Tag: élus

  • Les élus locaux d’Occitanie font bloc pour défendre le thermalisme

    Les élus locaux d’Occitanie font bloc pour défendre le thermalisme

    Plusieurs centaines d’habitants et de curistes se sont retrouvés en fin de matinée devant les thermes de Balaruc-les-Bains. Ils répondaient à l’appel « #DeboutPourNosCures », lancé sur les réseaux sociaux par la Spleth, la société gestionnaire des thermes et dont la commune est actionnaire majoritaire (lire ci-dessus). À la tribune, entouré de son équipe municipale, le maire (PS) de Balaruc, Christophe Rioust, a défendu le bien-fondé des soins délivrés dans les équipements thermaux. Le président (PS) de l’intercommunalité Sète Agglopôle Méditerranée, Loïc Linares, est allé dans son sens : « Quelques millions d’économie, en enlevant les bénéfices du thermalisme, vont handicaper demain la Sécurité sociale. » Les autres maires, conseillers régionaux et parlementaires présents ont tour à tour fustigé une « médecine à deux vitesses » et un « plan social » dans le secteur du thermalisme.

    Le sénateur (PS) Hussein Bourgi a dit vouloir rencontrer la préfète de l’Hérault ainsi que l’Agence régionale de santé (ARS). Il a suggéré que les conseils municipaux votent des motions pour le maintien du remboursement. Il a aussi annoncé une démarche conjointe avec d’autres sénateurs. Le député (LFI) Sylvain Carrière envisage de faire de même à l’Assemblée nationale. Marie Costa, la maire (DVD) de la ville thermale d’Amélie-les-Bains-Palalda (Pyrénées-Orientales), et présidente de la Fédération thermale d’Occitanie, a évoqué la pétition qu’elle a postée sur Change.org et intitulée « Le thermalisme, poumon socio-économique de nos territoires ». Le texte a déjà recueilli plus de 50 000 signatures.

  • Les femmes élues encore sous-représentées aux postes clés

    Les femmes élues encore sous-représentées aux postes clés

    Si 47% des conseillers municipaux sont des femmes, elles ne représentent que 23% des maires dans les Alpes-de-Haute-Provence, souligne une étude du collectif féministe départemental 8 mars toute l’année. La loi parité, qui impose de présenter des listes composées alternativement d’un homme et d’une femme sous peine de rejet ou de sanctions, a été étendue cette année aux communes de moins de 1 000 habitants, mais « n’a absolument pas fait évoluer le nombre de femmes maires », regrette Jeanne Walter, membre du collectif. En effet, dans le département, il y a le même nombre de femmes maires qu’en 2020, soit 46, selon le collectif.

    64,4% des communes du département, soit près des deux tiers, ont par ailleurs deux hommes comme maire et comme premier adjoint. « Autrement dit, dans près de deux communes sur trois, les deux postes de pouvoir les plus élevés de la commune sont occupés par des hommes », relève le collectif. À l’inverse, « il y a un binôme entièrement féminin, donc une femme maire et une première adjointe, dans seulement 4,6% des communes », avance Jeanne Walter.

    Des conséquences nationales

    71% des femmes maires ont un homme comme premier adjoint, tandis que seulement 23% des hommes maires ont une première adjointe. « Ces chiffres révèlent que les femmes gouvernent dans un espace encore largement masculin, tandis que les hommes restent beaucoup plus souvent entre eux aux postes clés », avance le collectif féministe départemental.

    Selon Jeanne Walter, cette sous-représentativité des femmes dans les mairies est due « au sexisme ordinaire et au sexisme intériorisé ». « Les femmes ne se sentent pas capables, légitimes et disponibles, parce qu’elles s’occupent encore majoritairement des tâches domestiques. »

    Cette sous-représentativité « a des répercussions au-delà de la commune, puisque dans la foulée des élections municipales, il y a l’élection des présidents de communautés de communes, et les délégations. Si on a plus d’hommes dans les postes d’adjoints dans les communes, on aura plus d’hommes aussi dans les conseils communautaires », souligne Jeanne Walter.

