Tag: Alpes

  • À Digne-les-Bains, FO alerte sur les réductions d’effectifs à Sanofi et à l’hôpital

    À Digne-les-Bains, FO alerte sur les réductions d’effectifs à Sanofi et à l’hôpital

    Réductions d’effectifs » à Sanofi Sisteron, « maltraitances » à Coallia, suppressions de lits à l’hôpital… Le syndicat FO a tiré la sonnette d’alarme lundi, lors d’une conférence de presse balayant de nombreux sujets. « On ne renouvelle pas les départs à la retraite, on prend des CDD à la place », a déploré Patrice Richaud, secrétaire de FO au centre hospitalier de Manosque. Selon lui, certains salariés sont en CDD depuis trois ou quatre ans. « Depuis le 1er septembre, il y a eu une forte augmentation d’activité au bloc, et dans le même temps ils veulent passer de 30 à 24 lits en chirurgie », a-t-il par ailleurs regretté, alors que la direction de l’hôpital est en train de préparer un plan d’efficience prévoyant des réductions d’effectifs. « Pourquoi supprimer que des soignants et pas des directeurs, alors qu’on en a 17 ou 18 ? », a questionné Patrice Richaud. « On ne peut pas diriger l’hôpital public comme une entreprise », a ajouté Kevin Martin, secrétaire de FO santé 04 à l’hôpital de Digne.

    Contactée, la direction du centre hospitalier reconnaît des réductions d’effectifs, mais refuse toujours de parler de suppressions de postes. Elle renvoie à son dernier communiqué de septembre, depuis lequel « rien n’a changé ». « Les mesures peuvent évoluer en fonction des retours des médecins », précise-t-elle.

    Suppressions de postes

    Du côté de Sanofi, Samuel Bertorello et Philippe Ghizzardi, délégué syndical central d’activité chimie, ont déploré un « désengagement industriel » et une « baisse d’activité de 30% de la production annoncée ». Selon FO, 30 postes de techniciens auraient été supprimés sur une période d’un an à Sisteron. « Les 30 collaborateurs ont déjà été repositionnés entre 2024 et 2026, dont certains en interne », affirme de son côté la direction.

    « Les baisses d’effectifs concernent exclusivement des suppressions de postes sans licenciement direct », précise Philippe Ghizzardi. Selon lui, « plus d’une quarantaine de postes ont été classés sensibles pour permettre au site de se séparer de ces fonctions », ce que conteste Sanofi. « Nous n’avons pas de projet en cours sur le site de Sisteron. Concernant les équipes de production, ces évolutions relèvent d’un projet déjà annoncé en 2023, lors de la fermeture d’un bâtiment du site dédié au développement de médicaments matures, qui n’était plus adapté à la stratégie d’innovation. »

    FO est le troisième syndicat de Sanofi Sisteron, derrière la CFE-CGC et la CGT qui a la majorité absolue.

    Jessica Pichotin, secrétaire du syndicat départemental de l’action sociale, a ensuite évoqué la situation de Coallia, association qui accueille notamment des enfants placés, et dont elle est la déléguée syndicale FO. « Nous faisons face à des fermetures de services dans le domaine de la protection de l’enfance sur toute la région », a-t-elle regretté. Selon elle, « une vingtaine de postes ont déjà fermé depuis le début de l’année sur Digne suite à des pertes d’agréments ». Contacté, Coallia n’a pas pu être joint dans l’immédiat. « Les collègues qui ont perdu leur poste, ça fait plus de huit mois qu’ils sont chez eux, on attend soit qu’ils démissionnent tout seuls, soit qu’ils demandent une rupture conventionnelle, alors que nous réclamons un PSE », a avancé la déléguée syndicale.

