Tag: maires

  • Les élus locaux d’Occitanie font bloc pour défendre le thermalisme

    Les élus locaux d’Occitanie font bloc pour défendre le thermalisme

    Plusieurs centaines d’habitants et de curistes se sont retrouvés en fin de matinée devant les thermes de Balaruc-les-Bains. Ils répondaient à l’appel « #DeboutPourNosCures », lancé sur les réseaux sociaux par la Spleth, la société gestionnaire des thermes et dont la commune est actionnaire majoritaire (lire ci-dessus). À la tribune, entouré de son équipe municipale, le maire (PS) de Balaruc, Christophe Rioust, a défendu le bien-fondé des soins délivrés dans les équipements thermaux. Le président (PS) de l’intercommunalité Sète Agglopôle Méditerranée, Loïc Linares, est allé dans son sens : « Quelques millions d’économie, en enlevant les bénéfices du thermalisme, vont handicaper demain la Sécurité sociale. » Les autres maires, conseillers régionaux et parlementaires présents ont tour à tour fustigé une « médecine à deux vitesses » et un « plan social » dans le secteur du thermalisme.

    Le sénateur (PS) Hussein Bourgi a dit vouloir rencontrer la préfète de l’Hérault ainsi que l’Agence régionale de santé (ARS). Il a suggéré que les conseils municipaux votent des motions pour le maintien du remboursement. Il a aussi annoncé une démarche conjointe avec d’autres sénateurs. Le député (LFI) Sylvain Carrière envisage de faire de même à l’Assemblée nationale. Marie Costa, la maire (DVD) de la ville thermale d’Amélie-les-Bains-Palalda (Pyrénées-Orientales), et présidente de la Fédération thermale d’Occitanie, a évoqué la pétition qu’elle a postée sur Change.org et intitulée « Le thermalisme, poumon socio-économique de nos territoires ». Le texte a déjà recueilli plus de 50 000 signatures.

  • Des aspects du réaménagement de la RN296 crispent les maires

    Des aspects du réaménagement de la RN296 crispent les maires

    C’est à quelques mètres de l’échangeur des Platanes Sud que le maire de Venelles, Arnaud Mercier, convie la presse, ce lundi. Un choix loin d’être anodin puisque l’enquête publique sur le réaménagement de la RN296, clôturée le 16 octobre, prévoit notamment la suppression de cette jonction entre la D13 et la RN296. La procédure prévoit la fermeture de dix-sept accès directs à cette voie, dont trois concernant des routes ou des chemins communaux et quatorze des voies privées.

    Aujourd’hui, sept maires du Val de Durance contestent le scénario privilégié dans le cadre de l’enquête publique. Le projet de réaménagement de la RN296 étudie plusieurs façons de réaliser ses aménagements. Pour autant, l’option favorite retenue par l’enquête publique – qui ne signifie pas que le projet soit définitivement arrêté – semble retenir la variante 3 bis du projet, qui inclut une fermeture de l’échangeur. Ainsi que, dans « certains scénarios, (les deux sorties) de Saint-Donat, ce qui aurait forcément un impact pour tous les habitants du Val de Durance. Nous sommes là dans l’intérêt de nos populations, pour qu’ils puissent accéder à la ville d’Aix, accéder à la rocade de façon plus fluide, plutôt que de passer par Venelles ou Puyricard », poursuit Arnaud Mercier.

    La condamnation de cette sortie imposerait aux automobilistes d’être redirigés vers les sorties des Platanes nord ou de Puyricard. « On découvre, au travers des variantes, qu’on ferme des échangeurs routiers qui sont des exutoires pour les populations du Puyricard, de Venelles, de Saint-Estève, de Peyrolles, de Jouques… Il n’est pas question qu’on puisse fermer des échangeurs qui, eux, relient des routes et qui permettent d’accéder à la RN296, enchaîne Jean-David Ciot. On ne peut pas priver [des milliers] de véhicules par jour d’accéder à la RN296 où renvoyer les flux ailleurs, qui vont passer dans tous les petits chemins alentours. »

    D’accord sur le fond

    Sur le fond, le projet de réaménagement vise d’abord à « sécuriser cet axe de 5,6 km », indique la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), qui ajoute que « les enjeux de sécurité sur la RN296 sont importants » et ambitionne un « aménagement des transports collectifs ». Le projet propose notamment la création d’une voie réservée aux transports en commun (VRTC). Des objectifs « partagés par l’ensemble des maires », soulignent les édiles. Mais impossible, selon eux, d’imaginer un scénario susceptible d’aggraver les difficultés de circulation.

    Autre point de crispation, le manque de communication autour de l’enquête publique « à laquelle on n’a jamais été associés », estime Jean-David Ciot, maire du Puy-Sainte-Réparade.

