Tag: Martine Vassal

  • Les syndicats du spectacle vivant face à la « casse sociale »

    Les syndicats du spectacle vivant face à la « casse sociale »

    « Grande souffrance morale », « On est épuisé », « Une détresse psychologique incommensurable », « On risque de liquider l’association »… Ces phrases sont extraites d’une enquête réalisée par les syndicats des employeurs du spectacle vivant de la région Paca (Synavi, Syndeac, SMA, Scène ensemble) visant à sonder la situation financière de leurs adhérents. Les conclusions ont été présentées à la presse, mercredi, à la Friche la Belle de Mai.

    Alors que la Métropole Aix-Marseille, réunie en conseil ce jeudi tente de faire face aux contraintes liées à sa situation budgétaire, les acteurs de la culture boivent la tasse. 23 structures ont répondu à l’enquête, avec les résultats suivants : 252 000 euros de subventions en moins, 8 licenciements actés ou envisagés, 64 contrats d’intermittents supprimés et 2 200h de travail perdues.

    Les syndicats évoquent notamment le dispositif PAM, qui devait permettre la diffusion de spectacles gratuits dans 50 communes métropolitaines. Alors que « des engagements avaient déjà été pris auprès de troupes sur les montants alloués, certains collectifs ont appris l’annulation en septembre ». Opening Nights, un collectif de compagnies proposant des spectacles dans la Métropole, a « annulé quinze dates et perdu 70% de son budget avec la suppression de sa subvention », selon Marie Didiez, de Syndeac.

    Érosion des financements

    « On l’a pas encore dit aux enfants, car on espère encore que ça change », se désole Agnès Loudes, directrice du théâtre Antoine-Vitez, où devait être organisé un festival de théâtre engageant 200 jeunes lycéens du département. La directrice dit avoir pris connaissance « du gel des 23 000 euros de subventions de la Métropole en septembre ».

    « Les copains vont très très mal autour de nous, jamais on a autant entendu parler de reconversions professionnelles », déplore Wilma Levy, représentante syndicale Synavi. Le secteur n’en est en effet pas à sa première déconvenue. Depuis 2023, l’État et les collectivités territoriales réduisent régulièrement les budgets alloués au service public de la culture, souvent considéré comme une variable d’ajustement dans la lutte contre les déficits.

    Dans ce contexte, certains acteurs du secteur estiment que les subventions publiques peuvent devenir un outil de pression. Les syndicats citent l’exemple de la suspension de la subvention départementale de 90 000 euros au festival Actoral, qui se tenait en septembre, à Marseille. Cette décision, prise par la présidente du Département Martine Vassal (DVD) faisait suite à des critiques d’élus d’extrême droite visant la venue de l’essayiste Louisa Yousfi.

    Alors que le projet de loi de finances (PLF) entre en débat au Parlement et prévoit de nouvelles coupes, le Syndeac a annoncé demander un moratoire à l’État pour stopper ces réductions et de se rapprocher de l’objectif de consacrer 1% du budget à la culture (0,67% actuellement).

  • Une projection pour éclairer la minute de silence pour Samuel Paty

    Une projection pour éclairer la minute de silence pour Samuel Paty

    Le 16 octobre 2020, le professeur d’histoire géographie Samuel Paty était assassiné par un terroriste islamiste, non loin de son établissement à Conflans-Sainte-Honorine. Le Département des Bouches-du-Rhône a organisé ce lundi une projection de L’abandon, fiction documentée qui retrace les derniers jours de l’enseignant, signée Vincent Garenq, présentée hors compétition lors du Festival de Cannes 2026. « C’est important d’avoir des professeurs qui s’engagent pour le respect de la liberté » a souligné la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, en ouverture de la séance. « Cette semaine est un temps d’hommage aux deux grands serviteurs de la République Samuel Paty et Dominique Bernard » a appuyé Bruno Martin, secrétaire général de l’académie.

    300 élèves de 3e venus d’établissements divers, ainsi que leurs professeurs, se sont rassemblés au cinéma de la Joliette à Marseille, pour une séance autour de la laïcité et de la liberté d’expression.