  • Des projets d’architecture durable récompensés

    Des projets d’architecture durable récompensés

    Coorganisée par le Département et le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE 05), la dixième édition du grand prix départemental de la construction, de l’aménagement et de l’architecture durables s’est déroulée à Gap. « Le changement climatique est là, et on le ressent dans nos bâtiments », a introduit Marc Viossat, président du CAUE 05. Il invite à faire évoluer les pratiques architecturales en rénovant plutôt qu’en construisant, en utilisant des matériaux locaux et biosourcés ou encore en limitant l’artificialisation des sols.

    Le jury a sélectionné huit lauréats parmi les seize candidats. Le prix du bâtiment public a été remporté par la construction d’une nouvelle mairie et pôle de service à Puy-Saint-Eusèbe. Pour la catégorie rénovation patrimoniale, la réhabilitation d’une villa de l’ancienne cité ouvrière du Beynon a été récompensée. La réhabilitation de la maison du château médiéval à Saint-Crépin a reçu le prix de la maison de village. Celui de l’aménagement d’espace public a été remporté par la place Assaoudi et du musée de la vigne à Réotier : un ancien atelier de distillation a été transformé en lieu de mémoire sur l’histoire viticole du village. Le nouveau parc des sports de Briançon a, quant à lui, reçu le prix de l’équipement public. Le jury a également décerné des prix spéciaux : à la Maison de pays à Gap, implantée sur le site d’une ancienne station-service, à la mairie de Saint-Jacques en Valgaudemar, rénovée énergétiquement et à la renaturation de la cour de l’école de la Tour à La Bâtie-Neuve. Enfin, le prix des lecteurs du Dauphiné Libéré, partenaire de l’évènement, a été remis, lui aussi, au parc des sports de Briançon.

  • Le Département contraint de réduire ses dépenses

    Le Département contraint de réduire ses dépenses

    Nous sommes dans une situation de maltraitance étatique comme nous en avons rarement connu. Depuis dix ans, nous alertons sur les mêmes incohérences et insuffisances de la part de l’État, qui assèche les fonds destinés aux services publics et aux collectivités locales », a déclaré Jean-Marie Bernard (LR), lors de la séance du Conseil départemental ce mardi. Le président des Hautes-Alpes a donné le ton : les questions d’orientations budgétaires ont dominé l’ordre du jour, sur fond d’inquiétude des élus quant aux marges de manœuvre financière du Département.

    Alors que le gouvernement fait face à une situation financière critique, le projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) entend mettre à contribution, entre autres, les départements. « Mais nous refusons d’endosser la responsabilité des conséquences budgétaires de l’État », a poursuivi l’élu, dénonçant la « condescendance » du gouvernement. « Le Département est, avec la commune, le service public de proximité par excellence. Nous finançons les routes, les collèges, des projets d’aménagements pour nos vallées, et nous garantissons une solidarité entre concitoyens, que ce soit sur la question du handicap, de l’insertion ou du vieillissement. » Les élus sont unanimes sur la nécessité de « continuer à faire tourner le Département » et de « faire autant avec moins ».

    Plus de dépenses,

    moins de recettes

    Patrick Ricou, en charge des finances, a présenté les différentes contraintes. À commencer par le contexte budgétaire national, qui impacte aussi les collectivités locales : « Nous avons une croissance nationale qui tâtonne, et de l’autre côté une inflation qui ne cesse de grimper. La dette de notre pays et l’augmentation des taux d’intérêt sont une vraie préoccupation ».

    Si le PLF 2027 est adopté tel qu’il est aujourd’hui prévu, le Département devra contribuer « à l’effort national ». Ce qui signifie, concrètement, plus de dépenses et moins de recettes. Les Hautes-Alpes devront dépenser 2,1 millions d’euros dans le cadre de la Contribution progressive à l’effort budgétaire (CPEB), et verront leurs frais augmenter du fait de « mesures exogènes », comme la hausse du montant du Smic ou l’évolution des prestations sociales. Elles verront également leurs recettes diminuer de 2,81 millions d’euros à cause du blocage du gel de la TVA et de la baisse du FCTVA, une aide de l’État qui rembourse aux collectivités la TVA qu’elles paient lorsqu’elles réalisent des investissements. « On est en plein dans un effet ciseau, a dénoncé Patrick Ricou, des dépenses rigides avec peu de marge de manœuvre, des recettes peu dynamiques et une ponction importante de l’État pour le redressement des finances publiques. »

