Tag: élus

  • À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    C’est quand on parle des rats qu’on en voit la queue. C’est en tout cas ce que suggère la question écrite des élus de l’opposition de gauche marignanaise à l’attention du maire d’extrême droite (RPR) Éric Le Dissès, publiée ce jeudi.

    « Depuis plusieurs années, les habitants constatent une présence croissante de rats dans l’ensemble de la commune » affirme Ariane Lombardi, conseillère municipale PCF dans cette lettre. « La présence massive de rats dans l’espace urbain soulève des inquiétudes légitimes en matière d’hygiène, de salubrité et de risques sanitaires » selon l’élue, qui demande à l’édile de justifier ses mesures.

    Cette interpellation fait suite à l’alerte du PCF l’année dernière sur le même sujet, à partir d’une pétition signée par plus de 500 habitants et remise en mairie en février 2025. La réponse de la Ville, à l’époque, parlait de « désinformation » et affichait une « priorité municipale » dans la lutte contre les dépôts sauvages.

    Sus aux dépôts sauvages

    La question est globale. « Les dépôts sauvages se multiplient et concernent l’ensemble de la commune et favorisent la prolifération des rats. Quelles mesures pour lutter contre ces incivilités ? » demande Ariane Lombardi, arguant d’un besoin de sensibilisation sur les risques sanitaires et des moyens de se débarrasser de ses encombrants. Mais aussi, de savoir « quels moyens sont consacrés à la police de l’environnement et quel est son bilan » dans le domaine. La réponse est attendue au conseil municipal du mardi 30 juin à 17h à l’Espace Saint-Exupéry.

  • La ligne haute tension fait l’unanimité contre elle

    La ligne haute tension fait l’unanimité contre elle

    Les élus municipaux d’Arles ont à nouveau manifesté leur opposition au projet de ligne aérienne à Très haute tension (THT) de 400 000 V entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer porté par le gestionnaire du réseau électrique RTE, lors du conseil municipal de jeudi soir.

    En l’espèce, c’est un avis défavorable émis à l’unanimité par les élus contre la demande de déclaration d’utilité publique formulée par RTE et instruite par le ministère de l’Énergie le 13 mai.

    « Personne ici ne conteste les enjeux de transition énergétique, d’alimentation du territoire ou de décarbonation » affirme le maire (Hor) Patrick De Carolis, « mais de nombreuses interrogations demeurent à l’étude du dossier soumis à enquête publique et les garanties apportées sont insuffisantes face aux enjeux du territoire arlésien ».

    Une assistance juridique

    L’édile arlésien ne se résigne pas à se prononcer sur « un fuseau d’implantation de 65 km de long et 100 m de large » sans plus de précisions. En référence à l’étude d’impact du projet, « des pylônes de 60 m de haut […] traversent des secteurs aux équilibres fragiles, avec un impact significatif sur les espaces, la biodiversité et les activités économiques associées », liste le maire.

    En ce sens, la communauté d’agglomération ACCM présidée par Patrick De Carolis a aussi adopté un « recours éventuel à une assistance juridique spécialisée pour accompagner nos démarches ». L’élu demande « à l’État et RTE de compléter leur étude d’impact, d’approfondir l’analyse des conséquences sur les biens inscrits au patrimoine mondial et d’étudier sérieusement les solutions alternatives », notamment d’enfouissement, porté par les opposants.

  • La clinique Jeanne d’Arc d’Arles en plein malaise social

    La clinique Jeanne d’Arc d’Arles en plein malaise social

    « Humilier n’est pas diriger ». Ces mots peints sur un drap étendu à l’entrée de la clinique Jeanne d’Arc d’Arles, mercredi, donnent le ton du conflit social en cours.

    « La seule demande que nous avons est le départ de notre directeur », indique Violette Vigne, secrétaire CFDT du CSE. À l’appui, une vingtaine de salariés en grève, plus une trentaine en soutien devant les portes de l’établissement en début d’après-midi. La rencontre avec la hiérarchie territoriale a débouché sur la suspension du mouvement, « le temps de voir si leurs directives sont appliquées » au local, selon la déléguée syndicale CFDT Aurore Desgrippes.