    Rétablir les faits et tirer des enseignements

    « Peu d’élèves connaissaient réellement l’histoire de Samuel Paty », a observé Marion de Blaÿ, productrice du film L’abandon. Ce constat a d’abord motivé la création du film, puis sa diffusion auprès des publics scolaires. Un travail a été engagé avec des professeurs pour construire un dossier pédagogique visant à faciliter le travail avec les collégiens en amont. Après la projection, les collégiens ont questionné l’acteur principal du film, Antoine Reinartz, et sa productrice, Marion de Blaÿ. Une partie des interrogations ont porté sur la façon dont l’acteur s’est emparé du rôle : « Quel était votre ressenti en jouant Samuel Paty ? », « Comment avez-vous travaillé le rôle ? » « Avez-vous rencontré les élèves de monsieur Paty ? » D’autres élèves ont questionné l’équipe sur la réalisation du film : « Est-ce que vous avez présenté les faits réels ? », « Comment avez-vous trouvé toutes vos informations ? » « Vous avez fait vous-même votre enquête ? »

    Marie Delouze, déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle du rectorat de l’académie d’Aix-Marseille, a tiré un bilan très positif de cette médiation. « C’est un travail très utile, on a beaucoup de témoignages d’élèves qui ne savaient pas exactement ce qu’il y avait derrière la minute de silence annuelle en hommage au professeur », a-t-elle ajouté, estimant que le film « incarne cette minute de silence ». « C’est une œuvre d’utilité publique », a-t-elle conclu.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne : « Je suis soulagé qu’aucun élève n’ait été blessé »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne : « Je suis soulagé qu’aucun élève n’ait été blessé »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction à chaud face à cette situation ?

    Jean-Pierre Squillari : Ce collège est connu habituellement pour l’insertion et ses opérations originales. Il y a une forme d’osmose entre les élèves et le corps enseignant ici, donc ce geste est d’autant moins compréhensible. Malgré tout, on voit qu’il y a un grain de sable dans la chaussure. Mais je reste persuadé qu’il faut continuer dans cette direction. Les parents sont en soutien total avec le principal.

    À quel moment êtes-vous arrivé ici ?

    J-P.S. : Ce matin j’étais en réunion au moment ou j’ai été prévenu. Dès que je suis arrivé, aux alentours de 10h, mon premier réflexe a été de connaître l’état de santé des blessés. Le fait de savoir que le pronostic vital d’aucun des blessés n’était engagé, et qu’aucun élève n’a été blessé, ça a été un premier soulagement.

    Martine Vassal a pointé l’absence de dispositifs de sécurité dans le collège. Qu’en pensez-vous ?

    J-P.S. : Le Conseil d’administration s’était effectivement initialement opposé à l’installation d’équipements de sécurité. Mais récemment, il a changé d’avis et s’est exprimé pour l’installation d’un tel dispositif, avec un tourniquet et de la vidéo-surveillance notamment. La présence d’un tourniquet aurait été un plus, forcément. Mais est ce que cela aurait permis d’éviter cette situation ?

    Un problème d’alarme a aussi été évoqué. Que s’est-il passé ?

    J-P.S. : Effectivement l’alarme incendie a été déclenchée, mais c’est l’élève armé qui l’a déclenchée volontairement. Les jeunes qui étaient dans les salles m’ont témoigné du fait qu’ils ont tenté de se barricader en installant des chaises et des tables derrière les portes.

    Quelle sera la suite ? Est-ce que
    le lycée sera ouvert demain ?

    J-P.S. : L’établissement sera fermé aux élèves mardi mais accueillera les enseignants qui vont travailler au retour des élèves. Par ailleurs, suite aux sollicitations, nous organisons un temps de rassemblement mardi à 18h au cours Foch pour que chacun puisse dire sa solidarité aux personnels éducatifs et aux jeunes.

  • Trois ministres au chevet du collège Lakanal d’Aubagne

    Trois ministres au chevet du collège Lakanal d’Aubagne

    « Un fait grave qui a créé une grosse émotion au sein de la ville, du pays tout entier et de la communauté éducative ». Devant les grilles du collège Lakanal à Aubagne, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur pèse ses mots et veut « témoigner du soutien de l’ensemble du gouvernement au personnel éducatif du collège et signaler la gravité de ces faits ». Accompagné par Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale et Sabrina Roubache, ministre déléguée à l’enseignement et l’apprentissage, le gouvernement a réagi au quart de tour suite aux évènements survenus dans la matinée dans le collège et les tirs d’un jeune de 14 ans qui a blessé deux fonctionnaires de l’établissement. « C’est la brigade criminelle qui a été saisie, c’est dire la gravité de ce fait », martèle le ministre de l’Intérieur. Quand Sabrina Roubache loue « le courage remarquable de la communauté éducative ». Son homologue de l’éducation va dans le même sens : « Il faut mesurer ce que ça fait quand un de vos élèves commet un acte criminel ».

