Tag: sénatoriales

  • [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    Siégeant au sein du groupe Union centriste (centre-droit) au Sénat, il avait devancé de neuf voix la sénatrice LR Patricia Morhet-Richaud lors du scrutin de 2020.

    Deux candidats à gauche et un RN

    Il se présente cette fois en favori logique alors que les deux principales villes du département, Gap et Briançon sont dirigées par des équipes municipales de droite, lui fournissant ainsi le vote quasi certain de la majorité des grands électeurs.

    Face à lui, à gauche, Jean-Fançois Baudin, conseiller municipal de Guillestre, sera candidat pour l’union des Écologistes, du PS et du PCF, avec Joelle Vattain pour suppléante. De son côté, Michel Pons, conseiller municipal de la ville de Manteyer, sera le candidat investi par La France Insoumise. Enfin, Jérôme Sainte-Marie, cadre local du Rassemblement National, avait dès le mois de mai annoncé sa candidature pour le parti d’extrême droite au poste de sénateur.

  • [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.

  • [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    Cette fois, avec le faible nombre de grands électeurs dont elle dispose la gauche, qui part en plus en ordre dispersé, peut difficilement prétendre pouvoir renouveler l’exploit. À moins que la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, et ceux d’autres grandes municipalités, comme Hyères, fassent le choix de privilégier la pluralité démocratique contre l’extrême droite en embuscade. Le RN a ici de grandes ambitions qu’il va falloir en toute responsabilité réfréner pour éviter qu’il n’envoie deux des siens au Palais du Luxembourg. La liste PCF sera conduite par la secrétaire de la fédération Sylvie Vinceneux.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.

  • Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Une saison des incendies pour le moment maîtrisée

    La saison n’est pas terminée, le front des incendies est resté stable dans le département, note Jacques Witkowski avec 512 feux recensés depuis le 1er juin, soit 67 de plus qu’en 2025, une augmentation de 15%. S’il y a eu « beaucoup de départs de feux », ils ont été « éteints très vite », mis à part celui de Rognac et de Lançon-de-Provence. Outre la prévention, la préfecture mise aussi sur le répressif avec le respect des obligations légales de débroussaillement. Des communes ont été mises en
    demeure, un camping à Beaurecueil fermé le temps d’agir. Les gendarmes missionnés dans les massifs ont interpellé 350 personnes pour comportements dangereux. Le représentant de l’État se prépare désormais aux épisodes cévenols qu’il appréhende.

    Accompagner les consommateurs de crack

    Face à l’augmentation de la consommation de crack dans le centre-ville qu’il juge « préoccupante », le préfet a mis en place des actions. D’abord répressives pour éviter « les enkystements » mais il mise aussi sur la prise en charge médicale des consommateurs. « Co-porté » avec la Ville, un site d’accueil de 17 places a ouvert mi-août, un autre de 10 places va suivre. Soit 500 000 euros investis par l’État pour leur fonctionnement. Un coordinateur médical a été mis en place. Le développement des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues, deux seulement à Marseille, est souhaité, et à long terme, l’installation d’une halte soins addictions plus que soutenue. Reste à trouver le site…

    Métropole : la balle renvoyée aux politiques

    Prévu le 10 septembre, le vote de la décision modificative du budget métropolitain marque une nouvelle étape. Pour le préfet, « budgétairement, l’affaire est réglée ». Et de réaffirmer le strict rôle de conseil et de contrôle de la légalité de l’État. « Je souhaite que la Métropole sorte de cette ornière », assure-t-il. La mission Bussereau-Debat devant permettre d’entamer des « discussions politiques » sur ses compétences ou limites géographiques.

    Vigilance sur Fibre excellence

    Alors qu’à Tarascon les salariés de l’usine de pâte à papier restent mobilisés après la fermeture du site ce vendredi 28 août (lire aussi page 5), le préfet indique avoir saisi le liquidateur pour s’assurer de sa mise en sécurité. Et si les lieux doivent être dépollués, ils le seront par le repreneur, ou, à défaut, par le propriétaire actuel, assure-t-il. Mais pas question pour autant de laisser la CGT le bloquer, s’il le faut, « on interviendra par contrainte », promet-il.