    Un constat partagé par un riverain concerné par une éventuelle fermeture de l’échangeur des Platanes Sud. « La première enquête était en 2016, puis ça a été caduc avec le Covid. On a appris par d’autres voisins que c’était relancé. »

    Les maires penchent davantage pour la variante dite 3, qui permet de « modifier moins les entrées et sorties », selon Arnaud Mercier. Le collège de maires a fait inscrire au dossier d’enquête publique ses constatations.

  • Une détermination sans faille à manifester dans tout le pays

    Une détermination sans faille à manifester dans tout le pays

    Ce n’était pas le moment de manifester selon le monarque de l’Élysée. C’était sans compter sur la détermination des Français. Samedi, la CGT a compté 800 000 manifestants dans le pays, autant qu’une semaine plus tôt, dont 250 000 à Paris, en dépit de la recommandation du « méprisant de la République » de ne pas manifester et d’un temps pluvieux sur une grande partie de l’Hexagone. De son côté, le ministère de l’Intérieur a dénombré 410 000 manifestants samedi, contre 550 000 la semaine dernière. « Cette journée de mobilisation est une grande réussite », s’est félicitée l’Union étudiante.

    « Mariane, Mariane ! »

    Dans les cortèges, les slogans contre la vie chère ou la dégradation des services publics sont désormais accompagnés de revendications sur les interdictions de manifester, les périmètres interdits et les tracés révisés sur décision des préfectures. « Marianne ! Marianne ! », a par exemple crié une partie du cortège parisien, à la vue d’une jeune femme aux atours de l’allégorie de la République française, juchée sur les épaules d’un jeune manifestant.

    « On nous prive de la liberté de pouvoir disposer de l’espace comme on le souhaite » et, « globalement, c’est un ras-le-bol général. Ça n’atteint pas que notre liberté mais aussi notre fraternité », a lancé Léa Berthelot, comédienne de 26 ans en bonnet rouge et robe blanche, drapeau tricolore à la main. À travers la France, plusieurs cortèges initialement interdits ont finalement été validés par les tribunaux administratifs. Mais des interdictions ont persisté à Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre ou Toulon.

    « Une nouvelle réussite »

    « Ni le président, ni le temps, ne m’empêcheront de manifester », affirme Delphine, 47 ans, en tête de cortège à Lille pour aussi « représenter » ses trois enfants étudiants, « en train de travailler pour payer leurs études ». La secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier, et le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, figuraient dans le défilé parisien. « Il est temps de céder », a lancé ce dernier à l’attention du chef de l’État. De son côté le Parti communiste français a salué « une nouvelle réussite contre un pouvoir méprisant et liberticide ». Le PCF « pleinement mobilisé partout en France avec ses organisations locales, salue la réussite de cette journée ainsi que le travail des organisations syndicales et de jeunesse qui l’ont rendue possible ». Dans un communiqué, samedi, le Parti communiste rappelle que jeudi dernier, « Fabien Roussel, Stéphane Peu et Cécile Cukierman étaient venus à Matignon exiger des réponses sur les salaires et les prix de l’énergie. Le pouvoir a une nouvelle fois refusé de répondre aux immenses attentes que la mobilisation exprime ». Or si les revendications des manifestants sont diverses elles convergent toutes autour du pouvoir d’achat, de la défense des services publics et de la justice fiscale et sociale. Les organisations étudiantes et lycéennes espèrent des annonces concrètes aujourd’hui après une rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, tandis que les syndicats de salariés se mobilisent en vue d’une journée nationale de grèves et de manifestations le 5 novembre. De leur côté, les gilets jaunes ont déjà annoncé une nouvelle journée d’action le 31 octobre.

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) a, elle, réclamé l’envoi en France d’une mission d’observation sous l’égide des Nations unies, jugeant le maintien de l’ordre de ces dernières semaines « particulièrement chaotique et incohérent ».

    Enquête ouverte

    sur des nervis à Nice

    À Montpellier, Rouen et Nice des membres de l’ultradroite ont voulu affronter des manifestants. À Lyon, un petit groupe d’une douzaine de jeunes hommes encagoulés ou visage caché scandant « la rue la France nous appartient » dans la presqu’île, interdite à tout cortège ou attroupement, a pu déambuler sans entrave. Autre fait : une enquête a été ouverte après des incidents au cours desquels des manifestants ont été agressés à Nice par des individus susceptibles d’appartenir à la mouvance d’ultra-droite, a indiqué dimanche le parquet. « Une enquête en flagrance confiée au SLPJ 06 [Service local de police judiciaire] est ouverte pour identifier et interpeller les membres de cette mouvance impliqués dans les violences aggravées qui se sont déroulées dans le centre-ville », a précisé le procureur de la République de Nice Damien Martinelli dans un communiqué transmis à la presse. Le magistrat a indiqué « vouloir apporter une réponse extrêmement ferme à ces faits de violence commis par ces individus », en précisant que des enquêtes sont en cours à partir des images captées samedi. Sur certaines d’entre elles diffusées par la presse locale, on voit des hommes en noir masqués se ruer sur des manifestants visiblement non-violents.

