Tag: Hérault

  • [Quoi de neuf] « Tout le monde a envie d’entrer dans le bal de la lutte »

    [Quoi de neuf] « Tout le monde a envie d’entrer dans le bal de la lutte »

    Rémy Cougnenc : D’ordinaire le mouvement social est calme avant la Présidentielle. Qu’est-ce qui fait que c’est différent cette fois ?

    Mathieu Guy : Habituellement en effet les mois qui précédent une échéance électorale sont plutôt calmes. Cette année ça ne l’est déjà pas. Le contexte s’est dégradé ces dernières années. Ce qui a mis le feu aux poudres c’est l’annonce des économies dans la prochaine loi de finances. Le mouvement a débuté le 29 septembre avec la fonction publique avec toutes les difficultés rencontrées par les fonctionnaires avec le gel du point d’indice et les missions qu’ils n’arrivent plus à mener à bien à cause du manque de moyens. Cette dynamique de diminution d’effectifs est engagée depuis trop longtemps dans les services publics et les gels de salaires qui font qu’on a de moins en moins de candidats, notamment chez les enseignants. On a un ras-le-bol général. Tout le monde a envie d’entrer dans le bal de la lutte. On pense qu’il peut y avoir une convergence qui mènerait vers des victoires le plus rapidement possible.

    Rémy Cougnenc : En 2023 sur les retraites, la mobilisation était massive mais le gouvernement avait fait la sourde oreille. Est-ce que le vent de fraîcheur de la jeunesse peut aider à la convergence des luttes qui a pu faire défaut par le passé ?

    Mathieu Guy : Je pense qu’il a manqué des ingrédients en 2023. On a pris la rue avec d’énormes mobilisations. Mais ce qui a été difficile c’est de mettre l’économie à l’arrêt. On avait travaillé à la CGT pour intégrer la notion de grève reconductible. Malheureusement c’est resté trop à la marge pour porter un coup d’arrêt. Ceci étant, on ne peut pas dire que 2023 a été un échec de la mobilisation. Il y a eu énormément de monde et les salariés ont retrouvé la confiance envers les syndicats qui avait peut-être été un peu perdue les années précédentes. Derrière cela a permis à la CGT de se renforcer en terme d’adhérents.

    Olivier Nottale : N’oublions pas que faire grève coûte de l’argent aux salariés qui ont déjà des problèmes de pouvoir d’achat…

    Arnaud Jean : Je voudrais rajouter que la lutte paye. Pour les retraites, dans les endroits où la grève reconductible a tenu, par exemple à la SNCF avec 59 jours de grève, on sort avec un accord de cessation progressive d’activité de 18 mois. C’est-à-dire que ce que le gouvernement nous a enlevés d’un côté, on l’a gagné par les négociations de l’autre côté avec la SNCF. Comme quoi quand on se mobilise, que les salariés sont unis notamment par la grève, au bout on arrive à obtenir des choses du patronat. La grève générale est un grand mot. La grève se décrète par les salariés entreprise par entreprise, chantier par chantier. Ça passe par des assemblées générales chaque jour sur les lieux de travail.

    Rémy Cougnenc : Quels sont les mots d’ordre de l’intersyndicale ?

    Mathieu Guy : Déjà le combat contre la vie chère. On la combat ainsi que l’inflation par des augmentations des salaires. Les primes existent de plus en plus. Un tiers de nos revenus dans la fonction publique sont des primes. C’est assez dramatique parce qu’elles ne sont pas comptabilisées dans les cotisations et ne financent pas nos systèmes de retraites. On demande une augmentation générale des salaires et des pensions, ce qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat aux salariés, retraités et des recettes pour l’État pour mieux redistribuer à travers la Sécurité sociale notamment. Je crois que l’inflation est à 15% donc il faut 15% de hausse des salaires. C’est la base minimale pour sortir la tête de l’ornière et faire en sorte que les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail.

    Olivier Nottale : Et aussi puissent aller travailler car certains sont pris à la gorge…

    Mathieu Guy : Vu le prix de l’immobilier à Montpellier, Sète ou Lunel, bref sur l’arc littoral, on constate que les travailleurs ne vivent plus sur leur lieu de travail, ils en sont de plus en plus éloignés. Avec le prix de l’essence, un salarié qui se déplace pour travailler ça lui coûte de l’argent.

    Rémy Cougnenc : Le patronat vous rit au nez quand on parle d’augmenter les salaires. Soi disant qu’il n’y a plus d’argent !

    Mathieu Guy : Un rapport a rappelé que 211 milliards d’euros sont donnés chaque année aux entreprises sans contrepartie. Les grands groupes du CAC 40 ont versé 61 milliards d’euros de dividendes au premier semestre 2026. On voit bien que de l’argent il y en a. Sauf qu’il va vers ceux qui en ont le plus. D’où des inégalités de plus en plus grandes et un monde du travail qui souffre.

