Tag: alimentation

  • [#DisMoiPourquoi] ce n’est pas bien de manger dans les fast-food ?

    [#DisMoiPourquoi] ce n’est pas bien de manger dans les fast-food ?

    Lucie, 9 ans ,à l’école du Roucas Blanc, à Marseille

    Il ne faut pas généraliser : manger dans un fast-food n’est pas mauvais en soi. C’est surtout la fréquence et la qualité globale de l’alimentation qui comptent. Les repas proposés dans les fast-foods sont souvent riches en graisses, en sel et en sucres, tout en étant parfois pauvres en fibres. Leur goût agréable, associé à des textures et à des saveurs particulièrement appétissantes, peut inciter à en consommer régulièrement. De plus, leur teneur élevée en sel peut accentuer la soif et favoriser la consommation de boissons sucrées, ce qui augmente encore l’apport calorique. Certains repas de restauration rapide contiennent également beaucoup de glucides raffinés, qui peuvent provoquer une hausse rapide de la glycémie. Selon la composition du repas, cela peut contribuer à des variations de la sensation de faim et de satiété. Manger dans un fast-food une fois par semaine, voire toutes les deux semaines, n’est donc pas nécessairement problématique, à condition que cela s’inscrive dans le cadre d’une alimentation globalement équilibrée. Partagé en famille ou entre amis, ce repas peut aussi contribuer au plaisir de manger et aider à maintenir une relation sereine avec l’alimentation. En revanche, lorsque la restauration rapide devient une habitude fréquente, les apports excessifs en calories, en sel, en sucres et en graisses saturées peuvent augmenter le risque de surpoids, d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques. En conclusion, le problème n’est pas de manger occasionnellement dans un fast-food, mais d’en faire une habitude au détriment d’une alimentation variée et équilibrée. L’essentiel est de trouver un équilibre durable entre plaisir et santé. »

    Donato Vairo, assistant ingénieur en biologie au Centre du Recherche en cardiovasculaire et nutrition de Marseille (INRAE)

  • [#DisMoiPourquoi] Quel est l’impact de notre alimentation sur la planète ?

    [#DisMoiPourquoi] Quel est l’impact de notre alimentation sur la planète ?

    Charlie, 14 ans en 3e au collège Pays de Banon (04)

    participez !

    Flashez ce Qr Code avec votre téléphone, pour poser la question déroutante à laquelle vous n’avez pas su répondre.

    La Marseillaise relance en partenariat avec les
    Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants… Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom
    de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville.
    Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

    Notre alimentation est au cœur d’une vaste organisation qui combine de nombreuses activités : L’agriculture est à l’origine des plantes et des animaux que nous mangeons ; Les industries alimentaires transforment les produits agricoles – par exemple, le blé, en farine, puis en pâtes, puis en plats préparés à base de pâtes ; La distribution alimentaire facilite l’accès du consommateur à l’alimentation ; Les transports relient entre eux tous ces acteurs.

    En fonction du type d’alimentation choisi et de la provenance des aliments, il peut y avoir des impacts très différents. Pour la planète, notre alimentation peut affecter, négativement ou positivement, la qualité des sols, de l’air, de l’eau, la biodiversité. Notre alimentation est ainsi au cœur du fonctionnement de nos sociétés. En France, en moyenne, il est estimé que l’alimentation est responsable de 25% de l’empreinte carbone des Français. »

  • Un premier « Grand Repas » à Montpellier

    Un premier « Grand Repas » à Montpellier

    L’ambiance était à la fête ce jeudi midi à l’école Joan-Mirò de Montpellier. Pour le déjeuner, les élèves accueillaient le chef Guillaume Leclère, distingué d’une étoile au guide Michelin. Le restaurateur montpelliérain était venu leur présenter un repas spécial, élaboré avec le responsable de la production dans les cantines de la ville, Fabrice Freu.