    Édouard Geffray note surtout que : « Cet acte a une résonance particulière, dans la semaine de commémoration des assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard. Ce contexte n’a rien à voir mais cela résonne particulièrement. Et cela s’inscrit dans un phénomène sociétal de violence globale, singulièrement à l’encontre de l’institution scolaire ». Plus tôt dans la journée, Martine Vassal (DVD), présidente du département a annoncé élargir le dispositif « 100% sécurité » dans tous les collèges de sa collectivité comme réponse aux évènements de Lakanal, « avec des tourniquets à l’entrée et de la vidéoprotection ».

    « Une réponse collective »

    « La principale précédente avait refusé le dispositif. Maintenant, nous avons décidé de le faire pour tous, quel que soit l’avis du conseil d’administration des établissements », a-t-elle développé. Elle s’est aussi lancée dans une diatribe contre « certains corps enseignants qui refusent cette sécurité par idéologie ». Justement questionné sur la sécurité de l’établissement, Édouard Geffray lui répond indirectement : « L’école repose sur une confiance réciproque, c’est un refuge. On ne peut pas demander à un chef d’établissement de surveiller tous les sacs tous les jours ». Et tacle : « Les portiques sont faits pour empêcher les intrusions extérieures, pas les entrées régulières des élèves ». Avant de conclure : « Nous devons avoir une réponse collective ».

  • Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Ce vendredi à l’Hôtel du Département, la présidente (DVD) des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a ouvert la toute première Journée de l’inclusion : « Il y a énormément d’organismes pour aider les personnes en situation de handicap. » L’élue a souhaité tous les réunir « pour trouver des solutions » et « recrédibiliser la parole du politique dans ce sujet ». Cette première édition a réuni 750 inscrits. L’événement doit « devenir annuel », précise Martine Vassal.

    « Nous voulons permettre à chacune et chacun d’avoir le choix de participer à la vie en société », a affirmé la présidente. Elle a d’abord entrepris de combattre les préjugés à travers des tables rondes thématiques, en matinée. Au programme des échanges figuraient l’habitat inclusif, les stéréotypes, l’accès à l’enseignement supérieur et la situation des jeunes aidants. L’élue a insisté sur le dernier sujet, que le Département entend mieux accompagner à travers des dispositifs de repérages et d’écoutes dans les établissements scolaires.

    Un Village dédié

    Dans l’atrium de l’Hôtel du Département s’est tenu un forum, regroupant stands associatifs, partenaires institutionnels et dispositifs départementaux. Le rassemblement a été apprécié par les participants. « On est venues chercher de l’information », a expliqué la maman de Jeanne, qui souhaite s’inscrire à des cours d’équitation. Elles ont trouvé leur bonheur auprès de Défi Sport, un club marseillais de sports et loisirs pour les personnes en situation de handicap mental ou psychique. « On a créé l’association pour permettre à ces publics de pratiquer une activité physique régulière adaptée, de sociabiliser, tout en offrant des temps de répit aux familles aidantes », précise Stéphane, directeur de Défi Sport.

    Le village de l’inclusion était un moyen de visibiliser les dispositifs adaptés pour les exposants, mais aussi d’établir des liens dans le réseau. « C’est agréable de se rassembler », ont fait remarquer Tom et Azzedine, du club handisport d’Aix-en-Provence, venus simplement faire un tour au milieu des autres acteurs associatifs.

  • Agir sur les jeunes avant qu’ils ne soient pris par le réseau

    Agir sur les jeunes avant qu’ils ne soient pris par le réseau

    Avec la répression, la prévention pour marcher « sur nos deux jambes » et « éviter que nos jeunes tombent du côté obscur » a introduit la préfète de police, Corinne Simon lors des deuxièmes assises de la prévention de la délinquance ce jeudi 8 octobre. Une première en France. Après avoir posé les bases lors de premières assises en février, place à l’action et au partage de savoir-faire. Dans la salle, des représentants de l’Éducation nationale, de la PJJ, des référents de CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), des élus, des magistrats, des associatifs et bien sûr policiers et gendarmes.

    « Nous avons plein de liens à faire entre nous pour être efficient » estime le président de la Midelca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), Nicolas Prisse. À la tribune, la présidente du Département, Martine Vassal (DVD) revient aussi sur cette volonté d’avancer, pointe « des manques au niveau de la coordination ».

