Tag: élus

  • Des dossiers chauds sur le bureau du préfet

    Des dossiers chauds sur le bureau du préfet

    Mouvement lycéen, avenir de Fibre Excellence à Tarascon, ligne THT… Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a fait le point, ce mercredi 14 octobre, sur les grands sujets en cours et à venir sur le territoire.

    La doctrine inchangée sur le mouvement lycéen

    Fixée au niveau national, rappelle le préfet, la doctrine reste inchangée sur le déploiement des forces de police pour « accompagner le mouvement ». Et de s’adresser plus officiellement aux lycéens qui manifestent : « Faites attention, une manifestation peut susciter des tensions, de l’enthousiasme et des effets de foule, cela peut entraîner parfois des gens à faire des choses qu’ils n’auraient pas eu l’idée de faire. Ce qui met en danger beaucoup de monde. » Revenant sur la manifestation de la veille, mardi, qui s’est « bien passée », Jacques Witkowski alerte sur un contexte qui peut dégénérer : « Tout le monde arrive à un point de fatigue, on est sur le fil du rasoir des deux côtés. » Il se félicite également que des mobilisations aient été encadrées par des syndicats, « ce qui facilite » les choses avec « un parcours notamment ».

    Le préfet revient sur les derniers faits de violence, comme ce policier à Saint-Charles, mardi, qui s’est pris un coup de marteau sur la tête. Soit « 58 policiers ayant été blessés depuis le début du mouvement ». On compte aussi 900 interpellations sur la zone Sud, 336 dans le département « essentiellement des mineurs ». « Un jeune a été arrêté cette nuit à Martigues en possession de quatre bouteilles incendiaires », annonce-t-il. Quant à la journée du 17 octobre, « nous n’avons aucun renseignement et aucune déclaration de manifestation déposée », assure-t-il.

    Bientôt du neuf

    sur la ligne THT ?

    Le projet de ligne à très haute tension, 65 km à 400 000 volts, porté par RTE (Réseau de transport d’électricité) pour alimenter les bassins Ouest du Grand port maritime et qui suscite de nombreuses contestations sur son trajet, suit son cours. La logique voudrait qu’une enquête publique ne tarde pas à être déclarée pour que chacun donne son avis et que la question soit tranchée avec la présidentielle en 2027.

    Le risque « géré » à Fibre excellence Tarascon

    Sur la situation du site de Fibre excellence à Tarascon, la liquidation « se poursuit avec hélas un comportement incompréhensible du liquidateur », déplore Jacques Witkowski, « ce qui nous a amenés à faire des choses inédites ». Pour mémoire, le syndicat CGT a dénoncé la contamination des eaux du Rhône après l’arrêt de l’usine de pâte à papier et de sa station d’épuration. Faute d’avoir « réussi à convaincre », les services de l’État ont dû contraindre puis faire deux articles 40 avant de se substituer, rappelle le préfet. L’Ademe a pris la main pour piloter les opérations de sécurisation, et après un appel d’offres d’urgent, elles ont été sous-traitées à Suez. Le tout à la charge du liquidateur. « Le risque, on le gère, mais je n’en resterai pas là », prévient le préfet.

    Quant à la vente puis à la reprise du site, elles ne seront possibles que lorsque la pollution aura été clairement évaluée et validée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). « On a des repreneurs avec des candidatures sérieuses », révèle-t-il en partie pour « des activités industrielles », mais visiblement pas de papetier.

    Un centre d’accueil

    pour les consommateurs de crack

    Sur la consommation de crack exponentielle dans certains quartiers, « un véritable problème sanitaire et social, on n’a pas mal progressé », estime le préfet. Un troisième Caarud (Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues) temporaire de 17 places va ouvrir ses portes, la semaine prochaine et jusqu’en janvier, sur un terrain de la SNCF, aux alentours de la gare Saint-Charles. De quoi compenser aussi la fermeture de l’autre Caruud, le Sleep In, le 26 mai, pour insalubrité, et dont les « travaux sont en bonne voie », en attendant de « trouver une solution plus pérenne ».