    Des économies sur l’hébergement d’urgence

    Une « dépense de 117 millions d’euros dans le département », permet de financer 6 000 places dans deux types d’hébergement d’urgence, l’un dans le diffus, l’autre provisoire à l’hôtel rappelle le préfet. Sur ce dernier, 1 562 places, « on a décidé de reprendre en main budgétairement les choses », indique-t-il, avec un nouveau contrat au 1er octobre avec des hôteliers. Et la réalisation d’un « état zéro », le préfet dénonçant « des situations irrégulières », avec « des gens à l’hôtel depuis 6 ans » Et de marteler : « Je suis comptable des deniers publics, je ne peux pas engager ce que le Parlement n’a pas voté. » Or au 1er janvier, le dépassement « était de 8 millions, là encore à 3 millions », déplore-t-il.

    Parallèlement en 2025, 1 400 logements ont été récupérés auprès des bailleurs, 991 cette année. « Presque 2 500 places, un effort notable », estime-t-il.

  • Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Jamais les Bouches-du-Rhône n’avaient connu autant de candidatures pour les sénatoriales sous la Ve République. à deux semaines de la date butoir du dépôt des listes, fixée au 11 septembre, quelque dix têtes de listes ont annoncé se lancer dans la course aux voix des quelque 3 600 grands électeurs qui désigneront les huit représentants du département au Sénat, lors d’un tour unique à la proportionnelle, le dimanche 27 septembre. Le signe, tout au moins, d’une recomposition politique compliquée, alors que la multiplication des listes abaisse le seuil pour obtenir un élu, en deçà de 350 voix. Même s’il reste à savoir combien resteront finalement sur les rangs.

    Des logiques d’union avaient pourtant été impulsées. À gauche, les sénateurs sortants ont annoncé, le 10 juillet dernier « poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », avec en tête Jérémy Bacchi (PCF), suivi par Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Le reste de la liste devrait être annoncé dans les jours qui viennent, avec l’ambition de renforcer le score des dernières sénatoriales voire d’obtenir un quatrième siège, au cœur des tractations. Malgré la crainte qu’une dispersion des voix apporte un second siège à l’extrême droite, LFI a présenté sa liste le 23 juillet, menée par l’élue d’opposition à la Bouilladisse Michelle Blanchard Svoboda. La sénatrice guériniste Mireille Jouve confirme de son côté que la sienne est prête et sera présentée le 2 septembre, tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui a rencontré une trentaine de maires, promet qu’il « avance très bien », avec le maire d’une petite commune en numéro 2, ainsi qu’un adjoint d’une ville de l’est du département et des représentants de la société civile pour les places suivantes.

    Piques à droite

    À droite, la même logique préside. Le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier a certes poussé à l’addition des forces de la droite et du centre. Finalement menée par la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa, sa liste a été dévoilée le 30 juillet, « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles », soulignaitil. Mais dans ce scrutin proportionnel hasardeux, la sénatrice Valérie Boyer (LR) a choisi de se lancer de son côté. Si elle n’a pas l’investiture de son parti, son vice-président François-Xavier Bellamy lui a apporté son soutien ce vendredi en saluant « sa constance ». Tandis qu’elle annonçait mardi le ralliement de la première adjointe de Cuges-les-Pins France Leroy, sa liste est bouclée depuis quelques jours, annonce son entourage. « Ma liste est bien complète », confirme aussi le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier, qui doit la dévoiler au moment de son dépôt. D’abord sollicité par la ministre Sabrina Roubache, il a choisi de poursuivre lorsqu’elle a jeté l’éponge, attaché à présenter « une liste de maires » et donc sans se ranger derrière la sénatrice LR sortante. « Je ne suis pas Macron du tout », insiste-t-il face aux attaques « pas très sympathiques » de son camp, insistant surtout sur les préoccupations qu’il partage avec les élus locaux. Les maires du Paradou et de Ceyreste l’ont déjà rallié. Quant au sénateur LR sortant Stéphane Le Rudulier, les bruits se multiplient sur un probable retrait.

    Le RN contre Marseille

    Reste une extrême droite divisée entre le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier qui n’a pour l’instant dévoilé aucun nom, et le RN allié à l’UDR. Après la présentation de sa liste le 3 juillet dernier, celle qui la mène, Marie-Pierre Callet (RN), qui se présente encore comme vice-présidente du Département et craint de façon absurde dans ses publications « n’obtenir aucun élu », fait campagne sur les difficultés métropolitaines. L’essentiel de ses grands électeurs a beau se situer à Marseille, elle réclamait ce vendredi de séparer la ville du reste du territoire. De quoi susciter un tollé. « Marseille, que vous réduisez à sa couleur politique du moment, c’est la 2e ville de France, pas la pestiférée qu’on isole de son territoire naturel », réagit l’élu (Ren.) d’opposition Romain Simmarano, tandis que le responsable des jeunes LR Maxime Aghemo pointe la contradiction d’un parti dont le responsable départemental Franck Allisio a utilisé la 12e circonscription, sur les bords de l’étang de Berre, « comme un marchepied pour ses ambitions marseillaises ».

  • Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Aurore Bergé en soutien implicite à Anaïs Hausmann

    Au lendemain, de la venue à Gordes de Gérard Larcher, président du Sénat en soutien de la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR), un autre déplacement de poids était à Avignon ce vendredi midi. Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations, était la toute première invitée de Femmes de territoire. Un cercle de réseau féminin, co-présidée par Anaïs Hausmann, adjointe et compagne du maire Olivier Galzi (DVD), avec Emmanuelle Sokolowski, élue en charge de l’entrepreneuriat, de l’égalité et à la lutte contre les discriminations. Pour l’heure, les premières venues traduisent un entre-soi galziste avec donc sa compagne, plusieurs élues de sa majorité, sa fille ou encore la compagne de son directeur de cabinet.

    Mais vendredi, une quarantaine d’invitées étaient présentes, à l’instar de Carole Normani, ex-élue à Orange ou Anne Benedetti, nouvelle présidente de la chambre de commerce et d’industrie 84. Aurore Bergé a longtemps évoqué son parcours de femme politique puis répondu à quelques questions. « Pendant longtemps, ces lieux de cooptation ont été masculins, que ce soit dans le monde politique et économique, les femmes doivent s’autoriser d’avoir un espace de réseau », défend la ministre, fière de « marrainer » Femmes de territoire.

    À un mois des sénatoriales, le calendrier interroge. Questionnée et relancée à plusieurs reprises, Aurore Bergé se garde bien d’assurer et d’assumer un franc soutien à Anaïs Hausmann. « Elle n’en a pas besoin, ce n’est pas à moi de la coopter, les élus locaux détestent qu’on leur donne des consignes de vote », répond la ministre avant toutefois de louer « le renouvellement qu’elle inspire » et le « besoin de plusieurs voix qui puissent exister ». Seul coup de canif porté, une « mise en garde » adressé au vote RN qui amènerait « un parlementaire isolé au Sénat et sur le territoire ».

    « Sa venue n’a pas de lien avec la campagne », martèle Anaïs Hausmann, qui refusera toute question sur le sujet. Pourtant Aurore Bergé a évoqué le renouveau en politique qui ferait résonance avec le Bon sens des territoires. « Je veux scinder les deux univers », n’en démord pas la candidate, dont la liste serait quasi finalisée. Le dépôt des candidatures se fera entre le 7 et 11 septembre.

  • Faire entendre la voix des communes

    Faire entendre la voix des communes

    À quoi sert le Sénat ? La question mérite d’être posée à propos de la seule assemblée de notre République élue au suffrage indirect.

    Au fil de l’histoire de notre pays, la chambre haute du parlement a été avant tout conçue comme un moyen de « modérer » l’Assemblée nationale élue directement par le peuple. De fait, sous la Ve République, la domination du camp conservateur sur le palais du Luxembourg n’a été interrompue que par une parenthèse de 3 ans de 2011 à 2014.

    On l’a oublié mais c’est sa défaite lors du référendum sur une réforme du Sénat qui a conduit le général de Gaulle à quitter le pouvoir en 1969. Il souhaitait le fusionner avec le conseil économique et social et lui donner une fonction uniquement consultative.

    Question politique

    Depuis, différentes réformes constitutionnelles ont fini par faire du Sénat la « chambre des territoires », chargée de faire entendre la voix des collectivités territoriales et des élus qui les gèrent.

    Et pourtant, les communes, métropoles, départements et régions sont aujourd’hui exsangues. Leurs budgets sont pressurés par les logiques d’austérité. La République de proximité est en danger.

    Faire entendre la voix des communes et des autres collectivités n’est donc pas une question institutionnelle mais bien politique.

    Pour y parvenir, il ne suffit pas aux grands électeurs de compter sur le Sénat mais il faut y élire des candidats qui ne votent pas un budget de l’État en contradiction avec l’intérêt des territoires.

  • Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Être sénateur, ça ne s’improvise pas. C’est en substance le message distillé, jeudi soir à l’Hôtel de ville de Gordes par Jean-Baptiste Blanc, sénateur LR sortant et ses colistiers, devant une centaine d’élus locaux grands électeurs en vue des sénatoriales du 27 septembre. Un message à peine subliminal adressé à la liste concurrente à droite, portée par Anaïs Hausmann, nouvelle adjointe au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), dont elle est la compagne. « La liste du bon sens c’est celle de Jean-Baptiste Blanc, un sénateur exemplaire », claironne Gérard Larcher, président du Sénat, en écho au Bon sens des territoires, courant porté par Olivier Galzi.

    Alors qu’Anaïs Hausmann entend « ouvrir une nouvelle voie » avec un « regard neuf », dans un esprit d’addition plutôt que de division, Gérard Larcher fait remarquer « qu’avec la proportionnelle, on n’additionne pas ». « Elle incarne quelque chose de respectable et d’intéressant, mais pour cette élection d’élus, ils attendent de l’expérience et une grande connaissance du territoire, qui défend tout le Vaucluse dans sa ruralité », souligne Jean-Baptiste Blanc. Il est vrai qu’Anaïs Hausmann n’a guère d’ancrage local bien qu’elle mène depuis deux mois une campagne de terrain tous azimuts.

    Dominique Santoni

    ne lâchera pas le Vaucluse

    « Ce n’est pas une élection où l’on découvre le territoire, l’expérience est un atout », ajoute Dominique Santoni, présidente LR du Département, et 2e de liste comme en 2020. Mais en cas d’élection, elle devra abandonner la présidence. « Quoiqu’il advienne je resterai conseillère départementale et prendrai la délégation du budget, je garderai le lien avec les communes et continuerai à les défendre ici et à Paris car mon expérience permettra de faire bouger les choses », répond-elle. Sa candidature pourrait finalement être contre productive pour Jean-Baptiste Blanc où des grands électeurs préféreraient garder Dominique Santoni en présidente, plutôt appréciée localement des maires. « C’est un discours flatteur que j’entends mais je ne quitterai pas le Vaucluse ! », soutient-elle.

    Dans la démonstration d’une liste d’expérience et de diversité territoriale, Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue sera en 3e position. « On a besoin de sénateurs qui ne sont pas là pour recenser les besoins mais qui ont des idées et des solutions », appuie celui qui copréside l’association des maires de Vaucluse. Dominique Plancher, maire de Venasque, et Patrick Adrien, maire de Valréas et conseiller régional complètent le casting. « J’en appelle aussi à l’humilité, il faudrait avoir eu 2-3 mandats locaux avant de prétendre être sénateur », juge Alain Milon, sénateur LR sortant et non partant, président du comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le message vers Avignon est limpide.

  • [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    Il est vrai que dans les Bouches-du-Rhône, la droite et le centre ne manquent pas de candidats. Il y a la liste soutenue par le président du Sénat Gérard Larcher conduite par le tandem Brigitte Devésa (UDI)-Renaud Muselier (Renaissance). Celle du maire LR de Gardanne, Hervé Granier et celle de la sortante LR Valérie Boyer.

    Officiellement toujours en lice, Stéphane Le Rudulier (ex-LR) s’était déclaré candidat début juillet. Mais alors que le scrutin prévu le 27 septembre approche, il semble avoir quitté les radars des grands électeurs. « On ne le voit pas sur le terrain, il n’a pas de noms pour sa liste, il n’ira pas au bout », glisse un membre d’une équipe de campagne concurrente pour qui « il a du mal à se dépêtrer de ses affaires ».

    Stéphane Le Rudulier est en effet visé, avec Sylvie Miceli-Houdais qui a pris sa relève à la mairie de Rognac, par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics par le parquet d’Aix ouverte en 2024. Il est aussi l’objet d’une plainte pour « violences volontaires » déposée par sa successeure. Depuis la mairie est tombée aux mains du RN.

    S’il ne poursuit pas seul, Stéphane Le Rudulier peut-il rallier une liste ? Celle de Brigitte Devésa et Renaud Muselier est déjà complète. Chez Valérie Boyer on ne l’imagine pas sur la liste mais on ne serait pas contre un appel à voter.

    Le sénateur sortant dont la campagne est très discrète n’a pas donné suite à nos sollicitations. Un indice ?