    Rémy Cougnenc : Si on touche au capital, il y aurait des délocalisations. C’est l’éternel chantage à l’emploi…

    Mathieu Guy : Les patrons n’ont pas attendu qu’on gagne des hausses de salaires ou plus de justice fiscale pour délocaliser, supprimer de l’emploi, fermer les industries, démanteler tout ce qui peut l’être à leur bénéfice. Seconde revendication : c’est la question des services publics à l’abandon. Sans les pompiers, l’hôpital,… on aurait vécu des choses encore plus dramatiques (…) [Écouter la suite de l’émission avec la question de la liberté de manifester et les violences d’extrême droite].

  • Agora des savoirs à Montpellier : une saison pour comprendre

    Agora des savoirs à Montpellier : une saison pour comprendre

    Depuis 2009, l’Agora des savoirs s’attache à rapprocher le monde de la recherche et le grand public. Conférences, échanges et débats permettent d’explorer les dernières avancées scientifiques, mais aussi d’éclairer les grandes questions historiques et sociales. « Alors que ne cesse de progresser dans nos sociétés un régime de post-vérité qui tend à nous faire préférer mensonges, idées reçues et opinions personnelles à l’objectivité des faits, il nous paraît essentiel de préserver et multiplier ces moments de rencontre et de discussions entre les scientifiques et les citoyens », souligne Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Avant de rappeler que « le savoir est une arme puissante contre toutes les formes d’obscurantisme et de haine de l’autre ».

    L’Histoire pour comprendre les résistances

    Ce premier cycle, constitué de 7 rencontres suivies de débats, accorde une place particulière à l’Histoire, aux luttes politiques et aux conquêtes de droits. La saison s’ouvrira le 4 novembre avec une conférence de Yann Potin consacrée à Marc Bloch (1886-1944), qui fut enseignant à Montpellier. Historien, combattant des deux guerres mondiales, résistant, celui qui fut assassiné par les nazis en 1944 incarne « une figure majeure de l’intellectuel engagé ». Son entrée au Panthéon en juin dernier offre l’occasion de revenir sur une œuvre « qui a profondément renouvelé les études historiques » et sur « l’inextricable alliance savante, politique et morale qu’incarne son parcours ».

    Le 18 novembre, l’historienne Éliane Viennot, autrice de La Forteresse assiégée. La France, les femmes et le pouvoir, 1860-2000 (CNRS éditions, 2026), s’intéressera à la conquête du pouvoir par les femmes en France. De l’accès aux études supérieures à la représentation politique, elle retracera les étapes de la progression vers l’égalité, mais aussi les résistances, les stratégies et les violences qui ont longtemps entretenu la domination masculine. Une conférence qui interroge les acquis et les obstacles persistants dans la société contemporaine.

    Du vivant aux crises géopolitiques

    La programmation fera également la part belle aux sciences du vivant. Le 25 novembre, une projection du documentaire Tardigrade, l’animal indestructible, suivie d’un échange avec les scientifiques Simon Galas et Myriam Richaud, permettra de découvrir ces animaux microscopiques capables de survivre à des conditions extrêmes (températures de -270 à plus de 100°C, rayons X, vide spatial, déshydratation…). Leurs étonnantes propriétés nourrissent les recherches de certains scientifiques, qui s’intéressent « à leur mode de vie et aux mystères de leur génétique, au cœur d’innovations prometteuses en médecine, pharmacie, cosmétique ou astrobiologie… qui pourraient bien révolutionner notre futur. »

    Le 9 décembre, l’historien François Godicheau proposera de « nouveaux regards sur la guerre d’Espagne (1936-1939) » : « Aujourd’hui, de nombreuses recherches et archives, mais aussi des témoignages, permettent d’écrire une nouvelle histoire de la guerre d’Espagne. Cette histoire dévoile le long travail de sape de la démocratie par les forces réactionnaires et l’extrême droite espagnole, bien avant 1936. Elle montre les mécanismes profonds de la dictature franquiste et se penche enfin sur l’expérience au jour le jour des acteurs de cet épisode majeur du XXe siècle européen. »

    Le 16 décembre, Grégoire Mettra remontera, lui, aux années 1970 pour éclairer les racines de certaines tensions actuelles au Moyen-Orient et dans la Corne de l’Afrique, à travers la politique étrangère américaine et les rivalités régionales.

