Tag: pétition

  • La pétition pour interdire CNews dépasse les 500 000 signatures

    La pétition pour interdire CNews dépasse les 500 000 signatures

    Selon le règlement de l’Assemblée, un débat dans l’hémicycle peut être organisé sur un rapport relatif à une pétition signée par plus de 500 000 personnes. Pour cela, une commission doit auparavant se prononcer en décidant de la classer ou de l’examiner, élaborant alors ce rapport.

    L’organisation d’un débat passé ce seuil n’est donc pas systématique.

    Une précédente pétition contre la loi sur la présomption d’usage légitime des armes par les forces de l’ordre avait dépassé la barre des 500 000 signatures mais a été classée par les députés membres de la commission des Lois en juillet.

    Lancée en juin, cette pétition demandant la fermeture de CNews a vu le nombre de ses signataires fortement augmenter fin octobre, alors qu’elle se situait à moins de 100 000 signatures numériques.

    « Nous ne ferons pas de commentaires sur cette pétition politique », a réagi CNews, sollicitée par l’AFP.

    La chaîne du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, est régulièrement accusée de promouvoir les opinions et les thèmes d’extrême droite, ce qu’elle conteste en assurant défendre la liberté d’expression.

    « CNews n’est pas une chaîne d’information. C’est une machine de propagande », est-il écrit en introduction de la pétition, lancée par un particulier.

    Ces accusations ont pris plus de vigueur après l’attentat raciste de Trappes le 23 octobre, dans lequel un Français de 39 ans, Kévin T., est soupçonné d’avoir tiré délibérément sur « des personnes […] de type musulman ou africain ou nord-africain », selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen.

    Débat à gauche

    Une partie de la gauche, à l’instar du maire de Trappes, Ali Rabeh, a accusé les médias, et en particulier CNews, d’avoir une responsabilité dans cette attaque, en donnant trop de place sur leurs antennes aux discours stigmatisant les immigrés ou les personnes issues de l’immigration. Le député insoumis Thomas Portes, fait de la fermeture de cette chaîne « une priorité ». Une chaîne « dangereuse », selon lui, qui « diffuse à longueur d’antenne et tourne en boucle sur des thématiques racistes de l’extrême droite ». Il demande à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet d’inscrire la pétition à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. La demande d’interdiction ne fait pas l’unanimité à gauche, le sénateur écologiste Yannick Jadot considère qu’« il faut un arsenal répressif beaucoup plus dur », mais « je ne veux pas par principe interdire CNews parce que ça appartient à un milliardaire xénophobe », a-t-il argumenté sur le plateau de France Info.

    CNews avait été mise en demeure en juin dernier par le régulateur de l’audiovisuel (Arcom) de corriger un « déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des courants de pensée et d’opinion » sur son antenne, notamment « sur la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française ».

    Les équipes de CNews, et plus particulièrement de l’émission « 100% Frontières », une déclinaison du journal d’extrême droite éponyme, ont régulièrement été la cible de l’hostilité de manifestants dans les mobilisations sociales et lycéennes ces derniers jours, des images que la chaîne rediffuse dans ses émissions.

    Le siège parisien de CNews et d’Europe 1 a aussi été pris pour cible par une centaine de personnes le 17 octobre au début d’une journée d’action nationale marquée par des violences, des actes « d’intimidation » dénoncés par les deux médias dans le giron de Vincent Bolloré. Une pétition pro-CNews pour contrer la première a été lancée il y a quelque temps, mais elle plafonne à 30 000 signatures.

  • Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Lors de la séance du conseil municipal du 21 octobre, les élus d’Orcières ont approuvé une décision qui a fait grincer des dents une partie des habitants et des saisonniers de la station de ski d’Orcières Merlette : pour toute la saison hivernale, l’ensemble des places de stationnement de la station sera payant. De 9h à 17h jusqu’en avril, les tarifs seront de 8 euros la journée ou 250 euros l’abonnement à la saison.

