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  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux maire de Martigues.

    À vous la parole ⬇️

  • L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    En plus de son mandat de maire, Daniel Spagnou a également été conseiller général et régional, ainsi que député UMP de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence de 2002 à 2012.

    L’ancien maire avait déjà été hospitalisé et son état de santé était préoccupant pendant la campagne des municipales.

    Ce matin, je perds un ami”, a réagi sur X le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier. “Grand maire de Sisteron pendant 43 ans, nous perdons un serviteur de la République exceptionnel, qui a consacré sa vie aux Alpes-de-Haute-Provence.

    Le nouveau maire de Sisteron, ancien premier adjoint de Daniel Spagnou, Jean-Pierre Templier, a également réagi : “Il m’est difficile, aujourd’hui, de parler de Daniel simplement comme de « l’ancien maire de Sisteron ». Pendant de très nombreuses années, il a fait partie de ma vie, de mon engagement et de mon histoire personnelle. J’ai travaillé à ses côtés, nous avons partagé tant de moments, tant de projets, tant de combats pour Sisteron. Nous avons connu les satisfactions des nombreuses réalisations accomplies, mais aussi les difficultés inhérentes à la gestion d’une commune et parfois les moments plus difficiles.”

    Les Alpes-de-Haute-Provence perdent aujourd’hui l’une de leurs grandes figures”, a déclaré de son côté David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier, sur son compte Facebook . “Pendant près de 50 ans d’engagement public, il aura tant apporté à notre département des Alpes-de-Haute-Provence et à sa ville de Sisteron, à laquelle il aura consacré une grande partie de sa vie. Daniel était un élu de terrain, proche des gens, profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Une certaine conception de l’engagement public (…) dans laquelle je me reconnais pleinement”, a-t-il ajouté.

    « Daniel était un homme de Droite. Nos parcours politiques respectifs nous ont permis de nous rapprocher et de nous estimer. Nous partagions beaucoup de valeurs, ainsi que de nombreux projets, comme la mise en valeur des Petites Cités de Caractère de notre territoire. Il laisse un vide immense », a réagi pour sa part Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.

    Quelles que soient nos sensibilités politiques, un tel engagement au service d’un territoire force le respect”, a écrit la députée (PS) des Hautes-Alpes Marie-José Allemand. “Quelques mois seulement après avoir quitté ses fonctions, c’est une grande figure des Alpes du Sud qui disparaît.

    Je salue sa mémoire en tant qu’opposant politique depuis toujours. On peut ne pas être d’accord, mais il a tenu la ville et porté la droite en recherche d’un leader”, a réagi auprès de La Marseillaise lundi Philippe Antoine de la CGT, l’un de ses opposants historiques, membre de la liste DVG Demain Sisteron lors des municipales.

  • Fermetures nocturnes des tunnels à Marseille pour travaux

    Fermetures nocturnes des tunnels à Marseille pour travaux

    Ceux du Vieux-Port, de la Major et de Saint-Loup seront fermés du 31 août au 3 septembre de 22h30 à 5h30. Et la nuit du 3 au 4 septembre, aux mêmes horaires, ce seront les axes routiers de Saint-Charles et Saint-Loup qui ne seront pas ouverts à la circulation. Les travaux ont pour objectif de conserver les équipements dans un état de fonctionnement optimal. Les tunnels restant généralement ouverts toutes les nuits du week-end dans le but de ne pas entraver le trafic routier le samedi et le dimanche.

  • À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    Élue depuis mars dernier, la majorité vit sa première rentrée scolaire. Avec la volonté de voir certaines choses changer, à commencer par la restauration collective. Dès octobre, après les premières vacances scolaires, la municipalité engagera une réflexion globale à ce sujet, allant de la préparation des repas à l’organisation du temps méridien.