    Le maire de Montpellier dénonce une « milice d’extrême droite »

    Outre Nice, des agressions de manifestants par des membres d’ultra-droite ont également été recensées à Montpellier. Dénonçant cette « milice d’extrême droite », le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a lui estimé qu’en « République, personne ne peut faire usage de la violence contre autrui. Je condamne ces agissements avec force et demande à ce que la justice enquête et interpelle les auteurs. Il ne peut y avoir la moindre impunité ».

  • Après avoir tout verrouillé la veille, le préfet lâche finalement du lest

    Après avoir tout verrouillé la veille, le préfet lâche finalement du lest

    « Lorsqu’une organisation syndicale reconnue, et je crois que la CGT en fait partie, qu’elle a une capacité de déclarer, de discuter en itinéraire, d’amener des éléments d’encadrement, d’accompagnement et de sécuriser l’événement, il n’y a aucune raison de ne pas accepter ce type de manifestation. » Après être revenu sur la suspension des transports à Marseille, ce vendredi 23 octobre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a autorisé la manifestation organisée par l’intersyndicale CGT-FSU et Solidaires ce samedi, malgré l’interdiction de toute manifestation, déclarée ou non, la veille.

    « Nous avons trouvé en milieu de matinée un itinéraire qui satisfait à la fois la possibilité à tout un chacun de pouvoir venir manifester et nous, de pouvoir sécuriser un itinéraire qui évite le centre commercial tout en restant en ville, pour permettre à chacun de s’y déplacer », a-t-il justifié. Pour lui, « les commerçants doivent pouvoir travailler », et les gens « faire des emplettes (…) en toute quiétude ». La mobilisation « initialement autorisée » à Aix-en-Provence a, elle, été interdite à l’heure où nous écrivons ces lignes, « parce que l’organisateur refusait, conformément aux doctrines nationales, de changer son itinéraire, qui passait par l’hyper-centre-ville commerçant ».

    Les transports publics marseillais en circulation

    Un peu plus tôt dans la matinée, la préfecture avait reculé sur la suspension des transports marseillais pour la journée de samedi, « faute de consensus ». « J’avais souhaité, et non pas décidé de façon autoritaire, de pouvoir réguler les transports publics », explique le préfet, pas pour « mettre la ville sous cloche » assure-t-il, mais « parce que lorsqu’on est en gestion de mouvements importants, en cours de journée, il nous arrive de demander à l’opérateur de transport de couper les lignes ». Et les gens partis au travail le matin « ne peuvent pas rentrer », poursuit-il. L’idée était d’anticiper pour permettre « à chacun de prendre ses dispositions », assure le représentant de l’État. Dans le reste des Bouches-du-Rhône, les transports en commun sont suspendus à la demande des maires précise-t-il, comme sur l’axe Marseille-Aix-en-Provence, ou entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence, entre Marseille et Salon-de-Provence et entre Marseille et Miramas.

    Sur le dispositif de sécurité mis en place, le ministre de l’Intérieur ayant annoncé le déploiement du Raid, du GIGN et même de l’armée, Jacques Witkowski n’a pas souhaité s’exprimer.

  • [Entretien croisé] « Grigny et Marseille s’attaquent à la pauvreté »

    [Entretien croisé] « Grigny et Marseille s’attaquent à la pauvreté »

    La Marseillaise : L’actualité
    est marquée par le mouvement lycéen, suivi par cette journée du 17 octobre émaillée de violences. Comment l’avez-vous vécu en tant que maires ?

    Jean-Marc Coppola : Ce qui m’a frappé en rencontrant les lycéens, c’est qu’ils n’avaient pas d’interlocuteurs. Nous avons eu un échange avec une trentaine d’entre eux, nous leur avons donné la parole en conseil d’arrondissements. Ils sont d’une grande maturité, ils ont des revendications tout à fait justes. Mais le gouvernement ne répond pas à la hauteur de ce qu’ils demandent en matière de bonnes conditions d’études, de dignité, de respect. Ils n’ont pour seules réponses que des violences policières, auxquels nous avons été confrontés dans le 15e arrondissement. Derrière, il y a eu un samedi de chaos, auquel on ne s’attendait pas, avec cette accusation que ce sont des jeunes de quartiers, des cités qui viennent, alors qu’il s’agit d’éléments extérieurs. L’expression contre les institutions, la Marianne à terre, montrent une grande défiance. Je ne suis pas de ceux qui disent que parce que les politiques publiques sont violentes il faut répondre par la violence. La violence n’a jamais rien donné. Mais ce qui est inattendu aussi, c’est la réponse inappropriée de l’État qui n’a pas anticipé ce qui s’est passé, face à quelque chose de très organisé. Un État qui n’est plus capable de protéger ses concitoyens est un État en délabrement total. C’est le résultat de politiques menées depuis très longtemps, particulièrement avec Emmanuel Macron depuis dix ans. Cela pose des questions sur ce qu’il faut recoudre, des actes à prendre pour montrer que l’on entend les souffrances, la violence sociale. Nous sortons d’une rencontre avec des mères à la Castellane, qui nous disent qu’elles veulent le mélange, que l’humain soit pris en compte, qu’il faut de la mixité. Il faut des politiques qui rétablissent de la justice et de l’égalité.