    Le procureur de la République a aussi mis en place un Groupe local de traitement de la délinquance, précise le préfet. Une première opération, le 29 septembre, a permis de mettre de jeunes femmes à l’abri avec injonctions thérapeutiques, « elles restent dans les structures qu’on a et s’engagent dans un accompagnement ». Tous les hommes étant eux repartis. « Je souhaiterais agrandir le périmètre de l’hébergement temporaire pour les plus fragiles, destiné aux consommateurs de stup’, sans impacter financièrement la mise à l’abri classique », ajoute Jacques Witkowski, espérant obtenir gain de cause auprès du gouvernement. Quant à la halte soins addiction pour laquelle plaident la Ville de Marseille et des associations, le préfet se met à disposition de qui lui trouvera un local, « et on essaiera de faire quelque chose ». Une position invariée depuis dix mois, assène-t-il.

    Un budget métropolitain compliqué

    Alors que la décision modificative du budget de la Métropole va être soumise au vote ce jeudi 15 octobre, le préfet ayant dû saisir la Chambre régionale des comptes en avril dernier, les élus de la collectivité refusant d’entériner la baisse des dotations de l’État, Jacques Witkowski se félicite qu’elle ait repris « sa ligne budgétaire ». Pour faire face à un « déséquilibre » de 144 millions d’euros, ce dernier avait proposé de tailler 53 millions dans les attributions de compensation faites aux communes, au grand dam des maires. La Métropole a depuis trouvé une « solution comptable » avec cette décision modificative, assure-t-elle dans un communiqué mardi. « J’espère que le budget 2026 trouvera un point final d’exécution, il est temps », souhaite-t-il, augurant d’un budget 2027 tout aussi compliqué, sur fond d’austérité.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les élus et l’État s’engagent sur l’eau et l’adaptation au climat

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les élus et l’État s’engagent sur l’eau et l’adaptation au climat

    « Aujourd’hui, nous devons faire face à une réalité : le changement climatique modifie profondément le cycle de l’eau. Les périodes de sécheresse s’intensifient, les températures augmentent, les ressources en eau deviennent plus fragiles et les épisodes de pluies intenses peuvent accentuer les risques d’inondations », a expliqué mardi le président du syndicat mixte Asse Bléone, Claude Fiaert, en marge de la signature du contrat eau et climat 2026 – 2030, avec le Département, la Région, le maire de Digne et la préfète. « Après l’été que nous venons de passer, nous savons toutes et tous à quel point les questions liées à l’eau, à la préservation de nos ressources et aux risques d’inondation sont devenues concrètes et permanentes sur nos territoires », a ajouté Julien Di Benedetto, le maire de Digne-les-Bains.

    « La ressource en eau est déjà perturbée par l’action de l’homme, par les prélèvements trop importants, par les pollutions, par la modification des cours d’eau, et puis on a ce changement climatique qui vient rajouter une couche sur ces effets et qui crée un cercle vicieux avec de l’eau qui tombe à des moments très erratiques, trop au moment où on n’en a pas besoin, pas assez quand on en a besoin », a estimé Annick Mievre, directrice de la délégation Paca Corse à l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Même les pluies « ne sont plus efficaces puisque l’eau s’évapore très rapidement, les sols s’assèchent et quand il repleut à nouveau, l’eau ruisselle au lieu de s’infiltrer et crée parfois des inondations », a-t-elle précisé. De plus, « moins il y a d’eau dans les milieux naturels, plus les polluants que nous y déversons se concentrent, et plus la vie aquatique est perturbée, mais aussi plus l’eau qu’on boit est polluée, et plus on a de coût pour les services d’eau potable », a déploré Annick Mievre. Face à ces enjeux primordiaux, « tout le monde doit se mobiliser et travailler ensemble », puisque « la question de l’eau concerne tout le monde », a-t-elle martelé. C’était précisément la démarche de la signature de ce contrat eau et climat, mardi.