    « L’effet pervers de la cantine à un euro fait qu’il y a beaucoup d’élèves qui y mangent », commence le maire (LR) Robin Prétot. À ce jour, 2 637 enfants y sont inscrits, mais la mairie estime qu’ils seront 3 800 à y déjeuner en réalité. La cuisine centrale produit 4 300 repas par jour, puisqu’elle fournit aussi le collège Alain-Savary, le seul du département à être sous statut municipal. « C’est heureux, mais les services n’étaient pas préparés pour. On a une cuisine centrale qui est sous-dimensionnée et donc la qualité s’en retrouve dégradée. On fait peu de cuisson, beaucoup de décongélation et de réchauffement… C’est dommage, les enfants et leurs parents s’en plaignent derrière. Il y a aussi la question du temps méridien, avec des problèmes de discipline puisqu’il y a beaucoup d’élèves. »

    Concrètement, des groupes de travail seront créés sur les différentes thématiques liées à la cantine, associant les agents concernés, les parents d’élèves mais aussi l’opposition. Les premières conclusions sont attendues pour la rentrée 2027 mais d’ici la, la municipalité « réfléchit en interne à des pistes d’amélioration », précise l’adjointe au maire déléguée à l’éducation Sophie Declercq.

    Continuité des dispositifs

    Robin Prétot affirme : « Toutes les options sont sur la table. Je ne saurais pas dire s’il faut qu’on arrête la restauration pour préférer une délégation de service public, qu’on agrandisse la cuisine centrale, qu’on revoit l’organisation parce qu’il y a des problématiques au niveau de la réservation des repas, qu’on peut annuler 48h avant ce qui engendre du gaspillage. La problématique est globale, il faut qu’on se pose et qu’on parle de tout, du tarif, des agents, de la qualité des repas, des commandes, du budget… »

    Autre gros chantier, qui était une promesse de campagne pour cette équipe qui place son mandat sous le signe de l’inclusion : l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cette rentrée, un Pass pôle d’appui à la scolarité a été ouvert au CEC des Heures Claires pour permettre aux familles d’obtenir des réponses plus rapidement face aux besoins de leurs enfants et de mieux coordonner leur accompagnement. Mais la majorité veut aussi renforcer les dispositifs qui relèvent de l’Éducation nationale.

    La conseillère municipale déléguée à l’inclusion et réussite éducative Céline Brull détaille : « Aujourd’hui, seules 3 des 27 écoles maternelles et élémentaires disposent d’une Ulis. Parmi nos collèges, seul Élie-Coutarel en bénéficie. Nous disposons aussi d’une unité d’enseignement maternelle autisme à Maurice-Gouin qui accueille jusqu’à 7 enfants de 3 à 6 ans, ce qui est très peu. Aucun dispositif équivalent n’existe ensuite à Istres en école élémentaire. Cette absence de continuité peut placer les enfants et leur famille face à une rupture de parcours. » Le maire a donc saisi le directeur académique pour demander de renforcer les Ulis et de créer un dispositif adapté aux enfants autistes dès la rentrée 2027. La Ville se dit prête à accompagner ces ouvertures en menant à disposition des locaux adaptés.

  • En Espagne, la ville de Ceuta en situation d’urgence absolue

    En Espagne, la ville de Ceuta en situation d’urgence absolue

    Entre le 30 et le 31 juillet, il y a juste un mois, 72 000 personnes passaient la frontière qui sépare le Maroc et la ville autonome espagnole de Ceuta. Ils l’ont fait à pied ou en nageant, s’aidant de bouées et embarcations de fortune. Cette incursion massive, qui semble avoir été largement favorisée par les autorités marocaines, sur ce territoire espagnol situé en Afrique du Nord s’est soldée par 145 morts, selon les informations données par le collectif Caminando Fronteras qui défend les droits des migrants. La majorité était de jeunes mineurs et des familles entières complètement démunies. Dans les jours qui ont suivi, environ soixante mille sont retournés au Maroc. Un mois plus tard, des milliers sont toujours présents et sans-abri, ne subsistant que grâce à l’aide humanitaire et la solidarité d’une partie des habitants.