    Dans le département, le président et les cinq premiers vice-présidents de la DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), l’intercommunalité de Manosque, sont par exemple tous des hommes.

    De plus, « si les postes exécutifs dans les communes sont occupés par des hommes, ça va être aussi très souvent des hommes qui vont être désignés grands électeurs » pour les élections sénatoriales, ajoute Jeanne Walter, qui est également militante LFI.

  • À La Seyne, la gauche se mobilise pour défendre le marché de Berthe

    À La Seyne, la gauche se mobilise pour défendre le marché de Berthe

    Venus lundi à nouveau au contact de la population du quartier très paupérisé de Berthe, les élus progressistes de l’ex-Cité des Chantiers ont reçu un accueil chaleureux des habitants, inquiets depuis que la municipalité a annoncé, par courrier, vouloir supprimer le marché du mercredi, pour soi-disant augmenter la fréquentation de celui du centre-ville.

    L’occasion pour la gauche de recueillir la parole des habitants et celle des commerçants afin de nourrir leurs interventions lors du prochain conseil municipal. « C’est une mauvaise solution à un vrai problème », déplore le conseiller municipal Stéphane Sacco. Avec, pour commencer, la remise en cause, à nouveau, d’un service de proximité qui se passe bien, « un lieu de vie qui participe aussi au soutien du commerce local ».

    Le groupe Alternative progressiste ne conteste absolument pas la nécessité de redynamiser le centre-ville, mais « par une politique globale ambitieuse ». « En tout cas, pas par des mesures inefficaces prises au détriment de Berthe », reprend l’élu de gauche. L’occasion de rappeler aussi que le maire d’extrême droite « Dorian Munoz s’était engagé pendant la campagne à conserver le marché dans ce quartier ».

    « Une mauvaise solution

    à un vrai problème »

    En revanche, la nouvelle municipalité RN promettait aussi « un marché provençal dynamique en centre-ville », peste le groupe Alternative progressiste, en pointant « un cuisant échec ».

    Parmi les solutions qui pourraient être prises pour faire revenir les habitants cours Louis-Blanc, Stéphane Sacco met en avant entre autres la création d’un marché de producteurs au moins une fois par semaine et la programmation d’une brocante.

    Pour l’opposition, le maintien du marché de Berthe les lundis et mercredis est essentiel. « Pour une fois qu’ils ont quelque chose chez eux, pas question de leur enlever… De déshabiller Paul pour habiller Jacques. » Dans ce quartier prioritaire politique de la Ville, marqué par d’importants problèmes sociaux, les lieux où l’on se retrouve et où l’on échange sont en effet précieux, maintiennent un lien. Réduire sa présence ou fragiliser son fonctionnement risque d’accentuer les difficultés et renforcer le sentiment d’abandon.

    C’est pour toutes ces raisons qu’Alternative progressiste s’engage à mettre toutes ses forces dans la bataille pour faire entendre raison à la majorité. Une réunion publique devrait être organisée prochainement dans le quartier sur le sujet. Et pourquoi pas une mobilisation devant l’hôtel de ville le jour du conseil municipal.

    À la majorité de revoir sa copie ou de préciser ses intentions pour ne pas pénaliser davantage les quartiers nord, déjà mal en point. À moins que cela soit l’objectif de la mairie d’extrême droite que de plonger encore davantage les habitants de la cité populaire dans la désespérance pour mieux les en blâmer ensuite.

    Impensable !

  • Marseille : des milliers pour défendre les libertés

    Marseille : des milliers pour défendre les libertés

    Venant de toutes artères de Marseille mais aussi des communes voisines où les regroupements étaient interdits, des dizaines de milliers d’étudiants, de militants, de retraités, de chômeurs, ont convergé samedi à Marseille dans une ambiance enjouée et déterminée pour la seule manifestation autorisée par la Préfecture, un acte II d’une grande puissance protestataire.

