Tag: Vaucluse

  • [#DisMoiPourquoi] j’ai des idées bizarres juste avant de m’endormir ?

    [#DisMoiPourquoi] j’ai des idées bizarres juste avant de m’endormir ?

    Imrane 10 ans, en CM1 à l’école Gabriel-Péri de Bollène (84)

    La question que tu poses, c’est peut-être « d’où viennent les idées ? ». Tes idées, elles proviennent de tout ce que ton corps et ton esprit reçoivent et ont stocké comme informations autour de toi. Parce que tu vas t’endormir, ces données sont stockées ; la frontière entre le rêve et la réalité devient floue et alors c’est là que naissent des idées « bizarres ». Mais bizarre, qu’est-ce que ça signifie pour toi ? Originale, improbable ? Peut-être que c’est ça la créativité, quand justement tu ne laisses plus ta raison, qui cadre les choses, empêcher tes pensées de divaguer et donc d’avoir des idées… inattendues, peut-être. Il y a des artistes, les surréalistes par exemple, qui ont cherché à recréer cet état d’ouverture à la nouveauté, juste avant de basculer dans le sommeil. Regarde des tableaux de Salvador Dali. N’avait-il pas des idées bizarres ? »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • Vaucluse : le pont de Roquemaure fermé pour travaux

    Vaucluse : le pont de Roquemaure fermé pour travaux

    À noter que la semaine précédente déjà – du 19 au 23 octobre –, la circulation sera alternée entre 9h et 16h. Pendant la fermeture, une déviation sera mise en place. Depuis le Vaucluse, les automobilistes et chauffeurs de poids lourds souhaitant rejoindre le Gard devront passer par Caderousse, puis Codolet, récupérer la RN 580 à Orsan, rejoindre Saint-Laurent-des-Arbres avant de reprendre la direction de Roquemaure. Et inversement depuis le Gard vers le Vaucluse.

  • [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    Quelles sont les limites d’Arthur Gea ? Jusqu’où peut-il aller ? Peut-il gagner Shanghai ? Les superlatifs commencent à manquer face aux prestations du Vauclusien de 21 ans, tant il impressionne les suiveurs et même ses adversaires. Ben Shelton, 4e mondial, battu 7-6 7-6, se l’est joué fair-play après sa défaite : « Il a relancé de manière exceptionnelle. Du début à la fin, il a été très fort au retour. Je n’ai quasiment pas eu de points gratuits ou de balles courtes à attaquer ». Jakub Mensik (n°15) a subi la même foudre, en huitièmes de finale, puisqu’il a été vaincu 7-6 6-4. Mené 3-0 dans ce jeu décisif de la première manche, Gea n’a jamais paniqué, pour ensuite infliger un 7-1 au Tchèque et lui chiper le set.

    Plus de 200 places à l’ATP

    Ce jeudi matin, lors de ce Masters 1000 de Shanghai, il jouera pour une place dans le dernier carré du tournoi face à Alejandro Davidovich Fokina. Sur le papier, un adversaire encore plus abordable que les deux épouvantails du circuit qu’il vient de faire tomber. L’Espagnol, irrégulier au possible, réalise lui aussi une grande semaine et le voir à ce stade de la compétition est également une demi-surprise.

    Malgré une année chaotique en coulisses, avec différents changements de coaches, Arthur Gea a progressé dans tous les compartiments du jeu. Il s’est créé une arme, un coup droit supersonique, se montre efficace au service, au retour et sa couverture du terrain est démentielle. 244e mondial au 1er janvier 2026, le natif de Carpentras sera au pire 44e lundi prochain. Il intégrera même le Top 30 en cas de succès final en Chine. « Finalement, je ne sais toujours pas quel est mon classement réel vu que je monte toutes les semaines et que je ne fais que progresser », explique l’intéressé. L’entrée dans une nouvelle dimension.

  • [Entretien] Edwy Plenel : « Nous jouons notre avenir à la roulette russe présidentielle »

    [Entretien] Edwy Plenel : « Nous jouons notre avenir à la roulette russe présidentielle »

    La Marseillaise : Quel est le sens de votre venue en Vaucluse, territoire où l’extrême droite est ancrée depuis longtemps ?