    « Pour moi, ça va être compliqué de monter avec ma voiture », regrette Ange Venturelli, saisonnier sur la station au Village club du soleil. Voyant que beaucoup de saisonniers et habitants partagent son ressenti, il a décidé de lancer une pétition, qui recense déjà plus de 300 signatures. « En tant que membres essentiels de la communauté d’Orcières, nous devons appeler à une révision des tarifs de stationnement afin qu’ils soient plus équitables et reflètent mieux nos besoins », a-t-il écrit. « La plupart des saisonniers ont déjà du mal à boucler les fins de mois, précise-t-il. Si en plus de ça, on doit leur rajouter un tarif pour le stationnement, alors que c’est eux qui font plus ou moins marcher la station… ça pose problème. » La pétition réclame à la municipalité d’instaurer un tarif résidents/saisonniers « qui permettrait de stationner à un coût raisonnable, tout en assurant la viabilité économique de notre commune ». Un compromis qui est possible selon Ange Venturelli, qui donne l’exemple de Chamonix-Mont-Blanc ou d’Annecy : « Ces villes ont déjà mis en place de tels systèmes de stationnement résidentiel, offrant ainsi aux citoyens locaux et saisonniers une réduction significative sur leurs frais mensuels de stationnement tout en maintenant l’attractivité touristique et économique. »

    « Le choix a été fait de ne pas faire de forfait résident, explique le maire Sébastien Rouit, qui ne compte pas revenir sur cette décision. Qui est résident permanent, qui ne l’est pas… On ne peut pas le savoir. » Il rappelle que sur les 22 hameaux qui constituent la commune d’Orcières, il y a environ 650 habitants à l’année, dont une centaine seulement à la station d’Orcières Merlette, et pas loin de 19 000 lits touristiques. « Ma responsabilité, c’est d’organiser l’accueil de nos clients de l’hiver prochain dans les meilleures conditions possibles. On est en phase de travaux structurants pour deux ans, poursuit-il, on investit 46 millions d’euros. » Avec les travaux prévoyant la création d’un parking sous-terrain de plus de 600 places, « énormément de places de parking ont été supprimées ». D’autres mesures ont été mises en place pour « assurer la sécurité » des visiteurs, comme la suppression du marché hebdomadaire pour une durée de deux ans. « Certes, on a généralisé le stationnement payant, mais il est complété par un service de navettes gratuites au départ de la base de loisirs d’Orcières, avec trois parkings relais et des rotations toutes les demi-heures, de 7h du matin à 19h pour pouvoir accueillir nos saisonniers, précise le maire. Et les habitants à l’année d’Orcières Merlette les plus modestes pourront bénéficier de l’aide du CCAS (centre communal d’action sociale). On travaille sur le barème. »

    « L’idée en soi n’est pas mauvaise de mettre une aide à disposition, admet Ange Venturelli, qui comprend que la gratuité totale puisse être compliquée au vu des besoins de financements. Le problème, c’est que beaucoup de personnes ont du mal avec la paperasse, ou n’oseront pas la demander. » Quant aux navettes, il estime qu’elles ne régleront pas le problème : « Certains saisonniers commencent à travailler avant le premier service, et terminent bien après 19h, notamment en restauration. »

  • Les élus locaux d’Occitanie font bloc pour défendre le thermalisme

    Les élus locaux d’Occitanie font bloc pour défendre le thermalisme

    Plusieurs centaines d’habitants et de curistes se sont retrouvés en fin de matinée devant les thermes de Balaruc-les-Bains. Ils répondaient à l’appel « #DeboutPourNosCures », lancé sur les réseaux sociaux par la Spleth, la société gestionnaire des thermes et dont la commune est actionnaire majoritaire (lire ci-dessus). À la tribune, entouré de son équipe municipale, le maire (PS) de Balaruc, Christophe Rioust, a défendu le bien-fondé des soins délivrés dans les équipements thermaux. Le président (PS) de l’intercommunalité Sète Agglopôle Méditerranée, Loïc Linares, est allé dans son sens : « Quelques millions d’économie, en enlevant les bénéfices du thermalisme, vont handicaper demain la Sécurité sociale. » Les autres maires, conseillers régionaux et parlementaires présents ont tour à tour fustigé une « médecine à deux vitesses » et un « plan social » dans le secteur du thermalisme.

    Le sénateur (PS) Hussein Bourgi a dit vouloir rencontrer la préfète de l’Hérault ainsi que l’Agence régionale de santé (ARS). Il a suggéré que les conseils municipaux votent des motions pour le maintien du remboursement. Il a aussi annoncé une démarche conjointe avec d’autres sénateurs. Le député (LFI) Sylvain Carrière envisage de faire de même à l’Assemblée nationale. Marie Costa, la maire (DVD) de la ville thermale d’Amélie-les-Bains-Palalda (Pyrénées-Orientales), et présidente de la Fédération thermale d’Occitanie, a évoqué la pétition qu’elle a postée sur Change.org et intitulée « Le thermalisme, poumon socio-économique de nos territoires ». Le texte a déjà recueilli plus de 50 000 signatures.

