Tag: Gratuité des transports

  • Les retraités défendent la gratuité à Marseille

    Les retraités défendent la gratuité à Marseille

    « La tarification sociale stigmatise les plus démunis, qui doivent justifier qu’ils sont pauvres pour avoir droit aux réductions », dénonce Jean Pugens, représentant de l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône. La Métropole Aix-Marseille-Provence prévoit de remplacer la gratuité des transports des seniors par une tarification sociale. Les retraités non imposables paieraient désormais 20 euros par an.

    Les manifestants proposent d’absorber le coût de la gratuité des transports par l’augmentation du Versement Mobilité, cette contribution patronale versée par les entreprises de plus de onze salariés. « Ce n’est pas une problématique financière, mais bien politique, de revenir en arrière sur un acquis mis en place par la gauche en 2009 », affirme Jean Pugens. Il alerte également sur l’enjeu environnemental de l’augmentation globale des prix des tickets. « À partir du moment où on remet des barrières économiques pour entrer dans les bus, on va se retrouver avec des gens qui vont reprendre leur voiture », prédit le syndicaliste. Il rappelle que « la Métropole s’est engagée à doubler la participation des usagers dans les transports en commun ».

    Mobilisés, les retraités n’ont pas été reçus par la municipalité, mercredi, et appellent à une nouvelle manifestation devant le conseil métropolitain, au Pharo, ce jeudi à 13h30.

  • Les nouveaux tarifs de la Métropole Aix-Marseille enterrent la gratuité pour la RTM

    Les nouveaux tarifs de la Métropole Aix-Marseille enterrent la gratuité pour la RTM

    Trois semaines après les premières annonces, c’est depuis la tour La Marseillaise que la Métropole Aix-Marseille a présenté à la presse ce mardi après-midi la nouvelle grille des tarifs de la RTM. Une grille qui vient enterrer définitivement les gratuités dans les transports en commun étendues le 1er septembre 2025, et qui s’appliquera à compter du 1er novembre prochain si elle est approuvée en conseil métropolitain ce jeudi.

    « Demain, si chacun contribuera au financement des transports, chacun le fera aussi en fonction de sa situation », résume ainsi le président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard, en défendant une évolution « courageuse ». « Quelque chose de rouillé, il fallait le dérouiller, il fallait en avoir le courage politique », insiste aussi la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali.

    2 euros le ticket

    À Marseille, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes, le ticket prend 20 centimes et passe à 2 euros, comme le révélait La Marseillaise ce mardi. Pour ceux qui l’achètent auprès des conducteurs de bus, il coûtera désormais 2,50 euros. à Aix, Aubagne, à l’est de l’étang de Berre, Vitrolles et Marignane, il s’élèvera à 1,40 euro. Pour les zones les moins desservies, il passe à 1,20 euro. De la même manière, les abonnements augmentent de 14%,pour s’établir à 56,50 euros le pass mensuel à Marseille. Les prix restent inchangés pour les lignes interurbaines.

    Mais c’est la nouvelle tarification sociale que mettent davantage en avant les élus. Les enfants de moins de 11 ans pourront encore accéder sans payer au réseau de transports en commun. Les jeunes de moins de 26 ans, qu’ils soient boursiers ou bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, ainsi que les plus de 65 ans non imposables pourront bénéficier d’un nouveau pass au tarif symbolique de 20 euros par an. Un tarif qui profitera aussi aux bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). « C’était une vraie demande de leur part, et c’est une première », souligne Samia Ghali, rappelant le retard pris dans l’accessibilité. Tandis que le Printemps marseillais promettait la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, les étudiants non boursiers ne profiteront pour l’instant que d’une baisse de 20 euros par an sur leur abonnement, avec un pass à 200 euros sur la zone marseillaise. Les lycéens en revanche sont exclus de ce dispositif. Quant aux plus de 65 ans imposables, ils bénéficieront pour leur part d’une réduction de moitié sur leur abonnement. Enfin, une tarification solidaire est mise en place pour les plus précaires, de -80% pour ceux dont le quotient familial est inférieur à 500 euros par mois, de -50% en dessous d’un quotient de 650 euros, et de -20% pour un quotient inférieur à 810 euros par mois. Dans l’immédiat, ces gratuités bénéficieront à 100 000 usagers environ, estime la Métropole, pour deux tiers aux jeunes du territoire. « L’histoire nous donne raison, le pouvoir d’achat des jeunes, c’est le pouvoir d’achat des familles », souligne Samia Ghali, évoquant le mouvement lycéen. Le bouclier tarifaire mis en avant concerne donc environ 20% des usagers seulement, tandis que la nouvelle grille doit rapporter 21,6 millions d’euros par an à la RTM à partir de 2028. « Nous essayons d’améliorer le réseau, justifie le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Mais ce ne sont pas les recettes de la tarification qui vont le permettre, nous avons besoin d’augmenter le versement mobilité. » Lequel n’est pas inscrit dans le projet de loi de finances.