    « C’est une grande satisfaction, un ouf de soulagement pour nous la CGT et les autres syndicats d’avoir emmené cette manifestation pour la liberté d’expression de nos revendications » s’est félicité en fin de parcours Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13. Il revendiquait 100 000 manifestants contre 17 000 selon la Préfecture dans ce cortège intersyndical CGT, FSU et Solidaires colossal.

    Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) a salué le « calme » de la manifestation et un dispositif policier qu’il a estimé cette fois « à la hauteur de l’enjeu » après les folles exactions du 17 octobre. Plus tard, il rejoignait le poste de supervision urbain, des débordements sporadiques ayant lieu avec des dégradations et des pillages dans une ambiance de lacrymogènes et de feux de poubelles. Dimanche matin, la Préfecture comptait pour tout le département 7 commerces pillés ou dégradés, 71 interpellations dont 40 majeurs et 61 gardes à vue.

    Pour le préfet, cette manifestation dérogatoire s’est déroulée « dans de bonnes conditions ». Lancé à 14h15, après une minute de silence aux Réformés en hommage aux victimes de l’attentat criminel raciste de Trappes, l’immense cortège emmené par la CGT et de nombreux militants et élus communistes prenait la direction de la gare Saint-Charles, sécurisé par les dockers CGT. Postés sur la Canebière près d’un canon à eau, des CRS continuaient de barrer l’accès de l’hypercentre à de potentiels fauteurs de trouble pour ne pas répéter le sac du 17 octobre.

    « On vient de Carpentras, on tenait à manifester dans une ville où ça a de l’ampleur » expliquent Alia et Ludivine, motivées comme jamais. « Nous sommes en guerre contre ce gouvernement corrompu » proclame la pancarte de la mère. « Tout ce que j’ai retenu de la Marseillaise, c’est aux armes citoyens ! » dit celle de sa fille. Les pancartes en disent long et gros sur la colère sociale concentrée sur Emmanuel Macron, figure d’un pouvoir honni. « La voilà ta République en marche, connard ! » conspue celle d’Émilie venue avec Pierre son papa. « La répression policière fait peur, mais ça fait longtemps qu’on n’a pas ressenti des émotions aussi fortes en manif. Ça redonne de l’espoir d’être tous ensemble » assure ce dernier.

    « Ils fabriquent la misère puis nous facturent la survie » a écrit Céline, éducatrice spécialisée qui n’a pas eu peur de venir « pour défendre les lycéens et les travailleurs sociaux » et qui est comblée de voir « tout ce monde de tous âges ». « M-A-C-R-O-N, Menteur, Arrogant, Corrompu, Répressif, Odieux, Narcissique » a écrit en grosses lettres Oscar, jeune chômeur pour qui « c’est un ras le bol accumulé de ces dix dernières années, le gouvernement Macron, la gestion de la crise Covid et des gilets jaunes, l’ignorance des cahiers de doléances, même l’affaire Epstein, tout !!! » Des Scop-Ti (ex-Fralib) sont là. Des parents d’élèves aussi. « On est un collectif de 360 parents « vaillants et révolutionnaires » des lycées de Marseille.

    Eva et son ami sont descendus d’Aix pour dénoncer les conditions d’enseignement à la faculté de droit Robert Schumann, mais pas que : « On n’arrive pas à joindre les deux bouts, on a peur de l’avenir. » Eugène, 19 ans, en BTS de cybersécurité, s’est déguisé en banane et en tutu rose pour demander lui aussi de « meilleures conditions matérielles d’études. »