  • Tout juste créé, un collectif antifa dérange le député RN

    Tout juste créé, un collectif antifa dérange le député RN

    Pas de photos ni de noms. Voilà les consignes du collectif anti-fasciste qui s’est monté sur le territoire de Martigues. « On n’a pas peur, mais on ne va pas prêter le flanc à un fichage », explique l’une de ses membres. Et une autre de compléter : « On ne cherche pas l’affrontement, on cherche les batailles des idées ».

    Face aux récentes offensives de l’extrême droite, la lutte antifasciste se structure hors des grandes villes. Récemment, un groupe a vu le jour à Salon-de-Provence. C’est donc au tour de Martigues de disposer de son propre outil. « Il y a nécessité de s’organiser face à la montée du RN, qui met en péril les solidarités telles qu’on les connaît, et est une menace au quotidien pour les plus précaires. À l’Assemblée nationale, ce sont des gens qui votent systématiquement en faveur de l’ordre établi, des puissants. »

    L’objectif du collectif : produire de l’information, proposer du décryptage à travers des ateliers d’éducation populaire pour « se former » sur la longue histoire du fascisme et de l’anti-fascisme, organiser des discussions, des meetings, des présentations de travaux ou d’ouvrages par leurs auteurs, des projections de films ou de documentaires… « L’idée c’est de prendre l’intégralité des supports possibles pour parler à un plus grand nombre », expliquent les militants.

    Un CV à faire connaître

    Le collectif porte déjà une première action. Il entend retirer les badges et l’accréditation parlementaire de Thibaut de Bougrenet de la La Tocnaye, collaborateur du député de la 13e circonscription Emmanuel Fouquart (RN). Les militants dénoncent son action auprès des phalangistes au Liban, deux mois après le massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, dont il défend la « légitimité » et la « nécessité » dans ses mémoires publiées le 4 décembre 2025. En couverture du livre, une photo sur laquelle on distingue de nombreux saluts nazis. Les militants rappellent son engagement auprès des Contras au Nicaragua, une milice armée menant des actes terroristes selon Amnesty International, dont le bilan des ONG fait état de 4 000 assassinats et 6 000 disparus, ou encore sa possible implication dans les crimes de Sisak, en Croatie, en 1991. Nous avions relaté ce CV sulfureux en avril.

    « Comment un assistant parlementaire si éloigné des valeurs de la République, ouvertement fasciste et justifiant les crimes de guerre (…), les crimes terroristes (…), et les crimes contre l’humanité, a-t-il encore accès à l’assemblée ? » interroge le collectif, qui lance une pétition pour demander au Procureur de la République d’engager des poursuites à son encontre. « Les attachés parlementaires, c’est aussi de l’argent public. Il faut rendre compte de ces agissements, son CV mérite d’être porté à la connaissance de toutes et de tous », affirment les militants.

  • La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    « Une séance historique » : ce sont les mots utilisés par Arnaud Murgia (DVD), le maire de Briançon, pour qualifier la séance du conseil municipal de ce mercredi 30 septembre. Pour cause, le rachat du fort des Têtes et sa cession à la Solideo, la société publique en charge des aménagements des Jeux olympiques 2030, qui prévoit de le transformer en village olympique, ont été actés. Un projet qui inquiète le groupe d’opposition de gauche Briançon territoire vivant, mais aussi plus d’une centaine de citoyens réunis dans le collectif Non au village olympique au fort des Têtes de Briançon : plusieurs dizaines d’entre eux ont fait le déplacement à la mairie pour montrer leur mécontentement face au vote. Une pétition a été lancée et récolte déjà plus de 8 000 signatures.

    Le fort Vauban, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, doit être acheté à l’état pour 242 000 euros. La Ville va ensuite céder cinq bâtiments à la Solideo pour près de 47 000 euros. « Depuis des années, les élus ont cherché des solutions pour sauver ce patrimoine, a rappelé le maire avant la délibération. C’est une chance unique de le réhabiliter » La Solideo se chargera des travaux de restauration des bâtiments. Les remparts resteront à la charge de la Ville, qui sera « bénéficiaire de subventions d’un montant jamais connu ici ».