    Le procès de Mazan vu
    par des anthropologues

    Après les fêtes, le 6 janvier, les paléontologues Pierre-Olivier Antoine et Lionel Hautier retraceront près de 300 millions d’années d’évolution des mammifères. Une plongée dans une histoire peuplée d’espèces disparues, des premiers mammaliaformes aux géants qui ont précédé ou côtoyé les humains. Enfin, le 20 janvier, les anthropologues Perrine Lachenal et Céline Lesourd reviendront sur le procès des viols de Mazan à travers l‘ouvrage collectif Mazan, anthropologie d’un procès pour viols (Le Bruit du monde, 2025), auquel elles ont participé. « Depuis la salle d’audience jusque dans les rues d’Avignon et de Mazan, des anthropologues ont voulu suivre ce procès. L’enquête de ces quatorze chercheurs en sciences sociales, spécialistes en études de genre, a permis de recueillir des centaines de témoignages – de journalistes, avocates, membres de collectifs féministes, étudiantes, personnels de santé, commerçantes… – offrant un point de vue inédit sur cet événement. Elle donne à entendre les échos d’un procès de société et ce qu’ils révèlent des rapports de pouvoir et des relations entre les femmes et les hommes. »

    * Les conférences ont lieu le mercredi à 19 h au centre Rabelais, 27 boulevard Sarrail, à Montpellier. Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles. Les rencontres sont retransmises en direct et en différé sur la chaîne YouTube de l’Agora des savoirs, ainsi que sur Divergence, en radio numérique terrestre et via son application.

  • Occitanie : ces particules dans l’air qui ne sentent pas bon

    Occitanie : ces particules dans l’air qui ne sentent pas bon

    On en boit, on en mange et désormais grâce à cette étude, on sait qu’on en respire. » On s’en doutait fortement et c’est maintenant avéré. En plus d’être présents dans l’eau et les sols, les pesticides, perturbateurs endocriniens et Pfas sont massivement présents dans l’air en Occitanie comme ailleurs.

    Menée en 2024-2025, une étude nationale de l’agence Atmo vient de révéler ses résultats qui pour le moins interrogent. Selon les prélèvements effectués dans 10 sites d’Occitanie représentatifs des différentes structures de territoires (grandes cultures, polyculture, viticulture, urbain…), notre « multi-exposition saisonnière » est avérée, résume Émilie Dalix, présidente d’Atmo Occitanie, structure indépendante qui se définit comme un tiers de confiance pour les citoyens, garant de l’intérêt général.

    Sur les 191 molécules recherchées dans l’air, la présence de 103 d’entre elles est avérée. Dans le détail, on trouve la trace dans tout ou partie des sites de 42 pesticides sur 87, 48 perturbateurs endocriniens sur 53 et 13 substances per et polyfluoroalkylées sur 51 plus connues sous le nom de « Pfas ou polluants éternels ». Il peut par exemple s’agir de fongicides, herbicides, insecticides, dégradés de combustion, de composés plastiques, répulsifs utilisés dans les produits d’hygiène…

    À noter que les perturbateurs endocriniens et les Pfas se retrouvent dans la totalité des sites testés en France, ce qui laisse penser que « ces molécules sont présentes dans l’environnement », résume Dominique Tilac, directrice générale d’Atmo Occitanie.

    Des cancers du poumon chez des non-fumeurs

    Que signifient ces résultats ? Eh bien c’est désormais aux scientifiques de s’en saisir et de le dire. Le but du lanceur d’alerte étant d’alerter les pouvoirs publics, pas d’affoler la population. « C’est une démarche scientifique, on doit passer du questionnement à la connaissance », insiste Émilie Dalix. Elle rappelle qu’« un adulte respire 15 litres d’air par jour ». Et que la loi LAURE (1996) garantit que « chacun a le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ».

    Au cœur du projet Paddle soutenu par l’Anses, Health data hub et coordonné par le CHU de Toulouse, le Pr Valentin Héluain tente d’établir précisément les liens entre pollution de l’air et cancer du poumon dont 20 à 25% proviennent chez des non-fumeurs, insiste-t-il. « On recherche les liens épidémiologiques de cause à effet entre une exposition environnementale et une maladie », résume le pneumologue et oncologue.

    Quand bien même certaines molécules se retrouvent loin des champs ou des usines, les secteurs agricole et industriel sont aussi invités à se saisir des résultats, comme pour les fumées par le passé. « Avant il y avait dans l’air du plomb et le souffre des carburants. On a moins de particules fines aujourd’hui. On peut agir sur la qualité de l’air », positive Dominique Tilac. Comme souvent tout est question de volonté politique. La santé publique doit primer sur l’économie.

  • [Entretien] « Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors »

    [Entretien] « Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors »

    Sur un grand drap blanc posé à même le sol, place Jean-Jaurès, 21 peluches sont disposées sur des taies d’oreiller. Elles représentent « 21 enfants scolarisés à Montpellier, de la crèche à l’université », qui, depuis la rentrée scolaire, « n’ont dû leur mise à l’abri qu’à des citoyennes et des citoyens, et non à l’État ». 21 enfants « qui dormaient avec leurs parents dans des halls d’immeubles, dans leurs voitures, dans des tentes, à deux pas de chez nous, de chez vous », interpelle, au micro, Murielle Kosman, de l’association Une École Un Avenir.