    5 000 migrants encore présents

    C’est sur la plage de El Trampolin que se situe la plus grosse concentration de migrants. Les Ceutiens exaspérés par cette situation qui s’éternise, critiquent la lenteur du gouvernement. La situation dépasse Ceuta et a pris une dimension politique nationale avec des charges indécentes et des discours xénophobes et racistes à l’encontre des migrants de la part de la droite et l’extrême droite.

    Il y a quelques jours, c’est l’ancien chef du gouvernement José María Aznar, du Parti populaire, qui est venu à Ceuta jeter de l’huile sur le feu au moment où la tension entre habitants était de plus en plus forte. 9 000 policiers et militaires sont déployés pour le maintien de l’ordre. Environ 5 000 migrants sont encore présents. Jeudi, des heurts ont eu lieu près de la plage de El Trampolin, la police a fait usage de gaz lacrymogènes. Des heurts, mais aussi des actes à caractère fasciste, des membres de l’extrême droite prenant une part active et allant jusqu’à brûler les abris de fortune et les effets des migrants rappelant les pogroms nazis de sinistre mémoire. Une haine attisée par les dirigeants du Parti Populaire comme Alberti Feijoo. Des violences commises en marge d’une manifestation anti gouvernementale. Quelques minutes plus tôt, ce même groupe avait essayé d’empêcher les volontaires de la Croix Rouge de distribuer des vivres.

    Le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska a d’ailleurs appelé « au calme et à la cessation de toute forme de violence, car (…) la violence n’est pas la solution pour résoudre un problème aussi complexe », a-t-il lancé vendredi.

    Jeudi, s’est réunie en présence de Sira Rego, ministre communiste chargée de la jeunesse et de l’enfance, une conférence sectorielle de l’enfance au cours de laquelle a été validée une enveloppe de 25 millions d’euros financée en commun par le gouvernement et les communautés autonomes à l’exception de celles dont l’exécutif est composé de membres du parti d’extrême droite VOX et qui ont refusé de participer (Estrémadure, Castilla Leon, Aragon, Murcia). Une enveloppe sollicitée par le ministère de la Jeunesse dès le 31 juillet, mais non validée à l’époque, le gouvernement ne disposant pas d’un décompte du nombre de mineurs présents à Ceuta. On estime aujourd’hui à 700 le nombre de jeunes filles mineures sur le territoire de Ceuta, 16 agressions sexuelles ont été dénombrées.

    Par ailleurs, ce mardi, le conseil des ministres se réunira pour approuver notamment un plan d’urgence en débloquant 165 millions d’euros, pour revitaliser l’économie locale et renforcer et améliorer les services publics, qui viendront s’ajouter aux 180 millions qui seront débloqués à moyen terme et promis par le vice-président du gouvernement Carlos Puerto lors de sa visite à Ceuta.

    Le gouvernement met les bouchées doubles, afin de régler en urgence les questions humanitaires, sociales, économiques et politiques. Ce conseil des ministres de demain sera largement consacré à la situation de Ceuta, ville et communauté autonome de 80 000 habitants.

    « La violence n’est pas une solution pour résoudre un problème aussi complexe »

  • Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Il n’est pas encore 19h ce samedi, mais la queue est déjà longue devant la place Bargemon à Marseille (2e). Tous attendent avec impatience de goûter le couscous concocté par les salariés de l’association d’insertion E.P.I.C.E.S.

    Organisé dans le cadre du festival Kouss Kouss et de l’Été marseillais, ce sont 5 000 assiettes qui ont été servies. Plus de 90 salariés, dont deux sur trois sont en réinsertion, ont tamisé, coupé, épicé et fait mijoté les légumes et la semoule pour cette soirée. « Ça fait trois jours que l’on travaille dans deux grandes cuisines pour pouvoir servir autant de plats », raconte Florian Rieu, co-président de l’association E.P.I.C.E.S.