    Une gestion éprouvante

    Claude Bondil, conseiller départemental délégué aux routes ou encore à l’administration générale, a de son côté évoqué l’importance « d’assurer la sobriété des usages ». C’est en tout cas l’engagement que le département prend dans le cadre de ce contrat, a-t-il promis. Le budget annuel du département « pour aider les investissements sur l’eau potable, l’assainissement et l’hydraulique agricole est de trois millions d’euros », a rappelé Claude Bondil, qui espère « préserver la vitalité de la Bléone et la pérennité de la ressource en eau ».

    Jean-Charles Borghini, maire de La Brillanne et conseiller régional qui représentait le nouveau président de la Région, François de Canson (DVD), a salué « le travail collectif », « plus facile ici, où on se connaît tous ». « Nous avons été la première région en Europe à élaborer un budget vert », a-t-il affirmé.

    La préfète Isabelle Tomatis a finalement témoigné des difficultés traversées avec la gestion de l’eau, de la sécheresse et des aléas climatiques. Le traitement de la rivière de l’Asse « a été une épreuve tout l’été » pour elle, a-t-elle confié. « Depuis que je suis préfète, je n’ai jamais autant de ma vie aimé la pluie », a-t-elle ironisé, soulignant la « belle réussite collective » que représente selon elle la signature de ce contrat eau et climat.

    Les élus et représentants des différentes institutions et associations, présentes en nombre, ont ensuite visité le chantier titanesque de « restauration des continuités écologiques » sur la rivière de la Bléone, à Digne-les-Bains.

    La signature de ce contrat et la visite du chantier tombaient à pic, alors que la préfecture vient de placer, lundi, l’Asse, l’Esteron et le Lauzon en crise sécheresse.

  • François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    Avant même que ne soit lancée pleinement la bataille des sénatoriales, Renaud Muselier (Ren.) avait clairement annoncé son soutien à François de Canson, « le meilleur de très loin », lançait-il, en juin, à la veille de sa dernière séance. Devant la presse, après avoir démissionné officiellement de son poste car élu sénateur, Renaud Muselier mettait logiquement en avant « un maire réputé, un élu local reconnu qui sera un président compétent ».

    Maire (DVD) de La Londe-les-Maures (Var), président de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, troisième vice-président de la Région Sud et président du comité régional du tourisme, François de Canson s’est dit prêt à prendre la suite et sera donc candidat, ce lundi 12 octobre. Il fait indéniablement partie des fidèles de l’ex-président de la Région, qui n’entend pas s’éloigner totalement des affaires régionales. Depuis le Palais du Luxembourg, Renaud Muselier restera ainsi « conseiller régional spécial » sur les fonds européens, les Jeux olympiques d’hiver 2030 et le département des Bouches-du-Rhône.

    Son poulain compte néanmoins mettre sa patte. Il assurait, dès avril sur l’antenne d’Ici Provence, qu’il serait « un président de terrain, au contact des habitants et du territoire, quelqu’un qui connaît les bassins de vie ». Il indiquait également se « préparer » sur le tourisme, l’économie et mettait en avant sa connaissance des « grands dossiers », entendre « les équilibres budgétaires, les contraintes de l’action publique, les attentes des habitants ». Et d’enfoncer le clou : « Continuité ne veut pas dire immobilisme. Je ne serai pas un clone, il y aura un style François de Canson. »

    Un candidat unique ?

