Category: politique

  • [Parole de maire] Philippe Armengol : « On est un petit village mais on a de grosses ambitions »

    [Parole de maire] Philippe Armengol : « On est un petit village mais on a de grosses ambitions »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. Aujourd’hui Philippe Armengol, maire (DVG) de Velleron (84).

    En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence et des Alpes, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Vous avez été réélu pour un second mandat, sans liste concurrente en face contre 4 en 2020. Le signe d’avoir bien travaillé ou d’un manque
    de vitalité démocratique ?

    Philippe Armengol : On est modeste avec mon équipe mais le travail, la proximité aussi, le fait qu’on explique nos choix, qui ne sont pas toujours majoritairement validés par la population, font qu’ils deviennent plus acceptés. Notre projet sur le mandat précédent était de s’adresser à tout le monde, des plus jeunes jusqu’aux seniors. C’est ce qu’on a fait. Tout en s’occupant autant des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. J’englobe aussi dans cette réussite nos agents [une quarantaine] qu’on a remis au centre de l’échiquier.

    Quels vont être vos projets majeurs du mandat ?

    P.A. : On a des gros gros chantiers en cours. Comme sur la voirie, chemin des Gypières en entrée de village, à 1,6 million d’euros. On va aussi enfin régler un gros point noir de sécurité routière en créant un giratoire sur la D938, celle qui fait Cavaillon-Monteux. Depuis 20 ans, il y a un carrefour très accidentogène. On a réussi à trouver un compromis avec le Département et le Grand Avignon, il sera créé cette année. Un autre gros chantier en cours, celui de la rénovation énergétique totale de l’école qui doit se terminer en septembre. Donc plusieurs gros projets à cheval sur les deux mandats se concrétisent dont on va bénéficier sur les années à venir. Côté école, on est repassé en régie municipale pour la cantine en janvier dernier. C’est un projet très vertueux économiquement, écologiquement et socialement. C’est parfait pour le maintien de l’agriculture locale, pour le choix de la traçabilité. On tient à la cohésion sociale aussi, on a un centre de jeunesse qui propose des activités superbes mais on veut travailler aussi avec les seniors. Sur la mobilité douce, le but est de faciliter l’accès de tous les gens en toute sécurité, quel que soit le quartier où ils vivent, au village ou à la colline. La végétalisation, les îlots de fraîcheur, on continue d’y travailler. Rayon attractivité économique, nous avons un marché agricole de producteurs exceptionnel. C’est le seul de la région ouvert tous les jours d’avril à octobre, sauf le dimanche, et qui accueille plus de 70 producteurs. On souhaite maintenir ce niveau d’exigence. C’est un lieu de vie, de rencontre sociale, ça fédère, ça fait de la fraternité, et c’est ce qu’on veut pour le village.

    Vous insistez sur le volet écologique, cela rejoint aussi votre délégation de vice-président au Grand Avignon

    P.A. : Oui, j’ai conservé le volet environnement, climat, biodiversité. On a déjà fait beaucoup mais il y a encore de gros enjeux. À Velleron, nous avons commencé à être producteur d’énergie. On a installé des panneaux solaires sur les vestiaires du stade pour réaliser de l’autoconsommation patrimoniale. Tout ce qu’on va produire, sert à diminuer la facture de l’énergie consommée dans les bâtiments municipaux. Nous avons comme volonté aussi d’installer d’autres panneaux photovoltaïques pour une consommation collective en impliquant les citoyens. C’est un projet commun, qui encore une fois, unit et crée une solidarité. En toute modestie, on est un village qui a pris une autre dimension, par notre rayonnement et notre façon de faire. On est un petit village mais on a de grosses ambitions. Je pense que lundi dernier en a été le témoignage. On a organisé une marche blanche pour Lyhanna. Il y a eu des centaines de personnes venues de Cavaillon, de Pernes, de L’Isle-sur-la-Sorgue, de Saint-Rémy, parce qu’elles savent qu’on a une sincérité dans nos démarches.

    Il y a aussi deux dossiers importants en suspens à Velleron : le projet d’urbanisation de la Grande Bastide et l’ex-hôtel Zoom désaffecté, temple de l’urbex.

    P.A. : Pour Zoom, il y avait un projet de nouveau complexe hôtelier qu’on avait validé. Mais le propriétaire privé ne donne plus de nouvelles, c’est dommage. Sur la Grande Bastide [projet de lotissement de 200 logements sur un terrain de 7 hectares, combattu par la Ville et l’État avec plusieurs manifestations], ça reste aussi un sujet fédérateur dans le village. En décembre 2024, le tribunal administratif a donné raison à l’aménageur mais qui n’a rien entrepris depuis. Nous soutenons l’État dans sa démarche auprès de la cour d’appel de Toulouse mais nous ne savons pas quand cela sera audiencé. J’ai rencontré, en décembre, le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, on a des échanges réguliers depuis. Je viens de recevoir le mémoire en appel de l’État. Le projet met très clairement en péril la commune.