    « Nous sommes en conflit permanent depuis un an », relève l’élue au CSE. À tel point que deux mains courantes ont été déposées par deux salariés, dont une pour agression physique, et qu’un troisième a pris les services d’un avocat.

    « Les membres du CSE, vous êtes pas allés à l’école, la syntaxe s’apprend au lycée ». « Elle, elle comprend pas le français, c’est normal ». Telles sont les citations rapportées par les personnels rencontrés.

    « L’absentéisme a triplé »

    En outre, « plusieurs salariés ont été rétrogradés ou mis au placard car notre directeur n’a simplement pas envie de travailler avec », rapporte Violette Vigne. « On parle du bras droit de la direction interdite de sortir de son bureau et exclue de toutes les prises de décision », précise Aurore Desgrippes, indiquant un « absentéisme qui a triplé en un an ».

    Contacté, le groupe Elsan propriétaire n’a pas répondu à nos sollicitations. « Au moindre débordement, on reprend la grève » prévient la déléguée syndicale.

  • Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Élus, militants et sympathisants
    ont rempli la salle des fêtes municipale et ont été chaleureusement accueillis par le maire, Paul Sabatino.

  • À Fos-sur-Mer, une réunion du RN provoque une levée de boucliers

    À Fos-sur-Mer, une réunion du RN provoque une levée de boucliers

    C’est un post sur Facebook qui a alerté les forces progressistes. Franck Allisio, Emmanuel Fouquart et Emmanuel Taché, trois députés d’extrême droite du département des Bouches-du-Rhône, y annoncent la tenue d’une rencontre publique, vendredi 19 juin, au sein de la Maison de la mer et du sport.

    Une « salle communale très connue des Fosséennes et des Fosséens, transformée en lieu d’accueil d’une réunion diligentée par le RN », réagit le groupe municipal d’opposition Notre Fos. « Le prêt de la salle a été forcément validé par le maire ! Si le doute persistait encore chez certains, maintenant, nous avons la certitude que notre ville est dirigée par l’extrême droite. »

    Classé divers droite par la préfecture au moment du dépôt des listes, lors de la campagne municipale, Philippe Maurizot avait pourtant rejoint le label du RN « La Provence qu’on aime », portant sur des éléments programmatiques, et reçu le soutien de son délégué départemental, Franck Allisio.

    « Nous, élus et sympathisants de gauche, n’acceptons pas que Fos devienne le lieu de rendez-vous de l’extrême droite du département, voire de la région, écrivent les élus d’opposition, dans un communiqué. Nous refusons que le nom de notre ville soit associé au déclin de la démocratie de notre pays. » Ils appellent « tous les démocrates de Fos, de l’Ouest de l’étang de Berre et du département » à une grande marche populaire et citoyenne devant la Maison de la Mer, vendredi 19 juin, à 18h30.

  • Y aura-t-il des accords à gauche dans l’Hérault ?

    Y aura-t-il des accords à gauche dans l’Hérault ?

    La gauche héraultaise conservera-t-elle ses 3 sièges de sénateurs au Palais du Luxembourg le 27 septembre ? Bien malin qui peut le dire. Car le corps électoral a profondément été modifié avec les municipales et la division guette les uns et les autres.

    Si les jeux sont ouverts, c’est d’abord parce que deux des trois sénateurs de gauche sortants ne se représentent pas dans l’Hérault. Il s’agit des deux élus du PRG qui siègent dans le groupe RDSE. À savoir : le viticulteur Henri Cabanel et le maire de Péret, Christian Bilhac. Le premier, qui a échoué à réformer en profondeur le statut des parlementaires et leurs privilèges, estime avoir fait le tour de la politique. Le second, plus âgé, a envie de « prendre du temps » pour lui. Mais Christian Bilhac ne restera pas spectateur. Il soutiendra Florence Brutus. Déjà numéro 2 sur sa liste en 2020, la conseillère régionale des hauts cantons de l’Hérault a l’investiture du PRG. La conseillère municipale du village de Causses-et-Veyran se dit prête à ouvrir sa liste à « toute personne à gauche en capacité de rassembler, hors LFI ». « Je suis pour une liste d’union. Notre intérêt est d’ouvrir la liste au-delà du PRG. On discute avec nos partenaires. »