    « Manu, Manu, jusqu’à la victoire ! » « Tout le monde emmerde le Rassemblement national ! » « Siamo tutti antifascisti ! » claquent dans les mains la foule hétérogène de ce très long cortège sécurisé par les dockers de la CGT qui a emprunté les allées Léon Gambetta, le boulevard d’Athènes, la gare Saint-Charles, la Place Marceau pour ensuite se disperser à la Porte d’Aix où des CRS finissent par gazer des manifestants boulevard des Dames. « La liberté est un droit fondamental. Sans elle, il n’y pas de véritable justice, pas d’égalité et pas d’avenir ! » venait de conclure au mégaphone une militante CGT. « Nous voulons la paix, la liberté pour construire un monde plus juste. Ne restons pas silencieux, continuons à défendre nos droits. La liberté a besoin d’hommes et de femmes prêts à la défendre ! Ensemble faisons vivre la liberté et rendez vous au 5 novembre ! » « Je suis là en solidarité avec la jeunesse quand je vois tous les coups qu’ils se sont pris pour exprimer leurs revendications » dit Jessie, mère de quatre enfants venue de Vitrolles pour affirmer son « droit à manifester ».

  • L’état attendu au tournant face aux intempéries

    L’état attendu au tournant face aux intempéries

    Soixante-quinze millions d’euros sont inscrits « dans le projet de budget de Sébastien Lecornu pour la dotation de solidarité des équipements communaux ». Le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre (Renaissance), a tendu la carotte à l’issue de sa rencontre avec les maires et représentants des collectivités, ce vendredi, à Grans.

    Quatre jours après les intempéries « centennales », selon le président de la Métropole et maire de Salon-de-Provence Nicolas Isnard (LR), le ministre a assuré qu’« après la commission de mardi prochain, le décret sera pris mercredi ou jeudi pour reconnaître la catastrophe naturelle ». « Les activités économiques, dont agricoles, feront aussi l’objet de solidarité nationale. Pour les collectivités, le gouvernement mobilisera les enveloppes de solidarité exceptionnelles pour les communes comme le fonds hydraulique copartagé entre la préfecture et le Département », détaille-t-il.

    Mais le message peine à convaincre. « Certains maires boycottent votre venue », lance directement le maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, Martial Alvarez (DVD), fataliste : « Les effets d’annonce seront vite emportés […]. Vous n’aurez pas les moyens budgétaires de modifier le projet de loi de finances », le PLF. Depuis sa cellule de crise, la même colère perce dans la voix de Vincent Goyet, maire (LR) de Saint-Mitre-les-Remparts, où une victime est à déplorer. « Nous vivons au quotidien des violences, mais les plus insupportables sont celles des règles absurdes et des manques de moyens », assène l’édile. « J’entends ce que vous dites, mais l’État s’applique une contrainte plus grande encore », rétorque le ministre.

    « Quand on fait, ça paye »

    Face à lui, les élus sont unanimes. « Nous avons vécu le dérèglement climatique, il est là et on a besoin d’être aidés », plaide le maire (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola. « Nous sommes les remparts de la République, mais nous arrivons à un point de rupture avec ce PLF qui pourrait faire tomber ces remparts », prévient l’édile. Sur ce sujet, Michel Illac (DVG), maire d’Ensuès, complète, à distance : « Nous avons moins été impactés car des travaux ont été faits. Donc quand on fait, ça paye ».

    Les élus sont aussi force de proposition. « Donnez-nous les moyens, comme avec le Fonds vert, on connaît nos communes, on sait où ça inonde et comment on peut aménager », souligne Maxime Marchand (EELV), de Sausset-les-Pins. « Exemptez de taxes comme la FCTVA les villes reconnues en catastrophe naturelle », propose Frédéric Vigouroux (DVG), depuis Miramas. Ce dernier pointe aussi le souci des canaux d’irrigation gérés par des Associations syndicales autorisées (ASA) : « Ils ont débordé, il faut réfléchir à une nouvelle réglementation et investissement car ils sont dans un état complexe. » Nicolas Isnard retient que « mobiliser l’armée dans ces moments est précieux » et appelle à « exonérer de baisse de dotation les villes impactées ».

