Tag: Var

  • La Marine lève le voile sur la lutte anti-sous-marine

    La Marine lève le voile sur la lutte anti-sous-marine

    C’est une exposition exceptionnelle qui s’ouvre au grand public ce mercredi 4 novembre. En effet, la Marine nationale, dans le cadre de son 400e anniversaire, présente « l’évolution des techniques et des technologies dédiées à la maîtrise du monde sous-marin », un des théâtres d’opérations les moins connus de la Marine nationale.

    Découvrir des métiers

    Une centaine d’objets étonnants, rarement visibles, seront exposés, permettant au grand public, y compris aux plus jeunes, de découvrir cet univers fascinant. Cet événement s’inscrit dans les célébrations organisées partout en France pour fêter les 400 ans de la Marine nationale et faire connaître cette armée qui protège la France et les Français, sur tous les océans, depuis plus de quatre siècles.

    La Marine nationale, la Délégation générale de l’armement, l’Ifremer, Naval Group, Thalès et ALSEAMAR seront présents pour accueillir et accompagner les visiteurs tout au long de l’exposition.

    Chaque après-midi en semaine, l’exposition sera uniquement accessible aux étudiants de la région afin qu’ils découvrent concrètement le monde sous-marin, les métiers liés à la mer et les opportunités professionnelles du secteur naval. Quelque 300 étudiants sont déjà inscrits.

    L’événement prendra place dans un cadre historique remarquable : le fort de l’Eguillette, construit entre 1674 et 1685 sous le règne de Louis XIV. Le fort de l’Eguillette forme avec la Tour royale et le fort Balaguier, le système défensif historique majeur de la petite rade de Toulon.

    Le public pourra visiter l’exposition du 4 au 15 novembre, hors 11 novembre, en semaine de 9h à 13h. Les week-ends de 9h à 13h et de 14h à 18h.

    Exposition de la Marine nationale
    sur la lutte anti-sous-marine, du 4
    au 15
     novembre, au Fort de l’Eguillette, 1 corniche Bonaparte,
    La Seyne-sur-mer.

  • Agritourisme, conquête de marchés étrangers, outils digitaux… Var Tourisme lance son plan d’action pour 2027

    Agritourisme, conquête de marchés étrangers, outils digitaux… Var Tourisme lance son plan d’action pour 2027

    Au crépuscule de l’année 2026, il est temps de penser à la prochaine. Et dans le Var, plus qu’ailleurs, à la saison touristique qui vient avec. Cela, après un exercice marqué par « une saison estivale où nous avons été en difficulté, dans le contexte actuel de notre pays. Mais nous sauvons les meubles », résume Guillaume Decard, président de Var Tourisme, qui relève avec satisfaction les chiffres encourageants de l’avant et de l’arrière-saison, avec, notamment, « 600 000 nuitées supplémentaires en octobre par rapport à 2025 », permettant d’entrevoir un bilan prévisionnel stable de 80 millions de nuitées sur l’année.

    Les effets du développement « 4 saisons » qui lui est si cher, bien que « ça ne veuille pas dire qu’on doit lisser le tourisme. Nous devons préserver le noyau dur qu’est la saison estivale, qui représente 5 milliards d’euros de retombées économiques », martèle Guillaume Décard. Et pour cela, Var Tourisme lance son plan d’action 2027 intitulé « Varêvolution ».

    Développer l’agritourisme et le tourisme chinois

    Premier outil : l’observation et l’analyse des données grâce à l’observatoire digital du tourisme lancé fin 2023, y compris dans une logique de gestion des flux touristiques et de suivi de l’impact carbone. La communication et la valorisation seront aussi des axes forts, à travers des événements tels que la tenue d’un pop-up à Paris en novembre, des campagnes marketing et un accent sur les outils digitaux, notamment avec l’appui d’influenceurs. Mais aussi à travers le guide du réseau « Destination le Var », permettant de mettre en valeur ses membres (hôtels, restaurants…) auprès des visiteurs.

