On est moins ennuyé quand on remonte la rue de la République, qui ne peut plus être un squat à ciel ouvert », assure le maire sans dire que l’ensemble des marginaux ont disparu. Selon lui, citant une étude du SIAO (service qui gère la précarité), la grande majorité des personnes visées par cet arrêté ne sont pas des grands précaires.

    Pas d’amalgame entre pauvreté et délinquance

    Sur 257 bénéficiaires des aides de grande précarité, 48 vivent à la rue. Donc pour Olivier Galzi, les marginaux visés par l’arrêté ne sont pas les plus vulnérables. « Ils sont dans une forme de précarité, d’addiction, de problème psychiatrique, mais ce ne sont pas les grands précaires, se défend-il face au procès anti pauvres. On a décidé avec le préfet de rétablir un ciblage qui correspond à la population que l’on souhaite aider et mieux orienter les grands précaires. » Cet arrêté « n’attaque pas la pauvreté mais des comportements, quel mépris pour ceux qui sont fragilisés, que de considérer que parce qu’on est dans une situation économique difficile, on va avoir ce genre de comportement », raille Olivier Galzi. À voir sous peu l’appréciation qu’en aura la justice.

    La présidentielle, « pas mon sujet »

    En cette rentrée où les regards sont déjà braqués sur la présidentielle, Olivier Galzi l’évacue pour l’instant. « Ce n’est pas mon sujet », balaye-t-il face aux pléthores de candidats actuels. Il n’exclut pas, d’ici avril, de prendre position pour « celui ou celle qui sera le mieux disant sur une loi de décentralisation et libère les maires de leurs contraintes ». Le maire défend un « fédéralisme », qu’il pousse via son courant, le Bon sens des territoires qui sera lancé le 10 septembre.

  • Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Au lendemain, de la venue à Gordes de Gérard Larcher, président du Sénat en soutien de la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR), un autre déplacement de poids était à Avignon ce vendredi midi. Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations, était la toute première invitée de Femmes de territoire. Un cercle de réseau féminin, co-présidée par Anaïs Hausmann, adjointe et compagne du maire Olivier Galzi (DVD), avec Emmanuelle Sokolowski, élue en charge de l’entrepreneuriat, de l’égalité et à la lutte contre les discriminations. Pour l’heure, les premières venues traduisent un entre-soi galziste avec donc sa compagne, plusieurs élues de sa majorité, sa fille ou encore la compagne de son directeur de cabinet.

    Mais vendredi, une quarantaine d’invitées étaient présentes, à l’instar de Carole Normani, ex-élue à Orange ou Anne Benedetti, nouvelle présidente de la chambre de commerce et d’industrie 84. Aurore Bergé a longtemps évoqué son parcours de femme politique puis répondu à quelques questions. « Pendant longtemps, ces lieux de cooptation ont été masculins, que ce soit dans le monde politique et économique, les femmes doivent s’autoriser d’avoir un espace de réseau », défend la ministre, fière de « marrainer » Femmes de territoire.

    À un mois des sénatoriales, le calendrier interroge. Questionnée et relancée à plusieurs reprises, Aurore Bergé se garde bien d’assurer et d’assumer un franc soutien à Anaïs Hausmann. « Elle n’en a pas besoin, ce n’est pas à moi de la coopter, les élus locaux détestent qu’on leur donne des consignes de vote », répond la ministre avant toutefois de louer « le renouvellement qu’elle inspire » et le « besoin de plusieurs voix qui puissent exister ». Seul coup de canif porté, une « mise en garde » adressé au vote RN qui amènerait « un parlementaire isolé au Sénat et sur le territoire ».

    « Sa venue n’a pas de lien avec la campagne », martèle Anaïs Hausmann, qui refusera toute question sur le sujet. Pourtant Aurore Bergé a évoqué le renouveau en politique qui ferait résonance avec le Bon sens des territoires. « Je veux scinder les deux univers », n’en démord pas la candidate, dont la liste serait quasi finalisée. Le dépôt des candidatures se fera entre le 7 et 11 septembre.

  • À Monteux, la municipalité RN démonte les lettres des locaux de la MJC

    À Monteux, la municipalité RN démonte les lettres des locaux de la MJC

    Nouvel épisode dans les relations devenues complexes entre la nouvelle municipalité RN de Monteux et la Maison des jeunes et de la culture (MJC). Cet été, l’association fondée en 1964, avait vu sa subvention passer de 45 000 à 5 000 euros. Un premier coup dur mais qui ne remet pas en cause, pour l’heure, le fonctionnement de la MJC prête à reprendre toutes ses activités le 7 septembre.