    Concrètement, « nous déférons 700 mineurs chaque année, si on peut en agir sur 20% d’entre eux, on aura déjà gagné le pari de la prévention secondaire », estime Céline Raignaut, procureure adjointe, à la tête de la division des mineurs du tribunal de Marseille. Substitute du procureur à Aix-en-Provence, Coralie Jaquet témoigne de l’arrivée de ces gamins « précaires et vulnérables » qui viennent « jobber dans les Bouches-du-Rhône » : 109 impliqués dans le trafic de stupéfiants sur sa juridiction dont 20 déférés.

    Des projets multiples

    Face à ce constat, des expériences, positives, ont été menées. Dans le cadre du projet Limits (Limiter l’implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants) à Sarcelles, Loos et Lille rappelle Nicolas Prisse. Aix-en-Provence s’y est aussi lancée témoigne Christine Trossero, cheffe proximité du CLSPD, à la recherche des « petits signes comme le décrochage scolaire, des réactions violentes » permettant le suivi d’une trentaine de situations. Centre de loisirs jeune de la police qui reçoit les collégiens, interventions des gendarmes en milieu scolaire, capsules vidéo pour s’adresser aux ados sur les réseaux sociaux, média favori des trafiquants… Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Jusqu’à ce qu’Amine Kessaci (EELV), adjoint au maire de Marseille en charge de la jeunesse, bouscule un peu le débat. S’il insiste lui aussi sur la nécessaire coordination, « la prévention n’est pas à la hauteur de la violence de ces réseaux, nous avons tout à réécrire » balance l’élu qui préconise un fort engagement de l’État ou de s’inspirer de l’exemple italien.

    En attendant, le travail de dentelle se poursuit. Une lettre d’engagement entre préfecture de police, Midelca et Département, a été signée pour la création et le financement d’une cellule d’écoute et d’accompagnement des familles, en collaboration avec les institutions et une association, sur le modèle de celle installée au niveau départemental sur la radicalisation. Pour rattraper « ces jeunes sur le point de basculer, les sortir de la spirale », avec « leur libre adhésion » précise le directeur adjoint de la préfète, Pierre Gilardeau. Elle se réunira dès novembre avant de nouvelles assises en 2027.

  • La communauté juive s’est réunie en mémoire des victimes du 7 Octobre

    La communauté juive s’est réunie en mémoire des victimes du 7 Octobre

    « Trois ans ont passé, la douleur reste la même », annonçait l’organisation de cette marche et cérémonie en hommage à la mémoire des victimes du 7 Octobre 2023 en Israël, ce mercredi à Marseille. Ce jour-là, le Hamas lançait une attaque terroriste, faisant 1 221 victimes. Le mouvement islamiste palestinien avait également fait 251 otages.

    La communauté juive marseillaise s’est réunie en nombre, ce mercredi, pour un temps de commémoration sur les marches du Palais de justice de Marseille.

    Une foule aux couleurs d’Israël

    Dans la foule blanche et bleue aux couleurs du drapeau israélien, des membres du collectif engagé dans la lutte contre l’antisémitisme « Nous Vivrons » arboraient des portraits de victimes. La présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, s’est jointe à la commémoration, accompagnée de son vice-président Denis Rossi. Elle avait déjà rendu hommage aux victimes l’an dernier en plantant un olivier à l’espace Sarah-Halimi.

    Le rassemblement a ensuite remonté la rue Breteuil au son des notes de l’hymne israélien, pour rejoindre la Grande synagogue de Marseille. La cérémonie s’y est prolongée en fin de soirée dans le recueillement.

    Oriane Castan

    La mairie s’éteint pour se souvenir

    L’hôtel de ville de Marseille s’est éteint, ce mercredi soir, en hommage à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste du Hamas du 7 Octobre 2023. La mairie a voulu « réaffirmer son engagement » contre la haine et l’antisémitisme et faire passer un message de paix et d’espoir.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • [Entretien] Stéphane Pichon : « Oui à une halte soins, mais à l’hôpital »

    [Entretien] Stéphane Pichon : « Oui à une halte soins, mais à l’hôpital »

    La Marseillaise : Face aux conséquences sociales et sanitaires de la consommation de crack à Marseille, le maire Benoît Payan (DVG) réclame au gouvernement l’installation d’une halte soins addiction. Un projet en son temps décrié par la droite. Quelle est votre position ?