    Reste à savoir s’il sera le seul candidat. Premier vice-président de la Région, Christian Estrosi (Horizons) assure actuellement l’intérim. En 2019, il avait laissé la présidence à Renaud Muselier afin de se consacrer à son mandat de maire de Nice. Battu et « trahi » par son ex-bras droit, Éric Ciotti (UDR), qui lui a ravi la place et basculé à l’extrême droite, il pourrait vouloir reprendre son fauteuil à la Région, même s’il n’a rien déclaré officiellement. En mai dernier, trois de ses proches, conseillers régionaux et élus dans les Alpes-Maritimes, Roger Roux, Bruno Bettati et Colette Fabron, ont aussi quitté la majorité de Renaud Muselier, lui imputant « l’échec des JO », laissant entrevoir des dissensions au sein du groupe. De son côté, l’opposition RN n’a rien laissé filtrer sur une éventuelle candidature.

    Pour être élu au premier ou au deuxième tour, le candidat devra obtenir la majorité absolue des 123 membres du conseil régional. Si aucun ne l’obtient, un troisième tour est organisé, à la majorité relative. La majorité de Renaud Muselier compte 80 sièges et le groupe RN-UDR-Indépendants 39.

  • Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Ce vendredi à l’Hôtel du Département, la présidente (DVD) des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a ouvert la toute première Journée de l’inclusion : « Il y a énormément d’organismes pour aider les personnes en situation de handicap. » L’élue a souhaité tous les réunir « pour trouver des solutions » et « recrédibiliser la parole du politique dans ce sujet ». Cette première édition a réuni 750 inscrits. L’événement doit « devenir annuel », précise Martine Vassal.

    « Nous voulons permettre à chacune et chacun d’avoir le choix de participer à la vie en société », a affirmé la présidente. Elle a d’abord entrepris de combattre les préjugés à travers des tables rondes thématiques, en matinée. Au programme des échanges figuraient l’habitat inclusif, les stéréotypes, l’accès à l’enseignement supérieur et la situation des jeunes aidants. L’élue a insisté sur le dernier sujet, que le Département entend mieux accompagner à travers des dispositifs de repérages et d’écoutes dans les établissements scolaires.

    Un Village dédié

    Dans l’atrium de l’Hôtel du Département s’est tenu un forum, regroupant stands associatifs, partenaires institutionnels et dispositifs départementaux. Le rassemblement a été apprécié par les participants. « On est venues chercher de l’information », a expliqué la maman de Jeanne, qui souhaite s’inscrire à des cours d’équitation. Elles ont trouvé leur bonheur auprès de Défi Sport, un club marseillais de sports et loisirs pour les personnes en situation de handicap mental ou psychique. « On a créé l’association pour permettre à ces publics de pratiquer une activité physique régulière adaptée, de sociabiliser, tout en offrant des temps de répit aux familles aidantes », précise Stéphane, directeur de Défi Sport.

    Le village de l’inclusion était un moyen de visibiliser les dispositifs adaptés pour les exposants, mais aussi d’établir des liens dans le réseau. « C’est agréable de se rassembler », ont fait remarquer Tom et Azzedine, du club handisport d’Aix-en-Provence, venus simplement faire un tour au milieu des autres acteurs associatifs.

  • « Engager tout le monde à faire République »

    « Engager tout le monde à faire République »

    La Marseillaise : Pour sa rentrée, Mad Mars pose la question « S’engager en politique, ça vaut encore le coup ? ». Pourquoi ce fil rouge ?

    Olivia Fortin : Parce que beaucoup d’entre nous sommes en colère de la situation, on le voit avec le mouvement de jeunesse, et sentent que le réel pouvoir de décision sur les choses qui structurent notre monde est en réalité très loin. On est beaucoup à essayer de faire bouger les lignes localement mais dans un cadre qu’on ne maîtrise pas, et cela crée de la désespérance, surtout quand des forces obscures essaient d’apporter des réponses simplistes à des problèmes complexes. Pour nous mouvements citoyens engagés à Marseille, il est important de créer une occasion d’en débattre. Des Marseillais, nos élus Juliette Masson, Clara Jaboulay et Kader Bennacer auront la parole, mais aussi à deux personnalités qu’on apprécie : Camille Pouponneau, l’ex-maire de Pibrac qui a fait de sa démission un geste politique dans le livre Maires, le grand gâchis. Et Quitterie de Villepin qui a initié plein de mouvements démocratiques.