    Mais pas question de réduire les investissements « en faveur du territoire » : « Il est donc impératif de stabiliser la courbe des dépenses de fonctionnement, qui concernent notamment la masse salariale ». Pour cela, les élus prévoient de mener « des efforts de gestion », de stabiliser le niveau d’épargne et d’augmenter le taux des DMTO, des frais de notaire qui s’appliquent aux citoyens lors d’un achat immobilier. Il passera de 4,5% à 5%, mais les primo-accédants seront épargnés de cette revalorisation.

    Ces mesures permettront d’envisager un niveau d’investissement annuel qui reste important, de l’ordre de 56 millions d’euros. Car malgré ces contraintes, le Département assure maintenir ses engagements pour 2027 : modernisation des infrastructures routières, amélioration du patrimoine scolaire, solidarité humaine ou encore réduction de la fracture numérique.

  • Des élèves à Gap contraints de changer d’école

    Des élèves à Gap contraints de changer d’école

    La rentrée des vacances de la Toussaint sonne de manière inhabituelle pour certains élèves de l’école Porte-Colombe, à Gap. Après la chute d’un élément du plafond, le maire, Roger Didier (DVD), a décidé, « par mesure de précaution, de ne pas rouvrir la partie historique dans l’attente des travaux, qui seront réalisés avec un an d’avance sur le calendrier prévu ».

    Cette partie du bâtiment, qui abrite huit salles de classe, le dortoir, la salle multi-activités, le réfectoire et le bureau de la direction, sera rouverte pour la rentrée de septembre 2027. En attendant, la restauration scolaire sera assurée « sur un site à proximité » et cinq classes seront transférées jusqu’à la fin de l’année scolaire à l’école Beauregard. « Afin de faciliter le quotidien des parents dont les enfants seraient séparés entre les deux sites, tous les enfants seront accueillis à Porte-Colombe. Un transport par bus est organisé pour assurer le transfert », a indiqué le maire, précisant que « tout est mis en œuvre pour limiter les contraintes pour les familles ».

    « L’urgence d’aujourd’hui ne doit pas faire oublier le défaut d’anticipation d’hier, a réagi le parti d’opposition de gauche, Ambitions pour Gap. Cette organisation reste contrainte. Mais surtout, cette situation pose une question de fond : pourquoi n’a-t-elle pas été anticipée ? Les problèmes rencontrés dans ce bâtiment ne sont pas apparus du jour au lendemain. C’est la politique d’entretien des bâtiments publics qui est en question. »

  • Un ciné-débat à Manosque établit le lien entre 1936 et 2026

    Un ciné-débat à Manosque établit le lien entre 1936 et 2026

    Les mêmes affrontements, les mêmes combats, les mêmes interrogations » : avec son ciné-débat sur le Front populaire organisé vendredi, l’assemblée citoyenne du bassin manosquin a voulu mettre cette période charnière de l’histoire politique et sociale du XXe siècle en résonance avec l’actualité, entre difficultés sociales et économiques grandissantes, montée de l’extrême droite et instabilité politique. « 1936 renvoyait à 2026 », soulève Jean-Claude Cauvin, l’organisateur de cette soirée, également membre de la section de Manosque du PCF.

    Des enseignements à tirer pour les luttes actuelles

    Le documentaire de France 3 1936, le Front populaire entre joie et colères a été projeté en début de soirée. Ce dernier rassemble des témoignages d’ouvriers et d’acteurs politiques de l’époque, à gauche comme à droite, ayant vécu cette période. Le film raconte la société de l’époque, ses réalités, ses fractures politiques et ses transformations culturelles et sociales qui ont façonné la France.

