Tag: Aubagne

  • À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    De quoi clore les polémiques… Les conclusions de l’audit « Ressources humaines », réalisé par la Ville d’Aubagne au sein de sa police municipale, ont été rendues public, ce jeudi 29 octobre. Et elles sont positives, se félicite la Ville dans un communiqué. Cette démarche avait été entreprise par la majorité de Jean-Pierre Squillari (DVG) suite à un signalement pour harcèlement du Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) lors de la deuxième mandature de Gérard Gazay (LR), en septembre 2025.

    Agir sur la base des faits

    « La municipalité a choisi d’écouter les agents, de regarder la réalité du service et d’agir sur la base des faits », justifie la Ville. Forte d’un taux de participation de 68 agents des pôles et unités de la direction concernée sur 98, soit 70%, elle estime que « la perception du fonctionnement de la police municipale [est] globalement positive », celle-ci étant « décrite comme structurée, organisée et cadrée ». Les agents apprécient le cycle de travail et le climat de « respect, considération et cohésion au sein des équipes ». Mieux, « aucune situation de harcèlement moral, de discrimination ou de management toxique, ni aucun comportement managérial constitutif de tels faits » n’a été « identifié ou signalé ».

    Le directeur de la police municipale, Vincent Gomez, est reconduit dans ses fonctions. Une « continuité », mais pas de « l’immobilisme », tempère la Ville, qui veut donner « une nouvelle impulsion aux actions de proximité et de prévention ». Avec six équipages de jour et deux de nuit, la police municipale assure actuellement la surveillance des écoles, la lutte contre les incivilités, le respect du stationnement, la sécurisation des commerces, la régulation de la circulation et des actions avec la police nationale et la SNCF.

  • Le courage du CPE du collège Lakanal d’Aubagne récompensé dans l’intimité

    Le courage du CPE du collège Lakanal d’Aubagne récompensé dans l’intimité

    Sans son courage, une tragédie aurait pu survenir au collège Lakanal d’Aubagne, le 10 octobre dernier. Ce jour-là, un collégien de 14 ans avait pénétré dans l’établissement avec le fusil de son père dissimulé dans un étui de guitare avec la ferme intention de faire des victimes. L’enquête démontrera par la suite sa fascination pour les tueries de masse glorifiées par le mouvement True crime community.

    C’est Sabrina Roubache, ministre déléguée à l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, qui a remis, ce jeudi après-midi, une médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement à Xavier B., conseiller principal d’éducation (CPE) du collège Lakanal. Il avait alors désarmé l’élève qui avait ouvert le feu dans cet établissement le 10 octobre dernier, blessant le principal et une enseignante.

    La cérémonie s’est déroulée en petit comité, selon le souhait du décoré, en préfecture des Bouches-du-Rhône.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Le contrat d’efficience est une supercherie »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Le contrat d’efficience est une supercherie »

    La Marseillaise : Les Aubagnais qui militent pour la défense de l’hôpital critiquent vivement ce contrat d’efficience. Quelle est la position de la municipalité sur ce sujet ?

    Jean-Pierre Squillari : Je partage les critiques. Ce contrat est l’application des politiques d’austérité sur la santé. Il implique une dégradation de l’offre de soins sur le territoire et diminue ainsi le service rendu à la population. C’est évidemment parfaitement inacceptable pour les élus de la municipalité.

    Quel lien concret existe entre
    ce contrat d’efficience
    et l’aboutissement du projet
    du nouvel hôpital
     ?

    J.-P.S. : Lier les deux, c’est problématique. Il faudrait se serrer la ceinture aujourd’hui pour vivre mieux demain. Ça ne peut pas marcher comme ça. L’ARS et le gouvernement essaient de nous faire croire que le projet de nouvel hôpital dépend de l’application du contrat d’efficience, mais c’est un leurre. Qui imaginerait, s’il n’y avait pas de projet de futur établissement, que l’hôpital d’Aubagne ne serait pas concerné par les mesures d’austérité qui concernent tous les hôpitaux de France ? Personne. Qui va croire que sans ce projet, il y aurait plus de soignants à l’hôpital d’Aubagne ?

    Quel rôle a joué la mairie
    par rapport aux dernières évolutions de ce projet
     ?

    J.-P.S. : Il faut rappeler la situation d’urgence dans laquelle on a trouvé ce dossier. Quand la nouvelle municipalité est arrivée, tout était bloqué. On a validé la déclaration d’utilité publique. Il y avait une incertitude liée au coût d’acquisition du terrain, notre mobilisation a permis que la Région Sud vienne cofinancer cette acquisition de foncier. Tout ce travail-là a été fait.

  • Ce collectif aubagnais refuse l’austérité imposée à l’hôpital public

    Ce collectif aubagnais refuse l’austérité imposée à l’hôpital public

    Le collectif de défense de l’hôpital Edmond-Garcin, qui rassemble du personnel hospitalier, des retraités du secteur de la santé et des citoyens aubagnais mobilisés pour la préservation des services publics, a organisé, lundi soir, une réunion d’information. Deux sujets ont été évoqués : le plan d’efficience qui touche Edmond-Garcin et le projet du nouvel hôpital. L’objectif était d’échanger sur les actions à mener afin de donner de la visibilité à leur combat, appeler à la mobilisation et ainsi provoquer des changements concrets pour l’hôpital public d’Aubagne.