    Si les finances ne relèvent pas directement de son portefeuille, le ministre propose de suivre les diverses propositions. Du reste, « la méthode » proposée est « que Nicolas Isnard et Martine Vassal recueillent les demandes budgétaires ». « Je sais que c’est dur, mais pour que l’État reste fort, il faut que nos comptes soient en ordre et je sais que je peux compter sur vous », conclut le ministre, avec clause de revoyure « d’ici la fin de l’année ».

  • La maire de La Garde appelle à éviter les amalgames

    La maire de La Garde appelle à éviter les amalgames

    Lors de sa prise de parole devant la mairie ce lundi, la maire Hélène Arnaud-Bill (LR) a affirmé qu’« aucune revendication ne justifie de détruire,
    de piller ou d’agresser
     », tout en demandant à distinguer « ces violences des manifestations étudiantes et autres mobilisations pacifiques ». Elle a également apporté son soutien aux personnes touchées, pour lesquelles elle a appelé à observer un moment de silence.

    Ad.B.

  • Une trentaine d’élus rassemblés à Gap

    Une trentaine d’élus rassemblés à Gap

    Une trentaine d’élus locaux étaient présents, y compris de l’opposition municipale. Aucune dégradation n’a touché Gap, mais la Ville « apporte son soutien » aux communes concernées.

    Agathe Di Lenardo

  • La mairie pointée du doigt pour avoir renouvelé le bail du zoo du Mont Faron

    La mairie pointée du doigt pour avoir renouvelé le bail du zoo du Mont Faron

    Dénoncée depuis des décennies, la captivité d’animaux sauvage est devenue, ces dernières années, un combat prioritaire pour les défenseurs de la cause animale. Ces derniers se sont servis, à ce titre, des dernières élections municipales pour obtenir des engagements à ce sujet de la part des candidats, qui ont, de leur côté, pu les faire valoir comme des arguments de campagne. Mais lorsque ceux-ci ne sont pas tenus, les associations qui en sont à l’origine ne manquent pas de rappeler à l’ordre les élus en faute.

    C’est notamment le cas à Toulon, où l’association Projet Animaux Zoopolis (Paz) met en lumière les « manquements » de Josée Massi. La maire sortante, alors candidate, avait en effet signé, en février, une charte dans laquelle elle s’engageait à respecter 16 mesures en faveur de la condition animale.

    Parmi celles-ci, l’interdiction des pièges à colle, des « méthodes cruelles » contre la prolifération des pigeons et des salons animaliers, la création d’une délégation et d’un budget à la condition animale, ou encore « ne pas louer de lieux ou renouveler les baux à échéance pour des zoos ou des aquariums ». Or, au sujet de cette dernière, « lors d’un rendez-vous avec l’adjointe à la maire en charge de la question animale, Madame Jouve, le 18  septembre, nous avons appris que la Métropole souhaite renouveler le bail du zoo du Mont Faron (bail d’un an) », déplore l’association, qui somme la maire de « respecter ses engagements ».

    Josée Massi s’exprimera mercredi

    Par ailleurs, Paz affirme avoir contacté la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), faute d’avoir reçu les documents administratifs au sujet du zoo demandés en mars à la Métropole TPM. « Pourquoi la Métropole de Toulon refuse-t-elle de faire la lumière sur sa gestion du zoo ? Va-t-elle nous forcer à saisir le tribunal administratif pour obtenir les documents demandés ? », demande la structure dans une menace judiciaire à peine voilée. Elle pointe aussi du doigt le bilan « pas à la hauteur » du précédent mandat en termes de condition animale, entre spectacles pour animaux, méthodes létales pour lutter contre les rats et manque d’engagement dans les commandes publiques liées à l’alimentation.