    Stéphane Pichon : On avait une proposition, pendant les élections municipales, qui me semblait être le bon sens pour satisfaire tout le monde : que les HSA se fassent, mais en milieu hospitalier, pour différentes raisons. Et j’ai vu que le directeur de l’AP-HM était favorable à l’accueil de ces structures au sein des hôpitaux marseillais [ce dernier préconisant également en premier lieu l’installation d’un équipement de proximité, Ndlr.]. C’est quelque chose qui me satisfait, parce que je suis élu, mais, avant tout, je suis pharmacien de profession, et j’ai longtemps œuvré pour la prévention et la réduction des risques. J’ai été un des fondateurs de Croix-Verte et Ruban Rouge, avec la distribution des Stéribox et du préservatif à 1 franc, à l’époque. L’idée n’est pas de laisser tomber les gens, mais de les prendre en charge.

    Pensez-vous que les consommateurs vont faire le chemin jusqu’à l’hôpital ?

    S.P. : Oui, si les associations font leur travail et leur expliquent. Il y a une expérience de HSA qui a été faite à Paris, dans le 10e arrondissement, où il y a quand même des heurts avec la population, quoi que l’on en dise, et la même expérience faite à Strasbourg, qui apporte, elle, toute satisfaction. Aujourd’hui, Marseille reste une ville avec des quartiers relativement pauvres. Est-ce qu’on doit rajouter à la misère du conflit ? Est-ce que vous pensez qu’on doit cumuler les problèmes ? Dans un quartier où il y a du trafic, une population déjà qui a du mal à s’en sortir, doit-on rajouter des files d’attente de personnes qui attendent pour s’injecter [des produits] ? À Paris, vous avez des files d’attente importantes, avec 80% des gens qui attendent dehors.

    Comment allez-vous porter politiquement cette idée ?

    S.P. : En m’exprimant dans les médias, et si le maire me donne la parole, je l’évoquerai en conseil municipal. Il y a urgence et on ne peut pas être targué de laisser les gens à l’abandon. Alors, même s’il y a une contrainte pour ces personnes, qui est de se déplacer dans un lieu de soins… Pour moi, professionnel de santé, ce soin, c’est un soin global et pas une salle de shoot. N’oublions pas que ces gens ne sont pas des cas, mais des humains. Évidemment, cela dépasse aussi le domaine de la santé et touche à la justice, la lutte contre délinquance. Mais il me semble que mettre en place ce genre de structure, c’est quand même ce qu’il y a de plus facile.

  • [Maj] Le maire de Marseille appelle au calme face aux agressions et dégradations

    [Maj] Le maire de Marseille appelle au calme face aux agressions et dégradations

    Face aux nombreuses agressions et dégradations, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan a dénoncé ce jeudi matin les «violences inacceptables, incendies et agressions subies par les professeurs, les pompiers, les journalistes, les Marseillais, qu’aucune cause ne peut justifier». Il appelle donc « à l’apaisement de chacun, et à retrouver le chemin d’une expression démocratique des revendications» en indiquant que la Ville «se tient aux côtés de ceux qui défendent le service public et l’avenir de nos jeunes, pas de ceux qui cassent, incendient et violentent».

    Selon nos informations, un professeur du lycée professionnel Le Chatelier, dans le 3e arrondissement de Marseille, a été blessé par un jet de pavé, comme le confirme la préfecture de police qui dit prendre tous les faits très au sérieux et invite à déposer plainte. Le maire (PS) du secteur Anthony Krehmeier a apporté son soutien au personnel. «Je soutiens les revendications et le droit des lycéens à se mobiliser, mais rien ne justifie la violence», écrit-il.

    Le rectorat de son côté a infirmé l’information selon laquelle les équipes de direction du lycée Victor-Hugo (3e arr.) ont été aspergées d’essence, précisant qu’elles avaient été éclaboussées lorsque des individus ont tenté d’en verser dans des conteneurs. De source policière, on évoque une quarantaine d’interpellations en fin de matinée, un chiffre susceptible d’évoluer.

    Le réseau de la RTM a été entièrement suspendu en fin de matinée suite à des agressions d’agents. Un camion des marins-pompiers a aussi été incendié et des uniformes dérobés. Le bataillon est intervenu sur 45 feux dans la ville à 12h15.

