Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

Cette première intervention, en l’occurrence un point presse samedi matin qui a rapidement tourné à un rassemblement d’une cinquantaine de personnes sur le cours Foch, à Aubagne, « c’est le premier acte de la résistance », lance Maurice Marsiglia, le président de l’association Se déplacer en liberté et l’une des chevilles ouvrières de ce long combat pour la « gratuité des transports en commun ».

« Pas question de se laisser faire », « il faut s’organiser ! », « aller manifester », « signer la pétition lancée par la mairie ! », « et informer dans vos associations, tout le monde est concerné ! » Les échanges fusent entre les participants. Car l’heure est grave. « Cette gratuité a été mise en place par l’Agglo d’Aubagne, en 2009, c’est une réussite », résume Yves Mesnard, le maire honoraire (DVG) de Roquevaire. Ils sont aussi venus de La Bouilladisse, de Belcodène, d’autres communes environnantes directement touchées par ce séisme, dont l’épicentre est à… Salon-de-Provence. « C’est honteux d’avoir fait une telle déclaration sans même en avertir les élus du territoire », dénonce Maurice Marsiglia. Et sur le fond, rien ne tient. « Les prétendues économies réalisées correspondent à 0,9% des 144 millions d’euros de déficit de la branche transport de la Métropole… », tranche Christine, membre de l’association, armée d’un solide argumentaire. À Rolland Bourglan de pointer les coûts faramineux pour remettre le réseau en payant, ce qui devrait réduire à néant les dites « économies ». « Sur le plan social comme écologique, alors que la moitié des grands réseaux urbains passent ou sont passés à la gratuité, cela ne va pas dans le sens de l’histoire… », conclut-il. Puis l’élu écologiste Denis Grandjean, délégué à la mobilité, apporte le soutien de la Ville aux militants qui s’apprêtent à livrer une dure bataille. Bataille qui s’apparente à une course contre la montre, « il y aura un vote sur cette question en séance, le 15 octobre prochain », pose Maurice Marsiglia.

« Nous allons aussi nous mobiliser, lance Erwann Bouisseren, de la CGT Métropole, la gratuité concerne l’ensemble des salariés et des entreprises de ce territoire ! » Tous les citoyens, sans exception.

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