    Quelle satisfaction avez-vous dans votre mandat, au vu des nombreuses contraintes économiques et des critiques faciles ?

    P.A. : Il ne faut pas se leurrer, c’est complexe. Mais pour autant, il y a tellement d’enjeux et de valeurs qu’on veut faire perdurer, comme la solidarité, la tolérance, l’humanisme, la transition écologique, qu’on se doit de les maintenir dans le village. Être élu de nos jours, c’est compliqué, mais on a la fierté à défendre ces valeurs, comme devant le ministre. Il peut y avoir des moments de découragement, mais jamais au point d’abandonner. Le fait d’être en équipe, avec des agents super, cela maintient. J’évacue beaucoup par le sport [il pratique des trails ultra longue distance, jusqu’à 170 km]. C’est vraiment une soupape indispensable dans mon équilibre. J’en dresse des parallèles avec le rôle de maire : un ultra-trail, c’est la gestion sur la durée, on ne doit pas descendre trop bas, ni aller trop haut dans l’euphorie. Tout comme quand on est maire avec un objectif et des projets. J’ai aussi souhaité garder mon activité professionnelle, même un jour par semaine comme professeur des écoles aux Amandiers à Carpentras. C’est une façon de garder un pied dans le réel. Quand on parle de pouvoir d’achat en tant qu’élu, je le vois avec mes parents d’élèves.

    Les élections sénatoriales approchent aussi. Allez-vous prendre parti ?

    P.A. : Je suis en réflexion, c’est un sujet que je suis de près mais ma priorité c’est le village. Les deux sénateurs sortants qui se représentent [Jean-Baptiste Blanc, LR, et Lucien Stanzione, PS] ont fait le job. L’idée serait que les deux puissent être réélus.

  • [Entretien] Nathalie Arthaud : « Le problème n’est pas de changer une politique, c’est de changer de système »

    [Entretien] Nathalie Arthaud : « Le problème n’est pas de changer une politique, c’est de changer de système »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir choisi les Bouches-du-Rhône

    pour votre première visite en région, en tant que candidate ?

    Nathalie Arthaud : On a fait une fête en région parisienne, avec un très grand meeting, plusieurs milliers de personnes. Je suis à présent ici, en campagne, pour l’élection présidentielle. Le sens de ma candidature, c’est d’affirmer qu’il faut renverser cette société capitaliste qui nous mène à la catastrophe, aux guerres, à cette folie qu’est la spéculation, à cette crise climatique qu’on va encore ressentir dans deux jours avec une nouvelle canicule qu’on nous promet. Cette candidature vise aussi à dire que les travailleurs ont la force de renverser le capitalisme, cette société c’est eux qui la font tourner.

    Comment ressentez-vous le monde du travail ? N’est-il pas traversé par du découragement, du fatalisme ?

    N.A. : Vous vous rendez compte que vendredi, l’homme le plus riche du monde, Elon Musk, est devenu billionnaire. J’ai découvert le mot. Le gars, il est à la tête d’une fortune de mille milliards de dollars. On va où là ? On a des hommes et des femmes qui font tourner la société, qui s’occupent de nous nourrir, de nous transporter, qui prennent soin des anciens et qui doivent compter chaque euro. Et ceux qui sont au sommet de la société captent des fortunes ahurissantes ? Tout ça pourquoi ? Pour aller spéculer ? Musk, lui, son projet, c’est carrément d’aller développer une colonie sur Mars. Pendant que les travailleurs sont confrontés à cette exploitation, cette pression, ces suppressions d’emplois, ces sanctions pour un rien… Dans toutes les entreprises où nous avons des camarades, c’est ce qui nous revient, on est menacé de licenciement pour un rien. Face à tout ça, moi je suis convaincue qu’il y aura à nouveau des luttes. Regardez aujourd’hui Airbus, dans votre région, les travailleurs sont en colère parce qu’ils n’ont pas eu de primes, parce que les salaires ne décollent pas. Ceux qui remportent la mise sont ceux qui sont les plus loin de la production, les plus parasites dans la société.

    D’autres groupes trotskistes comme le POI ou le NPA soutiennent Jean-Luc Mélenchon ou y réfléchissent, pourquoi pas vous ?