    Couscous vert

    Herbes et aromates étant le thème de cette édition de Kouss Kouss, la recette a été un peu revisitée : semoule à l’aneth, fèves et artichauts pour accompagner les légumes traditionnels arrosés d’une sauce verte à la menthe et au persil. Une réussite pour Fethi, venu d’Aix-en-Provence pour y goûter, avec son épouse, sa nièce et ses enfants. « J’ai pas l’habitude des couscous végétariens, mais il est vraiment très bon », sourit-il.

    À la table d’à côté, Leila et Fatma dégustent elles aussi leur couscous en savourant la vue sur la Bonne Mère qu’offre la place Bargemon. Même si le « couscous vert » n’a pas convaincu le minot de Leila, la mère et la fille sont ravies d’être là. Venues de la Rose et Malpassé (13e), c’est par le biais du centre social qu’elles ont entendu parler de l’événement. « C’est super, ça nous permet de nous rassembler dans une ambiance festive, explique Leila, et ça fait sortir un peu. Et puis on va voir le maire », sourit-elle.

    Organisé en partenariat avec la Ville, la gratuité de l’événement est importante pour le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan : « ça permet à des personnes qui n’oseraient pas venir de partager ce moment. Et dans un monde où on commence à se haïr, on veut proposer à Marseille un contre modèle où la solidarité prime. »

  • À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    La garantie de sécurité du site dépend des salariés ! » Ce dimanche, Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT du site, réaffirme la volonté des travailleurs de Fibre Excellence de poursuivre la mise sous protection du site le temps nécessaire à sa sécurisation complète.

    Pour rappel, après sa liquidation judiciaire c’est un mandataire judiciaire qui a pris la main sur la gestion de l’usine de pâte à papier, et le site devait officiellement fermer, vendredi 28 août, avec la fin du contrat de travail des salariés. Mais nombreux sont les travailleurs qui s’inquiétaient de la manière dont la transition allait se faire et pointaient des risques industriels (lire nos articles du 29/08 et du 27/08) pour le site classé Seveso. « On veut tout faire pour éviter un déversement accidentel de produits chimiques dans le Rhône, un incendie ou autre… Il faut donc que les mesures nécessaires pour maintenir l’intégrité du site soient prises avec les concernés », rappelle Jean-Michel Bulinge.

    D’où des tensions avec le mandataire judiciaire la semaine passée, jusqu’à un gros coup de chaud le jour de la fermeture où la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) est venue constater la situation. « On connaît le site comme personne. Il y a de l’acide, de la soude, des produits alcalins, des bactéries, de l’acide phosphorique pour le traitement des eaux dans les bassins d’aération… On leur demande le temps de sécuriser avec notre expertise », expliquait, ce vendredi, Yohan, opérateur aux 24 ans d’usine.

    « L’arrêté préfectoral

    nous donne raison »

    Et visiblement, les travailleurs n’étaient pas dans le faux puisque la préfecture des Bouches-du-Rhône s’est fendue d’un arrêté inédit dans la foulée de la visite des services de l’État. Cet arrêté prescrit « des mesures d’urgence » à l’adresse du mandataire-liquidateur. Ce dernier, que La Marseillaise a pu consulter, constate que « la mise en sécurité du site n’a pas été initiée » par ledit mandataire et « qu’il convient de maintenir au-delà du 28 août 2026 une présence humaine adaptée sur site ».

    Plus que ça, la préfecture va dans le sens de la CGT et tacle l’action du mandataire : « Le liquidateur est mis en demeure d’assurer la surveillance du site et le maintien des dispositifs de sécurité […] sur la base d’une organisation comprenant […] l’équipe proposée par la CGT. » En clair, les salariés ont pu rester tout le week-end sur l’usine, comme le préconisait l’organisation syndicale. « Cet arrêté est une victoire. Il nous donne raison, on voit bien que l’action du mandataire ne tient pas la route », réagit Jean-Michel Bulinge. « Fermer sans plus de sécurité c’est de l’inconscience… L’arrêt, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. On n’arrête pas une usine à papier comme une boulangerie », abonde Jaïr Flor-Pachi, délégué FO et mécanicien atelier qui est entré à Fibre Excellence en 2003 en intérim puis salarié en 2012.