    Quelle est l’idée ?

    O.F. : Évidemment nous nous tournons vers l’espoir d’une action politique partagée. L’idée est de ne pas s’en tenir à de la désespérance mais de pouvoir se dire qu’on a tous et toutes intérêt, mais aussi de la joie à trouver, dans le fait de combattre. Mad Mars est un mouvement différent d’un parti politique classique, qui par nature n’est pas amené a priori à soutenir tel ou tel candidat mais à défendre le modèle de société auquel on aspire. Et donc à être présent auprès des habitants, et des Marseillais.

    En 2027, quel peut être l’engagement national d’un mouvement local comme Mad Mars ?

    O.F. : Ma conviction, c’est que nous, élus locaux mais pas que, sommes d’une certaine façon le visage de la République. Les Français peuvent parfois se sentir abandonnés, avec d’énormes difficultés sur le pouvoir d’achat, l’accès à des services publics de base, la non-gestion de la crise climatique, avec, légitimement parfois, l’impression d’être abandonnés par un pouvoir public national qui ne prend pas en compte les injustices. Je nous vois, nous qui sommes engagés dans la société, et ce n’est pas seulement les élus, une responsabilité à combattre ce sentiment, en étant à nos places et à nos rôles, auprès des habitants, en allant discuter avec eux et prendre un prétexte pour le faire. La meilleure manière de faire campagne aujourd’hui pour la société à laquelle j’aspire, c’est d’engager tout le monde à faire République, parce que c’est le meilleur rempart à ce qu’on veut nous proposer.

  • David Gehant élu président de l’association des maires

    David Gehant élu président de l’association des maires

    David Gehant a pris jeudi la suite de Daniel Spagnou, maire de Sisteron pendant 43 ans décédé le 31 août, à la tête de l’association des maires des Alpes-de-Haute-Provence. Aucun candidat ne s’était présenté face à lui.

    Avec ce nouveau mandat, le maire de Forcalquier espère faire peser le département rural. « La ruralité n’est pas une variable d’ajustement. Nos communes ne peuvent pas être sollicitées pour tout, puis oubliées lorsqu’il faut décider ou financer. Nous voulons une association qui pèse, qui porte nos exigences et qui obtient des réponses », a-t-il lancé au moment de son élection.

    « Peser davantage »

    Également vice-président de la Région, il veut « unir les élus pour peser davantage, défendre la liberté d’action des maires et faire entendre les Alpes-de-Haute-Provence dans les décisions qui concernent leur avenir ».

    Le nouveau président de l’association des maires a choisi comme premier vice-président Camille Galtier, maire DVD de Manosque. Le maire de Digne, Julien Di Benedetto, qui se revendique sans étiquette, sera lui quatrième vice-président. Jean-Pierre Templier, maire (DVD) de Sisteron depuis le départ de Daniel Spagnou, a été choisi comme sixième vice-président.

    « Ce ne sera pas une présidence de salon. Ce sera une présidence de terrain, qui agit, qui dérange s’il le faut et qui défend chaque commune sans baisser la voix », a promis David Gehant.

    Des rencontres thématiques seront organisées dans les territoires pour « définir les priorités, partager les solutions et accompagner les élus ».

  • Un projet inédit pour soutenir les femmes victimes de violences

    Un projet inédit pour soutenir les femmes victimes de violences

    Face aux hébergements d’urgence saturés, quelle solution durable proposer pour accueillir et accompagner les femmes victimes de violences et leurs enfants ? « Les Maisonelles », répondent collectivement la CEPAC et l’association de lutte contre les violences Solidarité Femmes 13, qui portent aujourd’hui ce projet inédit en France.