    Edwy Plenel : Le thème, c’est la question démocratique face à la montée non seulement en France, mais aujourd’hui à l’échelle du monde entier, de l’extrême droite. Mon premier livre, j’avais 32 ans, c’était en 1984, ça s’appelait L’effet Le Pen. J’ai une constance dans la prise de conscience du fait qu’il y avait un retour en force, progressif, d’abord à l’échelle de la France et avant même l’ébranlement du paysage mondial qui fait qu’aujourd’hui, l’extrême droite a aussi le visage de Donald Trump, de Vladimir Poutine, de Benyamin Netanyahou et de beaucoup d’autres. Je pense qu’il faut dans ce contexte-là comprendre ce qui nous arrive, mettre cela en perspective et surtout se retrouver autour de cette question : « qu’est-ce que c’est qu’un idéal démocratique ? » Je pense qu’on ne peut répondre à la montée de l’extrême droite qu’en ayant un imaginaire alternatif qui donne une force à notre riposte. Toutes les extrêmes droites, où qu’elles soient, veulent rétablir la hiérarchie des origines, en clair, l’inégalité naturelle, qu’il y ait des civilisations supérieures à d’autres, des origines, des couleurs de peau, des religions, des sexes supérieurs à d’autres. Dans un moment comme celui-là, il faut bien prendre conscience que l’essentiel est en jeu.

    Vous estimez que l’élection n’est pas le seul levier démocratique. Qu’entendez-vous par là ?

    E.P. : La démocratie, ce n’est pas simplement voter, c’est des contre-pouvoirs, une justice indépendante, une presse libre, c’est le droit de manifester, le droit de protester, le droit de se syndiquer, le droit de s’organiser, le droit de ne pas penser pareil, de contester, c’est le droit des minorités et pas seulement le droit de la majorité. Tout cela, il faut le défendre et ça dépend de nous toutes et nous tous, et pas seulement d’un bulletin de vote.

    Vous plaidez pour un changement de système ?

    E.P. : La France est un pays très fragile, car nous sommes une démocratie de basse intensité depuis très longtemps, à cause du présidentialisme. Nous n’avons pas le bouclier d’une culture parlementaire, d’une culture décentralisée. Nous voyons bien que nous jouons notre avenir à chaque fois à la roulette russe présidentielle, où la volonté d’un seul confisque le pouvoir de tous. Donc, c’est le défi que nous avons à nouveau dans six mois, avec une élection présidentielle où, encore plus que jamais, l’extrême droite peut rafler tous les leviers du pouvoir, simplement en gagnant l’Élysée et en obtenant l’élection de sa candidate à la présidence de la République.

    Suite aux révélations sur Jordan Bardella, Marine Le Pen a parlé de « costard en Kevlar » pour les journalistes. Qu’en pensez-vous ?

    E.P. : Ces déclarations montrent une culture non démocratique, de non-respect de la presse et une culture de violence, puisque ce sont presque des menaces physiques à l’égard de Mediapart et ses journalistes. Nous faisons notre travail en publiant des informations vérifiées, recoupées, d’intérêts publics, en l’occurrence nos révélations. Tout l’embarras du RN montre que la dédiabolisation est une légende et qu’en fait, c’était de la dissimulation. Qu’au cœur de ce mouvement, il y a son ADN historique au cœur de la culture de l’extrême droite française. Derrière la xénophobie, le racisme, il y a cette longue durée de l’antisémitisme français.

  • Ouverture imminente pour une section de la déviation d’Orange

    Ouverture imminente pour une section de la déviation d’Orange

    Alors qu’en termes d’infrastructure routière en travaux dans le Vaucluse, les regards sont tournés vers le carrefour de Bonpas au sud d’Avignon, le Département est en train d’achever un autre chantier majeur et onéreux : celui de la déviation d’Orange. Démarré en juillet 2023, le contournement routier de la cité des Princes sera, ce lundi 19 octobre, opérationnel aux deux tiers.

    Le Conseil départemental, qui a récupéré la gestion du dossier embourbé auprès de l’État en 2019, va mettre en circulation 1,9 km des 3,1 km de l’ouvrage : soit la section dite 2, entre l’avenue des Crémades et la RD 975 (route de Camaret). Sur site ce mardi matin, c’était peinture fraîche avec traçage du marquage au sol et pose des ultimes glissières de sécurité sur le pont de franchissement de la voie ferrée. Ce nouvel ouvrage ayant été le plus lourd à réaliser sur l’ensemble du chantier, nécessitant d’anticiper 4 ans à l’avance auprès de la SNCF. Quelques panneaux de signalisations restent aussi à poser, de même que des plantations le long de la déviation se poursuivront durant l’automne.