    Tout cela sera mis au service du développement de l’activité dans un département doté « de filières infinies », appuie Anthony Matteuzzi. Parmi elles, le golf, la spiritualité, le nautisme, ou encore le tourisme de pleine nature, qui bénéficieront toutes de mises en valeur à travers des événements, supports et outils promotionnels. La question de l’accessibilité sera aussi au centre, via un colloque et un site internet dédié. Mais l’axe de l’agritourisme et de l’œnotourisme, mis en avant depuis 2025, apparaît comme la priorité. Il s’agira de poursuivre la mise en valeur et l’accompagnement des projets du genre, comme cela a déjà été engagé cette année avec la sortie du guide de l’agritourisme. Un nouveau guide à destination du public, « Le Var des terres », paraîtra en février.

    Enfin, Guillaume Décard ambitionne « la conquête de nouveaux marchés » de clientèle étrangère, dotée d’un pouvoir d’achat supérieur. L’Italie, par exemple, qui n’est qu’au 6e rang en la matière malgré sa proximité, le Canada, qui a progressé de 114% depuis 2019, et surtout la Chine, pour laquelle une mission de développement est à l’étude. En parallèle, Var Tourisme veut consolider les marchés déjà fructueux (Allemagne, Scandinavie, Pays-Bas, États-Unis). Sans oublier le marché hexagonal, alors que le Var reste la destination favorite des Français, malgré le contexte économique : « Le tourisme social nous intéresse aussi », affirme le président du département Jean-Louis Masson. « Le fait que le panier étranger est plus important que le français doit nous pousser à le développer. » À travers, notamment, l’excursionnisme, c’est-à-dire les séjours à la journée en provenance de territoires de proximité (Var, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes).

  • La Grande Collecte Solidaire de Jouets pour Noël de retour dans le Var

    La Grande Collecte Solidaire de Jouets pour Noël de retour dans le Var

    En France, un jouet non utilisé reste en moyenne 5 ans au placard avant de s’en séparer. 27% d’entre eux finissent à la poubelle, par méconnaissance d’une autre solution. C’est en partant de ce constat, et pour offrir un Noël aux enfants qui n’en ont pas, qu’a lieu chaque année et partout en France la grande collecte solidaire de jouets. Dans le Var, sept collectivités (Provence Verte, Cœur du Var, Lacs et Gorges du Verdon, Pays de Fayence, Provence Verdon, Golfe de Saint-Tropez et le SMIDDEV) se joignent aux éco-organismes Ecosystem et Ecomaison, porteurs de l’initiative, pour l’organiser, et proposer plus de 80 lieux de collectes, confiés à des associations locales, du 1er au 30 novembre. 27 magasins, 28 bureaux de postes et 7 associations s’en font également les relais.

    Chacun est invité à y déposer ses jouets inutilisés, quels qu’ils soient : jouets électriques ou électroniques, d’intérieur (poupées, peluches, figurines, jeux de construction…), d’extérieur (draisiennes, jeux de plage, etc.), cadeaux issus de menus enfants ou de magazines, jeux de société et puzzles… La priorité : le réemploi, grâce aux acteurs de la filière (qui plus est souvent créateurs d’emplois en insertion), qui réalisent un travail de tri, de nettoyage, de remise en état et de complétion si besoin, et permettent de sauver près de deux jouets sur trois. Les jouets trop abîmés sont quant à eux recyclés par Ecomaison et Ecosystem.

    Une fois triés, les jouets en état d’usage seront redistribués par les associations partenaires, ou revendus à prix solidaires. Une belle occasion de faire un joli geste en cette période durant laquelle la solidarité compte encore davantage que le reste de l’année.

    Trouvez votre point de collecte sur www.jedonnemesjouets.fr

  • [Parole de maire] Jean-Pierre Véran, maire (SE) de Cotignac (Var) : « C’est le premier étéaussi difficileà surmonter »

    [Parole de maire] Jean-Pierre Véran, maire (SE) de Cotignac (Var) : « C’est le premier étéaussi difficileà surmonter »

    En interrogeant sans concession
    les premiers magistrats
    des communes de Provence,
    sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des
    communes, cellule de base
    de la République.

    La Marseillaise : Après cet été difficile, comment se relève le village ?