    Création de logements sociaux

    Au-delà de sauver le bâti, le projet prévoit de répondre à un besoin criant à Briançon : la création de logements sociaux. Le village olympique permettra d’accueillir près de 1 000 athlètes pendant les Jeux. La Solideo devrait ensuite céder les bâtiments au promoteur immobilier privé Linkcity, une filiale du groupe Bouygues.

    Au total, 72 logements sociaux et en accession sociale à la propriété seront disponibles au plus tard en janvier 2031. « C’était ma promesse : que l’héritage du village olympique réponde aux à l’intérêt général des habitants », a insisté Arnaud Murgia. De plus, une résidence hôtelière, des équipements de services et des places de stationnement pour les futurs habitants devraient y voir le jour.

    « Les JO font beaucoup parler, a renchéri Stéphane Régnier du groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Les associations qui s’y opposent reçoivent de plus en plus de soutien. Entendez notre population et ralentissez ! Les Jeux peuvent donner de beaux projets, mais seulement si vous intégrez les citoyens. »

    « Au lieu de susciter un engouement chez les habitants, on a des incertitudes sur le coût final, les délais et cette promesse d’héritage, a poursuivi Maxime Brousse du même groupe d’opposition. Nous avons besoin d’engagements fermes pour rassurer les Briançonnais et restaurer la confiance. »

    Agathe Di Lenardo

  • Une rentrée sociale sous tension du côté de la gare d’Orange

    Une rentrée sociale sous tension du côté de la gare d’Orange

    « Les choses se tendent », résume posément Eric Arnaud, de l’union locale CGT d’Orange. Vendredi soir, le syndicat tenait un point presse pour dresser « un état des lieux social ». Ce contexte de tension vaut aussi bien au national que localement. « Les salariés isolés sont confrontés de plus en plus à des situations difficiles, dans les secteurs de la restauration, l’hôtellerie ou le nettoyage, on reçoit une dizaine d’appels par jour », poursuit le responsable syndical. « Heureusement que nous sommes là, sinon les salariés n’auraient aucune solution de proximité », abonde Monia Galvez, du bureau de l’UL. La CGT organise ainsi des permanences tous les mardis (17h-19h30).

    Les problématiques concernent l’éducation, avec des préoccupations similaires dans le privé ou le public. « On manque de moyens, beaucoup de postes sont pourvus par non titulaires, à cela s’ajoute la canicule fortement ressentie au collège Saint-Louis assez vétuste », fait valoir Marc Charnoz, délégué CGT de l’enseignement privé. « Au collège Barbara-Hendricks, deux après-midi de cours ont été annulés depuis la rentrée car il faisait jusqu’à 39 degrés dans les classes », dévoile Florian Sauvet. Le responsable CGT Educ’action note aussi qu’en « dix ans on est passé de 24 à 29 élèves par classes au lycée de l’Arc ».

    Mais c’est du côté de la gare d’Orange que la colère se cristallise. « D’ici à la fin du premier semestre 2027, les six postes d’agents d’escale ferroviaire vont être supprimés », annonce Philippe Riba, contrôleur SNCF. La CGT cheminots a lancé une pétition contre la disparition de ce service. Ces agents assurent une présence continue en gare lors de son ouverture, 7 jours sur 7 de 5h30 à 22h. Accueil et relais d’information sur les quais, aide au bon départ des trains mais surtout « ce sont eux qui interviennent auprès des personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite », expose Philippe Riba. Soit quelque 400 interventions par an. « Cette mission devrait être confiée à la seule personne qui reste au guichet, qui devra donc fermer à ce moment-là et qui n’est pas présente en permanence à la gare », dénonce le cheminot. Une désertion humaine « qui laisse les usagers sur le quai », conclut-il. Contactée, SNCF Réseau confirme que « des réflexions sont actuellement en cours sur l’organisation de la gare d’Orange » mais au stade « d’échanges internes, ainsi qu’avec les représentants du personnel ». Et souhaite donc « laisser ces échanges se poursuivre » avant de « s’exprimer davantage ».