    Lundi 2 novembre, le collectif Un Toit Un Avenir, qui réunit la FCPE, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), La Cimade, le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Droit au logement (DAL) et l’association Une École Un Avenir, appelait, avec le soutien du Réseau Universités Sans Frontières (RUSF), à un rassemblement pour « rendre visibles » ces familles qui dorment dans la rue à l’approche de l’hiver.

    « Ces 21 enfants ne sont que la partie émergée de l’iceberg », souligne Murielle Kosman, selon laquelle une centaine d’enfants seraient aujourd’hui sans abri à Montpellier, d’après les estimations des associations. « Quand on dort dans la rue, on a moins de chances pour étudier, construire son avenir, on a une santé fragilisée. Tout est mis en péril. C’est quoi le droit à l’éducation, le droit à la santé pour les enfants qui dorment dehors ? », interroge la porte-parole.

    Depuis septembre, la mobilisation citoyenne impulsée par le collectif a permis de financer « plus de 150 nuits de mise à l’abri, dont plus de 110 chez des habitants solidaires, et de récolter plus de 11 000 euros ». Hébergement chez des particuliers, nuitées d’hôtel ou dans des locations de type Airbnb financées par des cagnottes, dons de nourriture et de vêtements : faute de solutions institutionnelles, la solidarité prend le relais.

    « La solidarité a ses limites »

    Mais « les pouvoirs publics ne sauraient se reposer plus longtemps sur la générosité des citoyens pour s’acquitter d’une obligation qui leur incombe », insiste le collectif, qui rappelle que l’article L. 345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles « garantit un accès inconditionnel à l’hébergement d’urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, quel que soit son statut administratif ». Il réclame donc un plan « zéro enfant à la rue » dès cet hiver à Montpellier, porté conjointement par l’État et la Ville. « La solidarité a ses limites, il faut de la sécurité. Ces familles sont en stress permanent », alerte Murielle Kosman.

    « Malgré la trêve hivernale, il est évident qu’il va y avoir des familles à la rue cet hiver. Des familles se retrouvent dans la situation suivante : elles appellent le 115, mais il n’y a pas de solution, malgré des injonctions. Pire, l’État a décidé de réduire encore le nombre de places d’hébergement d’urgence », dénonce la représentante d’Une École Un Avenir.

    Une audience auprès de la préfète de l’Hérault a été sollicitée. La municipalité est elle aussi interpellée : « Nous pensons que Michaël Delafosse est en mesure d’aider le secteur associatif et de faire le travail de conviction nécessaire auprès de la préfecture », estime Murielle Kosman. « Des chartes sont signées, des jolis mots sont dits mais nous souhaitons des actes concrets pour que derrière les inscriptions à l’école suivent des toits, des hébergements. Quelle que soit la manière dont les pouvoirs publics s’y prendront. La réquisition, on est pour. L’habitat intercalaire, pourquoi pas. La construction de logements sociaux, évidemment », énumère la militante.

    À la nuit tombée, les participants étaient invités à allumer leurs lampes-torches pendant les prises de parole. Une façon de mettre en lumière ces familles que la précarité contraint trop souvent au silence. « Je salue le courage de ces familles. Parce que c’est très difficile pour elles d’aller demander de l’aide, d’accepter les conditions dans lesquelles elles vivent », rappelle la porte-parole du collectif, qui prévient : « Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors. »

  • [Entretien] « Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors »

    [Entretien] « Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors »

    Sur un grand drap blanc posé à même le sol, place Jean-Jaurès, 21 peluches sont disposées sur des taies d’oreiller. Elles représentent « 21 enfants scolarisés à Montpellier, de la crèche à l’université », qui, depuis la rentrée scolaire, « n’ont dû leur mise à l’abri qu’à des citoyennes et des citoyens, et non à l’État ». 21 enfants « qui dormaient avec leurs parents dans des halls d’immeubles, dans leurs voitures, dans des tentes, à deux pas de chez nous, de chez vous », interpelle, au micro, Murielle Kosman, de l’association Une École Un Avenir.

    Lundi 2 novembre, le collectif Un Toit Un Avenir, qui réunit la FCPE, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), La Cimade, le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Droit au logement (DAL) et l’association Une École Un Avenir, appelait, avec le soutien du Réseau Universités Sans Frontières (RUSF), à un rassemblement pour « rendre visibles » ces familles qui dorment dans la rue à l’approche de l’hiver.