    Mais, ce lundi, un acte plus symbolique a décontenancé la MJC. « Nous avons eu la surprise de voir des agents communaux démonter l’enseigne de la MJC, sans que quiconque nous ait contactés, relate Olivier Fraysse, administrateur de la MJC. Ce sont nos salariés qui ont découvert cette action, nous avons essayé de comprendre pourquoi en interrogeant les services communaux, sans réponse de leur part, alors que c’est la Ville qui avait mis ses lettres il y a quelques années. » Aucun contact n’a été depuis établi entre les deux parties. Un choix que le maire Patrice de Camaret motive par le fait que la MJC n’est pas la seule occupante de ce bâtiment communal, nommé l’Atelier. « Il y a plusieurs associations qui y vivent et il était important de dire, c’est un bâtiment municipal. Donc on enlève celle qui précisait que c’est son territoire. Or, ce n’est pas le sien », justifie l’édile sur Ici Vaucluse. La MJC préfère prendre la nouvelle avec ironie : « Nous aimons imaginer que les services communaux vont faire à notre enseigne un brin de toilette et une nouvelle peinture avant de la raccrocher pour le début de saison ! »

  • Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Être sénateur, ça ne s’improvise pas. C’est en substance le message distillé, jeudi soir à l’Hôtel de ville de Gordes par Jean-Baptiste Blanc, sénateur LR sortant et ses colistiers, devant une centaine d’élus locaux grands électeurs en vue des sénatoriales du 27 septembre. Un message à peine subliminal adressé à la liste concurrente à droite, portée par Anaïs Hausmann, nouvelle adjointe au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), dont elle est la compagne. « La liste du bon sens c’est celle de Jean-Baptiste Blanc, un sénateur exemplaire », claironne Gérard Larcher, président du Sénat, en écho au Bon sens des territoires, courant porté par Olivier Galzi.

    Alors qu’Anaïs Hausmann entend « ouvrir une nouvelle voie » avec un « regard neuf », dans un esprit d’addition plutôt que de division, Gérard Larcher fait remarquer « qu’avec la proportionnelle, on n’additionne pas ». « Elle incarne quelque chose de respectable et d’intéressant, mais pour cette élection d’élus, ils attendent de l’expérience et une grande connaissance du territoire, qui défend tout le Vaucluse dans sa ruralité », souligne Jean-Baptiste Blanc. Il est vrai qu’Anaïs Hausmann n’a guère d’ancrage local bien qu’elle mène depuis deux mois une campagne de terrain tous azimuts.

    Dominique Santoni

    ne lâchera pas le Vaucluse

    « Ce n’est pas une élection où l’on découvre le territoire, l’expérience est un atout », ajoute Dominique Santoni, présidente LR du Département, et 2e de liste comme en 2020. Mais en cas d’élection, elle devra abandonner la présidence. « Quoiqu’il advienne je resterai conseillère départementale et prendrai la délégation du budget, je garderai le lien avec les communes et continuerai à les défendre ici et à Paris car mon expérience permettra de faire bouger les choses », répond-elle. Sa candidature pourrait finalement être contre productive pour Jean-Baptiste Blanc où des grands électeurs préféreraient garder Dominique Santoni en présidente, plutôt appréciée localement des maires. « C’est un discours flatteur que j’entends mais je ne quitterai pas le Vaucluse ! », soutient-elle.

    Dans la démonstration d’une liste d’expérience et de diversité territoriale, Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue sera en 3e position. « On a besoin de sénateurs qui ne sont pas là pour recenser les besoins mais qui ont des idées et des solutions », appuie celui qui copréside l’association des maires de Vaucluse. Dominique Plancher, maire de Venasque, et Patrick Adrien, maire de Valréas et conseiller régional complètent le casting. « J’en appelle aussi à l’humilité, il faudrait avoir eu 2-3 mandats locaux avant de prétendre être sénateur », juge Alain Milon, sénateur LR sortant et non partant, président du comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le message vers Avignon est limpide.