  • Vers une tarification sociale et un ticket à deux euros pour la RTM

    Vers une tarification sociale et un ticket à deux euros pour la RTM

    Trois semaines après l’annonce, par le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, de l’abandon des différents dispositifs de gratuité des transports, la présidente (DVG) de la RTM Samia Ghali doit dévoiler ce mardi les nouvelles grilles tarifaires de la régie. Des tarifs qui ont déjà été présentés lors de la conférence métropolitaine des maires qui s’est tenue le 8 octobre, et qui seront soumis au vote de l’hémicycle ce jeudi. Pour entrer en application dès le 1er novembre.

    « Nous allons repenser les tarifs de nos transports, qui n’ont pas bougé depuis 2017, annonçait ainsi depuis son fief salonais Nicolas Isnard, à la veille du salon des maires des Bouches-du-Rhône . Nous allons passer à une tarification sociale, au détriment de la gratuité, ce qui laissera la place à un système plus juste. » De quoi tourner la page de ces gratuités étendues par sa prédécesseure, Martine Vassal (DVD), aux moins de 11 ans et au plus de 65 ans imposables, le 1er septembre 2025. Le président de la Métropole reconnaissait une position de principe : « Il est inacceptable que des populations ne participent pas à un service public qui est rendu. Vous avez des retraités aisés qui ne paient pas alors que des salariés au Smic paient plein pot ! » En reconnaissant que les difficultés budgétaires métropolitaines avaient accéléré l’application d’une nouvelle grille tarifaire. « Si nous n’avions pas été pris à la gorge, nous aurions décalé dans le temps cette mise en œuvre », expliquait alors l’édile salonais.

    « Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y aura un bouclier mobilité pour les jeunes en précarité », expliquait Samia Ghali à la sortie de la conférence des maires jeudi 8 octobre. Un « bouclier » que le président de la Métropole a présenté le même jour au Forum des entrepreneurs. Ainsi les collégiens, lycéens, étudiants et apprentis pourront bénéficier d’un pass annuel à 20 euros, « au prix de fabrication du badge », pour tous les transports en commun sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec une tarification sociale pour les boursiers non imposables et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. La gratuité doit également être maintenue, pour les enfants âgés de moins de 11 ans.

    Au-delà de cette annonce, d’autres pistes sont évoquées en coulisses. Les personnes âgées de plus de 65 ans non imposables, qui bénéficiaient déjà de la gratuité avant le 1er septembre 2025, pourraient bénéficier du même tarif à 20 euros, tandis que les autres auraient une réduction de moitié sur leur abonnement. Les personnes percevant l’allocation adulte handicapé (AAH) auraient droit à la gratuité, tandis que les familles bénéficieraient d’un quotient familial.

    « Une régression sociale »

    Mais revers de la médaille, une augmentation de 14% sur l’abonnement est évoquée pour les salariés. Et le ticket à l’unité doit augmenter de vingt centimes, pour passer à 2 euros. Si elles sont confirmées ce mardi, ces pistes apporteraient à la RTM environ 20 millions de recettes supplémentaires sur une année pleine.