    Philippe Rio : À Grigny, je n’ai ni commissariat, ni lycée. Mais nous avons donné la parole aux lycéens, j’ai été devant des lycées pour écouter longuement. Il y a une exigence d’égalité très claire. Les manifestations parisiennes se sont faites dans la joie, les élèves, les professeurs, les parents d’élèves étaient présents. Se retrouver ensemble pour réclamer la même chose, un avenir, c’était extrêmement rafraîchissant. Ce mouvement de samedi, des gens m’en parlent depuis quinze jours. Des gens qui ne sont pas politisés, qui n’ont jamais été à des manifestations qui me demandaient si j’y allais. Il y a un symbole dans la France invisible qui se dit qu’il se passe quelque chose, c’est le signe d’une colère extrêmement profonde. Je condamne sans conteste tous les dérapages qui ont eu lieu. Mais le biais médiatique aujourd’hui fait qu’on oublie le mouvement social, la lutte contre la vie chère. Au bout de dix ans, on se dit que la question des libertés publiques, de l’ordre public, des privatisations rampantes se pose dans le pays. Cela fait une addition très importante, il n’y a plus rien qui fonctionne. Il y a des Français polarisés et un président de la République qui appelle à la rescousse les corps intermédiaires pour demander l’arrêt des violences après nous avoir mis de côté pendant dix ans, mais qui ne donne aucun débouché. Nous sommes en début de mandat et on nous prend 7 milliards d’euros pour rembourser les dettes du pays, de l’argent que l’on n’a plus comme le service public de proximité. Nous sommes la dernière digue et on nous prend encore des moyens !

    Vous avez parlé des revendications sur le pouvoir d’achat. Il y a le même niveau de vie à Grigny que dans ce secteur. Que pouvez-vous faire face à la misère ?

    P.R. : Grigny et Marseille sont les deux villes qui en France ont décidé de s’attaquer à la pauvreté. Nous sommes au XXIe siècle dans la sixième puissance mondiale et ce sont des collectivités locales qui aujourd’hui se disent qu’il faut faire de la rénovation urbaine de manière XXL, s’attaquer aux copropriétés dégradées. Le logement est le premier poste de dépense des Français, si le logement va mal, les familles vont mal. Même s’il y a aussi l’emploi, l’éducation, parce qu’inégalités sociales et scolaires se nourrissent mutuellement. Nous ne sommes pas dans le déni : ça s’appelle de la pauvreté. Elle touche d’abord nos enfants, deux tiers des enfants à Grigny. Ce sont les femmes aussi, les familles monoparentales. Quand on prend le sujet pour construire des politiques publiques, on s’aperçoit qu’il y a plein de choses qui dysfonctionnent. Quand la moitié de ceux qui pourraient toucher le minimum vieillesse ne le touchent pas chez nos anciens, notre monde est détraqué. Nous avons décidé courageusement d’apporter des réponses, d’interpeller l’État. Ce n’est pas simple. Il y a trois ans, je suis venu ici à Marseille pour voir comment vous faisiez votre stratégie pauvreté, avec Audrey Garino [alors adjointe PCF aux solidarités, Ndlr]. Il y a eu une expérimentation, territoire zéro non-recours aux droits. Cela commence à fonctionner, j’ai interpellé l’État pour que cela ne s’arrête pas à la fin de l’année, avec une tribune ce mardi dans Libération.

    J.-M.C. : Nous sommes dans un secteur où il y a beaucoup de solidarités, à l’échelle de la cité. Cela tient comme ça, par ces associations qui permettent cette solidarité, qui permettent de la dignité mais ne règlent pas les problèmes de fond de la pauvreté. Il y a de nombreuses préoccupations sur ce secteur, mais la question de pouvoir manger se pose tous les jours.

    P.R. : Nous allons reprendre les distributions et nous allons voir de nouveaux visages, des travailleurs, nos anciens qui après une vie de labeur vont faire la queue ! Il y a un gouvernement qui ne peut plus faire et un peuple qui n’en veut plus. Nous, les communes sommes au milieu de tout cela et nous devons faire face à ces défis, à la pauvreté, au changement climatique. On l’a vécu pour la première fois avec une telle importance cet été. Dans ce moment très complexe, nous avons un rôle particulier à jouer. Dans ma ville, j’ai les petits-déjeuners financés par l’État pour tous les enfants et heureusement. J’ai dû me battre. Pareil pour qu’ils paient moins cher les inscriptions sportives, je fais entre 0 et 75 euros et j’ai 2 000 inscrits de plus dans mes clubs, avec 40% de filles.