    Jean-Pierre Véran : On a eu pas mal de réunions avec le préfet, avec le contrôleur général du Sdis et les différents partenaires, la police municipale, les gendarmes… Le préfet a mis à disposition les services de l’ONF ainsi que 14 personnes de l’ACES [Association pour le développement de l’économie sociale et solidaire, Ndlr], en réinsertion professionnelle. On est passé en priorité car on a beaucoup de bois à couper. On a eu 600 hectares de forêt communale brûlés et des travaux conséquents ont été entrepris depuis à peu près un mois. Ça nous permet de commencer à dégager les zones brûlées et de reconstituer ce qui a été touché par le feu. Il faudra des années, mais il y a eu une reprise intéressante de la végétation. Pour les sinistrés, le CCAS tient des permanences. On essaie de solutionner des problèmes, pour les assurances, quand ça n’avance pas trop, on essaie d’appuyer un peu sur le bouton pour dire aux assureurs de les aider, parce que ces gens-là ont perdu beaucoup.

    Peut-on parler de l’été le plus difficile de votre carrière de maire ?

    J.-P.V. : Clairement. Avant que le feu n’arrive le 21 juillet, la température était très haute, ce qui fait que la population restait chez elle, ce qui a eu des conséquences pour les commerçants. Et le feu a couronné le tout. Nous avons fait partie des communes les plus chaudes de France. Et avec ce feu qui a duré vingt jours, ça a créé un impact supplémentaire. Cela fait 36 ans maintenant que je suis maire et c’est le premier été qui a été aussi difficile à surmonter.

    On imagine qu’il y a eu des conséquences sur la fréquentation touristique, cœur de l’activité du village…

    J.-P.V. : Ce n’est pas tant le feu que la canicule qui a impacté l’été. D’ailleurs, avec le magnifique début d’automne, une très forte population est venue, surtout des touristes retraités qui viennent volontiers au village. On a un peu rattrapé ce qu’on a perdu en été en septembre et octobre. Et là, il semblerait que la semaine prochaine aussi, le temps soit encore bon. Il y aura un manque à gagner, mais pas aussi conséquent que ce que les commerçants attendaient, plutôt entre 10% et 20%, je pense.

    Malgré tout, cet été n’a-t-il pas permis de resserrer les liens avec les villages alentour, avec qui la solidarité s’est avérée très importante ?

    J.-P.V. : Tout à fait, que ce soit avec Entrecasteaux, Salernes, Carcès, Montfort-sur-Argens, Correns, Barjols ou Pontevès, il y a eu une très forte solidarité des communes à tous égards. Et ça continue d’ailleurs parce qu’on fait des manifestations ensemble, comme une journée de sensibilisation sur le feu, le 24 octobre dernier. Le 22 novembre, on va aller sur le terrain avec un spécialiste de la pierre sèche parce qu’on a découvert une ancienne glaciaire : on va faire une journée de sensibilisation pour remettre en état ce bâtiment. Ce sont des choses positives, importantes pour notre population parce que les gens sont ensemble, discutent et parlent du feu, certes, mais aussi de l’avenir.

    Vous êtes maire de Cotignac depuis plus de 36 ans. À 83 ans, qu’est-ce qui vous donne encore l’envie ?

    J.-P.V. : J’ai la forme, donc tant que ça peut aller, je tiens. Je n’étais pas trop chaud à l’idée de me représenter, mais mes collègues m’ont dit : « Jean-Pierre, il faut que tu continues, parce que tu connais bien la commune, les différents acteurs autour, les préfets, le Département, la Région, etc. » Moi, ça me fait plaisir, parce que quand j’ai pris cette commune, rien ne s’y passait. On a revu le village de fond en comble et j’en suis très fier et heureux. L’année dernière, dans le cadre des 120 ans de la laïcité, j’ai renommé une place « place de la République » car je suis très attaché aux symboles de la République. Je vais essayer de faire, au cœur du village, une résidence intergénérationnelle d’une dizaine de logements. Je veux mélanger jeunes et moins jeunes, parce que je pense qu’aujourd’hui, il faut essayer de grossir les liens, qu’on arrive à cette société, à ce qu’on se parle les uns et les autres. Tant que je pourrai tenir le cap, je serai là pour y participer.

    Quels sont les grands défis de ce mandat pour votre commune ?