    « Ce dispositif couple la situation d’urgence et le besoin d’une solution d’hébergement pérenne », introduit Christine Fabresse, présidente du directoire de la CEPAC, en présence de divers acteurs, dont des élus et un représentant de l’état.

    Un parcours court et fluide

    Alors qu’en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou de son ex-compagnon, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, la présidente veut « réunir puissance publique, privée, associative et médiatique pour répondre à ce drame sociétal ».

    L’association Solidarité Femmes 13, qui fête ses 50 ans cette année, épaule le projet. L’organisme accompagne psychologiquement et administrativement les victimes de violences conjugales ou sexuelles, et propose formations et solutions d’hébergement. « Sortir des violences, c’est tout un parcours », observe sa directrice Sophie Pioro, qui déplore « l’incapacité à répondre à chaque sollicitation, malgré les dispositifs d’aides existants ».

    Sophie Pioro appelle à coordonner les réponses pour permettre un accompagnement intégral similaire à celui que l’association propose, amplifié par le soutien financier de la Cepac et sa connaissance en qualité de bailleur social. « Il faut que le parcours de ces femmes soit le plus rapide et le plus fluide possible », soutient-elle. Quatre futures Maisonelles, à mi-chemin entre logements individuels et espaces collectifs, devraient voir le jour dans la région, entre 2028 et 2030, pour accueillir 211 femmes et enfants.

    Soutien des élus

    Deux Maisonelles s’implanteront à Marseille, une à Aix-en-Provence et une dernière à Digne-les-Bains. Une variété de territoire répondant à la diversité des profils des victimes, avec l’approbation des élus des villes concernées. « Je suis très heureuse d’aider la cause », se félicite la maire (UDI) d’Aix, Sophie Joissains. L’édile marseillais (DVG) Benoît Payan, évoque « la difficulté à parler du sujet en tant qu’homme ». « Je suis très inquiet que le privé doive s’emparer de la cause, c’est que quelque part, il y a un vide » a regretté l’élu phocéen. Le maire (SE) de Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto, a appelé à « rendre leur dignité aux victimes » avec « ce projet porteur d’espoir ».

  • Martigues : la gestion des déchets est toujours un sujet à Croix-Sainte

    Martigues : la gestion des déchets est toujours un sujet à Croix-Sainte

    Les déchets, le tri sélectif et leur gestion par la Métropole sont devenus des sujets incontournables des assemblées citoyennes. Le conseil de quartier de Croix-Sainte, mercredi soir, en a une nouvelle fois apporté la preuve lorsque plusieurs riverains ont signalé différentes difficultés.

    Cet habitant du quartier fidèle au tri sélectif se demande s’il « ne serait pas possible d’inverser les passages pour en avoir deux de tri sélectif et un d’ordures ménagères », contrairement à ce qui se fait actuellement. Le chef du service déchets de la Métropole à Martigues, Thomas Fian, rapporte qu’« on a encore des quantités d’ordures ménagères » justifiant cette organisation. Il rappelle que les fréquences ne sont pas sectorisées et sont « une décision d’envergure métropolitaine votée par les conseillers ». « Si vous avez de trop grosses quantités, demandez des bacs plus grands, 140 litres, c’est suffisant pour une fois par semaine », estime l’agent.

    L’adjointe (PCF) et conseillère métropolitaine, Valérie Baqué, n’est pas convaincue : « Quand on fait le tri sélectif, on est censé n’avoir que l’emballage en définitif. Là où j’habite, les bacs ne sont pas assez grands et, du coup, le tri sélectif n’est pas fait. » Thomas Fian objecte à l’idée d’un grand bac collectif que « les bacs de tri sélectif sont pollués à 50 voire 70% » quand ils sont collectifs. Selon lui, « le refus de tri est plus bas quand les résidents ont des bacs individuels ».

    Transfert de compétence ?

