Plusieurs centaines d’habitants et de curistes se sont retrouvés en fin de matinée devant les thermes de Balaruc-les-Bains. Ils répondaient à l’appel « #DeboutPourNosCures », lancé sur les réseaux sociaux par la Spleth, la société gestionnaire des thermes et dont la commune est actionnaire majoritaire (lire ci-dessus). À la tribune, entouré de son équipe municipale, le maire (PS) de Balaruc, Christophe Rioust, a défendu le bien-fondé des soins délivrés dans les équipements thermaux. Le président (PS) de l’intercommunalité Sète Agglopôle Méditerranée, Loïc Linares, est allé dans son sens : « Quelques millions d’économie, en enlevant les bénéfices du thermalisme, vont handicaper demain la Sécurité sociale. » Les autres maires, conseillers régionaux et parlementaires présents ont tour à tour fustigé une « médecine à deux vitesses » et un « plan social » dans le secteur du thermalisme.
Le sénateur (PS) Hussein Bourgi a dit vouloir rencontrer la préfète de l’Hérault ainsi que l’Agence régionale de santé (ARS). Il a suggéré que les conseils municipaux votent des motions pour le maintien du remboursement. Il a aussi annoncé une démarche conjointe avec d’autres sénateurs. Le député (LFI) Sylvain Carrière envisage de faire de même à l’Assemblée nationale. Marie Costa, la maire (DVD) de la ville thermale d’Amélie-les-Bains-Palalda (Pyrénées-Orientales), et présidente de la Fédération thermale d’Occitanie, a évoqué la pétition qu’elle a postée sur Change.org et intitulée « Le thermalisme, poumon socio-économique de nos territoires ». Le texte a déjà recueilli plus de 50 000 signatures.

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