    La projection a été suivie d’un échange un échange avec Gérard Leidet, président de Promémo et historien spécialiste du mouvement ouvrier, qui a contribué à la réalisation du documentaire en tant qu’expert. Les échanges ont porté sur les enseignements à tirer pour les luttes actuelles comme pour la perspective politique. « L’incontournable rassemblement des forces de gauche » a notamment été évoqué, raconte Jean-Claude Cauvin. « Une voie nouvelle ne saurait déboucher sans rassemblement de toutes les forces de gauche, sans la reconnaissance de leur diversité et surtout sans un puissant mouvement populaire avec au cœur le monde du travail », avance-t-il, qualifiant l’union de la gauche d’« indispensable, mais très compliquée ».

    Dans les prochains jours, avec la suite de la mobilisation, « ce qui va être fondamental, c’est l’irruption du monde du travail dans le mouvement, et la journée du 5 novembre va être déterminante », espère le communiste, fondateur de l’assemblée citoyenne du bassin manosquin. Cette association a pour objectif de promouvoir l’éducation populaire, la défense des droits humains et combattre les logiques financières.

  • À Forcalquier, le mouvement mise sur l’intersyndicale

    À Forcalquier, le mouvement mise sur l’intersyndicale

    Mobilisés sur le rond-point d’Intermarché samedi, de nombreux manifestants se réjouissaient de l’appel à la mobilisation intersyndicale du 5 novembre, espérant qu’il donne davantage de puissance à leur mouvement, plutôt affaibli dans les Alpes-de-Haute-Provence, où environ 80 personnes ont manifesté à Forcalquier et une petite centaine à Digne.

    Lucie, 16 ans, présente à toutes les manifestations lycéennes, était à Forcalquier. « C’est super important d’être là pour le 5 novembre. Cela va être une énorme grève. Avec mes potes, on est toujours prêts, on se met au courant de toutes les manifestations. On voudrait que le mouvement continue et ne s’essouffle pas », explique celle qui est scolarisée au lycée Esclangon, à Manosque.

    Une centaine à Digne

    L’adolescente se réjouit de la présence des syndicats : « Ils ont de l’expérience, ils savent les risques, ce qu’il faut faire si on se retrouve en garde à vue. On se sent protégés quand ils sont là ». « L’intersyndicale, c’est hyper important. Cela nous donnera plus de puissance, c’est évident », abonde Cécile Ahmed Abdi, enseignante à Sainte-Tulle et militante féministe engagée dans diverses associations. Elle sera mobilisée jeudi. « Jeudi, le monde du travail vient s’intégrer dans le mouvement », se réjouit Dylan, militant LFI.

    Lou Terrasson, 27 ans, intermittente du spectacle habitant Forcalquier, manifestait « pour la culture et contre les coupes budgétaires ». « Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres et je suis dans la catégorie des moins riches », regrette celle qui est particulièrement impactée par la hausse des prix du carburant, travaillant pour une compagnie de théâtre marseillaise, Peanuts. « Tout le monde est d’accord pour faire grève à la compagnie. » « Dès le 5, on ne consomme pas ! », lance Nelly, Gilet jaune de Forcalquier.

  • À Gap, les manifestants ne lâchent rien

    À Gap, les manifestants ne lâchent rien

    « Bienvenue, venez fêter les horreurs de ces neuf ans de macronisme ! Islamophobie, racisme,49.3, féminicides… et j’en passe », s’exclame un manifestant au micro, pour lancer la mobilisation gapençaise. Plus de 500 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville, pancartes à la main. Une petite partie d’entre elles ont suivi le « dress code » et ont sorti les masques et costumes d’Halloween. « Pour jeudi, il faut convaincre encore plus de monde, poursuit le manifestant. C’est la grande grève, motivez-vous ! Jeudi, on paralyse le pays ! »

    Isa, qui travaille dans la restauration des milieux aquatiques, était déjà en grève lors de la mobilisation pour la fonction publique, en septembre, et le sera sans hésiter à nouveau le 5 novembre. « Je suis en raccord avec les valeurs de l’intersyndicale, et se mettre en grève, c’est aussi faire bouger les choses en interne », explique celle qui travaille dans une structure qui dépend du ministère de l’Écologie.