    « Jusqu’au bout

    des opérations »

    D’où un week-end apaisé avant une nouvelle semaine qui s’annonce chargée pour les travailleurs papetiers. « On a une réunion ce lundi avec le secrétaire général de la préfecture et les représentants des différents services de l’État concerné par le dossier », développe le syndicaliste. Une rencontre où les enjeux sont grands pour l’avenir du site : « Nous allons demander le maintien des salariés sur site, a minima pour les postes nécessaires pour qu’il y ait une garantie environnementale et sécuritaire. » Cette revendication concerne une quarantaine de salariés. Reste à savoir combien de temps cette situation de mise en sécurité va durer et si la préfecture accède aux demandes des travailleurs. « Dans tous les cas, il faut le maintien des travailleurs jusqu’au bout des opérations », conclut Jean-Michel Bulinge.

  • À Marseille, pas de rentrée à l’école Sinoncelli trop à l’étroit

    À Marseille, pas de rentrée à l’école Sinoncelli trop à l’étroit

    Ce mardi, pas de rentrée scolaire pour les élèves de l’école élémentaire publique Sinoncelli, à Marseille (14e). Les instituteurs et institutrices de l’établissement ont décidé de faire grève afin de dénoncer le manque de places et les classes surchargées.

    « On demande de prendre en considération le fait que nous sommes en REP + [réseau d’éducation prioritaire] et donc les élèves que l’on accueille ont des nombreuses difficultés, explique Géraldine Pauc, enseignante dans l’école. Et donc, avoir 27 élèves en CE2, ce n’est pas possible. »

    Les enseignants exigent ainsi depuis l’année dernière l’ouverture d’un préfabriqué afin de permettre d’avoir des classes supplémentaires. « Car on a les instituteurs, mais pas l’espace. » Certaines classes de CP ont pourtant été divisées en deux, afin de réduire le nombre d’élèves, mais se retrouvent dans la même classe, n’améliorant donc pas la prise en charge des élèves. « On nous a dit que l’on pouvait mettre un rideau entre les deux », rit jaune Géraldine Pauc. Le personnel enseignant réclame donc l’installation d’un préfabriqué pour avoir des classes supplémentaires ainsi qu’un plafonnement du nombre d’enfants pouvant s’inscrire. « Surtout qu’une nouvelle école a ouvert juste à côté, mais on ne nous décharge pas d’élèves », se désole la maîtresse. Contactée, la mairie de Marseille affirme « avoir pris en compte ce besoin d’avoir plus d’espaces d’accueil, s’être saisie du sujet et s’atteler à mettre en place des solutions ».

  • [Expo] Un panorama du design textile au fil de 80 créations à Toulon

    [Expo] Un panorama du design textile au fil de 80 créations à Toulon

    Au-delà de la fonction décorative, « le textile s’impose aujourd’hui comme une véritable matière de création dans le design », indique en préambule les protagonistes de cette exposition estivale. À l’Hôtel des arts de Toulon, l’exposition « Suivez le fil ! Design & textile », visible jusqu’à la fin octobre, présente les œuvres d’une quarantaine de créateurs dont une grande majorité de créatrices. L’exposition met en lumière « les bouleversements esthétiques et techniques qui ont marqué le domaine depuis 1920. Elle se poursuit jusqu’aux innovations écologiques et techniques actuelles », situe l’Hôtel des arts.