  • Rentrée universitaire : le constat alarmant des syndicats

    Rentrée universitaire : le constat alarmant des syndicats

    « La dynamique est celle d’une baisse drastique des dotations », Xavier Luciani co-secrétaire du Snesup-FSU Toulon

    « La situation est assez catastrophique », se désole Xavier Luciani, cosecrétaire du Snesup-FSU, syndicat national de l’enseignement du supérieur, à Toulon. Au centre des inquiétudes : « la baisse drastique des financements des universités ». « On constate une baisse très importante des dotations de l’État, un vrai désengagement qui se traduit par des demandes locales d’économie », poursuit-il. Concrètement, dans le cas de l’université de Toulon par exemple, cela se matérialise par « une coupe de 20% des heures d’enseignements de certains diplômes ».

    « L’autre problème est celui de la gestion locale des budgets. Ce n’est plus l’université qui remonte ses besoins et le ministère qui répond en ajustant sa dotation. C’est le président qui gère le budget qui lui est alloué, détaille l’enseignant-chercheur. Ce sont les besoins qui s’adaptent aux moyens et pas l’inverse. Donc vous allez chercher de l’argent à droite à gauche, et dans le cas de Toulon, le tissu industriel local, c’est la Marine nationale. L’université va se tourner vers ce secteur pour trouver des financements et orienter sa stratégie de recherche, mais également d’enseignement au travers des diplômes. Une stratégie complètement assumée par l’université de Toulon ». Et d’ajouter : « Localement, nous appelons à une rentrée musclée, avec une reprise en main par la base des travailleurs du mouvement social, pas noyautée par les centrales syndicales parisiennes ».

    « Le logement est au cœur de nos préoccupations », Louis Marjollet membre de l’Union étudiante Avignon

    En tête des préoccupations en cette rentrée universitaire pour Louis Marjollet, étudiant à Avignon Université et membre de l’Union étudiante : le logement. « D’abord nous sommes mobilisés sur la question des aides personnelles au logement (APL), qui ont déjà été retirées aux étudiants étrangers hors Union européenne qui ne touchent pas la bourse [depuis le 1er juillet, ndlr], et qui pourraient être indexées sur les revenus des parents bientôt, ce qui constituerait un danger pour les étudiants. » (Notre édition du 24 août). Mais la question du logement, « prégnante depuis un bon moment », dépasse la problématique des aides : « nous continuons de revendiquer la construction de logements Crous ». À ceci s’ajoute l’accès au parc privé, duquel les étudiants avignonnais sont « presque systématiquement exclus en période estivale », les propriétaires cherchant à louer « à des prix absolument exorbitants » pendant le Festival d’Avignon. « Quand on n’est pas du coin on doit avoir une solution de repli, ce qui peut s’avérer compliqué pour les personnes en rupture familiale ou les personnes étrangères ». L’Union étudiante se dresse aussi contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne, multipliée par 15 par rapport à ceux des étudiants français. « Et un nouveau rapport du ministère suggère d’élargir l’augmentation des frais d’inscription à l’ensemble des étudiants, ça nous inquiète beaucoup ».

    « Il y a une surcharge de travail et un manque de personnel », Sylviane Jacquet membre du Snasub-FSU Toulon

    « L’université affronte un manque total de personnel et une surcharge abominable de travail », s’indigne d’entrée Sylvianne Jacquet, membre de la Snasub-FSU à Toulon, syndicat des personnels administratifs et techniques de l’enseignement supérieur. « Aucun service ne va bien, poursuit-elle. Le surplus de travail pousse beaucoup de gens vers la dépression, et les départs à la retraite des fonctionnaires sont remplacés par des contractuels [agents recrutés par contrat, en CDD ou CDI, sans qu’ils ne possèdent le statut de fonctionnaire, ndlr]. Certains d’entre eux signent pour une fiche de poste sans savoir qu’ils réalisent les tâches auparavant partagées entre deux personnes ». Mais c’est aussi le statut précaire de ces employés qui inquiète le Snasub-Fsu. « Les contractuels ne sont pas à l’abri de perdre leur emploi. Ils n’ont pas la possibilité d’être titularisés, n’ont pas les primes que nous avons nous, en tant que fonctionnaires, ni la possibilité de passer des concours en interne, comme c’est le cas pour nous, insiste Sylvianne Jacquet. C’est aussi compliqué pour se mobiliser, car ils ont peur que leur poste ne soit pas renouvelé ensuite. Je les comprends. Ils n’ont pas la même sécurité que nous : ils peuvent être virés pour rien. » Et d’ajouter : « Ces embauches peuvent également être dévalorisantes pour certains fonctionnaires qui sont au cœur de leur métier et qui ont passé des concours pour occuper un poste ».