    Avant même les annonces, l’union syndicale des retraités CGT dénonçait l’abandon de la gratuité pour les seniors, « une régression sociale et environnementale inacceptable » alors que la mesure « a fait la preuve de son efficacité ». Les retraités CGT rejettent ainsi la tarification sociale, « car elle est discriminatoire et stigmatise les retraités les plus démunis qui devront sans cesse se justifier ». Et prévoient de se rassembler jeudi devant l’hémicycle métropolitain.

  • Les maires de la Métropole réunis face aux coupes du projet loi de finances

    Les maires de la Métropole réunis face aux coupes du projet loi de finances

    Loin du psychodrame budgétaire traversé par l’intercommunalité depuis le mois d’avril, les maires de la Métropole Aix-Marseille retrouvaient un front uni ce jeudi à l’occasion de leur conférence, au palais du Pharo, soudainement rassemblés par la perspective de nouvelles coupes imposées par le gouvernement dans le projet de loi de finances. Un sujet qui a occupé la majeure partie des échanges à huis clos. « Cela me fait plaisir d’entendre certaines personnes parler de services publics », souriait le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, à la sortie de l’hémicycle, face à la perspective d’une « catastrophe pour le service public et ceux qui en ont besoin ». Avec environ 60 millions d’euros en moins pour la Métropole, estime la maire (UDI) d’Aix Sophie Joissains, qui déplore : « On prend sur les services publics locaux pour rembourser les intérêts de la dette ». L’hémicycle devrait voter une motion pour dénoncer ces coupes, le 15 octobre, tandis que les idées fusaient pour les dénoncer, jusqu’à la proposition d’un sit-in à Paris. Charge au président des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, de les recueillir.

    Mais pour le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, cette conférence était aussi l’occasion de saluer « une victoire directe du terrain » après le moratoire sur l’abandon de la gratuité dans le pays d’Aubagne. Alors que la nouvelle grille de la RTM doit être dévoilée mardi, il portera une motion pour demander au gouvernement une hausse du versement mobilité payé par les entreprises.

  • [Gratuité des transports] Le sénateur Jérémy Bacchi salue une victoire

    [Gratuité des transports] Le sénateur Jérémy Bacchi salue une victoire

    Au lendemain de l’annonce d’un moratoire sur l’abandon de la gratuité dans les transports en commun du pays d’Aubagne, révélé dans nos colonnes, le sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, salue « une très bonne nouvelle » pour les habitants concernés. « Cette première victoire est celle d’un territoire rassemblé pour défendre un acquis social auquel il est profondément attaché », appuie-t-il en remerciant ceux qui se sont mobilisés depuis l’annonce par le président (L)R de la Métropole Aix-Marseille Nicolas Isnard, le 24 septembre dernier, de toute forme de gratuité dans les transports du territoire. « Nous avions demandé la suspension de cette mesure annoncée dans la précipitation, c’est désormais chose faite », apprécie le parlementaire qui, dans une tribune publiée le 30 septembre dernier dans nos pages, estimait qu’il était « urgent de suspendre ce projet et d’ouvrir une véritable concertation avec les maires, les usagers et l’ensemble des acteurs concernés ».

    « Dans un contexte de hausse du prix des carburants et de difficultés persistantes pour le pouvoir d’achat, la gratuité des transports est plus que jamais essentielle au quotidien de milliers d’habitants », rappelle-t-il désormais. En appelant à poursuivre la mobilisation et à rester « unis et vigilants pour que cette suspension ouvre la voie au maintien durable de la gratuité dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile ».

    C’est que sur le territoire, des voix continuent de se lever pour défendre cet acquis vieux de dix-sept ans. L’élue (DVG) d’opposition à Roquevaire, Hélène Spinelli, a ainsi publié, ce mardi, le courrier envoyé le 1er octobre dernier par son groupe au maire de la commune, lui demandant de clarifier sa position et de présenter les actions engagées « pour garantir cette gratuité face aux évolutions institutionnelles ».

    L’eurodéputée LFI Marina Mesure a de son côté pris la parole au Parlement européen, ce lundi, pour dénoncer le « choix cynique » de la Métropole. Elle a réclamé que les fonds européens dédiés à la transition écologique versés à l’intercommunalité soient « strictement conditionnés au maintien de la gratuité des transports en commun dans le pays d’Aubagne ».