  • [Maj] Déferlante citoyenne contre la loi « Permis de tuer » à Marseille

    [Maj] Déferlante citoyenne contre la loi « Permis de tuer » à Marseille

    Pari gagné à Marseille. La jeunesse qui a compris qu’elle était dans le collimateur, est descendue en masse dans la rue au cri de « Nous sommes tous antifacistes ! »

    Ils étaient plus de deux milliers à remonter dimanche à 14 heures la Canebière, s’arrêtant devant le commissariat de Noailles puis poussant jusque devant la Préfecture pour dénoncer la loi votée le 7 juillet dernier par 313 députés contre 199 et qui instaure une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Un véritable « permis de tuer » dénoncé par 732 000 signataires d’une pétition que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a écarté d’un revers de la main sans ouvrir de débat. Toutes les associations de défense des droits humains, la Défenseure des Droits et toute la gauche réunie critiquent ce texte très inquiétant.

    « Le RN en a fait son programme, les macronistes et leurs alliés l’ont voté main dans la main avec le RN » a lancé à la foule le président de l’association SAVE (Stop aux violences d’État), Islam El-Khalfaoui dont le fils Souheil, 19 ans, a été tué à la Belle de Mai par la police le 4 août 2021. « Après Carcassonne, quelle preuve vous faut-il encore ?! Ce n’est pas une bavure, c’est un organigramme !, a t-il encore dit, le racisme tient le micro, le parti protège, le gouvernement lui vote un permis » faisant référence aux six heures d’insultes racistes tenues par un policier municipal encarté au RN dans cette ville dirigé par le Rassemblement national.

    * Chiffre de la Préfecture

  • Menace sur la Poste à la Rouvière

    Menace sur la Poste à la Rouvière

    Tandis que les facteurs se mobilisent, ce vendredi matin, devant le centre financier de la Poste contre la réorganisation des tournées sur le site des Docks, l’annonce d’une possible fermeture du bureau de la Rouvière (9e) suscite à son tour une levée de boucliers. Ce mardi 15 septembre, une pétition a été lancée pour protester contre cette décision, s’alarmant de voir disparaître « un service public de proximité, un lieu d’accueil, d’information, de lien social ». D’ores et déjà, le syndicat Sud PTT appelle à un rassemblement devant le bureau de Poste, le 26 septembre à 10h face à une fermeture qu’ils craignent avant la fin de l’année.

    « C’est une décision que nous ne comprenons pas, répète Paul-Maurice Aldebert, délégué chez Sud PTT. C’est quand même un bureau où l’on n’a pas réduit l’offre, un bureau de plein exercice, qui tourne ! » La décision, annoncée aux organisations syndicales en comité social et économique fin août, surprend d’autant plus que le bureau, implanté dans la plus grande copropriété d’Europe et dans un centre commercial dynamique, reçoit plus de 150 personnes par jour, selon le syndicat. Surtout, elle intervient après les fermetures successives des bureaux de Luminy, du Cabot, de Mazargues. « Les bureaux de Sainte-Marguerite et du Rouet n’ont pas la même capacité d’accueil », s’inquiète-t-il.

    « Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade », déclare la Poste de son côté, en indiquant que « des échanges avec les élus et les parties prenantes locales doivent encore se poursuivre afin d’étudier les solutions les plus adaptées ».

    Pétition en ligne sur change.org

  • À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    Si quelques membres de la CGT Santé se rendent bien à Marseille, ce mardi 15 septembre, afin de participer à la manifestation régionale, une mobilisation est également prévue dès 9h30 devant le bâtiment administratif. Les syndicats dénoncent un projet « d’externalisation de la crèche intrahospitalière ».

    Dans des courriers distincts, la CGT et FO, qui citent également la CFDT, appellent à maintenir la crèche entre les murs de l’établissement. « Sous des prétextes non avérés, le directeur du CH d’Avignon veut externaliser ce service essentiel aux professionnels de santé hospitaliers », regrette la CGT. Le syndicat a également adressé une lettre au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également président du conseil de surveillance. Celui-ci n’a, pour l’heure, pas répondu, selon la CGT. « Cette crèche dispose d’horaires élargis qui permettent aux professionnels de notre établissement de lier les impératifs de leurs métiers et les nécessités familiales », abonde dans un communiqué le syndicat FO de l’hôpital. Une pétition contre ce projet a récolté plus de 2 000 signatures.

    Pas de financements

    « On se farcit les couches toute la nuit, c’est pas pour qu’on nous embête en plus la journée », abonde Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Une action symbolique doit être menée afin d’illustrer ces inquiétudes.