    « Ces 21 enfants ne sont que la partie émergée de l’iceberg », souligne Murielle Kosman, selon laquelle une centaine d’enfants seraient aujourd’hui sans abri à Montpellier, d’après les estimations des associations. « Quand on dort dans la rue, on a moins de chances pour étudier, construire son avenir, on a une santé fragilisée. Tout est mis en péril. C’est quoi le droit à l’éducation, le droit à la santé pour les enfants qui dorment dehors ? », interroge la porte-parole.

    Depuis septembre, la mobilisation citoyenne impulsée par le collectif a permis de financer « plus de 150 nuits de mise à l’abri, dont plus de 110 chez des habitants solidaires, et de récolter plus de 11 000 euros ». Hébergement chez des particuliers, nuitées d’hôtel ou dans des locations de type Airbnb financées par des cagnottes, dons de nourriture et de vêtements : faute de solutions institutionnelles, la solidarité prend le relais.

    « La solidarité a ses limites »

    Mais « les pouvoirs publics ne sauraient se reposer plus longtemps sur la générosité des citoyens pour s’acquitter d’une obligation qui leur incombe », insiste le collectif, qui rappelle que l’article L. 345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles « garantit un accès inconditionnel à l’hébergement d’urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, quel que soit son statut administratif ». Il réclame donc un plan « zéro enfant à la rue » dès cet hiver à Montpellier, porté conjointement par l’État et la Ville. « La solidarité a ses limites, il faut de la sécurité. Ces familles sont en stress permanent », alerte Murielle Kosman.

    « Malgré la trêve hivernale, il est évident qu’il va y avoir des familles à la rue cet hiver. Des familles se retrouvent dans la situation suivante : elles appellent le 115, mais il n’y a pas de solution, malgré des injonctions. Pire, l’État a décidé de réduire encore le nombre de places d’hébergement d’urgence », dénonce la représentante d’Une École Un Avenir.

    Une audience auprès de la préfète de l’Hérault a été sollicitée. La municipalité est elle aussi interpellée : « Nous pensons que Michaël Delafosse est en mesure d’aider le secteur associatif et de faire le travail de conviction nécessaire auprès de la préfecture », estime Murielle Kosman. « Des chartes sont signées, des jolis mots sont dits mais nous souhaitons des actes concrets pour que derrière les inscriptions à l’école suivent des toits, des hébergements. Quelle que soit la manière dont les pouvoirs publics s’y prendront. La réquisition, on est pour. L’habitat intercalaire, pourquoi pas. La construction de logements sociaux, évidemment », énumère la militante.

    À la nuit tombée, les participants étaient invités à allumer leurs lampes-torches pendant les prises de parole. Une façon de mettre en lumière ces familles que la précarité contraint trop souvent au silence. « Je salue le courage de ces familles. Parce que c’est très difficile pour elles d’aller demander de l’aide, d’accepter les conditions dans lesquelles elles vivent », rappelle la porte-parole du collectif, qui prévient : « Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors. »

  • Les lycéens et les étudiants restent mobilisés

    Les lycéens et les étudiants restent mobilisés

    En raison des vacances de la Toussaint, les lycées sont fermés jusqu’au lundi 2 novembre. Cela n’a pas empêché les différents collectifs d’élèves de se structurer en une Coordination lycéenne de Montpellier (CLM). Une délégation devait se rendre à Paris le jeudi 29 octobre pour une assemblée générale nationale.

    Les étudiants sont également en congé. Le collectif « UM en lutte » occupait tout de même le bâtiment 36 du campus Triolet de la faculté des sciences pour y organiser des conférences, des ateliers et des AG. Par ailleurs, selon le collectif, « l’activité a repris sur le campus par l’entrée rue du Truel et les barricades des autres entrées n’ont pas été levées ».

    Quant aux annonces gouvernementales du 26 octobre, pour Chloé Binot, porte-parole du collectif lycéen « Joffre Engagé•es », membre de la CLM, « c’est un cache-misère pour calmer la colère sociale. Ça ne marchera pas ». Théo Haffner-Martin, membre du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), estime de son côté que « très peu de solutions sont données ». La CLM et le Scum revendiquent toujours les « 10 mesures d’urgence » portées par l’Union étudiante.

    Convergence des luttes

    Les actions à mener le jour de la rentrée sont en discussion. La CLM et le Scum appellent d’ores et déjà à rejoindre les cortèges du samedi 31 octobre et du jeudi 5 novembre.

  • Montpellier à la mode Lebrun

    Montpellier à la mode Lebrun

    Ils reçoivent à leur table. Jusqu’au dimanche 1er novembre, les frères Lebrun invitent le monde du tennis de table à la Sud de France Arena de Montpellier, leur ville d’origine, pour le WTT Champions, second échelon des tournois mondiaux. Pour la troisième édition du tournoi montpelliérain, tous les meilleurs pongistes sont là. Ou presque.

