« Elle répond à un double objectif : adapter le patrimoine départemental aux enjeux de sobriété énergétique et conforter un service public sanitaire de proximité au service des habitants et des acteurs du territoire », explique le Département alpin. Isolation, nouvelles menuiseries et protections solaires : 330 000 euros ont été investis par la collectivité « pour améliorer la performance énergétique du bâtiment et le confort de ses 16 agents », détaille la collectivité. ces travaux concernent un équipement qui joue un rôle important dans la politique sanitaire départementale. Au titre de ses missions, le Laboratoire vétérinaire départemental intervient dans 3 grands domaines : santé animale, hygiène alimentaire et hydrologie. Ses 16 agents réalisent environ 88 000 analyses par an : 63 000 pour la santé animale, 17 000 pour l’hygiène alimentaire et 8 000 pour l’hydrologie.
Tag: Alpes
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![[Entretien] Claude Rémy : « Au Bois Noir, il ne faut pas replanter n’importe quoi »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/94fa9367994eefc14d2543305824e8cf.jpg)
[Entretien] Claude Rémy : « Au Bois Noir, il ne faut pas replanter n’importe quoi »
La Marseillaise : En quoi l’incendie du Bois de France de 2003 et l’incendie du Bois Noir de cet été sont comparables ?
Claude Rémy : Dans les deux cas, il s’agit bien sûr d’incendies de montagne. Avec une végétation globale au niveau de la forêt : on a dans les deux cas beaucoup de résineux avec du pin sylvestre. Les altitudes sont semblables, mais l’orientation est un peu différente. Au niveau du Bois Noir, on a des terrains plus escarpés, donc avec plus de risques de chute de blocs et d’érosion. C’est peut-être ce qui peut limiter un peu la régénération, si on a des très fortes pluies qui peuvent raviner le sol.
Quelques semaines après l’incendie, la végétation a-t-elle déjà commencé à revenir au Bois Noir ?
C.R. : Pas énormément, mais il y a quelques plantes qui commencent à repousser. Et ça correspond à ce qu’on avait vu au Bois de France : des plantes bisannuelles, c’est-à-dire qui mettent deux ans pour fleurir ont démarré à pousser à l’automne. Il y a quelques lézards qui reviennent également… Mais tout va dépendre de l’impact de l’incendie au sol. Vous avez des zones qui sont où le sol est davantage brûlé. Là, ça aura plus de mal à partir.
Combien de temps cela va-t-il prendre ?
C.R. : Longtemps ! Au Bois de France, la biodiversité est revenue progressivement, très lentement, avec d’abord les plantes, qui ont attiré les insectes, qui à leur tour ont favorisé la pollinisation.
Faut-il laisser la forêt se régénérer naturellement ou faut-il replanter ?
C.R. : Certains îlots n’ont pas brûlé, et ils vont jouer un rôle important dans la régénération de la forêt. Il faut les préserver. De même pour les arbres complètement calcinés : ils peuvent servir de perchoir pour des oiseaux, qui eux transportent les graines. Mais la question fait débat. Le mieux serait une régénération naturelle, car on a déjà les espèces adaptées au climat et au sol, ce qui permet d’avoir des arbres plus résistants et ensuite un retour d’une forêt en bon équilibre avec le milieu. Mais l’inconvénient, c’est que cela prend beaucoup de temps, des dizaines d’années. Et dans le cas du Bois Noir, où il y a des risques naturels importants de chutes de blocs et glissements de terrain, il vaut peut-être mieux replanter pour aller plus vite. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi. Il faut des essences adaptées au sol et au climat, et ne pas faire des reboisements monospécifiques. Car dans la forêt, on parle souvent de l’arbre, mais c’est en réalité un espace complexe où les êtres vivants dépendent les uns des autres. L’idéal, ce serait que différentes instances aux spécialités diverses discutent ensemble pour établir la meilleure stratégie.
Entretien réalisé par Agathe Di Lenardo
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Digne-les-Bains : dix militants écologistes devant le tribunal
Plusieurs retraités, un boulanger, une herboriste ou encore une ancienne paysagiste, tous militants contre les centrales photovoltaïques, ont été jugés mardi à Digne, accusés d’avoir pénétré sans autorisation sur le chantier de la centrale solaire de Cruis.
Les gendarmes avaient été appelés en novembre 2023 pour des faits d’intrusion dans une propriété privée. À leur arrivée, ils constataient la présence de 18 militants d’Extinction Rebellion ou encore du Café des libertés, créé par Merlin Longuet à Forcalquier. « Le chantier engendrait depuis plusieurs mois la contestation de militants écologistes », a rappelé la présidente, Laure Brouquère. Plusieurs individus « bloquaient l’accès au chantier ».