    N.A. : Parce qu’il faut qu’il y ait au moins une candidate qui incite chaque travailleur à se poser cette question : est-ce qu’on va laisser les rênes de cette société entre les mains de voleurs, d’irresponsables et même de criminels ? Ou est-ce que nous les travailleurs, on va revendiquer la direction de cette société ?Je serai là pour dire, contre Mélenchon, que le problème ce n’est pas de changer une politique, c’est de changer de système. Les lois du capitalisme, elles sont mille fois supérieures à toutes les lois qu’il pourrait faire passer à l’Assemblée nationale. Eux, ils ont le fric, ils contrôlent les moyens de productions, ils peuvent planifier. Musk il est en train de planifier une colonie sur Mars et une armée d’humanoïdes. Je veux bien qu’on développe la vie multiplanétaire mais la Terre va être notre habitacle pendant quelque temps encore. Je voudrais qu’on se pose la question : comment on y vit dignement.

    Une candidature suppose 500 parrainages de maires,
    allez-vous y arriver
     ?

    N.A. : Nous, on est des combattants, des militants, on fera tout pour y arriver, et on y arrivera.

  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • [Kallisté] Les Poilus du Fium’Orbu : redonner un visageà ceux que l’Histoire ne doit pas oublier

    [Kallisté] Les Poilus du Fium’Orbu : redonner un visageà ceux que l’Histoire ne doit pas oublier

    Devant un public attentif, les portraits et parcours des 44 combattants de la Première Guerre mondiale recensés à ce jour dans les communes de Chisa, Sari-Solenzara, Solaro et Ventiseri ont été présentés. Une démarche qui permet de redonner un visage, une histoire et une identité à ces hommes emportés dans l’un des conflits les plus meurtriers du XXe siècle.

    Parmi les intervenants figuraient notamment Antoine Galloni d’Istria, historien spécialisé dans la recherche sur les combattants corses de la Grande Guerre, ainsi que des représentants de l’association Corsica 1943. Leurs interventions ont permis de rappeler l’ampleur du sacrifice consenti par toute une génération de Corses.

    Les monuments aux morts présents dans les 307 communes de l’île témoignent encore aujourd’hui du lourd tribut payé par la Corse. Derrière les noms gravés dans la pierre se cachent des destins souvent méconnus : jeunes hommes, pères de famille, agriculteurs ou bergers arrachés à leur quotidien pour répondre à l’appel de la Nation.

    Au-delà du drame humain, la disparition de milliers d’hommes a profondément bouleversé l’équilibre économique et social de l’île. Dans de nombreux villages, leur absence a laissé un vide durable, affectant les exploitations agricoles, l’élevage et la vie communautaire tout entière.

    Grâce au travail de recensement mené avec le concours des familles, cette initiative contribue à préserver une mémoire collective précieuse. En redonnant une histoire à chacun de ces soldats, elle permet de mieux comprendre ce que la Corse a vécu durant la Grande Guerre et de transmettre cet héritage aux nouvelles générations.

    À l’heure où les conflits continuent d’endeuiller de nombreuses régions du monde, cette démarche rappelle avec force l’importance du devoir de mémoire et le prix de la paix.

    Pour ne pas oublier.

  • Vaucluse : la France insoumise a ses chefs de file

    Vaucluse : la France insoumise a ses chefs de file

    C’est chose faite. LFI 84 a annoncé vendredi avoir désigné un binôme composé de Mathilde Louvain, conseillère municipale à Avignon et Julien Gautier, élu d’opposition à La Tour d’Aigues. Une liste est dans les tuyaux mais avec un nombre de grands électeurs favorables restreint, difficile d’imaginer glaner un siège. En parallèle, les insoumis du 84 ont créé l’association départementale du réseau des élus insoumis et citoyens de Vaucluse (ADREIC 84), qui a pour but de créer un réseau inter-élus.

  • Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    La mode politique locale est aujourd’hui à l’absence d’étiquette ou aux divers quelque chose. Premier fédéral socialiste, Lucien Stanzione assume son appartenance politique mais le sénateur n’entend pas conduire une liste de gauche plurielle qui ferait la part belle aux partenaires classiques. « Cela n’exclut pas les discussions avec eux mais l’élection se fera avec des élus et non des politiciens, une liste d’élus locaux dans laquelle les maires se reconnaîtront », prône le parlementaire qui a, ce vendredi, officialisé sa candidature pour un deuxième mandat.