    Félix (20 ans) et Alexis (22 ans) ont renversé la table lors des JO de Paris. Depuis, les deux Montpelliérains ont drainé dans leur sillage ce sport par leur simplicité, leur popularité et leurs performances. Ils ont précipité leur ascension au plus haut niveau mondial et ont entraîné avec eux une ville pour ancrer le ping-pong dans sa vitrine. La Métropole, l’entreprise Nicollin, caution sportive, une famille élargie, dédiée à leur réussite et au club, et un public.

    Leur réussite s’incruste à tous les étages. Tout repose avant tout sur leur permanence au plus haut niveau. Leurs médailles de bronze à Paris par équipe, et en simple pour Félix, n’étaient pas le coup d’un jour. Valeurs émergentes sur la scène internationale, les deux frangins avaient pour objectif les JO de Los Angeles en 2028.

    Ils avaient juste un train d’avance sur les quais de la Seine. Et depuis, ils n’ont pas relâché la pression entre tournois au bout du monde, calendrier démentiel et sollicitations. En deux ans, Félix et Alexis ont fait un bout de chemin pour s’approcher un peu plus du sommet. Pour légitimer leur place nouvelle dans le sport français par leur savoir-faire et le caractère de champions.

    À mi-mandat entre deux olympiades, vraie borne populaire et médiatique, Félix (n°2) et Alexis (n°8) figurent parmi les dix meilleurs mondiaux. Avec son style particulier, le plus jeune a façonné son corps, entre fin d’adolescence et entrée dans le monde adulte, pour rivaliser avec les meilleurs. Il a conquis le titre de champion d’Europe, a remporté un grand Smash, équivalent d’un tournoi du Grand chelem au tennis, et flirte aujourd’hui avec la place de numéro 1 mondial.

    Cette semaine, il revient à Montpellier pour être prophète en son pays. Et refaire le coup de 2024 où il s’était imposé sur l’élan parisien. Pour aller au bout de ce défi, il pourrait croiser en quart de finale son frère Alexis. Et revivre la finale épique du championnat de France de 2025. Une finale mémorable, où Alexis avait cédé pour la première devant son jeune frère. Et perdu une bataille psychologique.

    Si Alexis avance aujourd’hui dans l’ombre du prodige, il a néanmoins remporté deux fois le Top 16 européen en Slovénie et s’est hissé en demi-finale du Grand smash de Singapour en janvier 2025. et les deux phénomènes restent parmi les meilleurs au monde en double.

    Parallèlement, la Métropole se mobilise pour faire de Montpellier « la capitale du ping-pong », écho lointain de la politique sportive initiée par Georges Frêche, ancien maire (1977-2004) et patron de la Métropole.

    Le maire Michaël Delafosse a lancé au début de l’automne la rénovation de la salle Alain Achille, qui jouxte le stade Philippidès du décathlonien Kévin Mayer. « L’ambition est de créer un pôle d’entraînement de référence pour l’équipe de France et le tennis de table de haut niveau », selon l’élu.

    Le chantier, qui sera bouclé en 2028, constitue un véritable investissement, à hauteur de 11ME, et vise à tout reconstruire. Le gymnase sera divisé en deux salles. L’une au rez-de-chaussée de 577m2 pour la compétition avec six tables et 436 places en gradins fixes. L’autre d’une superficie de 534m2 à l’étage avec 16 tables pour l’entraînement et une zone de musculation de 73m2.

    L’alliance Nimes-Montpellier, héritage du Montpellier Tennis de table de l’ex-président Dominique Bilbao, était à l’étroit dans les murs d’Alain Achille, antre historique depuis 1976. Avec l’effet JO, de plus en plus d’adeptes ont pris la raquette pour pratiquer pour le plaisir ou la compétition, délaissant la table au fond du garage. En effet, la progression du nombre de licenciés sur le territoire a atteint 250 000.

    Jusqu’au dimanche 1er novembre, ces pongistes du dimanche et surtout le grand public convergeront vers la Sud de France Arena, aux 8 500 places. Pour encourager les frères Félix et Alexis Lebrun, revivre les émotions des JO de Paris. L’écho ne cesse de se propager.

  • À Lunel, Paulette Gougeon en lutte contre les incivilités

    À Lunel, Paulette Gougeon en lutte contre les incivilités

    Pas question d’attendre la loi qui pourrait être votée à l’Assemblée en février 2027 par exemple pour interdire la vente et le transport de protoxyde d’azote. À Lunel, la maire divers droite a décidé d’agir. « Dans cette transition, on ne peut pas rester sans réponse, on se doit d’occuper le terrain. »

    Face à des incivilités qu’elle dit en hausse, Paulette Gougeon va prendre avant la fin de l’année deux arrêtés municipaux pour sensibiliser la population et faciliter les verbalisations en cas d’infractions avérées. Le premier vise à aller plus loin que l’actuelle loi Ripost en interdisant, outre le transport et le détournement du protoxyde d’azote en gaz hilarant, la détention de ce produit dans certains points sensibles de Lunel. À savoir, « les parcs, les abords des écoles, le centre-ville… ». « Il est encore temps de prendre ce sujet en main avant qu’il ne se généralise aux villages », argumente Paulette Gougeon.