    Une partie en 2×2 voies

    et l’autre en 2×1

    « On sera sur une 2×1 voie dont les études de trafic prévoient le passage de 15 000 véhicules par jour dont 8% de poids lourds », chiffre Marjorie Climent, conductrice d’opération au Département. La section 1, qui relie le rond-point du Coudoulet aux Crémades (1,2 km), est parallèlement en cours de finalisation et doit ouvrir d’ici à fin janvier 2027. « Là, on sera sur une 2×2 voies avec 20 000 véhicules », précise Marjorie Climent. « Elle est achevée à 60-70% », estime Thierry Nouguier, contrôleur de travaux. Si un premier goudronnage a eu lieu, la section aura droit à une seconde couche d’enrobé. « Il reste notamment à finaliser un bassin de rétention et des murs anti bruits [sur un total cumulé d’environ 425 m] », détaille le contrôleur de travaux.

    Inscrite dans les documents d’urbanisme il y a plus de 40 ans, la déviation doit éviter un fort trafic de transit dans Orange mais structure également le réseau routier entre la vallée du Rhône et le bassin vaisonnais. D’un montant total de 50 millions d’euros, les travaux sont financés à 42% par le Département, 22% par l’État, 17% par la Ville, 11% par la Région et 8% par l’Agglo.

  • À Avignon, les jeunes entendus « mais pas écoutés »

    À Avignon, les jeunes entendus « mais pas écoutés »

    Ce mardi 13 octobre était à nouveau une belle journée de mobilisation pour les étudiants, les lycéens, mais aussi le personnel et les syndicats. S’il n’y avait pas moins d’un millier de personnes dans les rues d’Avignon en début d’après-midi, le temps fort était sans doute l’échange entre le président de l’université, George Linarès, et les étudiants qui avaient tenté de bloquer l’établissement en début de matinée.

    « On veut que vous nous souteniez. Que vous soyez avec nous devant l’établissement. Que vous vous mouilliez », intime un manifestant à l’administrateur. « Je travaille pour l’université, donc pour vous. Je fais ce que je dois faire en tant que président », rétorque George Linarès. Un échange qui finira par quelques tensions, un étudiant lui reprochant de « se faire rouler dessus par l’Histoire », ce qui sera jugé comme un commentaire irrespectueux. Un soutien qui « nous aurait tellement aidés à faire valoir notre cause, car aucun président d’université n’est allé aussi loin », estime Anouar Bendahmane, étudiant et membre du mouvement Nouvel espoir citoyen.

    Réforme structurelle

    Des interrogations se posent évidemment sur la suite du mouvement, la journée du samedi 17 octobre étant évoquée par certains. Pour la plupart, le mouvement doit se poursuivre. Une assemblée générale s’est tenue dans les locaux de l’université pour réfléchir à la suite, avec déjà de nouvelles actions prévues au cours de la semaine. « On n’est pas écoutés. Il faut poursuivre pour ne pas avoir fait tout cela pour rien. Notre voix ne doit pas s’éteindre », clame au micro Nino, lycéen à Mistral.

    En soutien aux étudiants, Christèle Lagier, maîtresse de conférences en science politique à Avignon Université, s’interroge. « La question est de savoir ce qu’il faut annoncer pour que cela s’arrête. Car les réformes demandées sont structurelles et prennent beaucoup de temps, comme supprimer Parcoursup, ce qui ne se fait pas en un jour. Il y a une réflexion à engager sur ce que l’on veut pour nos enfants. D’autant qu’à Avignon, ville pauvre dans un département pauvre, on cumule pas mal de handicaps », expose-t-elle.

  • Vaucluse : un bus médical mobile pour dépister le cancer du sein

    Vaucluse : un bus médical mobile pour dépister le cancer du sein

    Jacqueline Bouyac, vice-présidente de la Région, le confesse. « Moi la première, on se dit toutes, oui je vais prendre rendez-vous et on laisse traîner alors qu’il ne faut pas négliger ce dépistage ». Ce mardi matin, devant la gare de Jonquières, l’élue traduit un chiffre : seules 57% des femmes en âge cible (50-74 ans) du dépistage du cancer du sein réalisent une mammographie au mieux tous les deux ans.