    J.-P.V. : C’est tout ce qui touche à la transition écologique. On va faire un beau jardin de 1 200 m², un espace où jeunes et anciens vont se réunir, quelque chose de fantastique. En dessous, il y a beaucoup d’eau, on va créer des systèmes de jets sur lequel on est en train de travailler. Je suis aussi en train de lancer un projet important, un parking de 2 000 m² où je vais mettre des ombrières solaires afin de produire de l’énergie pour tous les bâtiments communaux. On va même en vendre à des bâtiments et des personnes qui en ont besoin. Je pense au centre commercial, la maison de retraite, quelques équipements à qui on va vendre de l’électricité à un prix moins cher. J’ai encore pas mal d’ambitions pour 2027 !

    Les aides aux collectivités diminuent de plus en plus. Êtes-vous inquiet face à ces contraintes budgétaires ?

    J.-P.V. : Oui, parce qu’on a de plus en plus de difficultés par rapport à l’État et le projet de loi de finances va encore grignoter notre budget. La baisse du taux de remboursement de la TVA [de 16,404 à 11,404%, prévu par le projet de loi finances, Ndlr], c’est encore une ressource qu’on va perdre. J’ai une situation saine, parce que comme je suis un ancien, j’ai toujours été attaché à une gestion rigoureuse, mais je suis un peu inquiet pour les nouveaux maires. On n’a pas le droit d’avoir des budgets déficitaires comme l’État, donc il faut qu’on soit équilibrés et malheureusement, les charges deviennent de plus en plus contraignantes. Et le millefeuille administratif, avec les communautés d’agglo ou de communes, représente aussi des charges qui commencent à être lourdes. Il y a des actions positives, mais il y a une gestion importante. Et en année électorale, c’est toujours plus difficile parce qu’il y a ensuite les législatives, la mise en place du gouvernement, on ne sait pas comment ça va se passer. Personnellement, mes dossiers peuvent être réalisés parce que je les ai préparés, mais si vous n’avez rien préparé, ce sera une année plus compliquée pour les élus.

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Nouveau samedi de colère sociale en vue

    Une nouvelle fois, Marseille s’annonce comme être l’épicentre de la colère sociale, dans la région, pour ce samedi et « l’acte III » du mouvement social de la jeunesse. De nombreux appels à la manifestation sont relayés sur les réseaux sociaux et font état de plusieurs rendez-vous dans la cité phocéenne, notamment à 14h aux Réformés. Le comité de lutte des étudiants d’Aix-Marseille université, tout comme l’assemblée générale des étudiants ou encore la coordination des Gilets jaunes, partagent le rendez-vous. La fédération des Bouches-du-Rhône du PCF donne rendez-vous à 14h sur les escaliers de la gare Saint-Charles et appelle « les communistes à se retrouver pour un rassemblement en point fixe, dans une zone non concernée par l’interdiction préfectorale ».

    Halloween oblige, certains mots d’ordre tournent autour des déguisements et autres appels nocturnes comme à la Plaine… De quoi faire craindre le pire du côté des forces de l’ordre (lire article ci-contre).

    À la différence du samedi précédent, cette fois, les syndicats locaux ne sont pas organisateurs de la manifestation marseillaise et n’ont pas non plus attaqué l’arrêté préfectoral devant la justice. L’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône ne communique pas sur l’événement. Mais plusieurs organisations de la CGT, comme les Unions locales Marseille Sud, de la Joliette ou encore celle du centre-ville appellent tout de même à la mobilisation. Quand la FSU 13 dénonce un « arrêté liberticide » et appelle à « poursuivre et amplifier les mobilisations », notamment en vue de la grève interprofessionnelle et intersyndicale du 5 novembre. Le syndicat Solidaires 13 adopte la même position que la semaine passée, « en grève et dans la rue », pour cette date.

    Les syndicats présents

    en Vaucluse et dans le Var

    Notons enfin qu’un autre appel à la manifestation est relayé par plusieurs organisations syndicales et progressistes, dont le PCF, pour Aix-en-Provence.

