Tag: Gauche

  • [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.

  • [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    Cette fois, avec le faible nombre de grands électeurs dont elle dispose la gauche, qui part en plus en ordre dispersé, peut difficilement prétendre pouvoir renouveler l’exploit. À moins que la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, et ceux d’autres grandes municipalités, comme Hyères, fassent le choix de privilégier la pluralité démocratique contre l’extrême droite en embuscade. Le RN a ici de grandes ambitions qu’il va falloir en toute responsabilité réfréner pour éviter qu’il n’envoie deux des siens au Palais du Luxembourg. La liste PCF sera conduite par la secrétaire de la fédération Sylvie Vinceneux.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.

  • Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.

    À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.

    Faure veut l’union avec

    les écolos, tiraillés

    La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.

  • [Sénatoriales] LFI joue la carte de la rupture dans le Gard

    [Sénatoriales] LFI joue la carte de la rupture dans le Gard

    Faute de Jardins de la Fontaine, refusés pour l’occasion, c’est dans la pénombre du Café Olive que LFI a lancé le 25 août sa campagne sénatoriale. Mais dans les mots, aucun clair-obscur. « Avec le PS, plus rien n’est possible », tranche Charles Ménard, coordinateur départemental du mouvement. Après la Nupes et le Nouveau Front populaire, les insoumis assurent avoir encore « tendu la main ». Sans succès. Le PCF a choisi la liste conduite par le socialiste Denis Bouad. Charles Ménard fustige ainsi une « vieille gauche institutionnelle » soucieuse, selon lui, avant tout de « se maintenir ».

    La liste insoumise sera donc menée par Jean-Baptiste Thibaud, adjoint au maire du Vigan, ancien chercheur au CNRS et ingénieur agronome. À ses côtés : Marie-Pierre Vaselli, Xavier Segura, Audrey Bonnet et Christophe Clément. « Je n’ai pas une ambition politique dévorante », assure la tête de liste, mais la volonté de porter « un vrai projet politique de gauche », avec l’écologie comme « axe central ».

    Une campagne

    qui dépasse le Sénat

    Au programme : davantage de moyens pour les communes, les services publics, le Sdis et l’ONF, lutte contre les déserts médicaux, gestion publique de l’eau ou encore abrogation de la retraite à 64 ans. LFI veut aussi revoir le ZAN pour ne pas pénaliser les petites communes.

    Mais le fond programmatique est vite rattrapé par la bataille interne à la gauche. Jean-Baptiste Thibaud accuse le PS de « sauver les gouvernements successifs » et de voter des mesures « antisociales ». Marie-Pierre Vaselli va plus loin : « Ils ne sont plus à gauche, et même à droite, voire un peu plus à droite que ça. »

    Dans un scrutin où LFI reconnaît elle-même partir avec peu de grands électeurs, la candidature semble donc aussi servir un autre objectif : affirmer sa place dans le paysage politique gardois. Mais à force de concentrer les coups sur le PS et ses anciens partenaires, une question affleure déjà au-delà des sénatoriales : à l’approche de la présidentielle de 2027, la gauche peut-elle se permettre de se tromper d’ennemi ? Alors que l’extrême droite continue de progresser dans le Gard comme ailleurs, la stratégie de la rupture permanente pourrait finir par peser bien plus lourd que le seul résultat du 27 septembre.

  • Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    À un mois des sénatoriales, la seule certitude est qu’il y aura forcément un nouveau sénateur vauclusien. Des trois actuels, Alain Milon (LR) est le seul à ne pas repartir, assumant le rôle de président de comité de soutien de son acolyte Jean-Baptiste Blanc. Lucien Stanzione (PS) postule à nouveau dans un scrutin très indécis.