    La démarche s’inscrivait dans le « Grand Repas », un événement national visant à promouvoir la gastronomie et ses savoir-faire. Le concept consiste à proposer une fois par an, à l’échelle d’un territoire, un menu unique à base de produits de saison et locaux. Dans l’Hérault, le binôme formé par Guillaume Leclère et Fabrice Freu a préparé un plateau végétarien. À la carte, un crémeux de pois chiches de Villeneuve-lès-Maguelone, du butternut de Restinclières, des sablés de Lunel… Ce repas a été partagé dans les 85 cantines scolaires de Montpellier mais aussi dans les écoles de Fabrègues ou de Prades-le-Lez ou encore dans un Ehpad* à Sète.

    L’opération se voulait éducative et ludique. « C’est important que les enfants comprennent le circuit de production local, la valeur des produits, leur saisonnalité », a expliqué Marie Massart, l’adjointe au maire de Montpellier déléguée à la politique alimentaire. À l’école Joan-Mirò, les élèves ont même bénéficié des explications de jeunes professionnels en formation au lycée hôtelier Georges Frêche. À l’aide d’échantillons de produits bruts, comme une courge ou des plantes aromatiques, les plus grands ont expliqué aux plus petits comment le plat du jour avait été fabriqué.

    Valoriser des avancées

    D’après Marie Massart, ce repas exceptionnel dans sa forme s’inscrivait dans la continuité des récentes évolutions du service de la restauration scolaire. « Ce sont des produits qu’on a l’habitude de servir aux enfants. On est déjà à plus de 40% de produits bio. Ceux qui le souhaitent peuvent manger végétarien tous les jours et il y a deux repas végétariens par semaine pour tous », a-t-elle rappelé. La coopération avec un chef cuisinier étoilé a donné quelques nouvelles idées à Fabrice Freu. Celui qui supervise tous les jours plus de 16 000 repas dans les cantines énumère, enthousiaste : « Associer les légumineuses avec les légumes, utiliser les graines, qui amènent du craquant et un côté torréfié que les gamins apprécient… »

    Ce « Grand Repas » pourrait préfigurer la future Cité de l’alimentation. Prévu pour 2028, cet équipement comprendra un jardin pédagogique. Il abritera aussi la nouvelle cuisine centrale de la ville. Les agents disposeront d’installations
    pensées pour travailler davantage les produits bruts. Contrairement à aujourd’hui, ils pourront préparer les desserts. L’approvisionnement auprès des producteurs locaux sera favorisé grâce à une coopération avec le Marché Gare, le marché de gros de Montpellier. « On espère bien continuer les partenariats avec les chefs de Montpellier, étoilés ou non », imagine Marie Massart.

    * Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

  • [#DisMoiPourquoi] le cerveau aime tellement le sucre ?

    [#DisMoiPourquoi] le cerveau aime tellement le sucre ?

    Hugo, 11 ans, en CM2 à l’école Louis-Gros d’Avignon

    Notre corps a besoin d’énergie pour fonctionner. Respirer, marcher, jouer, apprendre à l’école… et même faire un gros câlin à ses parents : tout cela demande de l’énergie ! Mais d’où vient cette énergie ? Des aliments que nous mangeons ! Parmi les nutriments présents dans notre alimentation, il y a les glucides, une grande famille de molécules qui comprend notamment les sucres. Une fois digérés, certains glucides sont transformés en glucose, une source d’énergie très importante pour notre organisme. Et notre cerveau, lui, adore le glucose ! Au cours de l’évolution, notre cerveau a donc appris à apprécier le goût sucré. Cela nous encourageait à rechercher des aliments riches en énergie, ce qui était particulièrement utile lorsque la nourriture était difficile à trouver. Alors, le sucre est-il mauvais ? Pas forcément ! Les sucres font partie de notre alimentation et notre organisme sait les utiliser pour produire de l’énergie. Le problème apparaît surtout lorsque nous en consommons trop souvent ou en trop grande quantité. Aujourd’hui, le sucre est très présent dans notre environnement : boissons sucrées, biscuits, chocolat, céréales, desserts et nombreux produits transformés. Le sucre n’est donc pas notre ennemi : l’important est de ne pas en abuser ! »

    Donato VAIRO. Assistant ingénieur en biologie au Centre du recherche en cardiovasculaire et nutrition de Marseille (INRAE)