« Protéger le vivant
des industriels »Les débats ont tourné autour de la question de savoir s’il y avait une signalisation prouvant que les militants entraient dans une propriété privée, ce qui matérialiserait le délit. « L’infraction de pénétration nécessite depuis 2023 qu’il y ait une signalisation », a rappelé la présidente. « Vous reconnaissez qu’il y avait une clôture ? Défoncée, sectionnée, mais elle était bien matérialisée ? », a questionné l’officier du ministère public, Jean-Luc Thaon, le chef de circonscription de Manosque au commissariat de police nationale. « Je ne vais pas le nier, il y a des photos. On n’y va pas simplement parce qu’on veut passer une barrière, mais pour protéger le vivant des industriels », a défendu Christian M., un Aixois né en Allemagne âgé de 71 ans. Le prévenu a expliqué à la présidente que « des naturalistes avaient découvert toute une série d’espèces protégées » sur la zone où la centrale était en construction. Il a dénoncé une « destruction déraisonnable de la forêt ». Gérard R., un habitant de Forcalquier âgé de 76 ans, a lui regretté que des industriels « exploitent de pauvres gens à l’autre bout de la terre pour construire leurs panneaux photovoltaïques qui ruinent la planète ». « Bientôt, sur la montagne de Lure, il n’y aura plus que des autoroutes », a lancé Hervé J., un autre prévenu âgé de 73 ans, né dans les Ardennes et vêtu d’un tee-shirt LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). « Je pense qu’on se reverra, parce que je crois que ce n’est pas fini », a-t-il lancé au tribunal. « Nous estimons qu’il est nécessaire que des gens comme nous fassent ce travail-là », a avancé Manuel P., un autre prévenu, un boulanger de 60 ans habitant Pertuis. Les militants ont par ailleurs affirmé avoir « subi des violences » des agents de sécurité employés par Boralex pour protéger le chantier. « Il n’y a pas eu de violences, hormis des vigiles eux-mêmes », a affirmé Manuel P. Plusieurs militants ont fait le choix de garder le silence.
L’officier du ministère public a requis des amendes de 100 euros contre les 10 prévenus. « Je partage une grande partie des idées avancées, mais tel n’est pas l’objet du tribunal », a-t-il expliqué, affirmant que les prévenus étaient tous « conscients qu’ils rentraient sur une propriété privée ».
L’avocat des 10 militants, Me Julien Gautier, a plaidé la relaxe, faute « d’absence de panneau de signalisation », accusant la justice de « poursuivre un collectif de manière globale », de vouloir les « silencier » et de les « harceler judiciairement avec des amendes ». Il a dénoncé une « procédure bâillon » et plaidé « l’excuse de légitime défense des biens ». « Qui dérangent-ils, hormis les tractopelles et l’entreprise ? Est-ce qu’ils causent le moindre problème ? », a-t-il questionné. La décision a été mise en délibéré au 8 décembre.
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![[#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/2aa3c145edf3f0858e6a2dc84483516f.jpg)
[#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?
Marina, 13 ans en 4e au collège pays de Banon (04)L’agriculture est apparue il y a environ 10 à 12 000 ans. Les premiers végétaux à avoir été utilisés en agriculture sont principalement les céréales qui renfermaient de l’amidon riche en énergie dans les graines des plantes produites. En fonction des régions du monde, ce ne sont pas les mêmes céréales qui étaient cultivées. En Afrique, le sorgho et le mil. Dans les Amériques, le maïs et la pomme de terre. En Europe, le blé et l’orge. En Asie, le riz. À cette spécialisation géographique, qui a rendu accessible une certaine forme de matière première, se sont ensuite ajoutées l’émergence de connaissances pour transformer cette matière première et des préférences socio-culturelles. En France, le pain était différent pour les habitants pauvres (seigle, orge) et les habitants riches (blé). La hausse du prix du pain a été un des facteurs du déclenchement de la révolution Française en 1789. Enfin, la baguette est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. »
Mikaël Akimowicz, maître de conférences au Laboratoire d’économie et de sociologie du Travail (CNRS/AMU)
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Une table ronde pour laisser la parole aux jeunes, à Gap
Six jeunes, âgés de 10 à 16 ans, ont pu s’exprimer sur leur vision de l’engagement lors d’une table ronde à l’occasion des troisièmes rencontres des acteurs de la jeunesse à Gap, organisées notamment par la Préfecture, le Département et le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports. « Il faut noter que l’on est quand même là à parler de la jeunesse, mais dans une salle remplie d’adultes… Ce qui n’est pas très logique », note Noémie, lycéenne, depuis la scène. Elle est bénévole au Café des familles, un café destiné aux parents et enfants, qui inclue les jeunes dans la prise de décision. « Le problème, c’est que dans la société on ne nous laisse pas la place qu’on devrait avoir, poursuit-elle. Notre voix ne compte pas comme celle des adultes et ça me pèse. Rien qu’à l’école, il s’agit d’un lieu rempli d’enfants, mais au final on ne choisit rien. Au Café, c’est différent. »
À côté d’elle, Nejma, 16 ans, est bénévole dans la même association, où elle est même membre du conseil d’administration. « Si les enfants avaient moins d’heures de cours, donc davantage de temps libre, ils auraient davantage envie de s’engager et de construire des projets », estime-t-elle. « Nous, adultes, on devrait parler deux fois moins et écouter deux fois plus », affirme une des adultes responsables du Café des familles. « Les jeunes, ce n’est pas l’avenir : c’est maintenant qu’ils sont là ! »
Lorsqu’on lui demande si elle a un message à faire passer aux adultes, Noémie ne se prive pas : « Au lieu de regarder les poubelles qui brûlent à la télé, venez nous rejoindre dans les manifs lycéennes. Regardez plutôt nos pancartes, et écoutez-nous ».