    Gros embouteillages

    à droite

    Sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc fait figure de grand favori pour être réélu. Disposant d’un socle de voix de grands électeurs favorable, apprécié dans son camp comme à gauche, celui qui gère aussi
    la délégation finances au Département a réussi à convaincre Dominique Santoni d’être à nouveau seconde de liste. La présidente du conseil départemental est attendue ce jeudi soir à Gordes pour une réunion de soutien à Jean-Baptiste Blanc en présence de Gérard Larcher, actuel président LR du Sénat. Reste à savoir, en cas d’élection, un
    scénario plausible, qui lui succéderait à la présidence du Département. Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’association des maires de Vaucluse, sera 3e de liste. Parti tôt en campagne, Jean-Baptiste Blanc a sillonné le Vaucluse tout l’été mettant en avant son bilan. Il se prévaut du soutien de la majorité sénatoriale, courrier à l’appui signé par Hervé Marseille (UDI). Un parti dont le président vauclusien, Thomas Faure, a lui choisi la candidature d’Anaïs Hausmann, précisant faire un « choix personnel » bien que le camp Hausmann y associe l’UDI. Un embrouillamini qui a eu le don d’agacer Jean-Baptiste Blanc.

    Adjointe et compagne du maire d’Avignon, Anaïs Hausmann incarne le Bon sens des territoires, mouvement créé par Olivier Galzi (DVD) et qui sera officiellement lancé le 10 septembre lors d’une réunion publique. Pour l’heure, la composition de sa liste reste secrète et la candidate vise plutôt le 3e siège. Face à son déficit de notoriété et d’ancrage, Anaïs Hausmann a également arpenté le terrain, convaincue d’être complémentaire de Jean-Baptiste Blanc en jouant la carte du renouvellement. Ce vendredi, elle recevra la ministre Aurore Bergé pour un déjeuner de Femmes de territoire. Un nouveau cercle qu’elle co-préside, décorrélé des sénatoriales, mais dont le timing vise à la crédibiliser. « Il faut faire attention aux divisions et j’appellerai à la responsabilité dans un département où le RN est présent », prévient Gérard Larcher, dans Vaucluse matin. D’autant que Sylvie Viala, présidente du Modem, nous confirme également sa volonté de déposer une liste.

    Le RN en embuscade

    Ce morcellement à droite et l’éparpillement de listes pourraient mécaniquement profiter à l’extrême droite. Fort de victoires aux municipales, le RN espère glaner son 1er sénateur vauclusien, en la personne de Thierry D’Aigremont son délégué départemental. Sur le papier, l’étiage de grands électeurs n’est pas tout à fait suffisant pour y parvenir mais une victoire ne serait pas en soi une surprise. Mi-août, il a adressé une lettre aux élus, tapant sur ses adversaires dont les partis sont affaiblis au national.

    À gauche, Lucien Stanzione en difficulté, LFI y sera aussi

    Sénateur (PS) sortant, Lucien Stanzione n’a pas abandonné l’idée de conserver son siège mais « la bataille sera difficile ». Avec les pertes à gauche d’Avignon et Carpentras, il mise surtout sur son expérience et son réseau auprès des élus acquis depuis six ans pour rempiler au palais du Luxembourg. Contrairement à 2020, sa liste ne sera pas une addition de partis. Selon nos informations, confirmés par les intéressés, Sandrine Raymond, maire de Saint-Pierre-de-Vassols, et Philippe Armengol, maire de Velleron, devraient être numéros 2 et 3 de la liste. Enfin, LFI a désigné Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues comme candidat Vaucluse
    en commun, aux côtés
    de l’Avignonnaise Mathilde Louvain.

  • Les free parties plus durement réprimées

    Les free parties plus durement réprimées

    Et une loi répressive de plus au tableau de chasse du gouvernement ! S’il a bien censuré 7 dispositions et émis 6 réserves d’interprétation, le Conseil constitutionnel estime que le cœur de la loi Ripost n’enfreint pas la Constitution.

    Dès lors que le chef de l’État aura promulgué au journal officiel le texte que le Parlement avait définitivement adopté le 21 juillet en dépit de protestations à gauche, la plupart de ses dispositions répressives seront donc applicables. À savoir une sévérité accrue contre les organisateurs de free parties (jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende) mais aussi les participants (6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende ou une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros pour éviter les poursuites judiciaires).

    C’est l’un des 30 points sur lesquels des députés socialistes, insoumis et écologistes avaient saisi les Sages du Conseil constitutionnel, voyant dans la mesure une « atteinte à la liberté de réunion » quand le législateur entend lui « réprimer les abus de rassemblements illégaux ».