  • 500 000 Palestiniens privés d’aide alimentaire de l’ONU

    500 000 Palestiniens privés d’aide alimentaire de l’ONU

    C’est un drame supplémentaire qui s’abat sur la population palestinienne. Ce lundi, dans un communiqué de presse, le programme alimentaire mondial (PAM), a annoncé ne plus disposer des « financements nécessaires pour maintenir » l’intégralité de ses actions. « Au cours des trois dernières années, l’assistance alimentaire du PAM a constitué une véritable bouée de sauvetage pour jusqu’à 90% des familles de Gaza. Depuis l’annonce du cessez-le-feu en octobre 2025, l’organisation fournit chaque mois une aide à environ 1,6 million de personnes sous forme de colis alimentaires, de farine de blé, de pain, de repas chauds, de soutien nutritionnel, de collations scolaires et d’assistance monétaire », indique l’agence onusienne.

    Dans le détail, la plus grande agence luttant contre la faim dans le monde continuera de fournir assistance alimentaire et monétaire à 1,1 million de personnes contre 1,6 million jusqu’à présent. La population totale de l’enclave palestinienne est estimée à 2,1 millions de personnes. Les rations alimentaires seront réduites de moitié pour les bénéficiaires, qui ne recevront qu’un colis au lieu de deux par jour. Pire, pour les familles vivant dans les zones difficiles d’accès, sous contrôle israélien, ce ne sera plus qu’un repas chaud tous les deux jours. Ce nombre de repas chaud sera lui-même réduit de 250 000 distribués quotidiennement à 150 000.

    Besoin de 450 millions

    de dollars Intertitre

    « On estime que 1,4 million de personnes, soit 67% de la population de Gaza, sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau crise ou plus grave, correspondant à la Phase 3 ou supérieure du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) », note le PAM dans son texte. Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la phase 3 signifie une crise alimentaire et des moyens d’existence aiguë. Si la situation se maintient elle peut rapidement basculer en une phase 4, à savoir l’urgence humanitaire ou 5, la famine.

    Pourtant, à la faveur du cessez-le-feu conclu en octobre 2025 et le retour des convois de nourriture, le statut de famine proclamé deux mois plus tôt par l’IPC a été retiré sur le territoire. Le ministère de la Santé de Gaza estime que sur 466 Palestiniens (dont 157 enfants) sont morts de faim ou de malnutrition depuis 2024. Les décès évités, l’ont été en grande partie grâce à l’aide internationale.

    Car dès décembre 2023, soit deux mois après l’attaque du 7 octobre et le début de l’offensive israélienne qui a tué 74 475 personnes à ce jour, le gouvernement de Benjamin Netanyahu était accusé de priver « la population de Gaza de nourriture et d’eau, une politique encouragée ou approuvée par de hauts responsables israéliens et qui reflète une intention d’affamer les civils en tant que méthode de guerre », déclarait Omar Shakir, directeur pour Israël et la Palestine à Human Rights Watch. Si le PAM ne récolte pas « 450 millions de dollars » au cours des six prochains mois, il pourrait être contraint de cesser ses opérations d’urgence. « C’est au contraire le moment pour le monde entier de s’engager à soutenir la population pendant cette période difficile », pousse à l’AFP Shaun Hughes, directeur de l’agence pour les territoires palestiniens.

    1 sur 5

    Seul un enfant sur cinq bénéficie d’une alimentation suffisament diversifiée à Gaza.

    80%

    C’est le pourcentage de la population qui est sans emploi dans l’enclave palestinienne.

  • Climat : les citoyens veulent des engagements

    Climat : les citoyens veulent des engagements

    Le 26 septembre, plus de 150 personnes participaient à Hyères à une marche pour le climat, avant de se retrouver en assemblée citoyenne pour réfléchir aux suites à donner à cette mobilisation. De cette rencontre est née une série de propositions qui viennent d’être adressées à la première magistrate de la Cité des Palmiers Véronique Bernardini.

    Les signataires réclament des décisions sur plusieurs dossiers qu’ils jugent prioritaires : adaptation aux fortes chaleurs, alimentation, préservation du littoral, accès au logement, écoles et transports. Et annoncent une nouvelle mobilisation prévue les 14 et 15 novembre*.