    La CGT 13 en défense des lycéens

    «Le mouvement lycéen se transforme en chaos urbain», écrit pour sa part la présidente (DVD) du conseil départemental Martine Vassal qui «appelle à la plus grande fermeté» et accuse la France insoumise de souffler «sur les braises». Dans un communiqué, le conseil régional comptabilise 39 lycées touchés par des violences entre le 28 et le 30 septembre. «Ce n’est pas de la contestation, c’est de la délinquance. Ceux qui brûlent nos lycées attaquent la République», dénonce la Région qui réclame l’identification immédiate et des poursuites «contre chaque casseur». La collectivité propose à la justice «10 000 heures de travaux d’intérêts généraux» et assure aussi que «les députés La France Insoumise portent une responsabilité lourde dans ce chaos».

    L’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône rappelle de son côté que «leur mobilisation met en lumière les conséquences de choix politiques qui affaiblissent depuis des années l’Éducation nationale». «Dans plusieurs établissements, des directions maintiennent les cours et demandent aux personnels de signaler les élèves absent·es alors que des lycéens font entendre leurs revendications et que des gaz lacrymogènes sont utilisés jusque dans l’enceinte des lycées. Comment peut-on prétendre assurer normalement les cours dans de telles conditions ?» interroge l’union départementale qui appelle à se tenir au côté de la jeunesse et «contribuer collectivement à sa protection».

  • Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    Les collégiens sportifs à l’honneur à Marseille

    À l’occasion de la 26e cérémonie de remise départementale de matériel sportif, 40 sections sportives, sur les 65 qui bénéficient de l’opération, étaient présentes à l’hôtel du Département (4e arrondissement) mercredi après-midi.

    Avant les prises de parole de la présidente du Conseil départemental, Martine Vassal (DVD), et de Tom Arnoux, vice-champion du monde d’IQFOIL – une discipline de la planche à voile –trois ateliers sportifs étaient proposés aux jeunes athlètes : un stand de biathlon avec initiation au tir de précision, deux rameurs reproduisant les mouvements de l’aviron et quatre SkiErg Concept2 simulant la pratique du ski de fond. Des échecs à l’aviron, 24 disciplines sont représentées au sein des 65 sections sportives concernées.

    « C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place »

    Tom Arnoux, natif de Marseille, a profité de l’événement pour passer un message : « Les associations sportives nous ouvrent des portes pour faire ce qu’on aime, ça m’a permis de découvrir d’autres sports. C’est un plaisir d’être ici car j’étais à leur place, donc c’est émouvant de voir tout ce monde-là et j’espère qu’ils vont pouvoir avoir les subventions et les aides pour leur permettre de faire du sport plus souvent. »

    L’athlète a également glissé un petit mot sur la réduction du nombre d’heures de cours de sport : « Réduire ce temps de loisir, ça fait un peu mal au cœur, mais on voit qu’il y a un mouvement qui soutient le sport et qui permet de mettre tout en œuvre pour en profiter au maximum ».

    Tous les élèves des sections sportives du département ont reçu, pour cette rentrée, une multitude d’éléments. Après un passage sur le podium et une photo de groupe aux côtés de Martine Vassal et Tom Arnoux, chaque collégien est reparti avec un sac de sport contenant une gourde et une serviette avec une tenue sportive complète composée d’une veste et d’un tee-shirt. C’est notamment le cas de Maïssa, élève de cinquième au collège Edgar-Quinet (3e) et inscrite à la section Échecs de son établissement : « J’aime bien faire du sport, surtout en compétition et c’est en dehors de l’école, donc ça nous occupe souvent. C’est bien aussi car ça permet de se vider la tête. Je suis contente d’être ici et reconnaissante envers mes professeurs ».

    En plus des équipements sportifs offerts aux collégiens, chaque section va bénéficier d’équipements sportifs répondant aux besoins identifiés des disciplines concernées. Au-delà de l’aspect compétitif qui motive les élèves, l’aspect de la santé est lui aussi beaucoup mis en avant.

    « Entretenir la santé

    des adolescents »

    Des valeurs que valorisent le Département et sa présidente, Martine Vassal : « Notre ambition est de favoriser la réussite scolaire et sportive des jeunes collégiens. Avec cette remise de matériels et d’équipements, le Département réaffirme son engagement en faveur d’une pratique régulière dès le plus jeune âge, à la fois pour entretenir la santé des adolescents, mais aussi pour partager les valeurs sportives. C’est aussi ça, l’héritage des Jeux Olympiques 2024 ! »

    Une fois les discours et la remise des équipements terminés, une nuée d’élèves s’est dirigée vers le fond de la salle, attirée par le buffet proposé à l’occasion. Après le sport, le réconfort.