    La manifestation est d’ailleurs d’envergure nationale car les œuvres exposées sont issues de différentes collections réputées, dans le cadre d’un partenariat entre grandes institutions telles que le centre Pompidou, les Manufactures nationales- Sèvres & Mobilier national, le Centre national des arts plastiques et le musée des Arts décoratifs, et bien sûr la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

    Parcours de créativité

    Le parcours débute avec les figures pionnières du design textile, comme Sonia Delaunay et Élise Djo-Bourgeois, qui utilisent la matière au service du mobilier et de l’architecture. Dans les années 1960, l’apparition des fibres synthétiques ouvre de nouvelles possibilités. Celles-ci seront exploitées par Pierre Paulin et Olivier Mourgue avec des tissus souples et extensibles, qu’ils utiliseront pour produire des vêtements techniques et esthétiques.

    L’exposition présente également les innovations de Sheila Hicks, Simone Prouvé, Gaetano Pesce ou encore Marcel Wanders. Parmi leurs grandes œuvres se trouve la « Knotted Chair » de Marcel Wanders, créée en 1996, qui « utilise une technique de nouage pour en faire une véritable chaise fonctionnelle », décrit l’institution. Plus loin, une salle se dédie « à la maille métallique qui devient un matériau architectural et sculptural » avec les travaux de Dominique Perrault et Gaëlle Lauriot-Prévost, Vincent Poujardieu ou Muller Van Severen.

    Le parcours se termine avec les innovations contemporaines. Hella Jongerius mêle savoir-faire manuel et fabrication numérique. Ronan et Erwan Bouroullec explorent les propriétés acoustiques du textile. « Les recherches actuelles s’intéressent aussi aux fibres naturelles, recyclées ou régénérées, dans un but de durabilité et d’une utilisation plus responsable de la matière », conclut l’Hôtel des arts. Selon une approche très contemporaine de développement durable. Des ateliers pour toute la famille jalonnent cette exposition (lire ci-dessus).

    La visite est à prix libre, du mardi au dimanche de 11h à 18h,

    accessible PMR

  • Vers une rentrée sociale de haute volée

    Vers une rentrée sociale de haute volée

    C’est le mouvement féministe qui va débuter les hostilités face au pouvoir en place avec le retour des rassemblements devant les tribunaux dès le 7 septembre. S’ensuivra une journée de grève et de manifestation concernant plusieurs secteurs sensibles : les travailleurs de la santé, des industries électriques et gazières, de l’enseignement supérieur avec le soutien des étudiants, le 15 septembre. Et le rythme
    va monter crescendo jusqu’à la fin du mois avec
    la date du 26 septembre dans le viseur. Avant une journée qui va faire office de point d’orgue avec
    un appel intersyndical dans la fonction publique
    et une grande manifestation des sapeurs-pompiers à Paris, le 29. Septembre s’annonce chaud !

    7 septembre

    Retour féministe devant les tribunaux

    La mobilisation pour avoir une loi-cadre contre les violences sexuelles et sexistes sur les femmes et les enfants a été suspendue pour l’été, le 7 juillet, on va donc reprendre dès ce 7 septembre », explique Annick Karsenty, présidente de Femmes solidaires Marseille.

    Un appel lancé par « l’ensemble des forces qui constituent la coalition ». Coalition qui rassemble 150 organisations et associations féministes à l’origine de la mobilisation devant les tribunaux notamment lancée suite à l’affaire Lyhanna. « On veut maintenir la pression et relancer la mobilisation au plus tôt ! C’est à partir de là que la loi peut être discutée au Parlement », développe la militante féministe. En clair, la coalition espère que la pression sur le terrain appuie ses revendications et permette ainsi qu’elles soient reprises par le Parlement. « On réclame 3 milliards d’euros par an, on propose 140 recommandations, la balle est dans le camp du gouvernement. Et vu les mobilisations qu’il y a eues entre le féminicide de Lyhanna et début juillet, le gouvernement a été obligé de nous entendre », insiste Annick Karsenty. D’où l’intérêt de poursuivre la mise sous pression.

    15 septembre

    Un mouvement électrique et une grève massive dans le secteur de l’énergie

    On s’attend à des taux de grévistes jamais vus dans le secteur. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, est plus que confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir chez les travailleurs du secteur de l’énergie.