    J.-M.C. : En tant que maire de secteur, je suis l’oreille et le porte-voix des souffrances et des aspirations à vivre dignement. Le trait d’union entre les institutions, la mairie centrale, la Métropole, l’État… pour apporter des réponses et des solutions concrètes. Les élus de proximité sont en première ligne et on doit surmonter des paradoxes. Sur le logement, il en manque 70 000 à Marseille. Mais quand on vient nous en demander, on ne veut pas montrer l’impuissance de la politique. Il faut contraindre là où se décident les choses, là où sont les moyens. C’est ce que nous avons fait lors du dernier mandat, auprès de l’État qui pendant des décennies a complètement délaissé Marseille. Sans l’État, nous n’aurions pas pu répondre à l’incurie sur les écoles. On essaie de mener des politiques de proximité utiles, de lutter contre les inégalités en mettant des priorités. On construit des écoles prioritairement dans nos quartiers, là où rien n’a été fait pendant des années. Aujourd’hui, on ne peut pas avoir un État qui abandonne les collectivités, les étrangle, nous rend impuissants. C’est terrible.

    Justement, vous ouvrez des services publics, mais en même temps, les centres sociaux et missions locales perdent des subventions, les services publics de l’État ferment. Vous ne vous sentez pas impuissants ?

    P.R. : C’est la question qu’on se pose tous les matins. Quand on parlait de logement, on mettait cinq ans pour avoir un logement social quand j’ai été élu maire [en 2012, Ndlr]. Aujourd’hui, c’est dix ans. Mais il faut toujours avoir de l’espoir. Même sans espoir, la lutte est encore un espoir, comme disait Romain Rolland. On arrive à bouger des choses. Je dis souvent à mes interlocuteurs de l’État, si vous voulez réussir la République, vous devez réussir Grigny. Si on veut réussir la France, il faut réussir Marseille. Je ne comprends pas pourquoi la deuxième ville de France est dans cet état. Marseille est un mystère pour moi. Une telle capacité à faire rayonner la France, et cette situation hallucinante. Je suis venu à Marseille il y a dix ans pour le plan initiatives copropriétés lancé par Julien Denormandie, du temps de la rue d’Aubagne. J’ai signé la deuxième opération d’intérêt national de rénovation de copropriétés dégradées, pour 5 000 logements. J’y habite, je viens du quartier de la Grande Borne. Tous les ans je vais à Paris, on parle toujours de nos deux villes sur les copropriétés. Nous sommes à l’avant-garde des défis de notre nation. Mais sur le logement : on en est où sur l’encadrement des loyers ? C’est le 26 novembre que l’expérimentation s’arrête. 83% des Français sont favorables, la crise sociale en Europe est autour du logement et pour la première fois il a été créé une commission européenne au logement. Il faut un encadrement des loyers obligatoires dans les opérations de requalification des copropriétés d’intérêt national. À Grigny, les marchands de sommeil louent à 50 euros le mètre carré ! C’est une mesure contre la vie chère facile à mettre en œuvre et qui fonctionne.

    J.-M.C. : Un des facteurs de mobilisation, c’est aussi de revaloriser ces quartiers. Je suis frappé des initiatives des adolescents eux-mêmes qui au centre social de Campagne Lévêque prennent une caméra et font un film de 10-15 minutes pour montrer que cette jeunesse n’est pas celle qui est décrite, dont on doit avoir peur. Ils montrent que leur quartier, leur cité est belle, ils grandissent là-dedans. Ici, il y a autant de qualités, d’atouts, de talents qu’ailleurs. Cela accompagne les initiatives que l’on peut prendre en direction des autres collectivités, de l’État, pour rassembler, dire que l’on existe. Par ces discussions, on peut montrer comment trouver des solutions, expliquer qu’il y a une indécence à avoir autant d’inégalités, d’avoir autant de richesses dans ce pays qui ne participent pas à un vivre ensemble. Nous sommes avant une échéance importante, et peu en parlent. Le leitmotiv depuis des années c’est on va baisser les impôts, mais l’impôt c’est la redistribution des richesses ! Il faut une grande réforme de la fiscalité pour donner des moyens aux collectivités, pour que les missions régaliennes de l’État soient aussi respectées. Redonner confiance, valoriser, cela permet de relever la tête. Je suis frappé par les initiatives bénévoles des habitants pour nettoyer leur quartier, créer des jardins partagés et ils attendent de nous qu’on les soutienne, qu’on les accompagne. Ce sont des petites choses mais la dignité passe par là.