    Dans le Var comme en Vaucluse, les syndicats sont à l’initiative des mobilisations du samedi. Pour le premier département, c’est une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires qui a déposé un parcours de manifestation, validé en préfecture et qui s’élancera depuis la Bourse du travail de Toulon (notre article du 30/10). L’intersyndicale étant soucieuse « de ne pas reproduire » la situation de la semaine précédente où la mobilisation avait été ballottée entre interdiction préfectorale et autorisation à la dernière minute après une contestation en justice. Cette fois, et malgré les arrêtés d’interdiction, les Varois pourront bien battre le pavé sereinement.

    En Vaucluse, l’Union départementale CGT, avec Solidaires et FO, appelle à la mobilisation à Avignon, notamment pour faire « face à la criminalisation du mouvement social ». Sur fond de bras de fer avec la préfecture puisque cette dernière juge « cette manifestation illégale » à la suite de la prise d’arrêtés d’interdiction. Et ce malgré la déclaration de la manifestation et des discussions qui n’ont pas pu aboutir à un compromis sur le trajet. « Aucun accord sur un parcours alternatif n’a pu être trouvé », justifie la préfecture. Pas de quoi refroidir les représentants du monde du travail, qui maintiennent bien l’appel à la mobilisation devant la préfecture à 10h et déposent un recours contre ledit arrêté. Plus que ça : une large intersyndicale, avec l’Unsa, la CFDT, la FSU et la LDH dénonce la situation dans un communiqué commun, ce vendredi. Rappelons que la manifestation du 24 octobre s’était globalement déroulée dans le calme pour la Cité des Papes.

    Multiples rassemblements dans les Alpes du Sud

    Du côté des départements des Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes, pas de gros point de rendez-vous, mais une multiplication de mobilisations et pas d’interdiction de manifester. On recense au moins quatre appels aux rassemblements pour le premier département, mais une seule manifestation est déclarée : à Barcelonnette par la CGT, FSU et Solidaires. Plusieurs ronds-points sont ciblés comme à Digne-les-Bains et Forcalquier ou la place de la République de Sisteron, dès le matin. Principe similaire pour les Hautes-Alpes avec deux appels à la mobilisation, à Gap et Briançon, à 14h.

  • L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    Fêter un centenaire, rare pour un être humain, pas si fréquent pour une structure associative. C’est le bel accomplissement que va célébrer, en 2027, l’Union sportive mourillonnaise, fondée en 1927 dans « un quartier populaire, profondément marqué par la mer, les marins, les ouvriers », retrace Michel Grillot. « Le rugby y trouve naturellement sa place. L’USM devient un club de quartier, de copains qui se retrouvent autour d’un ballon et de valeurs simples : l’amitié, le courage, la solidarité, le respect. » Mais cette histoire est troublée par la Seconde Guerre mondiale, d’abord, qui met le club en sommeil de 1939 à 1946. Puis, à partir des années 1960, par les difficultés à assurer la pérennité du club. Une nouvelle dynamique émerge en 1991, avec « une bande de copains avec l’envie de refaire vivre le club. Personne ne pensait que nous serions là 35 ans plus tard ».

    Des festivités « ouvertes sur la ville »

    Aujourd’hui, l’USM compte 332 licenciés, de l’école de rugby au sport adapté jusqu’à l’équipe séniors. Il a formé plusieurs joueurs professionnels passés ensuite dans les rangs du grand frère du RC Toulon. Mais au-delà de ces réussites sportives, « nous sommes fiers de tous ceux qui ne sont pas passés pros, et disent avec le sourire qu’ils ont porté ce maillot », tient à souligner Michel Grillo. Car avant tout, « les clubs amateurs sont des acteurs essentiels de la cohésion sociale et de la vie du territoire. Leur rôle dépasse largement les limites du terrain. Ils créent des liens, là où notre société a tendance à en perdre ». Cela, grâce à une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, sans qui « le club ne tiendrait pas ». Pour les accompagner, l’embauche d’un salarié à temps plein est souhaitée, « car la pérennité d’une association ne peut reposer que sur la bonne volonté », clame le président de l’USM.