    Un calcul différent de 2020, car le scrutin du 27 septembre répond à une autre réalité : la perte, aux municipales, de villes de gauche comme Avignon, Carpentras voire Monteux hypothèque grandement les chances de victoire si l’on se fie au pur calcul arithmétique des grands électeurs. Lucien Stanzione doit donc changer de stratégie. « Dans mes visites [il a déjà rencontré 50 des 54 nouveaux maires], les élus attendent vraiment qu’on les accompagne sur leurs problématiques, plutôt qu’un dimensionnement politique », analyse l’ancien maire d’Althen-des-Paluds.

    Sa liste, dont le trio de tête est arrêté mais qu’il ne dévoilera que dans un mois, sera donc divers gauche. « La bataille sera difficile, mais hors de question de renoncer ou se résigner, il faut porter une voix sociale, de solidarité et sur l’environnement », promet-il, tout en excluant tout rapprochement avec LFI qui vient de désigner ses chefs de file (lire l’encadré). La connaissance fine du terrain établie depuis six ans ainsi que son bilan seraient donc la recette pour espérer être réélu. Sur les 3 sénateurs sortants, seul Alain Milon (LR) ne devrait pas repartir. « Dans notre diversité politique, avec aussi Jean-Baptiste Blanc [sénateur LR candidat], l’équipe sortante n’a pas démérité et a répondu aux attentes des élus, en proximité et simplicité en dehors des débats politiciens », estime Lucien Stanzione.

    Alors qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a lancé son mouvement Le bon sens des territoires, et positionne son adjointe et compagne Anaïs Hausmann comme candidate et que d’autres possibles candidats de centre droit prennent le pouls d’une candidature (notre édition de mercredi), Lucien Stanzione prévient : « La multiplication des listes et dispersion des voix profitera au RN, je ne me résous pas à ce que le Vaucluse ait un premier sénateur d’extrême droite. » Actions sur la crise de la lavande, des cerises, mais aussi interventions contre les fermetures de service d’urgence ou défense de l’agro pastoralisme sont autant de thèmes évoqués quant à son bilan.

  • Une Métropole des maires sous tension

    Une Métropole des maires sous tension

    L’addition était attendue, mais elle fait grincer des dents. En rendant son avis budgétaire ce jeudi midi sur les finances métropolitaines, un mois et demi après le refus de l’hémicycle d’adopter un budget grevé par les ponctions de l’État, la Chambre régionale a appuyé là où cela fait mal. Sur les 118 millions de coupes budgétaires soumises au préfet, qui doit rendre sa décision d’ici au début du mois de juillet, 53 millions d’euros pourraient être retirés à la dotation de solidarité communautaire (DSC), les fonds versés pour corriger les inégalités entre les communes. Si la fiscalité reversée aux communes, les attributions de compensation (AC) ne peut être modifiée sans vote à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, ont confirmé les magistrats, cette coupe dans les dotations aux communes a de quoi faire tanguer la promesse du président (LR) de l’intercommunalité Nicolas Isnard, d’une Métropole au service des maires.

    Ex-président du conseil de territoire Marseille-Provence, vice-président de la Métropole lors de la dernière mandature et désormais sans délégation, le maire (DVD) de Gémenos, Roland Giberti, a ainsi interpellé le président de la Métropole pour protester contre la direction donnée à l’établissement public. Dans un courrier envoyé le jour même où la chambre régionale des comptes rendait son avis, celui-ci déplore le refus de voter le budget, qui avait été acté lors de la conférence des maires le 21 avril. « Laisser directement la main au préfet revient à renoncer à notre responsabilité et à transférer le travail à l’autorité représentant l’État », regrette-t-il. D’autant plus que beaucoup de maires n’ont pas été informés des échanges entre l’administration et les services de l’État. « Le silence ne peut pas tenir lieu de ligne politique », charge-t-il.

    « Hypocrisie » du RN

    L’ex-président de conseil de territoire déplore aussi : « Un déséquilibre croissant s’installe jour après jour au profit d’une gouvernance partagée instable et illisible. » En creux, le cafouillage sur les élections à la tête des organismes métropolitains a laissé des marques, après l’échec des candidatures marseillaises à One Provence et au syndicat mixte de l’Huveaune.

    Dans ce contexte, l’extrême droite se frotte les mains. « Nous saluons la plupart des recommandations des magistrats », applaudit face aux coupes l’élu UDR Jean-Baptiste Rivoallan, exception faite de celles qui touchent la dotation de solidarité communautaire. Mais face aux besoins de financement des transports, il refuse de mettre à contribution le patronat. Face aux critiques adressées à l’exécutif métropolitain, le collectif de droite Une génération pour Marseille dénonce « une hypocrisie », rappelant que le RN votait en janvier un amendement réduisant de 5 milliards les moyens alloués aux collectivités.

  • Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Face aux militants communistes installés à la sortie de la station essence Total du boulevard André-Barnier, dans le 15e arrondissement de Marseille, les automobilistes s’arrêtent volontiers pour recevoir les tracts, lèvent le pouce en signe de soutien. Alors que les adhérents du PCF entrent ce vendredi soir dans leurs congrès de section, dans le cadre du 40e congrès du parti, les militants des quartiers Nord ont tenu à lancer une action sur le terrain, face à la flambée du prix des carburants, avant d’entrer dans les débats internes.

    « Nous faisons un congrès qui se prépare dans la vie, un congrès dans la vie avant de fixer nos orientations », sourit Mireille Chessa, membre du bureau de la section du 15e arrondissement son autocollant rouge bien en évidence, tracts à la main pour appeler à la nationalisation de Total. « Nous avons voulu connecter notre congrès avec la nécessité de mener le rapport de force sur le terrain, de mener des actions populaires, précise-t-elle. Le rassemblement ne peut se faire qu’autour d’objectifs comme celui-là, s’il n’est qu’une incantation, ça ne marche pas ! » Derrière, la file de voitures qui attendent de faire le plein gagne jusqu’au boulevard. « Nous avons bien choisi la station, sourit-elle. C’est un peu moins cher qu’ailleurs, donc il y a plus de monde. »

    Week-end de débats

    En face, le discours est bien accueilli. « Avec la guerre, ils nous ont habitués aux prix, merci Macron hein ! ironise un conducteur. Et ils sont où, les gilets jaunes ? » Il voudrait rester discuter, mais déjà d’autres véhicules veulent sortir de la station. « Tu vois la différence entre une action populaire et une action populiste ! Ils nous disent de continuer, nous sommes les seuls à faire ce genre d’initiatives. Les gens veulent que ça change maintenant. Des années qu’on n’a pas eu d’augmentations de salaires, et ils nous prennent un pognon fou avec le carburant ! », partage l’ancienne responsable syndicale. Un autre conducteur interpelle les militants sur la présidentielle, refusant de prendre le tract. « Souvent les gens dans les cités nous disent qu’on nous voit que pour les élections, explique Dominique Rieffel, enseignante en lycée professionnel retraitée. C’est bien qu’ils nous voient ici. Il y a encore des personnes qui ne nous connaissent pas, nous ne sommes pas assez visibles encore. » À côté d’elle sa camarade abonde : « Il faut mener des initiatives de terrain, sinon, comment tu mènes le rapport de force ? Nous courons toujours après les voix que François Hollande a perdues. Pour les ramener, il faut les ramener sur des propositions de gauche. » Même si elle se réjouit des bons scores de la gauche à Marseille, lors des municipales.

    De quoi nourrir le débat qui, dans sa section, se tient ce samedi, mais doit durer tout le week-end pour toutes les sections du PCF, dont quarante pour les Bouches-du-Rhône. Un week-end lors duquel les communistes amenderont la base commune du conseil national choisie par 61% des militants, et 74% des adhérents dans le département, pour mieux l’améliorer, mais renouvelleront aussi leurs exécutifs de section. « Nous avons déjà des propositions d’amendements qui sont arrivées, que nous allons discuter demain, qui vont dans le sens du renforcement, ou portent sur les questions internationales », expliquent les militants.

    Avant que leurs propositions ne soient examinées lors des congrès départementaux les 20 et 21 juin, puis lors du congrès national à Lille du 3 au 5 juillet.

  • [Rue de la République] Pierre-Marie Ganozzi : « À Marseille, nous voulons qu’il y ait le plus de bleu possible dans la rue »

    [Rue de la République] Pierre-Marie Ganozzi : « À Marseille, nous voulons qu’il y ait le plus de bleu possible dans la rue »

    Du plan écoles à la sécurité

    Didier Gesualdi : Vous êtes le nouvel adjoint du Printemps marseillais à la sécurité, vous succédez à Yannick Ohanessian après vous être occupé du plan écoles. Vous pouvez tout faire ? Vous êtes bon partout ?

    J’espère devenir bon partout en tout cas. M. le maire m’a confié cette délicate tâche de la sécurité. C’est un vrai beau défi. Il y a eu le plan écoles, maintenant la sécurité, c’est une vraie marque de confiance. Je mets tout en œuvre avec son aide et avec les fonctionnaires de police pour améliorer la sécurité globale à Marseille et pour lutter contre le sentiment d’insécurité qui est également très fort dans notre ville.

    Léo Purguette : Quel bilan tirez-vous du plan écoles ?