    Le sujet soulève une question plus politique chez un habitant. « Il était question de rétrocession des compétences métropolitaines durant la campagne », se souvient-il. L’adjoint et élu métropolitain, Pierre Dharréville, explique que « le débat n’a pas été engagé au regard du budget qui occupe la totalité des séances du conseil depuis notre élection ». « Nous devons gérer un budget en partie consommé, espérons que cela pousse l’institution à la réorganisation. Les rétrocessions font partie des sujets qui préoccupent les élus, mais certaines demandent une intervention législative. »

    Le même habitant demande si la gestion des ordures ménagères fait partie des compétences susceptibles d’être rétrocédées. Pierre Dharéville estime qu’« il y a peut-être un cadre, au moins pour la gestion opérationnelle que nous avons demandé à récupérer sans avoir eu de réponses, alors qu’on paye le service deux à trois fois tout en étant moins bien rendu que lorsqu’on le gérait nous-mêmes », avant d’éloigner le centre de décision.

    En attendant, des moyens de signaler les désagréments existent. Pour la majorité des cas, l’application « Adoptez le réflexe » de la Métropole permet de saisir les services compétents. D’autre part, l’application « Allô Martigues » donne lieu à un ticket consulté par les services de la Ville. « On est aussi là pour vous aider à la mise en relation avec la Métropole », insiste l’agent du service Développement des quartiers dédié à Croix-Sainte.

  • Des échanges pour faciliter l’intégrité des élus locaux

    Des échanges pour faciliter l’intégrité des élus locaux

    Jean Maïa, président de la HATVP, était présent, ce mercredi matin au conseil régional, pour échanger avec les responsables publics de la région. La HATVP, qui est l’institution qui contrôle les déclarations d’intérêts et de patrimoine des élus, surveille également les influences étrangères, ainsi que les activités de lobbying en France.

    « Il s’agit de répondre à l’obligation de transparence démocratique. Le contrôle qui est exercé sur les élus permet de lutter contre l’idée du “tous pourris”. Il nous permet de dire que la quasi-totalité des responsables publics répondent aux exigences de probité. C’était fondamental pour moi qu’on puisse avoir ce dialogue avec les acteurs du territoire aujourd’hui et faire un point ensemble sur les perspectives dans ce domaine », affirme Jean Maïa.

    Les élus de la Région reconnaissent l’importance du travail de la Haute Autorité, dont la compétence s’exerce sur 18 000 responsables publics, dont 1 500 en Paca. « Je crois que le contrôle a toujours du bon quand il est fait à bon escient. Dans cette institution, il y a la volonté d’être irréprochable. Nous nous devons d’être exemplaires, une institution se doit de s’appliquer à soi-même ses propres règles. Nos administrés attendent de la rigueur de notre part et que l’exercice de nos fonctions soit vérifié et contrôlé. On l’accepte », partage François de Canson, vice-président de la Région. Il se réjouit d’avoir l’opportunité d’échanger avec Jean Maïa : « Je crois que ce temps d’échanges avec la personne qui dirige la Haute autorité est absolument indispensable pour que nous puissions nous comprendre. Les liens entre celui qui contrôle et le contrôlé doivent permettre d’établir cette relation de confiance. »

    Prévenir plutôt

    que sanctionner

    Le but de cette visite est aussi d’assurer aux élus la disponibilité de la HATVP. Jean Maïa souligne en effet la nécessité de dialoguer avec les élus locaux afin de prévenir l’enrichissement illicite et le risque de conflit d’intérêts.

    « Nous sommes une autorité de contrôle, mais pas seulement. Nous sommes également dans une optique de conseil et d’accompagnement des responsables et des collectivités publiques dans leurs démarches déclaratives. Il ne s’agit pas seulement d’un contrôle unilatéral, on a aussi énormément d’échanges avec les déclarants », précise le président de la Haute Autorité.