  • À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    « Une première victoire, la suite au prochain numéro… » C’est devant une salle tout acquise à la défense de la gratuité des transports que le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), a fait un point de situation après l’annonce, le 24 septembre, de la suppression de cette dernière par le président de la Métropole Aix-Marseille Provence, Nicolas Isnard (LR). Avant de suspendre sa décision, ce lundi, avec un moratoire .

    Pas question de revenir sur un acquis vieux de dix-sept ans. « Il m’a parlé d’un moratoire “indéterminé”, qu’il dure encore en 2027, 2028 et au-delà ! » s’enflamme l’élu. Il prévient, fort « de la déferlante populaire » matérialisée par les 14 000 signatures recueillies sur une pétition : « On n’a pas gagné la bataille, il faut rester mobilisés, ne pas baisser la garde. » Et de craindre le « piège tactique ». Le maire d’Aubagne espère aussi que le « front républicain va tenir », affichant le soutien de ses homologues de La Penne-sur-Huveaune, La Destrousse, Belcodène, Saint-Zacharie et Peypin. Une représentante de la France insoumise apporte aussi son soutien. Dans la salle, Jadran Svrdlin au nom de l’Union locale CGT, rappelle que la gratuité n’est pas un coût, mais un choix politique, celui de « financer collectivement » les modes de déplacement.

    « Comme des bêtes »

    Les témoignages affluent. « Ma mère a 73 ans. Elle était en dépression, mais depuis qu’on habite Aubagne, elle reprend du poids, elle sort », raconte un jeune homme. Sans ça, « on ne mange plus, comme des bêtes », s’emballe une retraitée. Le syndicat lycéen, de retour de manifestation, en rajoute une couche.

    Pour Maurice Marsiglia, président de l’association Se déplacer en liberté (Asdel), c’est « la mobilisation qui a fait que M. Isnard a reculé ». Il annonce que l’Asdel prépare un argumentaire à destination des associations et des élus, propose de regrouper les associations en collectif et s’indigne de la mise en place de la tarification sociale. Une manière de « montrer du doigt les pauvres », estime-t-il, quand « 30 à 40% des ayants droit n’y ont pas recours ». Il explique que dans la Métropole, le versement mobilité, source de financement des transports, s’élève à « 2% de la masse salariale des entreprises de plus de onze salariés ». L’Asdel réclame « depuis très longtemps un alignement sur celui de la région parisienne à 3,2%, soit 220 millions d’euros ». De quoi renflouer les caisses. Revenir sur la gratuité, c’est « aller contre le sens de l’histoire », estime Roland Bourglan, qui a rejoint l’Asdel, précisant que « 47 réseaux sont dans la gratuité en France, soit un tiers des réseaux urbains de taille comparable ».

    Le maire d’Aubagne appellera au final à un pacte territorial pour la défense de la gratuité, comme bouclier non négociable, proposant aux habitants de s’en faire les ambassadeurs.

  • Nîmes et Montpellier, de rivales à partenaires ?

    Nîmes et Montpellier, de rivales à partenaires ?

    Le Vidourle n’a pas bougé, mais la frontière semble moins épaisse. Vendredi 25 septembre, Michaël Delafosse (PS) était à Nîmes à l’invitation de Vincent Bouget (PCF). Après une réunion de travail à l’hôtel de ville, les deux maires ont pris la direction du cadereau d’Uzès, où Nîmes Métropole déploie depuis des décennies sa stratégie contre les inondations. Un déplacement technique, mais aussi politique : depuis l’élection de Bouget, les deux élus multiplient les occasions de s’afficher ensemble.

    Cette fois, c’est Montpellier qui venait regarder le savoir-faire nîmois. Depuis le traumatisme des inondations de 1988, Nîmes a investi massivement dans la prévention. Le dispositif Papi 3 Vistre, prévu jusqu’en 2028, représente plus de 126 millions d’euros, dont environ 100 millions de travaux. Les tunnels des cadereaux d’Uzès et des Limites doivent notamment faire passer leur capacité d’écoulement de 8 à 80m³ par seconde. Une expérience que Delafosse, confronté aux risques liés au Lez, à la Mosson et aux épisodes méditerranéens, est venu observer. Un sujet loin d’être théorique : cinq jours plus tard, le Gard et l’Hérault étaient placés en vigilance rouge pluie-inondation face à un nouvel épisode méditerranéen remarquable.