    De leur côté, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), ainsi que le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat de la magistrature avaient déposé une contribution extérieure contre la promulgation de la loi jugée « liberticide et disproportionnée » qui tendrait vers « une justice automatisée ». À l’instar du monde de la culture mobilisé via une tribune dans Le Monde, Sophie Mazas estime qu’au-delà des free parties, cette loi « va à l’encontre des festivals et de la fête ». La présidente de la LDH 34 craint « un champ d’application beaucoup plus large » avec, dit-elle, potentiellement des fêtes de village réunissant plus de 250 personnes sur des terrains privés dans le viseur de Ripost qui cible aussi les rodéos urbains ou le narcotrafic.

    7 mesures censurées

    Il faut ajouter que la possibilité de suspendre administrativement le permis de conduire en cas de consommation répétée de drogue (sans conduite) a été validée. De même que l’interdiction totale de l’usage détourné du gaz hilarant ou la sanction du transport de mortiers d’artifice.

    Parmi les petites victoires des opposants au texte que n’aurait pas renié Nicolas Sarkozy, on peut citer 7 censures. Notamment la destruction dans la journée des véhicules saisis lors des rodéos urbains (non-respect du droit de propriété), la fermeture automatique de magasins vendant des engins pyrotechniques (jugée disproportionnée), l’anonymisation des forces de l’ordre dans les procédures (atteinte aux droits de la défense).

    Les Sages ont aussi émis 6 réserves d’interprétation. Elles concernent l’usage de drones et de caméras aéroportées en urgence par la préfecture (usage proportionné), l’expulsion forcée de squats de locaux commerciaux ou agricoles ou la vidéoprotection algorithmique (3 mois maximum). Enfin, 5 « cavaliers législatifs » ont été rejetés (trafic de tabac, peines plus lourdes contre la vente à la sauvette…), ces mesures n’ayant aucun rapport avec la loi.

  • Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Première rencontre du genre en cette rentrée politique : le sénateur EELV Thomas Dossu, la député PS Anna Pic et la conseillère municipale de Toulouse LFI Victoria Scampa ont échangé leur point de vue avec Pierre Lacaze, responsable des relations extérieures du PCF et vice-président de la Région Occitanie, sur la situation de la gauche.

    Pour le communiste « la gauche ne gagnera pas si chaque formation ne se mobilise pas et ne réalise pas le score le plus important car pour gagner au second tour il faut faire 50% plus une voix ». Il ouvre la porte à un rassemblement pour les législatives à condition qu’il crée les conditions d’un renforcement de toute la gauche. L’insoumise plaide sans surprise pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon et un accord sur son programme qui dit-elle « ressemble à un programme communiste », non sans susciter quelques remous dans la salle. L’écologiste considère que « dire ralliez vous à Jean-Luc Mélenchon et on discutera après, ce n’est pas possible de travailler comme ça » et met en garde : « le “vote utile” au premier amènerait le meilleur score pour l’extrême droite au second ». La socialiste quant à elle, se démarque des « renoncements » de l’ère Hollande. « Je suis une député Nupes puis NFP. j’ai toujours été une unioniste au PS », en appelant à ne pas confondre la tactique, la stratégie et la ligne politique pour éviter les invectives internes à la gauche.

    Les échanges devraient se prolonger à la Fête de l’Humanité les 11, 12 et 13 septembre au Plessis-Pâté (Essonne).

  • Bataille culturelle

    Bataille culturelle

    Si l’élection présidentielle du printemps prochain donne le tempo de la rentrée politique en France, la tenue des différentes universités d’été des gauches, qui va commencer ce jeudi jusqu’à la fin du mois d’août, révèle l’importance de la réflexion et du débat d’idées. Ces rendez-vous militants mettent aussi à jour les grands thèmes qui devront charpenter les projets pour une autre politique. Ce sera donc aussi l’heure de dresser le bilan désastreux du macronisme et d’ouvrir des perspectives.

    Les défis sont nombreux et, le premier, sera de convaincre les citoyens et les très nombreux Français qui se détournent de la chose publique, de s’emparer de ces questions vitales : santé, éducation, démocratie, droits, égalité, etc.

    La question sociale est centrale

    Pour les progressistes, répondre à la question sociale doit demeurer la priorité. Pour rétablir ce qui a été détruit mais, surtout, pour proposer de nouvelles conquêtes sociales. Cela ne peut se réaliser en vase clos. Le mouvement social doit être associé et même devenir le moteur des changements si nécessaires.

