Ancien accompagnateur en montagne, actuellement bibliothécaire départemental et élu à Guillestre, c’est à présent vers le Sénat que se portent les ambitions de Jean-François Baudin. Sa candidature, avec son adjointe Joëlle Vatain, conseillère municipale à Montjay, est soutenue par l’alliance des écologistes, du Parti communiste français et du Parti socialiste.
Militant « de longue date », le sexagénaire a débuté son engagement au Ceméa, une association d’éducation populaire. Puis, soucieux de ce qu’il donnait à manger à ses enfants, il a milité au sein des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), où il se trouve encore aujourd’hui en tant qu’administrateur de l’Amap du Guillestrois. Il a adhéré au parti des Écologistes autour de 2010, et a porté les couleurs de la Nupes dans la 12e circonscription du Rhône lors des élections législatives en 2022. Il fait partie de la liste citoyenne élue cette année aux élections municipales de Guillestre, et est actuellement le cinquième adjoint au maire Emmanuel Molle, délégué à l’environnement, l’alimentation et l’agriculture.
« Quand on fait de la politique, on use de toutes nos ficelles pour faire en sorte que nos idées avancent, et pour, en quelque sorte, changer le monde », dit-il. Avec sa candidature réunissant différents partis de la gauche, il espère proposer une alternative solide au candidat sortant, l’actuel sénateur centriste Jean-Michel Arnaud. Jean-François Baudin n’était pas contre le fait d’ouvrir la porte à La France insoumise, qui a décidé d’investir son propre candidat, Michel Pons. « Je suis pourtant convaincu que la gauche n’arrivera au pouvoir que si elle parvient à s’unir », lance-t-il.
La justice territoriale est l’une des priorités du candidat : « Il faut que les lois correspondent aussi aux spécificités de notre département », comme l’enclavement, les risques naturels ou l’impact des touristes. L’élu souhaite notamment mettre l’accent sur le ferroviaire. « On n’a pas besoin des Jeux Olympiques pour cela, prévient-il. Ce qu’il nous faut, ce sont des trains du quotidien pensés pour les Haut-Alpins, pas une ligne pour les touristes ». Sur l’agriculture, il aimerait aller vers une autonomie alimentaire territoriale, en prônant la diversité agricole et l’installation des agriculteurs : « Restaurer des paysans, c’est créer du dynamisme ». Le maintien des services publics, le développement des offres de formation post-bac et l’essor de la culture « pensée pour la ruralité » sont également au cœur de son projet. Concernant la gestion des risques, il souhaite renforcer la solidarité Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) et le financement de la sécurité civile. Sur ce dernier sujet, il dénonce la position de Jean-Michel Arnaud, « dont le discours n’est pas aligné avec les actes ».

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