    Parmi les premières préoccupations figure l’adaptation de Hyères aux épisodes de canicule. En cause entre autres l’imperméabilisation des sols bitumés accumulant la chaleur et sources d’inondation. Le collectif invite ainsi à accélérer la végétalisation des cours d’école menée dans le cadre de projets participatifs associant enseignants, enfants et services municipaux, un peu comme cela se fait à Toulon. Et demande l’adoption, avant l’été prochain, d’un plan d’adaptation fondé sur le bilan de l’été 2026.

    Parmi les propositions figurent la remise à l’air libre de cours d’eau enfouis sous certaines chaussées et le recensement des lieux frais gratuits accessibles aux personnes vulnérables.

    Agriculture et cantines

    Les citoyens plaident aussi pour le développement des composteurs collectifs en copropriété. Autre sujet central : l’agriculture et l’alimentation. L’occasion d’appeler à redonner à Hyères ses capacités maraîchères, en facilitant notamment l’installation de jeunes agriculteurs et de producteurs biologiques. Ce qui implique de recenser les terres agricoles en friche et d’étudier leur mise à disposition.

    Ils demandent la publication des chiffres permettant d’évaluer le respect des objectifs de la loi Egalim dans les cantines scolaires, ainsi que la préparation, avec les parents et les producteurs, d’une organisation privilégiant les circuits courts et l’agriculture biologique après l’échéance du contrat actuel avec Elior, prévue en 2028.

    Concernant la loi Littoral les signataires réclament un plus grand engagement de la municipalité à sa défense, notamment au sein de l’Association nationale des élus des littoraux (Anel). Et souhaitent également relancer le comité consultatif de la presqu’île de Giens afin que les habitants puissent prendre part aux réflexions.

    La difficulté à se loger dans la commune est un autre sujet soulevé par l’assemblée. Parmi les pistes, se trouve un encadrement plus strict des résidences secondaires et des logements vacants.

    Sur tous ces points, les signataires demandent à la municipalité de s’engager avant la fin de l’année. « Nous n’attendons pas seulement des intentions, mais des décisions », précise Caroline Moulin. En tout cas tout le monde se dit prêt à travailler de concert avec la Ville pour l’intérêt général.

    * Le mouvement appelle les habitants à signer son appel sur le site 26septembre.org et à le contacter à l’adresse : mpchyeres@gmail.com

  • [Entretien] Hélène Quéau, ACF : « Il faut réaffirmer le droit à l’alimentation »

    [Entretien] Hélène Quéau, ACF : « Il faut réaffirmer le droit à l’alimentation »

    La Marseillaise : Quelles sont les conclusions de ce sondage Opinion Way sur la faim en France ?

    Hélène Quéau : On a des constats assez durs : 13% des adultes Français déclarent manquer parfois ou souvent de nourriture. Au-delà de ne pas pouvoir manger suffisamment, 39% des personnes disent se restreindre sur leur choix alimentaire. Pour 80% d’entre eux, cela s’explique par des raisons financières, mais ça peut aussi venir de l’absence de choix autour de soi. À Marseille, dans les quartiers Nord, l’offre alimentaire est hyper limitée. Il y a donc des enjeux de déplacements et on connaît aussi les répercussions que la faim entraîne sur la santé : augmentation de l’obésité, des maladies liées à l’alimentation, et effets sur la santé mentale et la capacité à déployer d’autres actions pour sortir de cette situation.

    Et à Marseille ?

    H.Q. : Un des sujets, avec la précarité alimentaire, c’est qu’il n’y a pas de mesure systématisée : c’est pour ça qu’on a lancé ce sondage. À Marseille, un nombre important de personnes fréquentent l’aide alimentaire, le public est très diversifié. Pour chiffrer, on a étudié la vie en squat à Marseille, notamment dans les copropriétés dégradées des quartiers Nord. On estime que 6 000 adultes sont concernés, un chiffre qui grimpe beaucoup avec les enfants. 14% de ces personnes présentent une faim sévère et 50% une faim modérée. à cela s’ajoutent des travailleurs pauvres, de plus en plus nombreux dans les files de l’aide alimentaire, des retraités… Cette diversité dans les profils de bénéficiaires rend complexe la réponse et prouve qu’il faut regarder à la racine, au niveau des aides sociales, des retraites et de l’inflation qui s’est installée sur les fruits et les légumes.