    L’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, CFDT…) des agents des industries électriques et gazières (IEG) appelle à une journée de grève ce 15 septembre et elle promet d’être suivie. « On fait face à une attaque généralisée, avec en ligne de mire la fin du «tarif agents« suite à un rapport de la Cour des comptes », explique le syndicaliste marseillais.

    Concrètement, le gouvernement veut rompre avec ce tarif préférentiel sur l’électricité et le gaz pour les travailleurs du secteur et prévoit tout un panel de mesures austéritaires pour les petites mains de l’énergie en France. « On est dans la poursuite de la doctrine de ce gouvernement : appauvrir les travailleurs et enrichir le capital », résume Renaud Henry. Autant dire que cela ne passe pas. Et cela passe encore moins lorsqu’on sait que cette même profession était déjà mobilisée pour des augmentations salariales, l’an dernier à la même époque.

    Leur mouvement avait lancé la riposte sociale de la CGT en 2025, les électriciens et gaziers sont donc bien partis pour redevenir la locomotive du monde du travail en 2026. « C’est insupportable pour les agents : l’année passée nous avons fait grève car notre grille de salaires débute en dessous du Smic et aujourd’hui on a la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, une ancienne ministre qui a participé aux 1 000 milliards de dettes qui vient donner des leçons à des travailleurs qui ont du mal à finir le mois. »

    De quoi surtout reposer dans le débat public la question du pouvoir d’achat et des augmentations salariales qui ne suivent pas l’inflation. « Cela fait 15 ans qu’on a des augmentations salariales entre 0,5% et 1,5%, voire 2% les grandes années où l’on faisait des grèves pour avoir un peu plus… Mais la Cour des comptes demande l’arrêt des augmentations pour le secteur », dénonce Renaud Henry. Preuve que la colère est réelle, ce sont les quatre organisations représentatives du secteur qui sont dans le coup. « Même les cadres poussent à la mobilisation », assure Renaud Henry. Avant de glisser : « La question de la reconduction de la grève se pose déjà. » Les agents comptent envoyer un message limpide au patronat et au gouvernement.

    15 septembre

    Étudiants, enseignement supérieur et santé dans la bataille

    Si ce sont les agents de l’énergie qui montent au créneau en premier lieu ce 15 septembre, ils sont loin d’être les seuls travailleurs à se mobiliser à cette date. Plusieurs autres fédérations de la CGT appellent à la grève le même jour, à l’instar de la Fédération nationale des industries chimiques (Fnic-CGT).

    Cette dernière entend pousser pour des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation et s’opposer plus globalement au projet de budget austéritaire que prépare le gouvernement : « Sans riposte d’envergure, nous serons condamnés à vivre ou à revivre les heures les plus sombres de notre histoire sociale. » Même analyse pour la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale qui dénonce les mesures à venir avec un appel à la grève également, qui concerne toutes les structures du secteur de la santé et du médico-social : « De nouvelles dégradations s’annoncent pour les budgets de l’État et de la Sécurité sociale : restriction d’accès aux soins, suppression de personnels, augmentation du reste à charge pour les patients… »

    Ajoutons à cela l’intersyndicale de l’enseignement supérieur (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires…) qui prévoit aussi une large mobilisation, là encore contre le budget à venir. Les travailleurs de la recherche pourront aussi compter sur le soutien des étudiants puisque plusieurs organisations de jeunesse appellent aussi à la riposte. De quoi faire du 15 septembre un moment de convergence.