    Il y a une chape de plomb à briser avec cette image que l’on peut avoir des quartiers Nord à Marseille, où celles renvoyées
    par Tibo Inshape quand il patrouille avec la Bac à Grigny ?

    P.R. : Nous sommes confrontés à des narratifs et à des récits. Le récit français majoritaire sur les quartiers populaires donne un biais négatif. Ceux qui vivent les quartiers populaires connaissent leurs fragilités, leurs vulnérabilités, mais en même temps cette incroyable créativité, cette force de vie, cette solidarité, cette énergie épatante. Dans ce moment politique dans lequel nous sommes, à la veille d’une élection présidentielle extrêmement importante, je vois bien ce qui est raconté médiatiquement. Nous sommes les petits vilains canards de cette Nation. Soit on fait avec, soit on fait sans. C’est le grand choix qui sera posé dans cette élection présidentielle. Le sujet est un impensé aujourd’hui, comme celui des collectivités locales, comme celui de la pauvreté, y compris dans le milieu rural. Il ne faut pas jouer les fractures entre les ruraux et les urbains, de 15 à 20 millions de nos concitoyens vivent dans des territoires marqués par la pauvreté. Nous participons, avec les territoires ultra-marins, à une question de jeunesse. C’est l’avenir de cette jeunesse qui se joue. Certains voudraient la préférence nationale. C’est faire sécession. Qu’est-ce qui va se passer si le pire arrive dans six mois ? Quelles vont être les collectivités locales les plus touchées ? Aujourd’hui c’est simple de dézinguer une ville populaire sur les dotations, sur les crédits de la politique de la ville. Ce projet nauséabond de préférence nationale aura comme premières victimes les villes populaires, nous avons un intérêt majeur dans cette période. Je suis dans l’Association des villes de banlieue, nous avons fait notre séminaire de rentrée sur ce sujet-là, parce que nous avons extrêmement peur. Il ne faut pas être sidérés par cette peur, mais que cela nous permette de se mettre en mouvement, de prendre des initiatives. Les habitants des quartiers populaires contribuent à la richesse de ce pays, à l’identité de ce pays. Nous sommes un plus, et pas un moins, si ce n’est que nous partons avec un peu de retard. Mais nous sommes l’avant-garde de ce pays. Si on regarde d’un point de vue électoral, tous les spécialistes nous disent que les résultats du Nouveau front populaire c’est aussi une réaction des quartiers populaires qui se sont surmobilisés pour ne pas que le Rassemblement national gagne. On sait qu’il y aura un deuxième tour, et nous avons déjà l’identité d’une personne qui y sera. Moi je demande déjà à mes services de faire un plan B pour mon budget. Nous travaillons tous à nos budgets en ce moment. Nous nous serrons déjà la ceinture et nous ne savons pas comment nous allons faire, parce que notre boulot c’est le vivre ensemble, nous sommes des animateurs du vivre ensemble. Cela coûte, il y a des dépenses, ou plutôt des investissements, y compris dans l’humain. Nous allons construire nos budgets avec moins encore. Mais s’il y a une catastrophe au mois de mai, ils vont tout couper. Cela sera un autre mode de gestion. Qu’est-ce qui se passe si on nous enlève la dotation de solidarité urbaine ? Demain s’il y a un autre gouvernement, je ne suis pas sûr de l’avoir. Chez moi, c’est 18 millions d’euros. On voit le danger. Nous devons très rapidement prendre conscience que nous serions les premières victimes de ce régime s’il arrive au pouvoir.

    J.-M.C. : Notre rôle c’est de créer du liant entre les personnes. De montrer comment ces différences sont une richesse. Tout est fait pour opposer, diviser, le racisme est exacerbé. Aujourd’hui, on sait combien il y a de discriminations ici. J’ai rencontré ce matin une association qui permet l’accès au sport, à la nage, à 300 enfants de la Bricarde à la Castellane. Quand elle veut les amener dans un camping à l’extérieur, ils voient 13015 Marseille et ils disent : ce n’est pas notre public. Il y a ces discriminations, il y a aussi cette opposition cherchée entre les générations en plein mouvement lycéen, comme si on devait choisir entre les uns et les autres. Alors notre boulot c’est de créer du lien, apaiser les peurs, valoriser, sans mettre la poussière sous le tapis. On le sait que la pauvreté, l’absence de logement amènent à des dérives, que les trafics s’en nourrissent. Mais parlons de ceux qui se retroussent les manches. Je suis heureux qu’il y ait le projet de cité de cinéma à côté, c’est un des arts qui permet de montrer sans fards !