    Des selfies aux dossiers

    « Les sujets de coopération et les ambitions collectives ne manquent pas ! Les rendez-vous sont pris », a résumé Vincent Bouget à la fin de la visite. Une formule qui dépasse largement les eaux pluviales. En effet depuis mars, les images communes s’accumulent. Au handball d’abord, terrain idéal pour mettre en scène la nouvelle relation. Le 6 juin à la Sud de France Arena, puis le 13 septembre au Parnasse, Delafosse et Bouget ont posé côte à côte à l’occasion des derbys entre le MHB et l’Usam. Avec une règle du jeu affichée par le maire de Montpellier sur les réseaux sociaux : « Notre seul sujet de rivalité est sportif, et seulement 60 minutes, car à la troisième mi-temps, c’est la convivialité qui gagne ! »

    Il faut dire que la donne politique a changé. En mars, Bouget a remporté Nîmes à la tête d’une liste d’union de la gauche, tandis que Delafosse était réélu à Montpellier. Deux des principales villes de l’ex-Languedoc sont désormais dirigées par des majorités de gauche. Mais leur proximité s’exprimait déjà en amont du suffrage. Pendant la campagne nîmoise, l’expérience montpelliéraine sur la gratuité des transports avait déjà servi de référence. Delafosse était venu à Nîmes défendre le dispositif et, en février, Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole chargée des mobilités, s’affichait aux côtés de Bouget sur ce dossier.

    La rivalité n’a pas totalement disparu pour autant, le transport aérien restant le principal dossier sensible. Delafosse plaide pour une rationalisation des plateformes du littoral et envisage pour Nîmes une spécialisation davantage tournée vers la Sécurité civile, la maintenance ou la logistique. Bouget défend lui aussi ces activités, tout en cherchant à assurer la pérennité de l’aéroport nîmois. Un désaccord de fond, même si les échanges entre les deux collectivités se veulent aujourd’hui plus apaisés.

    À voir Bouget et Delafosse multiplier les signes de rapprochement, Louis Nicollin aurait sans doute trouvé quelques mots fleuris pour commenter cette nouvelle entente cordiale. Mais par-delà les vieilles rivalités, et derrière les selfies de derby, les deux exécutifs ont surtout des dossiers très concrets à partager : mobilités, climat, logement, développement économique ou services publics. Autant de sujets qui dépassent les frontières administratives et sur lesquels chacun veut désormais s’inspirer de l’expérience du voisin, pour une coopération à double sens dont les contours restent à définir. Sur le parquet, chacun garde son maillot ; en dehors, Bouget et Delafosse semblent bien décidés à jouer collectif.

  • Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Après un « été électrochoc suite aux canicules et aux mégafeux », l’heure est à une « écologie populaire et citoyenne de rupture face à un bloc réactionnaire ».Tels sont les mots de Sébastien Barles, fondateur du collectif Vaï et ex-adjoint au maire de Marseille. Né il y a un an et demi, Vaï affirme porter un projet radical, renonçant « au modèle des petits pas ».

    Lors de cette rencontre, les membres ont rappelé leurs objectifs : « Nous portons quatre grandes exigences : la gratuité des transports métropolitains, une politique de rénovation thermique des bâtiments, l’autonomie alimentaire et énergétique et un plan de désimperméabilisation de la ville », énumère Sébastien Barles.

    Les militants ont apporté leur « soutien total aux mobilisations lycéennes », tout en condamnant les auteurs de violences, de la part des civils comme des policiers. Ils ont aussi rappelé les actions réalisées par le groupe, comme des banquets citoyens, en réponse aux banquets polémiques organisés par le Canon Français.