    Parmi eux pourraient figurer les communistes, dont la stratégie dans l’Hérault n’a pas encore été arrêtée. Discussions possibles aussi avec le partenaire historique du PS. De ce côté-là, le sénateur sortant Hussein Bourgi a annoncé sa candidature. Qui sera sur sa liste ? Dans le lanterneau, il se murmure que Julie Frêche pourrait être en seconde position, la seule des six a priori éligible. Contactée, la vice-présidente de la Métropole de Montpellier n’a ni confirmé ni infirmé. « Je ne souhaite pas encore m’exprimer sur ce sujet. »

    Il semblerait que rien ne soit facile en raison des équilibres à préserver entre l’urbain et la ruralité mais aussi avec les partenaires potentiels dont le PCF ou peut-être les Écologistes… Le 31 mai, ces derniers ont choisi leurs 6 noms d’une liste que pourrait mener l’élue municipale d’opposition à Pézenas, Agnès Gizard. Troisième sur la liste écolo, la Lunelloise Lise Florès, favorable à l’union de la gauche, se dit ouverte à des accords. À une condition : « Ne pas être des supplétifs et faire entendre de vraies propositions écologistes en réponse aux problèmes du quotidien dans les zones périurbaines et rurales. »

    Règlements de comptes ?

    Ça bouge aussi du côté du Département de l’Hérault. Le 30 mai, Audrey Imbert (sans étiquette) a officialisé sa candidature hors des formations politiques. « Doit-on laisser ces élections sénatoriales aux seuls partis politiques quand on constate aujourd’hui leur état ? », questionne l’élue du canton de Mèze, qui estime connaître son territoire en tant que conchylicultrice.

    Elle trouvera sur sa route Aurélien Manenc. Depuis le 1er juin, le maire sans étiquette de Lunas-les-Châteaux dit vouloir incarner la candidature des territoires et de la ruralité. En tant qu’édile et pompier au Sdis, il pense « être le mieux placé pour mesurer ce que vivent mes collègues maires avec la fuite des services publics, la fermeture des écoles, les problèmes de mobilité ». Sa « vision complémentaire aux candidats urbains » concurrence directement Hussein Bourgi, dont il était le numéro 3 en 2020… « Ce n’est pas un règlement de comptes, il y avait aussi des listes PRG à l’époque », répond
    A. Manenc. Reste qu’il est soutenu par le président héraultais Kléber Mesquida (DVG). Lequel, depuis son départ du PS, semble en froid avec Carole Delga à la Région et Michaël Delafosse à Montpellier…

    Enfin, LFI montera aussi une liste sur un « programme de rupture ». Elle sera soit avec des amis de la Nupes, soit Insoumise pur jus. « Au plan national, on discute avec le PCF et les Verts », glisse le co-référent héraultais Sylvain Carrière. Le député sait qu’arracher un siège serait un exploit mais pour LFI l’essentiel est ailleurs : continuer à s’implanter et préparer la course aux parrainages pour Jean-Luc Mélenchon.

    Autant de stratégies dissonantes qui pourraient jouer des tours à la gauche le 27 septembre ? Pas forcément, même si des accords sont préférables. En 2020, 14 listes dont 6 de gauche étaient en lice dans l’Hérault et la gauche avait obtenu trois sièges sur quatre.

  • Gard : 129 nouveaux maires, un seul rendez-vous

    Gard : 129 nouveaux maires, un seul rendez-vous

    Dans le Gard, les élections municipales ont rebattu les cartes jusque dans les plus petites mairies. Avec 129 nouveaux maires sur 350 communes, des milliers d’adjoints et de conseillers fraîchement élus, le Salon des communes et intercommunalités du Gard arrive à point nommé. Le rendez-vous se tiendra jeudi 4 juin au Parc des expositions, pour une 10e édition qui prend des airs de passage de relais.