    P.R. : On a mille et une expériences de choses incroyables. Pour revenir au mouvement lycéen, il commence à Mayotte. Ils demandent de l’égalité. Il se poursuit à Créteil. Les lycées de banlieue arborent le drapeau bleu-blanc-rouge, c’est la première fois qu’il y a ça de cette manière-là. J’ai entendu La Marseillaise dans les défilés. Et très rapidement les grands lycées parisiens, de l’élite se sont mis en grève pour dire qu’ils ont tout, et se mobilisent pour ceux qui n’ont pas les mêmes chances. Quelle intelligence ! Il n’y a que notre monde adulte qui est stupide et nous fait courir un grand danger. Et dans les quartiers populaires il y a les petites choses de la vie qui nous changent. Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises de France a grandi à Grigny, il a commencé à la JC, il a terminé à HEC ! J’ai deux influenceurs, Golo et Ritchie qui cartonnent sur les réseaux sociaux. Pour la première fois, un documentaire est fait avec eux sur la banlieue, il n’y a aucun policier, aucune violence. C’était le meilleur documentaire en nombre d’entrées de ces dix dernières années ! Nous sommes en train de gagner quelque chose.

  • Une trentaine d’élus rassemblés à Gap

    Une trentaine d’élus rassemblés à Gap

    Une trentaine d’élus locaux étaient présents, y compris de l’opposition municipale. Aucune dégradation n’a touché Gap, mais la Ville « apporte son soutien » aux communes concernées.

    Agathe Di Lenardo

  • À Marseille, l’union sacrée des maires de Provence

    À Marseille, l’union sacrée des maires de Provence

    Le symbole était recherché. Ce lundi soir, c’est une policière municipale et un marin-pompier qui apportent le nouveau buste de Marianne dans la salle des délibérations de l’hôtel de ville de Marseille. Deux jours après l’envahissement du bâtiment qui a vu l’emblème de la République jeté au sol, au milieu des mobilisations du 17 octobre, les maires du territoire sont venus offrir à la municipalité marseillaise un nouveau buste de Marianne. En choisissant le modèle Mauger de la République radicale du début du XXe siècle, avec son bonnet phrygien retrouvé.

    « Tous nous sommes venus vous témoigner notre solidarité », partageait le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, à l’origine de l’initiative, après cette « journée noire » du samedi. En insistant sur le symbole « intolérable » de cette Marianne jetée au sol. « Elle montrera qu’à Marseille comme partout en France, nul ne peut s’en prendre à la République, et que tant que nous serons ensemble pour la défendre, elle restera éternelle. »

    Face aux nombreux élus présents, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan dénonce les « hordes de vandales qui s’en sont pris à l’idée même du contrat social ». Des « semeurs de trouble et de chaos » qui ont « sali les revendications légitimes de ceux qui ont constitutionnellement le droit de manifester ». En réponse, il insiste sur l’unité républicaine, qui dépasse les opinions politiques. « Quand la France a traversé des crises à travers les siècles, ce n’est que par l’unité de ceux qui pensaient différemment », rappelle-t-il. Et de s’en prendre à ceux qui voudraient retirer leurs moyens aux communes. « C’est grâce à nous que la France tient », défend-il.

    Dans la foule, la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, salue elle aussi la cohésion des élus. « Il faut de l’ordre en premier », assure-t-elle. « La façon de lutter contre cette racaille n’est pas la bonne, ils nous font la guerre alors il faut leur faire la guerre », lâche-t-elle, après avoir réclamé un état d’urgence.

    À l’extérieur, les gyrophares des camions de CRS illuminent d’une lueur bleue les rives du Vieux-Port. Et veillent désormais au respect des interdictions de manifester.

    « C’est grâce aux communes que la France tient. »

  • À Courthézon, les maires de Vaucluse s’affichent unis

    À Courthézon, les maires de Vaucluse s’affichent unis

    Écharpe tricolore sur les épaules, une vingtaine de maires de Vaucluse se sont retrouvés ce lundi 19 octobre à l’hôtel de ville de Courthézon, à la suite des violences qui ont marqué la journée du 17 octobre.

    Entouré de ses homologues, le maire de Courthézon, Nicolas Paget (DVD), également président de la communauté de communes du Pays d’Orange en Provence, a pris la parole à l’issue du conseil d’administration de l’Association des maires de Vaucluse. « Nous ne pouvons plus détourner le regard », lance-t-il face à l’assemblée, en présence notamment du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), ou encore celui de Bollène, Anthony Zilio (DVC). Il cible des « casseurs-pilleurs venus de l’ultragauche », dont le but serait « de rendre inaudibles » les revendications des manifestants. Tout en appelant à « choisir son camp », mais aussi « avancer au-delà des considérations politiques ». « Rien ne justifie la casse des biens publics qui sont le symbole de la République. La République n’est pas seulement une idée abstraite et il faut la défendre chaque jour », poursuit-il.