  • [Exclusif] Un moratoire sur l’abandon de la gratuité des transports sur le pays d’Aubagne

    [Exclusif] Un moratoire sur l’abandon de la gratuité des transports sur le pays d’Aubagne

    La très forte mobilisation dans le pays d’Aubagne face à l’annonce de la fin de la gratuité des transports commence à payer. Selon nos informations, le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, a annoncé lors d’une rencontre avec le maire (DVG) d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, qu’il comptait mettre en place un « moratoire » sur la fin de la gratuité pour les transports en commun dans le pays d’Aubagne et de l’Étoile.

    Une solution qui était déjà glissée par le sénateur PCF Jérémy Bacchi dans une tribune publiée dans La Marseillaise. Si la durée de ce moratoire est encore indéterminée, celui-ci devrait courir au moins jusqu’à la fin de l’année 2027. « C’est une vraie victoire, mais on n’a pas encore gagné la guerre », souffle-t-on dans les couloirs de l’hôtel de ville d’Aubagne.

    Cette nouvelle sera annoncée à la population à l’occasion de la réunion publique organisée ce mardi soir, à 18h30, à l’Espace Bras d’Or d’Aubagne. Un rendez-vous qui était déjà prévu et que le maire de la ville avait annoncé lors du dernier conseil municipal, à l’occasion du vote d’un vœu réclamant le maintien de la gratuité, le 30 septembre dernier. La pétition lancée par la municipalité d’Aubagne a atteint près de 15 000 signataires et commence à faire tache d’huile au-delà du pays d’Aubagne.

    Si elle n’est pas encore inscrite dans l’ordre du jour prévisionnel, la fin de la gratuité pour les plus de 65 ans et les moins de 11 ans dans le reste de la Métropole devrait quant à elle bien être soumise au vote du conseil métropolitain, le 15 octobre prochain, à travers l’approbation d’une nouvelle tarification sociale.

  • Le maire de Cuges cherche une alternative à la gratuité des transports

    Le maire de Cuges cherche une alternative à la gratuité des transports

    Rares sont les maires du Pays d’Aubagne et de l’Étoile à s’exprimer contre la fin de la gratuité des transports que Nicolas Isnard, le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille Provence, soumet au conseil métropolitain le 15 octobre, lors du vote du budget. Jean-Pierre Squillari (DVG) à Aubagne et Frédéric Szabo (DVD) à la Penne-sur-Huveaune ont affirmé leur ferme opposition à sa suppression. Michel Lan, le maire (DVC) de La Destrousse a lui aussi émis des réserves.

    Jeudi, Bernard Destrot est sorti du bois sur Facebook dans une position d’équilibriste qui se voulait claire mais reste floue. Si le maire (DVD) de Cuges assure qu’il prendra « le vote qu’il faut pour défendre son maintien », entre les lignes, il défend surtout le « principe » de gratuité, « un véritable soutien au pouvoir d’achat » et une politique qui encourage l’usage des transports collectifs, mais moins la mesure de gratuité totale.

    Conscient des difficultés budgétaires auxquelles sont confrontées les collectivités et la Métropole, l’élu estime surtout que d’autres solutions doivent être recherchées avant de faire contribuer les usagers. « Nous devons travailler sur les coûts du réseau », affirme-t-il.

    Adaptations de l’offre

    Partisan d’une « solution alternative », il plaide ainsi pour une analyse approfondie des fréquences, des horaires, du taux de remplissage des lignes et des coûts d’exploitation. Selon lui certaines lignes desservant sa commune « circulent une grande partie de la journée avec une fréquentation particulièrement faible ». Des adaptations de l’offre seraient donc possibles « sans remettre en cause l’essentiel du service rendu ».

    Pour préciser sa position, son cabinet nous livre « la trame d’un courrier adressé à Nicolas Isnard ». Face à une décision « aujourd’hui très mal perçue par une partie importante de la population », il y demande l’examen d’autres scénarios. Le maire évoque un « maintien de la gratuité pour certaines catégories de population », un « dispositif spécifique pour les habitants des communes éloignées des services » ou une « tarification adaptée aux trajets scolaires ».

    Persuadé qu’une solution intermédiaire existe, Bernard Destrot sollicite un échange avec le président et les services métropolitains pour qu’« une étude spécifique puisse être menée pour Cuges-les-pins avant toute décision définitive ». La gratuité pour les siens mais pas pour tous.