    26 septembre

    Culture, climat et paix au programme

    La CGT Spectacle et plusieurs organisations progressistes du monde de la culture, appellent à « une semaine d’actions à partir du 21 septembre avec comme point fort le 26 septembre » avec le mot d’ordre : « Organisons une rentrée sociale. »

    Au programme : toujours la défense des droits des intermittents notamment, avec en ligne de mire les négociations autour de l’assurance chômage. Mais aussi l’opposition aux baisses de dotations des collectivités locales qui impliquent une baisse des subventions pour les structures artistiques. Ce timing tombe à pic puisque deux dates encadrent cette semaine d’actions. Dont le 21 septembre qui marque la journée mondiale pour la paix. « Il va y avoir une série d’initiatives dans plusieurs villes. On réfléchit à un rassemblement à Istres où se trouvent des armes nucléaires », explique Michel Dolot, pour le Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. Son organisation a aussi dans le viseur son congrès national à Port-de-Bouc, en octobre.

    Et le 26 septembre s’annonce aussi comme un temps fort avec l’organisation de « marches pour le climat, la paix et les solidarités » dans plus de 50 villes en France.

    29 septembre

    La fonction publique contre le budget

    La date du 29 septembre s’annonce comme l’autre temps fort de cette rentrée sociale avec un appel à la grève de l’intersyndicale de la fonction publique au complet (CGT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFDT et syndicats autonomes). « Les agents de la fonction publique que nous représentons ont toutes les raisons de se mettre en grève et de pouvoir exiger justement un autre budget puisque le lendemain le 30, Sébastien Lecornu fera ses annonces budgétaires », explique Virginie Akliouat, secrétaire de la FSU 13. Des manifestations vont avoir lieu dans plusieurs villes de la région Sud avec toujours l’objectif de faire plier le gouvernement. « Cette mobilisation est là pour influer sur les arbitrages qui vont être rendus et peser sur le débat qui va s’ouvrir pour obtenir un nouveau budget », développe la syndicaliste.

    Outre la large unité syndicale sur le sujet, qui englobe d’ailleurs les trois pans de la fonction publique, plusieurs organisations de la CGT entendent faire convergence avec les fonctionnaires, comme l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône. Cette dernière relaie la dernière communication du Comité confédéral national (CCN) de la CGT, l’une des instances décisionnaires de la centrale syndicale : « Rejoignons-les et faisons du 29 septembre une grande journée de grèves et de manifestations pour les services publics et l’augmentation des salaires. »

    Une manière d’enfoncer le clou après le 15 septembre et peut-être de préparer de nouvelles dates de mobilisations interprofessionnelles en octobre ? En tout cas, tous les mouvements sociaux de septembre s’accordent sur un fil rouge : l’opposition au budget austéritaire en préparation.

    29 septembre

    Les pompiers montent à Paris

    Plus qu’un symbole, l’ensemble des syndicats de pompiers appelle à une manifestation à la capitale ce 29 septembre après un été plus que rude pour leur profession. « Il va y avoir du monde à Paris, des sapeurs-pompiers de toute la France et des personnels administratifs », assure Laurent Guilloteau, pour la CGT Sdis et pompier des Bouches-du-Rhône. Pour faire monter la pression en amont, l’intersyndicale a justement déposé un préavis de grève dès le 8 septembre jusqu’au 20 octobre.

    Et aussi

    8 septembre. Grève dans les librairies à l’appel de la CGT et SUD de la profession à l’occasion de négociations dans le secteur sur les salaires.

    10 septembre. Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT va être dans le Var, le 10 septembre. Une visite pour préparer les élections professionnelles dans la fonction publique mais pas uniquement puisqu’un passage à l’arsenal de Toulon est aussi au programme.

    7 au 11 septembre. La Confédération nationale des buralistes annonce des mobilisations du 7 au 11 septembre avec un rendez-vous à Salon-de-Provence, le 9 septembre.

    15 septembre. Le secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot, sera à Marseille, ce 15 septembre, pour un meeting de rentrée de l’Union départementale FO des Bouches-du-Rhône.

    20 septembre. Manifestations prévues dans plusieurs villes contre la loi dites du « permis de tuer ».

    28 septembre. De nombreuses associations féministes appellent à la mobilisation dans le cadre de la journée mondiale pour le droit à l’avortement.