    Pour fêter ces 100 ans d’histoire, le club a prévu de nombreuses festivités pour 2027. Sur les terrains, forcément, avec un tournoi international jeunes en mars et un tournoi de rugby adapté en avril. Mais aussi avec des événements « ouverts sur la ville, pas uniquement célébrés entre ses joueurs », appuie Jean-Luc Barthélémy, responsable des projets du club. « Nous voulons que les enfants, les habitants du quartier et les partenaires puissent s’approprier cette année. » À ce titre, chacun est invité à se rapprocher du club pour partager ses souvenirs. Y figureront, d’ailleurs, en bonne place, ceux qui ont fait l’US Mourillon et qui nous ont quittés trop tôt, comme Raoul Celioli, président du club à sa refonte en 1991, Jean-Alex Fernandez, créateur de l’école de rugby, ou encore Ludovic Astier, jeune éducateur du club disparu en 1998.

  • Le coup de pouce de la Ligue Sud à la formation

    Le coup de pouce de la Ligue Sud à la formation

    C’est à Sanary-sur-Mer, salle des Oliviers, que l’opération « Passe ton Bafa » a connu son épilogue.

    Baptisée « Passe ton Bafa avec ton club », cette opération a été lancée en 2024. Jeudi dernier, la seconde promotion a reçu son diplôme, après plusieurs séances de formation.

    L’idée est de permettre à des jeunes joueurs de rugby, déjà engagés dans la vie de leur club, de bénéficier d’un financement intégral de leur Brevet d’aptitude à la fonction d’animateur (Bafa).

    Avec un double objectif, permettre aux jeunes d’acquérir un diplôme reconnu dans l’animation tout en favorisant leur insertion professionnelle par le biais des valeurs du rugby. Permettre aux clubs de s’appuyer sur des animateurs qualifiés pour encadrer les plus jeunes et développer des actions d’animation locales.

    Neuf diplômés

    « Cette initiative renforce les valeurs de partage et d’entraide au cœur de notre sport. Avec l’appui des clubs, des tuteurs engagés et de nos partenaires, ce projet marque un bel essai en faveur de l’insertion professionnelle et de l’animation éducative », précise Sébastien Rizza. Le président de la Ligue Sud de rugby a salué l’engagement des neuf candidats, dont quatre filles, qui représentaient les clubs de Martigues, Salon-de-Provence, Monaco, L’Isle-sur-la-Sorgue, Sénas-Mallemort, Smuc, Nice, Valréas et Alpha Provence.

    Lors de la remise des diplômes, des ateliers ont été animés par les bénéficiaires et des discussions sur les retours d’expérience ont clôturé la soirée. Avant que ne soit annoncée la troisième session de formation, annoncée par Mireille Dorey, directrice RH de la Ligue Sud.

    Inscriptions jusqu’au 2 novembre, auprès des clubs.

  • [#DisMoiPourquoi] Le ciel est bleu ?

    [#DisMoiPourquoi] Le ciel est bleu ?

    Patrycja 10 ans, école Les Salins d’Hyères

    « Le ciel est bleu d’une part à cause de la lumière que le soleil nous envoie et d’autre part à cause de l’atmosphère qui nous entoure. Le soleil émet de la lumière et dans cette lumière on trouve plein de couleurs : ce sont entre autres toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et aussi d’autres lumières que l’on ne peut pas voir avec nos yeux, comme les infrarouges ou les ultraviolets. Dans l’espace, les rayons du soleil voyagent en ligne droite et lorsqu’ils arrivent à proximité de la terre, ils rencontrent l’atmosphère. L’atmosphère, c’est l’enveloppe gazeuse qui entoure la terre et dans laquelle on vit. On y trouve plusieurs gaz : du dioxygène, du diazote, du CO2 et d’autres gaz. Lorsque les rayons du soleil arrivent, ils vont interagir avec ces molécules de gaz et il se passe un phénomène de diffusion de la lumière. Une partie de la lumière va être renvoyée dans toutes les directions du ciel, un peu comme si elle était déviée de sa trajectoire. Ce phénomène de diffusion de la lumière est beaucoup plus intense pour le bleu que pour des couleurs comme le rouge ou le orange. Le rouge et le orange vont continuer leur route en ligne droite, tandis que le bleu va être renvoyé partout dans le ciel et va illuminer le ciel en bleu. »

    Marin Fouchier. Doctorant en physique à l’Institut Fresnel