    Attente de réponses

    Un discours partagé par Pierre Gonzalvez, président de l’Association des maires de Vaucluse et premier édile de L’Isle-sur-la-Sorgue. « Il y a une vraie prise de conscience, de la part de la population, de la gravité de ce qu’il s’est déroulé. Ce côté anxiogène d’une société en fracturation vient brouiller le message porté par notre jeunesse. Cette jeunesse, on doit l’aimer et lui apporter des réponses. La violence ne provient pas des jeunes, mais de casseurs », assure-t-il. S’il considère l’allocution du président de la République, prononcée le dimanche soir, comme une « déclaration de principe », l’élu attend désormais des « réponses pour lutter contre ces délinquants qui pourrissent la vie également au quotidien de nos citoyens ».

  • Liberté, Égalité… abandonnés

    Liberté, Égalité… abandonnés

    Dans notre région comme à travers tout le pays, les maires ont conduit des rassemblements républicains à la suite des émeutes et des pillages qui ont eu lieu en marge des manifestations de ce week-end.

    Alors que le maire de Marseille, ville particulièrement touchée par ces violences, a reçu le soutien de ses homologues de la Métropole, il continue de demander des comptes au ministre de l’Intérieur sur les raisons pour lesquelles les pillages et l’intrusion dans la mairie n’ont pas pu être empêchés par la force publique, alors même que des manifestants pacifiques ont été réprimés.

    État d’urgence sociale

    Le ministre, dont la démission a été refusée par le président de la République, est resté une large partie de la journée à Paris, auprès de Sébastien Lecornu, pour annoncer des couvre-feux localisés. Avant, finalement, de venir à Marseille dans la soirée. Rien, en revanche, n’a été esquissé pour répondre à l’état d’urgence sociale dans lequel se trouve notre pays. Rien pour répondre à la colère légitime contre la vie chère et l’envolée du prix des carburants. Rien pour satisfaire les revendications tout aussi légitimes des lycéens et des étudiants.

    Casseurs et les pillards ont pleinement joué leur rôle d’idiots utiles en polarisant l’attention sur leur méfaits. Ils doivent être mis hors d’état de nuire sans que l’on porte atteinte à la liberté constitutionnelle de manifester. Le gouvernement peut instaurer des couvre-feux partiel, il n’étouffera pas ainsi la colère populaire.

    Quant aux maires et aux communes qui sont laissés en première ligne, ils forment l’indispensable « République de proximité » que le projet de budget promet d’affaiblir encore.

    Eux aussi doivent cesser d’être abandonnés.

  • Les Jeux olympiques 2030 au cœur du congrès des maires des Hautes-Alpes

    Les Jeux olympiques 2030 au cœur du congrès des maires des Hautes-Alpes

    L’association des maires des Hautes-Alpes (AMF 05) a tenu son 13e congrès des maires ce jeudi, quelques mois après les dernières élections municipales. Entre les discussions habituelles sur les finances locales, l’urbanisme ou encore la transition écologique, un sujet est sorti du lot : la tenue des Jeux olympiques 2030 dans le Briançonnais. Vincent Roberti, directeur et président par intérim du Cojop « pendant quelques mois encore », était présent à la table ronde consacrée à cette thématique.

    « Il était nécessaire de mettre ce sujet à l’ordre du jour, car c’est une perspective qui reste à travailler avec les élus, a introduit Jean-Michel Arnaud (Les Centristes), président de l’AMF 05 et par ailleurs sénateur du département. Il est nécessaire que les quelques voix bruyantes soient recouvertes par des voix constructives », a-t-il précisé, faisant référence aux citoyens et associations qui sont nombreux à s’opposer à la tenue des Jeux dans les Alpes pour des raisons économiques ou écologiques. « On pourrait finir par croire tout ce qu’on entend, surtout les grincheux qui pensent que ce serait mieux de ne pas avoir ces Jeux olympiques ! », a complété Philippe Bailbé, le préfet des Hautes-Alpes.

    Pour Vincent Roberti, pas de doute, l’événement laissera un héritage durable au territoire. « Je souhaite faire en sorte que les Hautes-Alpes soient l’un des cœurs battants de ces Jeux, a-t-il affirmé. Pour cela, on s’appuie sur les collectivités locales et l’expérience des acteurs du territoire : il y a ici un matériau très riche ! On a besoin de tous : les maires, les professionnels de la montagne, les clubs sportifs, pour construire des Jeux dont nous serons fiers. » Tout en réfléchissant à la manière de maintenir « cet événement qui fait vivre les gens de la montagne » à l’heure du changement climatique.

    Même si l’ensemble des épreuves du département se concentrent dans le nord des Hautes-Alpes, les élus assurent que le sud ne sera que gagnant. « On pourrait dire qu’encore une fois, il n’y en a que pour le Briançonnais, a dit Gérard Nicolas, maire de la petite commune Val-Buëch-Méouge. Mais nous bénéficierons aussi des aménagements des routes et du ferroviaire ! »

    Agathe Di Lenardo