    La Ve République et son présidentialisme outrancier piétinent la dimension collective indispensable pour arracher la justice sociale. Le patronat a fait son choix et franchit la ligne noire en discutant avec l’extrême droite RN. La droite dite classique fait sienne les propositions rances du parti à la flamme. Une bataille culturelle est à l’œuvre pour promouvoir ces thèmes. Les gauches doivent aussi imposer leur récit.

  • Des colos dans les Alpes pour les minots marseillais

    Des colos dans les Alpes pour les minots marseillais

    Quand Farida Benaouda, conseillère municipale déléguée aux Vacances pour tous à la Ville de Marseille, passe la porte du chalet de l’association Contact Club, situé à Réallon au cœur des Hautes-Alpes, elle découvre une quinzaine de minots qui ont des étoiles plein les yeux et des sourires jusqu’aux oreilles. « Moi c’est la première fois que je fais une colo. Je n’étais jamais venu dans les montagnes ! On a fait une randonnée on est partis dans une rivière très froide… Ça a fait du bien », lance un minot de 12 ans.

    À peine les présentations faites, les questions fusent entre l’élue et la petite équipe : Évènement marquant de la semaine, activités incontournables, découverte de la montagne… Il faut dire que leurs journées ont été bien chargées au cœur du magnifique Parc national des Écrins : visite et jeu de piste au fort de Briançon, randonnées, jeux aquatiques au plan d’eau du coin, soirée feu d’artifice et visionnage de film le soir… C’est d’ailleurs le débrief du film Billy Elliot qui les occupe ce matin. L’occasion pour les animateurs, Lyes et Tom, d’aborder des sujets pas forcément simples à appréhender pour des jeunes de cet âge… Mais l’équipe du Contact Club sait manier le fond et la forme avec finesse. Et pour cause : 80% des animateurs sont passés par la structure.

    Une première pour les minots comme pour l’élue

    On comprend mieux pourquoi la colonie fait partie intégrante du village : les voisins saluent avec plaisir les minots, rendent service à la structure et inversement. Une fois la discussion à bâton rompu finie, place à la préparation du repas. Diakité, qui rentre au lycée en septembre et habitué des colos avec la structure, enfile sa charlotte avec plaisir et passe aux fourneaux pour préparer le plat du jour.

    Car l’organisation des tâches ménagères est aussi « une forme d’éducation populaire » avec des groupes qui tournent selon les jours : plonge, cuisine, rangement… Farida Benaouda tient à leur passer ce message : « Le Maire de Marseille, Benoît Payan, est fier d’appuyer le dispositif. Comptez sur nous pour faire mieux et plus pour aider la jeunesse marseillaise à se faire des souvenirs ! ». C’est une première qu’une élue de la Ville aille directement sur les lieux de vacances des minots marseillais qui partent dans le cadre des « Vacances pour tous ». Les jeunes la remercient chaudement et elle repart sous leurs coucous enthousiastes, en direction d’une autre colonie…

    À Pont-du-Fossé, elle rencontre cette fois l’équipe de l’Agamfa qui s’occupe d’une quinzaine de minots âgés de 7 à 11 ans, la plupart venant du centre aéré des Flamants mais aussi d’autres quartiers de Marseille comme La Busserine ou la copropriété du Mail. Hasard du calendrier, ou pas, ils profitent du festival L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas qui propose justement une myriade d’activités pour petits et grands. Là encore, la montagne et les produits locaux ont fait leurs effets sur les petiots. Quand l’élue demande s’ils sont satisfaits du séjour, les réponses sont unanimes : « Je ne veux pas rentrer demain ! », « On veut revenir l’année prochaine et avec les mêmes animateurs ! ». Najib, le directeur de la colo, court à droite et à gauche pour s’occuper des petits mais confirme : « Ils se régalent ! ». Farida Benaouda insiste : « Vous vous faites des souvenirs pour la vie ! ».

    L’élue achève sa visite marathon avec le centre de vacances Les Jonquilles à Saint-Julien-en-Champsaur. Avec là encore des sourires par dizaines et des minots plus que ravis du cadre et des animations proposées par la structure Aroéven.

    Les petits sortent de la douche et se préparent avec impatience pour la boum de fin de séjour… De quoi revenir à Marseille avec des histoires à raconter et des souvenirs plein la tête.