    Vidéo-verbalisation

    L’édile évoque une intervention autant à visée « sécuritaire que sanitaire ». Car au-delà des séquelles sur le cerveau, l’usage détourné du protoxyde d’azote génère un risque routier. « On a eu des accidents. Il sera interdit de circuler en état d’ivresse lié au gaz hilarant. » Pour pouvoir verbaliser (500 euros d’amende), les policiers municipaux lunellois sont déjà dotés d’un appareil spécifique qui détecte le protoxyde d’azote. « On est l’une des rares communes à l’avoir. » Le futur arrêté permettra aussi de faire payer aux contrevenants le coût (100 euros pièce) du recyclage des bonbonnes abandonnées.

    Cette même règle inspirée du principe du « pollueur payeur » sera appliquée pour les dépôts sauvages d’ordures qui eux aussi se multiplient. « En 2024, entre mars et octobre, on avait dressé 65 procès-verbaux, puis 79 en 2025 et 113 l’an passé », calcule P. Gougeon qui veut siffler la fin de la récréation en lançant une « grande campagne contre les incivilités ». « Les mégots de cigarettes et les déjections canines seront aussi verbalisés. »

    La maire prévient que le parc de 96 caméras de vidéosurveillance pourra être utilisé pour confondre les auteurs d’infractions qui s’exposent à des amendes de 50 à 300 euros le m3 (jusqu’à 15 000 euros) pour l’abandon de gravats et de déchets inertes en ville… ou en pleine nature. « On facturera l’intervention des services techniques. » Et la maire de prévenir les petits malins. « On peut installer des caméras mobiles dans la nature ! »

  • [Collectivités] Montpellier vise la souveraineté numérique

    [Collectivités] Montpellier vise la souveraineté numérique

    Et si Montpellier apprenait à se passer de Microsoft ? La Métropole et la Ville veulent réduire leur dépendance aux géants technologiques étrangers et reprendre le contrôle de leurs données. Adoptée à l’unanimité en conseil de Métropole le 13 octobre, la trajectoire de souveraineté numérique fixe un cap pour les six prochaines années : privilégier des « solutions numériques souveraines, interopérables, réplicables et européennes ».

    L’enjeu est d’abord celui de la souveraineté et de la protection des données, dans un contexte de tensions géopolitiques et de cyberattaques. « La donnée, c’est le pouvoir. La maîtriser est une condition de notre souveraineté », résume le maire et président de la Métropole, Michaël Delafosse. Mais la dépendance aux géants du numérique pèse aussi sur les finances. La collectivité entend ainsi abandonner Microsoft 365, utilisé quotidiennement par les agents pour Word, Excel ou Teams. Selon Manu Reynaud, vice-président de la Métropole délégué à la souveraineté numérique, la facture atteint « 1,8 million d’euros de licences par an. Et à chaque renouvellement de contrat, tous les 3 ans environ, on nous propose une augmentation de 15 à 40% sans forcément de plus-value », indique-t-il. La collectivité a donc décidé de remplacer Microsoft 365 par une autre suite collaborative. Au total, quelque 600 logiciels seraient à remplacer dans un délai de deux ans, selon les éléments présentés lors du débat.

    « Il ne s’agit pas d’être pour ou contre Microsoft, pour ou contre une société américaine, il s’agit de ne plus être dépendant technologiquement et financièrement », insiste Manu Reynaud. Pas question, pour autant, de tout changer du jour au lendemain : la transition devra prévoir « des alternatives offrant un service équivalent ainsi que l’accompagnement des agents dans ces nouveaux usages, car les agents et les utilisateurs sont la clé du changement », insiste l’élu en charge du dossier.

    Un outil public

    ouvert aux communes

    L’enjeu dépasse les factures. Cyberattaques, tensions internationales et concentration des données entre les mains de quelques entreprises font peser des risques sur la continuité des services publics. « Ce qui se joue derrière, ce sont nos libertés, notre souveraineté et notre capacité à la maîtriser », alerte Michaël Delafosse.

    Montpellier ne part pas de zéro. La collectivité utilise déjà des logiciels libres, développe certaines applications en interne et dispose d’un portail d’open data. Avec d’autres métropoles, elle a également contribué à la démarche TIE Break (trajectoire d’indépendance numérique européenne), destinée à mesurer les dépendances numériques et à organiser leur réduction.