    Pourquoi reconnaître une valeur constitutionnelle au droit à l’alimentation, déjà inscrit en droit international ?

    H.Q. : Ce droit garantit l’accès à une alimentation non seulement suffisante, mais aussi saine et durable. La France a signé de nombreux traités internationaux à ce propos, mais au vu des chiffres, ce droit n’est pas complètement respecté. Le système d’aide alimentaire ne suffit pas. Il faut des moyens pour qu’on ait plus de choix, pour que les gens qui arrivent dans l’aide alimentaire puissent retrouver un accès autonome, pour que les agriculteurs aient un revenu qui soit suffisant. En plus, on gagnerait de l’argent. Les collègues du Secours catholique chiffrent les coûts de l’inaction à 19 milliards d’euros par an*.

    Quel est l’objet de la campagne de mobilisation lancée par Action contre la faim ?

    H.Q. : On veut un cadre clair pour réaffirmer le droit à l’alimentation, mais aussi pour activer tous les leviers possibles pour le garantir. Du côté des politiques publiques, la loi-cadre pourrait clarifier le rôle d’une politique agricole qui assure une production qui n’impacte pas trop la santé et l’environnement, qui couvre les besoins, qui offre du choix et qui réfléchit au renouvellement des générations agricoles. Le second volet concernerait les politiques sociales, avec un accès au logement qui permettrait un budget dont l’alimentation n’est pas une variable d’ajustement, un accompagnement des jeunes vers l’emploi et une tarification sociale à la cantine, par exemple.

    * Étude « L’injuste prix de notre alimentation »

  • [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    Séraphine, 14 ans en 2de au lycée Martin-Bret de Manosque (04)

    Le prix des produits alimentaires dépend fortement de l’organisation des entreprises qui vont les produire et les distribuer. En France, il y a environ 350 000 fermes, environ 23 000 entreprises de transformation alimentaire, et 6 centrales d’achat alimentaires qui concentrent entre 85% et 90% des parts de marché. Cette concentration leur donne un pouvoir de négociation énorme vis-à-vis des autres entreprises.

    Ces centrales se livrent une compétition féroce sur les prix, ce qui se répercute notamment sur les comportements des autres entreprises. Pour maintenir des prix aussi bas, il faut produire en très grande quantité avec des ingrédients bon marché qui sont souvent pauvres, voire mauvais, pour la santé humaine. Les produits bio signalent le fait de ne pas employer certains produits pour cultiver, un effort souvent récompensé par un prix généralement un peu plus élevé mais souvent amplifié dans la grande distribution.

    Les produits locaux sont souvent produits sur des plus petites fermes, en plus petits volumes et offrent la possibilité de connaître les manières employées par les agriculteurs. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • En tournée pour la cause cubaine, Aleida Guevara fait étape à Avignon

    En tournée pour la cause cubaine, Aleida Guevara fait étape à Avignon

    Après Béziers puis Montpellier et avant deux rendez-vous à Marseille ce jeudi 8 octobre à 18h30 aux Rotatives de La Marseillaise et vendredi 9 à 14h30 à l’Union départementale de la CGT, Aleida Guevara, fille du « Che », sera à Avignon, ce mercredi 7 octobre. Elle interviendra lors d’une conférence-débat autour de Cuba de 18h15 à 20h30 dans la salle Camille Claudel du centre hospitalier de Montfavet.

    Médecin comme son père, elle se rend en Cité des Papes dans le cadre du projet « Semillas de Solidaridad » (graines de solidarité en français) afin d’évoquer la situation sanitaire très difficile que connaît Cuba depuis plusieurs années. Une problématique qui s’est encore dégradée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en 2025.