    Pour améliorer ce taux, qui est pénalisé aussi par les délais de rendez-vous de plusieurs mois, et en ciblant les communes rurales et populations plus vulnérables, un mammobile vient d’être lancé. Soutenu par la Région, l’Agence régionale de santé ou l’assurance maladie, ce bus itinérant permet de réaliser des radios et échographies du sein. Un projet porté par trois centres de cancérologie de la région (Sainte-Catherine à Avignon, IPC à Marseille et Lacassagne à Nice). Après des passages dans les Bouches-du-Rhône mais aussi dans le Mercantour, ce mammobile faisait étape pour la première fois en Vaucluse.

    Un examen pris en charge à 100%

    Sur rendez-vous, 17 femmes ont pu être dépistées. À l’instar d’Isabelle, 57 ans, dont le profil ressemble à celui décrit par Jacqueline Bouyac. « J’avais deux ans de retard pour une mammographie, on reporte en se disant qu’on a pas le temps, c’est ma fille qui travaille à l’IPC qui a pris rendez-vous pour moi », témoigne cette professeure vivant à Camaret. Bien lui en a pris car les résultats de la mammographie ont décelé un kyste, fort heureusement « sans gravité » après une échographie plus poussée. « Il y a un staff complet, c’est très rassurant », approuve Isabelle.

    Si le mammobile est mis en lumière en ce mois d’Octobre rose, le dispositif est voué à s’inscrire dans la durée. Ici, « cela évite de se rendre à Orange ou Carpentras et permet d’aller vers les personnes isolées, de manière intimiste et personnalisée », apprécie Maëva Renaudeau, adjointe au maire de Jonquières en charge de la santé. Mais « le chemin est encore long pour atteindre l’objectif de 80% de taux de dépistage », admet Nadia Bendraya, directrice adjointe de l’ARS Vaucluse. « Les difficultés financières ne doivent pas être un obstacle à la santé », assure Hugo Magnard, sous directeur de la caisse d’assurance maladie 84. Ce dépistage étant couvert à 100% par la CPAM, « sans avance de frais ».

    Octobre rose à l’hôpital d’Avignon

    Dans le cadre d’Octobre rose, l’hôpital d’Avignon organise, ce mercredi 14, une journée d’information, de prévention et d’accompagnement gratuite et ouverte à tous à partir de 10h. Le public et les professionnels pourront rencontrer les équipes de l’hôpital ainsi que des partenaires engagés dans l’accompagnement des personnes touchées par la maladie. Plusieurs stands seront proposés : stand d’autopalpation sur mannequin, conseils nutritionnels adaptés, ateliers autour des soins de support… Concert (10h-11h) et exposition photos sont aussi au programme.

  • [En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V

    [En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V

    Après deux manifestations ayant réuni près de 50 000 personnes, le rendez-vous s’annonce encore très suivi ce mardi.

    7h33 : À Toulon, les lycéens sont prêts devant le lycée Bonaparte. Bonne ambiance et détermination ce matin. Malgré les tentatives de dissuasion les lycéens sont parvenus à se poster devant la porte du lycée Bonaparte.

    7h45 : Devant le lycée Langevin de Martigues, un groupe d’une vingtaine lycéens tente un nouveau blocage. À peine quelques barrières et poubelles posées contre l’entrée que le Groupe de sécurité de proximité de la police nationale intervient pour débloquer, peu avant 8h.

    8h15 : Une centaine de lycéens sont mobilisés dans le calme ce matin devant le lycée Mistral à Avignon. L’établissement n’est pas bloqué. Les jeunes ont pour projet de rejoindre les étudiants qui bloquent la fac.

    8h55 : Ça y est, la manifestation vient de partir, le cortège est à présent sur le boulevard de Strasbourg à Toulon

    9h : Environ 130 personnes, dont beaucoup d’adultes, syndicalistes, professeurs et parents d’élèves, sont rassemblés devant le lycée Alexandra David Néel à Digne-les-Bains. « Sortez, sortez ! » « ne nous regardez pas, rejoignez- nous », interpellent les manifestants devant le lycée, alors que la mobilisation est affaiblie.

    9h01: À Avignon, les lycéens arrivent devant l’Université en chantant «Plus de places à la fac pour pas finir à la bac.» Face à face tendu devant une seconde entrée de la fac d’Avignon où étudiants et forces de l’ordre se font faces.