    « Jeudi, ce sera vraiment la convergence des luttes : qu’importe l’origine sociale ou le mouvent social, on est là pour les mêmes choses », affirme Guilhem, étudiant, qui se mobilisera également jeudi. « Il faut continuer, manifester, ça porte ses fruits. Tant que l’on aura pas ce qu’on voudra, il n’y a pas de raison que ça s’arrête », estime Rodolphe, venue avec sa fille Julie, lycéenne. Eux aussi seront dans la rue jeudi.

  • Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Ils réclament un tarif résidents et saisonniers pour stationner

    Lors de la séance du conseil municipal du 21 octobre, les élus d’Orcières ont approuvé une décision qui a fait grincer des dents une partie des habitants et des saisonniers de la station de ski d’Orcières Merlette : pour toute la saison hivernale, l’ensemble des places de stationnement de la station sera payant. De 9h à 17h jusqu’en avril, les tarifs seront de 8 euros la journée ou 250 euros l’abonnement à la saison.

    « Pour moi, ça va être compliqué de monter avec ma voiture », regrette Ange Venturelli, saisonnier sur la station au Village club du soleil. Voyant que beaucoup de saisonniers et habitants partagent son ressenti, il a décidé de lancer une pétition, qui recense déjà plus de 300 signatures. « En tant que membres essentiels de la communauté d’Orcières, nous devons appeler à une révision des tarifs de stationnement afin qu’ils soient plus équitables et reflètent mieux nos besoins », a-t-il écrit. « La plupart des saisonniers ont déjà du mal à boucler les fins de mois, précise-t-il. Si en plus de ça, on doit leur rajouter un tarif pour le stationnement, alors que c’est eux qui font plus ou moins marcher la station… ça pose problème. » La pétition réclame à la municipalité d’instaurer un tarif résidents/saisonniers « qui permettrait de stationner à un coût raisonnable, tout en assurant la viabilité économique de notre commune ». Un compromis qui est possible selon Ange Venturelli, qui donne l’exemple de Chamonix-Mont-Blanc ou d’Annecy : « Ces villes ont déjà mis en place de tels systèmes de stationnement résidentiel, offrant ainsi aux citoyens locaux et saisonniers une réduction significative sur leurs frais mensuels de stationnement tout en maintenant l’attractivité touristique et économique. »

    « Le choix a été fait de ne pas faire de forfait résident, explique le maire Sébastien Rouit, qui ne compte pas revenir sur cette décision. Qui est résident permanent, qui ne l’est pas… On ne peut pas le savoir. » Il rappelle que sur les 22 hameaux qui constituent la commune d’Orcières, il y a environ 650 habitants à l’année, dont une centaine seulement à la station d’Orcières Merlette, et pas loin de 19 000 lits touristiques. « Ma responsabilité, c’est d’organiser l’accueil de nos clients de l’hiver prochain dans les meilleures conditions possibles. On est en phase de travaux structurants pour deux ans, poursuit-il, on investit 46 millions d’euros. » Avec les travaux prévoyant la création d’un parking sous-terrain de plus de 600 places, « énormément de places de parking ont été supprimées ». D’autres mesures ont été mises en place pour « assurer la sécurité » des visiteurs, comme la suppression du marché hebdomadaire pour une durée de deux ans. « Certes, on a généralisé le stationnement payant, mais il est complété par un service de navettes gratuites au départ de la base de loisirs d’Orcières, avec trois parkings relais et des rotations toutes les demi-heures, de 7h du matin à 19h pour pouvoir accueillir nos saisonniers, précise le maire. Et les habitants à l’année d’Orcières Merlette les plus modestes pourront bénéficier de l’aide du CCAS (centre communal d’action sociale). On travaille sur le barème. »