    Le plan écoles continue d’avancer. Nassera Benmarnia est très bien entrée dans ses nouvelles fonctions. On est aujourd’hui sur la vague 4 qui est en train d’être lancée en projet. Il y a des dizaines d’écoles dans lesquelles les travaux ont déjà commencé. Certaines vont être livrées d’ici une petite année environ. Le plan écoles avec la société publique des écoles ou, en direct avec la Ville de Marseille, continue d’avancer à un bon rythme. On peut être fier de cette réussite qui est collective, qui provient de la volonté du maire Benoît Payan avec l’aide de l’État et du président Emmanuel Macron. Quand l’État et une collectivité veulent travailler main dans la main, les services publics, la fonction publique, deviennent de véritables donneurs d’ordre et font avancer les choses.

    Didier Gesualdi : Il y a eu des batailles de chiffonniers sur les chiffres pendant la campagne électorale. Quoi qu’il arrive ça ne va jamais assez vite ?

    Évidemment, j’aimerais pouvoir tout reconstruire le plus rapidement possible. Mais nous respectons toutes les règles d’urbanisme, de conformité, les normes liées au réchauffement climatique, ça prend du temps, de l’argent mais on en est fiers parce que ceux qui en profitent ce sont nos petites Marseillaises et nos petits Marseillais.

    Léo Purguette : Vous dites respecter toutes les règles, l’ancien préfet de région a quand même signalé le contraire. Où en êtes-vous ?

    Il a signalé le contraire… oui, c’est quand même un peu confus ce qu’il s’est produit. Les services de la préfecture ont mené une enquête récemment et le nouveau préfet lui-même, M. Witkowski, a dit qu’il n’y avait aucune anomalie. Nous, on le savait. On avait travaillé avec nos avocats qui nous avaient dit qu’il y avait beaucoup de bruit pour rien. La campagne électorale a probablement servi de caisse de résonance.

    SA FEUILLE DE ROUTE

    Didier Gesualdi : Yannick Ohanessian nous disait que votre majorité avait fait plus en six ans que les autres en quarante ans. Il reste encore beaucoup à faire non ? Beaucoup de Marseillais ont le sentiment que ça ne va pas mieux.

    Je me mets dans les pas de mon prédécesseur et je m’inscris surtout dans les directives données par le maire, Benoît Payan. Nous avons déjà recruté 400 policiers durant le mandat précédent. On va doubler ce chiffre en passant à 800 recrutements sur le nouveau mandat. C’est le premier axe. C’est un vrai défi parce qu’aujourd’hui, tous les métiers de la sécurité sont en tension. À nous de faire en sorte que l’on vienne taper à notre porte. Le deuxième axe, c’est la proximité avec la volonté de créer des commissariats de police municipale dans tous les arrondissements de Marseille. Il y avait le plan écoles, il y aura très bientôt le plan commissariats avec l’objectif d’être au plus près des habitants pour pouvoir les rassurer, les renseigner, les protéger, faire du flagrant délit en cas de problème. Nous voulons assurer la sécurité de tout le monde, dans tous les quartiers.

    Léo Purguette : Ces ambitions sont très hautes alors que l’argent manque dans les collectivités. N’avez-vous pas l’impression d’en dépenser beaucoup pour compenser les manques de l’État ?

    Ce qui est sûr, c’est que nous ne ferons pas d’économies sur la sécurité. Nous allons investir dans des nouveaux commissariats, recruter des policiers mais aussi les équiper. En revanche, il est hors de question que la police municipale vienne remplacer la police nationale qui est sous l’autorité du préfet. Nous voulons qu’il y ait plus d’uniformes dans les rues, davantage de policiers municipaux et davantage de policiers nationaux. L’État s’est désengagé des services publics, d’abord la justice ensuite la santé, puis l’éducation… Il serait inadmissible qu’il se désengage de la sécurité.

    LA POLICE NATIONALE

    Didier Gesualdi : On a assisté à des échanges aigres-doux entre Benoît Payan et le préfet sur les effectifs de police nationale la nuit, faites-vous encore appel à l’État ?

    Bien sûr. C’est un domaine régalien de l’État. Ce que je veux c’est qu’il y ait le plus de bleu possible dans la rue que ce soit dans la journée ou la nuit parce que nos concitoyens ont besoin de les voir, d’être rassurés et en cas de flagrant délit, qu’il y ait une intervention. Avoir du bleu dans les rues, c’est nécessaire la nuit aussi. Je n’entre pas dans une bataille de chiffres mais les demandes répétées du maire de Marseille, je les ai moi-même relayées auprès de la préfète de police et du directeur de la police nationale que j’ai rencontré il y a quelque temps. Main dans la main on doit pouvoir arriver à trouver des solutions pour améliorer la sécurité à Marseille.