    9h10 : Le cortège composé de l’intersyndicale, les professeurs, les lycéens et les étudiants arrive à présent à la hauteur de la symbolique, place de la liberté à Toulon. Il se dirige vers le lycée Dumont d’Urville.

    Les lycéens manifestent dans la bonne humeur, sur la musique des gilets jaunes, devant le lycée Alexandra David Néel à Digne.

    9h13 : Sciences Po Aix de nouveau bloquée ce matin. Les étudiants se préparent pour la mobilisation de 11h.

    Une soixantaine de personnes mobilisées à Gap devant le lycée Aristide Briand, dont beaucoup d’adultes. Pas de blocage, pas de pancarte. Le cortège va bientôt partir vers le centre-ville.

    9H35 : À Martigues, la police municipale a bouclé l’avenue du docteur Fleming, aux abords du lycée Paul Langevin

    9h30 : Au siège du journal La Marseillaise, une classe de seconde est accueillie pour la conférence de rédaction quotidienne dans le cadre de son projet « d’éducation aux médias». Les élèves sont accompagnés par Nadia Spire, professeur documentaliste et Evelyne Brunet-Berger, leur professeur d’ Histoire Géo EMC.

    9h50 : Ambiance DJ, petit déjeuner, jeux devant l’IEP d’Aix . Une AG rassemblant plus de 150 personnes, tenue hier sur le parvis de Sciences Po, a permis d’établir ce nouveau format de mobilisation. «On a voulu changer nos modes de mobilisations pour plaire a un plus grand nombre», rapporte Gabriel, pour le Collectif Sciences Po Aix en Lutte. Un panneau «Solidarité» est affiché sur la porte de l’IEP. Le soutien aux mobilisations lycéennes sont toujours au cœur du mouvement.

    10h : À Gap, les lycéens appellent les élèves du lycée Dominique Villars à les rejoindre. «C’est un peu un flop aujourd’hui», admet un lycéen.

    10h35 : À Marseille une battle d’aura s’est organisée sur le square des Réformés avant le départ de la manifestation. Le cortège va s’élancer sur la Canebière en direction de la Porte d’Aix. Déjà beaucoup de monde sur place.

    « C’est la place des parents d’élèves d’être dans les manifestations. On est là pour encadrer, accompagner. On soutient les revendications des lycéens car on les a aussi : Si aujourd’hui on en est là, c’est que quelque chose cloche », explique Christophe Merlino, président de la FCPE 13. Son organisation est présente dans le cortège marseillais avec une banderole

    10h54 À Marseille, le cortège s’élance sur la Canebière.

    10h57 : À Martigues, le cortège de lycéens s’élance du lycée Jean Lurçat vers la place Jean Jaurès. India, une élève en bac pro, témoigne : « Il faut nous écouter, c’est notre santé mentale qui est en jeu. »

    Le cortège vient d’arriver devant le lycée du Parc St Jean, à Toulon.

    11h : Changement de programme à Martigues : le cortège remonte finalement en direction du lycée Jean Lurçat pour aller chercher leurs camarades qui bloquent l’établissement

    11h25 : À Aix, une dense foule se rassemble sur le parvis de la Rotonde, en attendant le départ.

    11h27 : Parmi la foule, Nao, lycéen, fait tourner une cagnotte. «Il y a une coordination nationale lycéenne qui a été crée. Le 18 octobre, une délégation sera envoyée sur Paris pour continuer la mobilisation, pendant les vacances, pour que la lutte ne s’essouffle pas». Les fonds récoltés permettront notamment de financer les billets de train.

    11h36 : Le président de l’université d’Avignon George Linarès est allé à la rencontre des étudiants. « Soutenez nous et venez avec nous. Vous ne vous mouillez pas » lance un étudiant. « Chacun a son rôle et moi je porte votre parole » répond le président sans convaincre la centaine de manifestants toujours présents.

    11h39 : À Manosque, des lycéens doivent rencontrer le maire, Camille Galtier (DVD), en mairie, après des échanges tendus et les annonces de sanctions de l’édile.

    11h43 : À Marseille, un énorme cortège qui rassemble lycéens, étudiants et travailleurs à Marseille avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants selon les premiers calculs des syndicats.