  • L’extrême droite fait son entrée dans les instances du Sénat

    L’extrême droite fait son entrée dans les instances du Sénat

    Avec 15 sénateurs, le RN et ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) obtiennent en effet un poste de vice-président de la Haute assemblée, qu’ils occuperont à tour de rôle avec deux autres groupes lors des trois prochaines années, selon la composition du Bureau ratifiée mardi. Le sénateur RN du Pas-de-Calais Christopher Szczurek, désigné par son groupe, pourra donc diriger des séances dans l’hémicycle à partir du 1er octobre 2028, en tant que vice-président. En attendant, il occupera pendant deux années le poste de secrétaire du Bureau, selon les accords noués lors d’une réunion des présidents de groupe mardi midi.

    Le règlement du Sénat prévoit une représentation proportionnelle des différents groupes parlementaires au sein du Bureau. Arrivé ex æquo avec le groupe des Indépendants et le groupe écologiste avec 15 membres, le groupe d’extrême droite doit donc partager ce poste clé avec ces deux autres formations. Les six autres groupes du Sénat obtiennent une vice-présidence. Le groupe Les Républicains, de loin la première force de l’hémicycle avec 124 sénateurs, en aura deux, occupés par le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi et la sénatrice de Loire-Atlantique Laurence Garnier, une proche de Bruno Retailleau. Le sénateur communiste Pierre Barros figurera également parmi les élus à cette vice-présidence. Le groupe CRCE (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky) devient le quatrième du palais du Luxembourg avec 18 élus.

    Le Bureau est présidé par le président du Sénat Gérard Larcher (LR), réélu confortablement jeudi pour la sixième fois.

    « Séparation étanche » avec le groupe RN-UDR

    Les trois questeurs du Sénat, chargés notamment de la direction administrative et financière de l’institution, ont été reconduits. Il s’agit du LR Antoine Lefèvre, du centriste Olivier Cigolotti et de la socialiste marseillaise Marie-Arlette Carlotti. À noter également la désignation par le groupe écologiste du sénateur Place publique Bernard Jomier comme vice-président du Sénat. Cet élu, soutien de Raphaël Glucksmann, vient de quitter le groupe socialiste pour siéger au groupe écologiste, une décision qui a suscité le mécontentement de sa formation politique, celle-ci affirmant ne pas avoir validé ce choix.

    Parmi les secrétaires, figure la sénatrice communiste du Pas-de-Calais Cathy Apourceau-Poly qui occupera cette fonction jusqu’au 1er avril 2028 avant d’être remplacée par le sénateur du parti radical de gauche des Alpes-de-Haute-Provence Jean-Yves Roux. Le sénateur centriste des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud a vu sa présence au bureau du Sénat renouvelée.

    Face à l’arrivée historique d’un groupe RN-UDR, la présidente du groupe écologiste Mélanie Vogel a écrit mardi aux autres présidents de groupe pour appeler à l’instauration d’un « cordon sanitaire » vis-à-vis de l’extrême droite. Elle les invite notamment à « ne pas collaborer avec ce groupe, ne cosigner aucun texte ni aucun amendement avec ses membres, ne voter aucune de leurs initiatives », selon ce texte dont l’AFP a eu copie.

    La sénatrice regrette aussi le « règlement corseté » du Sénat, qui empêche selon elle toute opposition à l’arrivée du RN au sein du Bureau. À l’Assemblée nationale en revanche, un vote est possible si les chefs de groupe ne s’accordent pas sur la composition du Bureau. Le RN compte actuellement deux vice-présidents au Palais Bourbon.

    Le président du groupe socialiste écologiste et républicain Patrick Kanner a aussi regretté l’application « automatique » de ces dispositions, dans un courrier à Gérard Larcher publié sur les réseaux sociaux. M. Kanner appelle à « dresser une séparation étanche » avec le groupe RN-UDR. « Le Sénat ne saurait être le lieu où s’émoussent les convictions ou se fissurent les digues. Il doit au contraire s’affirmer comme le rempart le plus solide, le gardien le plus inflexible de notre héritage républicain », a-t-il encore écrit.