    Didier Gesualdi : Comment pouvez-vous contribuer à la lutte contre le narcotrafic ?

    C’est un drame pour les familles et les quartiers qui en sont victimes. C’est une compétence police nationale. Il y a des enquêteurs, des brigades spécialisées, ne nous prenons pas pour ce que nous ne sommes pas. En revanche, nous pouvons apporter une aide sur les caméras de vidéosurveillance, sur les opérations « grappin » en venant enlever les voitures qui ralentissent les services de police, les chariots ou autres… C’est aussi rétablir un cadre de vie agréable pour les personnes qui y vivent.

    LA PROXIMITÉ

    Léo Purguette : Un commissariat par arrondissement, c’est à quelle échéance ?

    On se donne le mandat pour y parvenir. À l’instant T, nous avons déjà des pistes dans plusieurs arrondissements.

    Léo Purguette : Avez-vous déjà une idée du prochain qui ouvrira ?

    Les deux pistes les plus avancées sont dans le 15e et dans le 11e. Nous avons déjà celui de Canebière qui fonctionne bien, celui de Loubon, dans le 3e, qui va fonctionner encore mieux dans la prochaine période. Trouver une implantation pour un commissariat n’est pas si facile que ça parce qu’il y a un critère intangible qui est le parking pour accueillir les véhicules de police.

    Léo Purguette : Quel lien police-population ? Ces rapports sont parfois tendus voire violents.

    Nous faisons de la prévention. Une de mes premières sortie d’adjoint était à la Savine pour faire découvrir tous les métiers à uniforme aux jeunes. Il y a des enjeux de recrutement.

    LA GAUCHE ET LA SÉCURITÉ

    Léo Purguette : « Plus de bleu dans la rue », c’est un discours que l’on n’entend pas toujours à gauche. La gauche est parfois critiquée pour un supposé angélisme en matière de sécurité. Quelle est votre doctrine ?

    L’angélisme, ce n’est pas la doctrine du Printemps marseillais. Ce que nous voulons c’est que toutes les Marseillaises et Marseillais se sentent en sécurité, où qu’ils se trouvent dans la ville. On vit dans un territoire magnifique avec la plus belle rade du monde, des sites absolument remarquables, il n’est pas acceptable que des personnes puissent être agressées, se sentent en difficultés selon les endroits, que certaines femmes se fassent harceler. C’est inacceptable que l’on soit de gauche ou de droite. Peut-être qu’il y a quelques décennies, la gauche pouvait être angélique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Au Printemps marseillais nous avons à cœur que l’on se sente bien en sécurité partout à Marseille. Nous ne voulons pas que des quartiers populaires soient abandonnés comme cela a été le cas pendant des années avec des problèmes de trafics, des services de propreté ou de bus qui ne venaient plus. Nous, nous remettons du service public dans les quartiers populaires.

    Léo Purguette : C’est votre manière de tenter de faire refluer l’extrême droite ?

    Ce que nous voulons, c’est faire vivre le vivre-ensemble. Tout le monde en parle mais comment fait-on ? On met du service public. C’est le service public qui doit permettre aux gens d’être reliés et de vouloir vivre ensemble. Ce n’est pas une évidence de vivre ensemble. Si vous avez une école délabrée, si vous appelez le 17 et qu’il ne se passe rien, si vous vous faites agresser dans la rue, si des gens vous empêchent de rentrer chez vous, vous vous sentez comme un citoyen de seconde zone. Nous à Marseille, on ne veut que des citoyens de première zone. Notre belle ville est peuplée par 900 000 Marseillaises et Marseillais qui sont fiers de l’être et ils ont raison. Nous, ce que nous voulons, c’est que notre police permette la concorde.

    Didier Gesualdi : Le moratoire sur les caméras de vidéosurveillance colle à la peau du Printemps marseillais. C’est totalement révolu ?

    D’abord, il était dans notre programme de 2020. On a donc fait ce pour quoi on avait été élu : pendant deux ans, on a fait un moratoire qui a permis d’analyser l’ensemble des caméras. On s’est rendu compte que certaines, soit ne fonctionnaient pas, soit ne servaient à rien, soit étaient dans des endroits un peu étranges pour surveiller des personnalités X, Y ou Z, ce qui n’est évidemment pas l’objectif principal. Nous avons mis les choses à plat, avec l’État, dans le cadre du plan Marseille en grand, à des endroits utiles : écoles, collèges, lycées mais aussi dans les lieux stratégiques pour lutter contre les trafics ou garantir la sécurité routière.