    « Le sens de notre présence aujourd’hui c’est de permettre à la jeunesse de s’exprimer et de porter des revendications que l’on trouve juste. Pas besoin d’être syndicaliste pour être contre Parcourssup : c’est une usine à inégalité, c’est du stress pour les enfants comme les parents », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, alors qu’il bat le pavé marseillais avec les lycéens ce mardi.

    Un minot largement applaudi par les manifestants sur le boulevard des dames à Marseille.

    12h27 : A ce stade de la mobilisation, la police annonce 1200 manifestants à Aix-en-Provence.

    12h45 : Prise de parole à la porte d’Aix à Marseille pour la fin de la manifestation. « On est au début de quelque chose de grand. Le mouvement ne s’essouffle pas, on est plus nombreux que la dernière fois », lance Eustache pour l’organisation le poing levé.

    15h10 : À Avignon, le cortège des lycéens, étudiants et de l’intersyndicale s’élance vers la direction académique. Un millier de personnes défilent.

  • [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    Jade, 8 ans en CE2 à l’école Jean Henri Fabre d’Avignon

    On retient mieux quelque chose quand on fait l’effort de l’expliquer à quelqu’un. Car, pour l’expliquer à un autre, tu dois d’abord l’avoir compris. Mais en plus, une histoire, c’est une construction, avec un début, un milieu et une fin. Ce qu’on appelle un récit, qui donne du sens à tous les détails. C’est pour cela que le philosophe Paul Ricoeur a fait un lien entre le récit et l’Histoire ; un événement historique, c’est un événement qu’on a raconté d’une certaine façon, pour lui donner du sens. Donc, avant de raconter une histoire à quelqu’un, tu dois d’abord la retenir, et ensuite retrouver l’ordre du récit. Si on élargit encore la réponse à ta question, les humains ont toujours inventé des histoires. Avant l’invention de l’écriture, la transmission de ces histoires était toujours orale. Les conteurs, les aèdes, connaissaient par cœur la structure et des formules qui les aidaient à avancer, comme des étapes pour ne pas perdre le fil. Ils inventaient les détails, ce qu’on appelle « étoffer ». Le fil, l’étoffe, le textile, tu vois que le mot « texte » est lié au tissage ? comme quand tu déroules un fil, avec une idée précise du résultat. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. Chercheure en philosophie AMUau Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    Innover pour avancer, tel semble être le credo de la Chambre d’Agriculture de la région Paca pour cette édition 2026 du salon Med’Agri des professionnels de l’agriculture méditerranéenne, qui se tient du mardi 13 au jeudi 15 octobre au parc des expositions d’Avignon.

    « Un rendez-vous au cœur des transformations », comme veulent le rappeler les organisateurs de la cinquième édition de l’événement, qui se tient tous les deux ans. Trois axes sont privilégiés pour ce rendez-vous. De son côté, Sandrine Faucou-Bourne, vice-présidente de la Chambre régionale d’Agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur et présidente du salon Med’Agri, assure que « l’ADN de ce salon est d’accompagner et de pérenniser nos activités et nos métiers ». Et que « dans un contexte de profondes mutations économiques, climatiques et sociétales, Med’Agri offre aux professionnels un espace d’échange, de découverte et d’innovation au plus près des réalités du terrain ».

    On y retrouve ainsi une grande exposition avec pas moins de 350 exposants de matériel et de services dédiés. Mais aussi des pôles thématiques entre machinisme, innovation, nouvelles technologies, énergies renouvelables, formation ou encore Tech & Bio. Ainsi qu’un cycle complet de conférences et d’ateliers.

    Territoire large

    Dans un dossier de presse, la Chambre d’Agriculture rappelle les enjeux du réchauffement climatique, avec des températures de 2 à 4 degrés plus élevées d’ici 2100. Un réchauffement qui signifie aussi que l’agriculture dite méditerranéenne « s’étend progressivement vers les régions septentrionales françaises ». Et prend en exemple la venue de conseillers en irrigation et gestion de l’eau du bassin Adour-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine. « Preuve s’il en est que l’agriculture méditerranéenne devient une source d’inspiration pour d’autres territoires », se targue Med’Agri.

    Outre les grandes machines pour les productions de masse, le salon assure qu’il « consacrera aussi une large place à l’agriculture biologique, à l’agroécologie et aux biosolutions, avec un focus sur les innovations techniques au service de la performance durable ». Avec des rencontres et des stands dédiés.