    « Le peuple cubain est en très grande difficulté car plus rien ne passe et ils n’ont aucun moyen de s’approvisionner. Que ce soit en pétrole ou en alimentation à cause d’une véritable barrière mise en place par les Américains. Même si on veut les aider et envoyer des produits de première nécessité, on est bloqués par tout ça », précise Nicole Rives, présidente de l’association France Cuba Vaucluse.

    Invisibilisés

    Un événement pour permettre, donc, de visibiliser la cause du peuple de la plus grande île des Caraïbes. « C’est tellement difficile d’avoir des retours sur la situation cubaine. C’est une situation quasi invisibilisée par les médias », poursuit la présidente associative. Une venue qui est aussi l’occasion d’envisager des évolutions dans les relations de chacun avec Cuba. L’association organisatrice évoque par exemple la possibilité d’ouvrir des « perspectives concrètes ». Tel que « des échanges universitaires » ou encore un « soutien institutionnel à la levée du blocus ».

    Le choix du lieu est aussi à noter. Aleida Guevara était en effet déjà venue au Centre Hospitalier de Montfavet. C’était en l’an 2000. Vingt-six ans plus tard, la situation s’est encore dégradée sous la pression des États-Unis qui ont annoncé, fin septembre, encore durcir les sanctions.

    Informations supplémentaires
    et inscription au 06.75.47.56.53 ou au 04.90.38.23.03

  • Au Val Pré Vert à Mimet, le pari de grandir mieux dans son corps

    Au Val Pré Vert à Mimet, le pari de grandir mieux dans son corps

    Ici, on parle « d’équilibre » plutôt que de régime, de « semer des graines », pas de remèdes miracles. Au Val Pré Vert, centre de soins médicaux et de réadaptation (SMR), enfants et adolescents atteints de diabète de type 1 ou d’obésité sont accueillis en hôpital de jour ou, pour les plus âgés, en hospitalisation complète. L’établissement, installé à Mimet, juste en face du centre de rééducation Paul Cézanne et d’une maison de retraite, se veut être un lieu « comme à la maison, éloigné de tout ce qui peut avoir un aspect médical », résume Géraldine Bettini, l’une des deux diététiciennes sur place, tout en désignant une cuisine ouverte, ou ateliers et repas partagés sont tenus, la salle de sport, un terrain de football au pied de la pinède et qui entoure l’établissement… Les chambres, hébergent cette année 22 internes, quasiment autant de filles que de garçons. Tous, avant d’arriver ici pour une durée d’environ neuf mois ont été adressés par le corps médical. Pour les jeunes en situation d’obésité, entre autres le réseau ObEP (Obésité de l’enfant et prévention) Paca.

    Encore méconnus

    « On est un établissement de santé, de soins, à vocation pluridisciplinaire, ce qui est important. Le nombre d’intervenants et de métiers différents est conséquent », précise Philippe Imbach, directeur de l’établissement. Un pôle d’infirmières, deux psychologues, des médecins pédiatres, des éducateurs, deux diététiciennes, une assistante sociale et deux enseignantes physiques et sportives s’associent pour « apporter une prise en charge globale du patient », l’accompagner à devenir « acteur de sa maladie », insistera, à plusieurs reprises, Philippe Imbach. Aujourd’hui association à but non lucratif, le Val Pré Vert trouve ses racines dès 1956, dans les Alpes, alors décrit comme « colonie sanitaire ». C’est en 2014 que l’établissement est délocalisé à Mimet, pour « répondre aux besoins spécifiques du territoire ». Depuis, si les équipes s’attellent à inculquer des bonnes habitudes alimentaires, animant divers ateliers autour de l’alimentation « la diététique n’est qu’une toute petite partie de ce que l’on fait ici », assure Géraldine Bettini. Mais aussi d’hygiène de vie, via un panel large d’activités. Une large part du travail, aussi menée avec les familles, dépasse le cadre clinique pour agir sur les dimensions émotionnelle, éducative et psychique, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’ARS. « On vise un changement d’habitudes durable », poursuit Géraldine Bettini. Et pourtant, « notre établissement est méconnu », estime Philippe Imbach. Alors que l’obésité fait l’objet d’une attention croissante, notamment par sa progression chez les plus jeunes.