    L’INSÉCURITÉ

    Didier Gesualdi : Quand, à la Valentine, aux Accates, on voit des votes à 60% pour le RN lors des législatives, est-ce que c’est l’insécurité qui explique ces résultats ?

    Vous savez, quelqu’un qui est cambriolé, c’est un gros problème. Il faut d’ailleurs faire reculer cette insécurité concrète. Il faut aussi lutter contre le sentiment d’insécurité. Quand, dans la campagne, Mme Vassal disait qu’elle ne voulait pas venir au Vieux-Port à 18h de peur de se faire agresser. Excusez-moi, je suis régulièrement sur le Vieux-Port, à 18h, 20h ou 23h, il ne m’est absolument jamais rien arrivé. Il y a ce sentiment que Marseille serait une ville de non-droit, que ce serait Chicago dans les années 1930. C’est invraisemblable. Il y a une vraie insécurité qui existe, sur laquelle nous devons lutter au quotidien avec la police au plus proche des habitants. Et puis il y a ce sentiment d’insécurité qui est très fort. Le faire reculer passe par une présence policière accrue qui doit faire reculer ce sentiment-là. On vient très bien au Vieux-Port sans aucun problème.

    LA RÉPUBLIQUE, C’EST QUOI ?

    Pierre-Marie Ganozzi : « La République c’est une utopie, c’est l’idée formidable selon laquelle nous pouvons vivre ensemble, nous devons vivre ensemble. Rien n’est facile mais nous y travaillons, avec le maire Benoît Payan et tous les élus de la majorité municipale pour que notre République, j’ai presque envie de dire la «République marseillaise» se vive au quotidien. »

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Colette Drogoz :

    Je possède un garage donnant sur la rue, je ne peux ni entrer ni sortir car des voisins se garent devant en toute impunité. Pourquoi personne ne m’aide ? Cela dure depuis 10 ans !!!!

    Bonjour Colette. Ce que je peux vous dire, c’est que normalement il faut faire le 17 dans ce cas-là. Si ça ne fonctionne pas, il faut faire allô mairie qui peut être en direct avec la fourrière. Je vais voir ce qu’il se passe concrètement pour vous car il y a eu un temps d’adaptation mais la fourrière fonctionne désormais. En 2025, on en était à 11 000 mises en fourrière. Le début de l’année 2026, on est dans des ratios encore supérieurs et nous allons recevoir de nouveaux équipements pour encore augmenter notre capacité d’intervention.

    En outre, nous sommes à la recherche d’un deuxième site pour faire une deuxième fourrière dans les quartiers sud. Je vous donne un petit scoop : ça avance bien. J’espère que d’ici la fin de l’année 2026 on aura à la fois un deuxième site de fourrière dans le sud et de nouveaux équipements. Les deux réunis permettront à la fourrière d’être encore plus performante et donc pour Colette et pour les autres de multiplier les interventions. J’ai donné des consignes très claires en ce sens : on verbalise et on met en fourrière car l’insécurité routière à Marseille, ça suffit.

  • À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    C’est quand on parle des rats qu’on en voit la queue. C’est en tout cas ce que suggère la question écrite des élus de l’opposition de gauche marignanaise à l’attention du maire d’extrême droite (RPR) Éric Le Dissès, publiée ce jeudi.

    « Depuis plusieurs années, les habitants constatent une présence croissante de rats dans l’ensemble de la commune » affirme Ariane Lombardi, conseillère municipale PCF dans cette lettre. « La présence massive de rats dans l’espace urbain soulève des inquiétudes légitimes en matière d’hygiène, de salubrité et de risques sanitaires » selon l’élue, qui demande à l’édile de justifier ses mesures.

    Cette interpellation fait suite à l’alerte du PCF l’année dernière sur le même sujet, à partir d’une pétition signée par plus de 500 habitants et remise en mairie en février 2025. La réponse de la Ville, à l’époque, parlait de « désinformation » et affichait une « priorité municipale » dans la lutte contre les dépôts sauvages.

    Sus aux dépôts sauvages

    La question est globale. « Les dépôts sauvages se multiplient et concernent l’ensemble de la commune et favorisent la prolifération des rats. Quelles mesures pour lutter contre ces incivilités ? » demande Ariane Lombardi, arguant d’un besoin de sensibilisation sur les risques sanitaires et des moyens de se débarrasser de ses encombrants. Mais aussi, de savoir « quels moyens sont consacrés à la police de l’environnement et quel est son bilan » dans le domaine. La réponse est attendue au conseil municipal du mardi 30 juin à 17h à l’Espace Saint-Exupéry.