Le symbole était recherché. Ce lundi soir, c’est une policière municipale et un marin-pompier qui apportent le nouveau buste de Marianne dans la salle des délibérations de l’hôtel de ville de Marseille. Deux jours après l’envahissement du bâtiment qui a vu l’emblème de la République jeté au sol, au milieu des mobilisations du 17 octobre, les maires du territoire sont venus offrir à la municipalité marseillaise un nouveau buste de Marianne. En choisissant le modèle Mauger de la République radicale du début du XXe siècle, avec son bonnet phrygien retrouvé.
« Tous nous sommes venus vous témoigner notre solidarité », partageait le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, à l’origine de l’initiative, après cette « journée noire » du samedi. En insistant sur le symbole « intolérable » de cette Marianne jetée au sol. « Elle montrera qu’à Marseille comme partout en France, nul ne peut s’en prendre à la République, et que tant que nous serons ensemble pour la défendre, elle restera éternelle. »
Face aux nombreux élus présents, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan dénonce les « hordes de vandales qui s’en sont pris à l’idée même du contrat social ». Des « semeurs de trouble et de chaos » qui ont « sali les revendications légitimes de ceux qui ont constitutionnellement le droit de manifester ». En réponse, il insiste sur l’unité républicaine, qui dépasse les opinions politiques. « Quand la France a traversé des crises à travers les siècles, ce n’est que par l’unité de ceux qui pensaient différemment », rappelle-t-il. Et de s’en prendre à ceux qui voudraient retirer leurs moyens aux communes. « C’est grâce à nous que la France tient », défend-il.
Dans la foule, la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, salue elle aussi la cohésion des élus. « Il faut de l’ordre en premier », assure-t-elle. « La façon de lutter contre cette racaille n’est pas la bonne, ils nous font la guerre alors il faut leur faire la guerre », lâche-t-elle, après avoir réclamé un état d’urgence.
À l’extérieur, les gyrophares des camions de CRS illuminent d’une lueur bleue les rives du Vieux-Port. Et veillent désormais au respect des interdictions de manifester.
« C’est grâce aux communes que la France tient. »

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