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Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les élus et l’État s’engagent sur l’eau et l’adaptation au climat
« Aujourd’hui, nous devons faire face à une réalité : le changement climatique modifie profondément le cycle de l’eau. Les périodes de sécheresse s’intensifient, les températures augmentent, les ressources en eau deviennent plus fragiles et les épisodes de pluies intenses peuvent accentuer les risques d’inondations », a expliqué mardi le président du syndicat mixte Asse Bléone, Claude Fiaert, en marge de la signature du contrat eau et climat 2026 – 2030, avec le Département, la Région, le maire de Digne et la préfète. « Après l’été que nous venons de passer, nous savons toutes et tous à quel point les questions liées à l’eau, à la préservation de nos ressources et aux risques d’inondation sont devenues concrètes et permanentes sur nos territoires », a ajouté Julien Di Benedetto, le maire de Digne-les-Bains.
« La ressource en eau est déjà perturbée par l’action de l’homme, par les prélèvements trop importants, par les pollutions, par la modification des cours d’eau, et puis on a ce changement climatique qui vient rajouter une couche sur ces effets et qui crée un cercle vicieux avec de l’eau qui tombe à des moments très erratiques, trop au moment où on n’en a pas besoin, pas assez quand on en a besoin », a estimé Annick Mievre, directrice de la délégation Paca Corse à l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Même les pluies « ne sont plus efficaces puisque l’eau s’évapore très rapidement, les sols s’assèchent et quand il repleut à nouveau, l’eau ruisselle au lieu de s’infiltrer et crée parfois des inondations », a-t-elle précisé. De plus, « moins il y a d’eau dans les milieux naturels, plus les polluants que nous y déversons se concentrent, et plus la vie aquatique est perturbée, mais aussi plus l’eau qu’on boit est polluée, et plus on a de coût pour les services d’eau potable », a déploré Annick Mievre. Face à ces enjeux primordiaux, « tout le monde doit se mobiliser et travailler ensemble », puisque « la question de l’eau concerne tout le monde », a-t-elle martelé. C’était précisément la démarche de la signature de ce contrat eau et climat, mardi.
Une gestion éprouvanteClaude Bondil, conseiller départemental délégué aux routes ou encore à l’administration générale, a de son côté évoqué l’importance « d’assurer la sobriété des usages ». C’est en tout cas l’engagement que le département prend dans le cadre de ce contrat, a-t-il promis. Le budget annuel du département « pour aider les investissements sur l’eau potable, l’assainissement et l’hydraulique agricole est de trois millions d’euros », a rappelé Claude Bondil, qui espère « préserver la vitalité de la Bléone et la pérennité de la ressource en eau ».
Jean-Charles Borghini, maire de La Brillanne et conseiller régional qui représentait le nouveau président de la Région, François de Canson (DVD), a salué « le travail collectif », « plus facile ici, où on se connaît tous ». « Nous avons été la première région en Europe à élaborer un budget vert », a-t-il affirmé.
La préfète Isabelle Tomatis a finalement témoigné des difficultés traversées avec la gestion de l’eau, de la sécheresse et des aléas climatiques. Le traitement de la rivière de l’Asse « a été une épreuve tout l’été » pour elle, a-t-elle confié. « Depuis que je suis préfète, je n’ai jamais autant de ma vie aimé la pluie », a-t-elle ironisé, soulignant la « belle réussite collective » que représente selon elle la signature de ce contrat eau et climat.
Les élus et représentants des différentes institutions et associations, présentes en nombre, ont ensuite visité le chantier titanesque de « restauration des continuités écologiques » sur la rivière de la Bléone, à Digne-les-Bains.
La signature de ce contrat et la visite du chantier tombaient à pic, alors que la préfecture vient de placer, lundi, l’Asse, l’Esteron et le Lauzon en crise sécheresse.




![[En direct] Les lycéens descendent dans la rue pour l’acte V](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/4a75593127b3d9bf37130d3b9db84f9c.jpg)