    « L’idée en soi n’est pas mauvaise de mettre une aide à disposition, admet Ange Venturelli, qui comprend que la gratuité totale puisse être compliquée au vu des besoins de financements. Le problème, c’est que beaucoup de personnes ont du mal avec la paperasse, ou n’oseront pas la demander. » Quant aux navettes, il estime qu’elles ne régleront pas le problème : « Certains saisonniers commencent à travailler avant le premier service, et terminent bien après 19h, notamment en restauration. »

  • À Manosque, le projet de renouvellement urbain présenté au public

    À Manosque, le projet de renouvellement urbain présenté au public

    Plus de mixité sociale en mélangeant logements privés et sociaux : tel est l’objectif affiché du projet de renouvellement urbain du quartier prioritaire Alicante – les Plantiers, présenté jeudi soir lors d’une réunion publique organisée au cinéma CGR, à Manosque. « Le projet a démarré en 2018 avec ce qu’on appelle le NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain), créé pour mener à bien la politique de reconquête de certains espaces publics qui abritaient des populations fragiles qui vivaient très en deçà des seuils de pauvreté, comme c’est le cas sur le quartier Alicante, en déshérence depuis de trop nombreuses années », a expliqué le maire, Camille Galtier, également président de l’intercommunalité DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération).

    Deux bâtiments abritant des logements sociaux ont déjà été démolis dans le cadre de ce projet, et un troisième viendra s’ajouter prochainement. Ce dernier, l’Alicante, a pris du retard en raison de la résistance d’un propriétaire qui refuse de vendre son logement au prix proposé par l’agglomération. Le bâtiment devrait être démoli « d’ici quelques semaines », selon le maire, dont le but est de « tout détruire d’ici le mois de janvier ». Il s’est défendu face aux critiques jeudi, avançant que tous les habitants avaient été indemnisés et relogés dans « des logements de meilleure qualité ».

    Une deuxième médiathèque, un hôtel d’entreprises et une maison France Services doivent notamment être implantés dans le futur quartier transformé, qui sera renommé Pompidou. Le projet doit être livré dans sa totalité fin 2030, et la première livraison devrait avoir lieu en juin 2029 avec le CCAS.

  • Dans les Hautes-Alpes, une station de ski stocke de la neige depuis avril

    Dans les Hautes-Alpes, une station de ski stocke de la neige depuis avril

    Depuis avril, plus de 10 000 mètres cubes de neige reposent sur la piste de la Bergerie de la station de ski de Puy-Saint-Vincent. Cette immense quantité de neige a été rassemblée au printemps pour former une colline artificielle de 72 mètres de long, protégée par une bâche thermique isolante et 18 matelas remplis de PVC. Il s’agit pour les Alpes du Sud de la première expérimentation de « snowfarming ».

    Un grand investissement

    « Le but, c’est surtout de faire des économies, indique Laurent Kypraios, responsable des pistes. L’hiver dernier, on a eu beaucoup de neige naturelle, ça permet d’en réutiliser ! C’est un gain d’électricité, d’eau, et une diminution du prélèvement sur les milieux naturels », car la station aura moins besoin de produire de la neige artificielle. Le débâchage est prévu dans les prochaines semaines, et la neige permettra de préparer une sous-couche pour les pistes de compétition du début de saison et de favoriser la reprise des entraînements plus tôt dans l’hiver.

    Entre avril et septembre, la température moyenne du manteau neigeux sous la bâche a été de 0,9 °C. Environ 10 000 m³ de neige devraient être récupérés, soit une perte estimée de 30% par rapport au volume initial. « Un résultat encourageant au regard de l’été particulièrement caniculaire traversé », assure la station.

    Reste à savoir si ce dispositif est viable sur le long terme. Il représente un investissement global de 110 000 euros, dont 30% sont financés par la Région Sud. « Les économies éventuelles restent à mesurer dans le cadre de cette première expérimentation », précise la station.