    Car derrière les rubans coupés et les stands alignés, c’est bien du quotidien des habitants qu’il sera question : éclairage public, écoles à rénover, réseaux d’eau vieillissants, subventions à décrocher, dossiers administratifs à déminer. En 2025, le salon avait réuni 2 400 participants. Cette année, les organisateurs espèrent faire mieux, avec 145 exposants, dont 80% d’entreprises locales.

    Un espace de ressources

    « Les maires morflent, on a besoin d’être ensemble », résume Joël Roudil, maire de Carnas et élu de l’AMF 30. Dans une période où les communes encaissent les contraintes budgétaires et les injonctions contradictoires, ce salon veut offrir un lieu de respiration, mais surtout d’outillage. Services de l’État, intercommunalités, entreprises, notaires, acteurs de l’énergie ou de l’Europe : tout est pensé pour permettre aux élus de repartir avec des contacts et des réponses.

    La journée s’ouvrira par l’assemblée générale de l’AMF 30, où Philippe Ribot devrait être réélu. Le maire de Saint-Privat-des-Vieux défend une association capable de dépasser les étiquettes politiques : Vincent Bouget, maire communiste de Nîmes, et Christophe Rivenq, maire LR d’Alès, sont ainsi pressentis comme vice-présidents. Une manière de rappeler que, dans les villages comme dans les villes, la défense des communes reste d’abord une affaire de terrain.

  • L’APVF fait se rencontrer les maires des petites villes du Var

    L’APVF fait se rencontrer les maires des petites villes du Var

    Échanger pour préparer les villes de demain. C’était l’objectif de la première rencontre organisée mercredi à l’hôtel du Département par l’Association des petites villes de France (APVF) – dont font partie 11 communes varoises de 2 500 à 25 000 habitants –, et son représentant départemental, le maire (SE) du Val Jérémy Giuliano. Un lieu symbolique, tel que l’explique ce dernier, « le Département étant le principal financeur des communes ». « Le Département est aussi votre maison », lui a répondu Jean-Louis Masson, le président (LR) du conseil départemental. « Je souscris totalement aux propositions que vous portez pour préserver notre libre administration, rognée au fil de réformes écrasant les élus locaux sous le poids des normes. »

    Une douzaine de communes étaient de la partie, en plus du président de l’Association des maires du Var, l’édile brignolais Didier Brémond, et de Christophe Bouillon, président de l’APVF et de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).

    Des témoignages

    de femmes maires

    Deux séquences étaient au programme. La première abordait la question des moyens d’action des collectivités territoriales dans le cadre de la transition écologique. « Elle est en chemin, il faut réfléchir à comment rendre nos villes plus souveraines pour qu’elles soient plus habitables », explique Jérémy Giuliano, qui rappelle que « le climat du Var sera celui de Séville d’ici 2050, avec 2,5 °C de plus, sauf que la végétation et l’habitat n’auront pas eu le temps de s’adapter ». Et dans cette optique, si « les petites villes ont le foncier pour travailler sur la sobriété énergétique », il s’agit de penser à « l’électrification pour compenser les usages thermiques », et donc « à la production d’énergie ». Il a enfin été question, également, de l’augmentation effective des risques environnementaux, comme les incendies et les inondations.

    La deuxième séquence avait quant à elle trait au statut de l’élu local, créé par la loi Agatel du 22 décembre 2025. Une avancée qui doit permettre, pour le maire du Val, de « protéger l’élu, de cadrer les jeunes, les étudiants, ceux qui ont des enfants… Avec des dispositifs pour accompagner l’élu dans sa vie privée, on pourra créer des vocations ». À ce titre, les maires de La Garde et de Barjols, Hélène Arnaud-Bill et Cathy Venturino-Gabelle, se sont exprimées sur la conciliation entre vie publique et vie privée, et offert des témoignages de femmes élues, mères avant d’être maires.

  • Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger : tel est l’objectif de la Fête de la nature, organisée à Digne du 20 au 23 mai. Des ateliers de peinture végétale, des sorties en pleine nature à la découverte d’espèces animales et végétales, des animations sur la géologie, à la recherche du castor, ou encore des ateliers cyanotype y seront proposés gratuitement au grand public et aux élèves des écoles de la ville préfecture du département.

    « On ne protège efficacement que ce qu’on connaît bien. Si on connaît bien ce qui nous entoure, on a envie de le protéger », avance Richard Bonnet, conseiller municipal délégué à l’environnement. « La Ville de Digne a tenu à faire participer les écoles le mieux possible, puisqu’on y construit les citoyens de demain », ajoute-t-il.

    La Ville organise cette fête en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l’association la Cistude, la médiathèque ou encore le musée Promenade.

    « Un film animaliste suivant une famille de renards pendant toute une année » sera également projeté au centre culturel René-Char, s’est réjoui l’élu. Flora Berger, conteuse et autrice d’un livre sur la vie des abeilles, interviendra auprès des écoliers avec une apicultrice des Mées et une ruche pédagogique.

    « La charte fondatrice de la Fête de la nature impose que la fête fasse progresser la connaissance, qu’elle soit en contact direct avec la nature, qu’elle fasse preuve de protection de la biodiversité, qu’elle favorise l’évolution des comportements, et que tout ce qui est proposé soit gratuit », explique Richard Bonnet.

    Programme dignelesbains.fr/2026/05/fete-de-la-nature-du-20-au-25-mai/

  • Métropole : Nicolas Isnard tente de rassurer les agents

    Métropole : Nicolas Isnard tente de rassurer les agents

    Alors que le budget de la Métropole AMP est entre les mains de la Chambre régionale des comptes (CRC), à la suite du refus des élus de le voter, le président de l’établissement public a rédigé un courrier à l’adresse des travailleurs.

    C’est le premier courrier à l’adresse « directe » des agents depuis le début du mandat de Nicolas Isnard (LR). Il n’hésite pas à les brosser dans le sens du poil, en préambule : « Je veux vous dire la confiance pleine et entière que j’ai en vous. » Mais l’élu revient surtout sur cette forme de mise sous tutelle de son institution : « Ce choix place notre collectivité dans une situation qui peut susciter des inquiétudes. »

    Rappelons que quasiment tous les syndicats de la Métropole étaient montés au créneau, à des degrés divers d’alertes, quant aux potentielles conséquences de la mainmise de la CRC sur son budget (lire notre article du 05/05). D’où un ton qui se veut rassurant : « Cette situation ne remet en cause ni la solidité de notre institution, ni votre place en son sein. » Nicolas Isnard tente d’apporter des réponses concrètes à une partie des inquiétudes : « Vos rémunérations, vos droits statutaires et vos acquis sociaux ne sont pas affectés. » Et assure que « le cadre juridique garantit la continuité du fonctionnement de la collectivité ». Pour autant, il a aussi une parole moins réjouissante pour les agents : « Cette situation appelle de notre part lucidité et responsabilité. […] Les mois à venir nécessiteront un effort collectif. »

    Un courrier « très inquiétant »

    Du côté de la CGT AMP, ces propos ne suffisent pas à apaiser les craintes : « Si, sur le maintien des salaires, il a pu rassurer les agents, ce courrier reste très inquiétant. […] Il ne fait aucune mention des 1 200 agents contractuels actuellement en poste. » L’organisation développe : « Les baisses budgétaires entraîneront une augmentation de charge de travail et une réorganisation des services. » Retour similaire, ou presque, du côté de la FSU. « Même si ça se veut rassurant, on ne l’est pas sur le fond. Il explique qu’il va falloir faire des efforts, et dans le fonctionnement de la Métropole, ça peut impliquer un mode dégradé », estime Serge Tavano, secrétaire général du syndicat. S’il reconnaît que « c’est une bonne chose qu’il parle aux agents », Serge Tavano reste inquiet : « Ce n’est pas sécurisant pour autant. » Enfin, Patrick Rué, pour FO, « remercie le président d’avoir répondu à notre inquiétude afin d’informer les agents sur sa position ».