    La prochaine étape consiste à réfléchir à la création d’un opérateur public de souveraineté numérique. « Ce que nous construisons ici, c’est une infrastructure publique numérique et une plateforme territoriale. Nous allons organiser cette trajectoire avec l’intégralité de nos opérateurs publics », détaille Manu Reynaud. La TaM, Altémed avec ACM Habitat, la Régie des eaux, l’office de tourisme, Montpellier Events, les services funéraires pourraient ainsi être associés à cette démarche, ouverte également aux communes volontaires. « L’idée n’est pas de construire une forteresse numérique. C’est un écosystème public, ouvert, interopérable et résilient », souligne l’élu.

  • La soif de justice sociale au cœur du 5 novembre

    La soif de justice sociale au cœur du 5 novembre

    Les colères ne sont pas près de s’éteindre sur le terrain social et les interdictions de manifester et autres couvre-feux n’y font rien. Les jeunes sont décidés à maintenir la pression sur le gouvernement et le chef de l’État, Emmanuel Macron.

    Ce dernier a fini par vaciller : Après plus d’un mois de blocus, le gouvernement a annoncé lundi 26 octobre plusieurs mesures pour tenter d’éteindre le mouvement de contestation des lycéens et des étudiants, dont le remplacement en 2028 de la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup. Insuffisant pour l’organisation syndicale Mouvement lycéen : « Nous avons arraché un premier recul : celui des promesses. Mais le compte n’y est pas », a-t-elle réagi mardi 27 octobre dans un communiqué. C’est surtout sur le fond des annonces que l’organisation se montre la plus critique : « Macron ne tient pas sa plus grande promesse : celle de nous offrir un avenir. Nous voulons la garantie de pouvoir vivre dignement en France. Chaque jeune doit pouvoir accéder à un travail utile à la société et émancipateur, sans subir les inégalités au travail, et pouvoir décider de l’avenir de notre pays. » Interviewé mercredi 28 octobre sur la chaîne Youtube du média HugoDécrypte, le chef de l’État a appelé les lycéens à « reprendre les cours » dans « le calme » lors de la rentrée de ce lundi 2 novembre, après plus d’un mois de mobilisation qui s’est élargie à d’autres revendications sociales. Et il a eu, pour la première fois, un mot de « compassion » pour les jeunes manifestants blessés par les forces de l’ordre, alors que le niveau de répression a passé un cap .

    Les organisations de jeunesse seront aux côtés de l’intersyndicale qui organise, jeudi 5 novembre, une journée de grèves et de manifestions dans tout le pays à l’appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de la FSU. Cinq organisations représentants l’essentiel des travailleurs du public et du privé. Pour la CGT, « le projet de budget tourne le dos à la jeunesse et à ses revendications légitimes ». Plus largement « les choix du gouvernement vont encore peser sur nos vies et nos droits : se soigner correctement, vivre dignement de son salaire ou de sa pension, compter sur des services publics accessibles sur tout le territoire… ce sont des droits essentiels à garantir, pas des économies à réaliser ». Pour les syndicats, il s’agit de proposer un contre-récit à celui distiller par la macronie, la droite et l’extrême droite notamment sur la dette publique. « La situation actuelle n’est pas due au niveau des dépenses sociales, qui sont utiles pour toutes et tous, mais des milliards d’euros de recettes dont on se prive en faisant des cadeaux aux ultra-riches et aux grandes entreprises, sans aucune utilité sociale », réplique la CGT. Et de mettre l’accent sur la répartition des richesses. « D’un côté, les aides publiques aux entreprises ont fortement progressé et atteignent plus de 200 milliards d’euros par an. De l’autre, les sommes versées aux actionnaires battent des records, avec plus de 60 milliards d’euros ces 6 premiers mois pour le CAC 40. La question est de savoir à quoi il sert car seul notre travail crée les richesses, elles doivent profiter à toutes et tous pour vivre » argumente la centrale de Montreuil. Pour la CFDT « l’austérité à long terme n’est plus tenable, notamment pour les revenus les plus bas, il est temps de remettre la justice sociale au cœur des choix économiques ». Dans l’Hérault et le Gard, plusieurs manifestations sont prévues notamment à Montpellier, Sète, Béziers, Nîmes et Alès.

    Les manifs du 31 octobre et du 5 novembre

    Samedi 31 octobre

    Hérault : Montpellier, sit-in 14h devant la mairie. Béziers, 10h30 manif départ place David-d’Angers, sit-in devant la mairie. Gard : Nîmes, sit-in 14h devant la mairie, manif 14h Jardins de la Fontaine.

    Jeudi 5 novembre

    Gard : Alès 10h devant la sous-préfecture, Nîmes 14h, bas de l’avenue Jean-Jaurès. Hérault : Montpellier, 14h, place Albert-Ier, Béziers, 10h30, Bourse du travail, Lunel, 11h30, place de la République, Sète, 10h30, place de la mairie.