    Contacté par La Marseillaise, le directeur, Pierre Pinzelli, assure « qu’à ce stade, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités futures d’organisation ou le lieu d’implantation de la crèche, si ce n’est d’avoir acté le maintien durable et la modernisation de la crèche des agents du centre hospitalier d’Avignon ». Il précise toutefois que le bâtiment actuel « ne répond plus à tous les besoins (structure vieillissante, mise aux normes nécessitant des travaux estimés à plus d’un million d’euros) et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins. »

  • Cinq associations réclament un moratoire sur la chasse

    Cinq associations réclament un moratoire sur la chasse

    Depuis plusieurs jours, les pétitions en ligne se multiplient en Gironde, à Fontainebleau ou dans le Var pour réclamer l’arrêt de la chasse après l’été apocalyptique qui a touché l’Hexagone. L’une d’elles, « Pas de fusils sur les cendres »*, portée par un particulier, cumule déjà près de 470 000 signatures. Si elle demande que des mesures soient prises dans les zones concernées par les 116 085 hectares partis en fumée en 2026 (record absolu en France), cinq associations souhaitent aller plus loin et réclament un moratoire sur l’ensemble du territoire.

    « On peut imaginer que les populations d’animaux sauvages ont un petit peu dégringolé, voire beaucoup, puisqu’avec la canicule, les incendies et la sécheresse, elles n’ont pas augmenté pendant l’été », avance Christian Perrenot, délégué régional de l’Aspas, l’Association pour la protection des animaux sauvages. Face à cette inquiétude, l’Aspas s’est associée avec l’Aves (Agir pour le vivant et les espèces sauvages), Focale pour le sauvage, One Voice et le Pôle Grands Prédateurs pour réclamer la suspension de la chasse le temps qu’une étude sur l’état des populations sauvages soit réalisée.

    « Aujourd’hui, nous n’avons aucune information précise sur l’état de la faune, même si nous pensons qu’il y a eu de gros dégâts », prévient Christian Perrenot. « Cette étude pourrait être réalisée par les services de l’État. La DDTM [Direction départementale des territoires et de la mer] et l’OFB [Office français de la biodiversité] ont des experts qui pourraient rapidement réaliser ce travail. Selon les conclusions, il faudrait adapter la chasse. S’il y a eu zéro dégâts, il n’y a pas de raison que la chasse soit modifiée mais nous avons de gros doutes. »

    Dialogue difficile

    L’Apsas a également envoyé un courrier pour renouveler sa demande de moratoire à 45 préfectures dont celles du Gard et de l’Hérault. Pour l’heure, elle n’a reçu aucune réponse. Contactées, la préfecture du Gard indique avoir « sollicité l’Office Français de la Biodiversité pour avis » et « qu’une fois le retour de l’OFB reçu, les services de l’État analyseront les éléments et une décision sera prise ». « Un article du Code de l’environnement précise qu’à l’occasion d’événements exceptionnels, par exemple un tsunami, un tremblement de terre, des gros gels ou des canicules, la chasse peut être suspendue par les préfets pendant des périodes de 10 jours renouvelables. Les préfets pourraient donc y recourir le temps qu’une étude scientifique sérieuse soit réalisée », précise Christian Perrenot.

    Car si la chasse sera ouverte dans le Gard et l’Hérault le 13 septembre, plusieurs espèces peuvent déjà être chassées comme le sanglier, le chevreuil ou encore le renard, considéré comme une Espèce susceptible d’occasionner des dégâts (Esod). Depuis, le 21 août, la chasse est également autorisée pour le gibier d’eau comme les canards. « Avec la sécheresse, les surfaces d’eau se réduisent et les gibiers d’eau ont beaucoup moins d’espace. La chasse va donc être un massacre, car ces espèces n’ont plus que le tiers, la moitié ou le quart des étangs pour se réfugier. C’est pour cela que la LPO [Ligue pour la protection des oiseaux, Ndlr] demande que la chasse soit décalée d’un mois », s’inquiète le délégué de l’Aspas dans l’Hérault.

    Si ces organisations environnementales souhaitent ouvrir le débat au vu de la situation exceptionnelle de l’été, elles regrettent le manque d’écoute de la part de l’État. « On n’a pas eu de réponse de la part des préfectures et on ne sait pas si on en aura une. Chaque fois, on reste scotchés par la mauvaise foi des chasseurs et par une forme de quasi-soumission des pouvoirs publics à ce monde de la chasse », fustige Christian Perrenot qui invite tous les amoureux des animaux « à venir les aider à l’Aspas » et espère surtout que la pétition fasse bouger les lignes.