    De son côté, la mairie, qui a lancé une consultation citoyenne cet été au sujet de l’avenir du parc zoologique, aurait sommé son équipe de direction de transférer ses grands félins vers d’autres sites, selon les informations de Var Matin, qui révèle également que le site pourrait accueillir une ferme pédagogique à l’avenir. La question divise toutefois, comme le montre la pétition lancée par des citoyens demandant le maintien du parc et sa rénovation, craignant pour le devenir de ses pensionnaires.

    L’entourage de Josée Massi informe qu’elle s’exprimera à ce sujet mercredi, lors de la présentation du bilan de ses six premiers mois de mandat.

  • À Marseille, l’union sacrée des maires de Provence

    À Marseille, l’union sacrée des maires de Provence

    Le symbole était recherché. Ce lundi soir, c’est une policière municipale et un marin-pompier qui apportent le nouveau buste de Marianne dans la salle des délibérations de l’hôtel de ville de Marseille. Deux jours après l’envahissement du bâtiment qui a vu l’emblème de la République jeté au sol, au milieu des mobilisations du 17 octobre, les maires du territoire sont venus offrir à la municipalité marseillaise un nouveau buste de Marianne. En choisissant le modèle Mauger de la République radicale du début du XXe siècle, avec son bonnet phrygien retrouvé.

    « Tous nous sommes venus vous témoigner notre solidarité », partageait le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, à l’origine de l’initiative, après cette « journée noire » du samedi. En insistant sur le symbole « intolérable » de cette Marianne jetée au sol. « Elle montrera qu’à Marseille comme partout en France, nul ne peut s’en prendre à la République, et que tant que nous serons ensemble pour la défendre, elle restera éternelle. »

    Face aux nombreux élus présents, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan dénonce les « hordes de vandales qui s’en sont pris à l’idée même du contrat social ». Des « semeurs de trouble et de chaos » qui ont « sali les revendications légitimes de ceux qui ont constitutionnellement le droit de manifester ». En réponse, il insiste sur l’unité républicaine, qui dépasse les opinions politiques. « Quand la France a traversé des crises à travers les siècles, ce n’est que par l’unité de ceux qui pensaient différemment », rappelle-t-il. Et de s’en prendre à ceux qui voudraient retirer leurs moyens aux communes. « C’est grâce à nous que la France tient », défend-il.

    Dans la foule, la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, salue elle aussi la cohésion des élus. « Il faut de l’ordre en premier », assure-t-elle. « La façon de lutter contre cette racaille n’est pas la bonne, ils nous font la guerre alors il faut leur faire la guerre », lâche-t-elle, après avoir réclamé un état d’urgence.

    À l’extérieur, les gyrophares des camions de CRS illuminent d’une lueur bleue les rives du Vieux-Port. Et veillent désormais au respect des interdictions de manifester.

    « C’est grâce aux communes que la France tient. »

  • À Manosque, les élus de la majorité dénoncent les dégradations

    À Manosque, les élus de la majorité dénoncent les dégradations

    Une vingtaine d’élus de la majorité manosquine (DVD) se sont rassemblés, lundi midi, devant la mairie, aux côtés d’environ 80 habitants, pour dénoncer les dégradations commises samedi. « La République est un bien commun, elle obéit à des lois, à des valeurs, et, ce week-end, les ennemis de la République ont sali ces valeurs-là. Ils ont détruit, ils ont pillé, ils ont cassé. C’était une forme d’insurrection », a lancé Pascal Antiq, conseiller municipal délégué qui prenait la parole en l’absence du maire (DVD). « L’histoire de France a été incendiée, pillée et mise à bas », a-t-il martelé, appelant à « ne pas tomber pas dans le panneau dans lequel ces ennemis-là veulent nous faire tomber ».

    Alors que des lycéens avaient appelé à se rassembler devant la mairie pour « montrer à notre cher maire que les lycéens et les Gilets jaunes ne sont pas des casseurs » et pour affirmer qu’ils « condamnent fermement les actes de violence, les pillages et les dégradations », appelant à « ne pas mettre tout le monde dans le même sac », aucun n’était finalement présent.