    Le contrat d’efficience signé entre l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction de l’hôpital contraint l’établissement de santé à proposer les meilleurs soins possibles tout en minimisant les ressources économiques engagées. Cristel Migliaccio, infirmière anesthésiste et secrétaire générale de la CFDT à l’hôpital, déplore « qu’on privilégie la “productivité médicale” au détriment du bien-être des patients. Le contrat prévoit par exemple le non-remplacement automatique en cas d’absence, c’est-à-dire qu’on préfère attendre le plus possible avant de remplacer un collègue absent. Par exemple, l’ORL, parti à la retraite, ne sera pas remplacé et le poste de l’infirmière addictologue a été supprimé. Le “mode dégradé” est devenu la norme ». Ce mode dégradé force l’établissement à fonctionner en sous-effectif, ce qui inquiète les usagers de l’hôpital, qui dessert un bassin d’environ 300 000 habitants, rappellent les membres du collectif.

    Au travers des critiques du contrat d’efficience et de ses suppressions de postes, le collectif dénonce la démolition de la santé publique. « Quand on met plus d’infirmières dans les différents services, les gens meurent moins, cela a été démontré. On a besoin de personnel pour du soin de qualité. On est en train de priver l’hôpital des ressources dont il a besoin. Il faut agir pour défendre le service public hospitalier et son personnel », se lamente David Almosnino, médecin anesthésiste-réanimateur à Aubagne.

    Le nouvel établissement toujours d’actualité

    Pour lutter contre le manque de capacité d’accueil et de soin d’Edmond-Garcin et renforcer sa présence sur le terrain, le collectif de défense de l’hôpital envisage de partager une pétition et d’écrire une lettre ouverte aux élus locaux. Le projet du nouvel hôpital apparaît aussi comme une solution au vu de l’état présent du centre hospitalier d’Aubagne. « La nécessité l’impose, on ne peut plus rester dans l’hôpital actuel. Il a plu dans les locaux la semaine dernière », s’alarme Cristel Migliaccio.

    Le collectif exprime par ailleurs sa volonté de s’inscrire dans un mouvement plus large. « Il existe une cohorte nationale qui regroupe différentes associations et collectifs comme le nôtre et qui se réunit prochainement à Remiremont, dans les Vosges. Il s’agit d’être mieux organisé. Cette coordination au plan national permettrait d’avoir un impact plus profond », explique Yves Perrin-Toinin, médecin retraité et ancien conseiller municipal (PCF) à Aubagne.

  • Stéphane Sparagna, le destin contrarié d’un éternel olympien

    Stéphane Sparagna, le destin contrarié d’un éternel olympien

    Symbole d’une jeunesse prometteuse à l’époque où « El Loco » s’asseyait sur sa glacière, Stéphane Sparagna a tourné la page olympienne.

    À 31 ans, le défenseur marseillais, originaire de Saint-Loup (10e), a rejoint en début de saison l’USM Endoume-les-Catalans, en Régional 1. « Mon contrat avec l’OM s’est terminé le 30 juin et je n’ai pas été prolongé », raconte-t-il. Comme Sofiane Sidi Ali ou Kassim Abdallah avant son arrivée au staff du SC Aubagne Air-Bel, Sparagna a joué le rôle de « grand frère » auprès des jeunes de la réserve phocéenne.

    En quête d’un nouveau projet dans le Sud ou à l’étranger, l’ancien joueur de l’Uspeg a été freiné par une fin de saison compliquée. Opéré d’une hernie en mars, il a vu son temps de jeu diminuer. « Cet été, je n’ai finalement pas eu de proposition intéressante correspondant à mes attentes, dans la région ou ailleurs. Dans le Sud, le principal frein était financier et contractuel », explique-t-il, conscient du coût des contrats fédéraux pour les clubs. Un appel de Guillaume Bosca et Taoufik El Faqyh, avec qui il a évolué respectivement au Red Star et à Aubagne, a finalement rebattu les cartes, ouvrant la voie à un nouveau défi sous les couleurs d’Endoume. Des discussions avec Fos-sur-Mer s’étaient auparavant enlisées, le club s’est montré « frileux » sur les aspects médical et financier.

    Sparagna avait aussi été
    en contact avec l’AS Cannes
    de Djamal Mohamed et le SC Toulon, qui l’avait déjà approché la saison précédente. L’ancien Olympien a aussi reçu des propositions de clubs de deuxième division américaine (USL), sans succès également.

    Étiquette « joueur fragile »

    Malgré cinq expériences hors de Marseille (Auxerre, Boavista, Villafranquense, Red Star et Aubagne), Sparagna est resté attaché à l’OM. Formé puis lancé chez les professionnels par Marcelo Bielsa, il a pu « boucler la boucle » en passant près de six mois avec le groupe professionnel sous Gennaro Gattuso et Jean-Louis Gasset à partir de janvier 2024.

    « C’était deux approches totalement différentes », souligne le défenseur présent dans le groupe à Monaco, à peine un mois après son retour. « Gattuso aimait faire participer beaucoup de jeunes du centre de formation, pas forcément titulaires ou performants, comme des sparring-partners. Ça m’a étonné, car j’ai toujours connu le mérite, mais ce genre d’initiative se fait partout aujourd’hui », observe-t-il, en opposant cette méthode au style plus « traditionnel » de Gasset. « Il était plus proche des joueurs, c’était comme un papa pour nous. » Sparagna a aussi fréquenté brièvement Roberto De Zerbi, dont l’approche lui rappelait Bielsa. « On recherchait tout le temps un peu l’excellence et la perfection. »

    Au centre de formation, il a côtoyé Kelyann Bezahaf, « la belle surprise à ses yeux » malgré quelques réticences initiales, Nouhoum Kamissoko, qu’il juge « le plus à même de jouer » grâce à sa maturité, et Keyliane Abdallah, dont il salue la résilience après « une première partie de saison passée où il était un peu au fond du trou ». « On leur a donné l’occasion de s’exprimer et ils ont su la saisir. Le plus dur, désormais, est de maintenir ce rythme, de progresser et de travailler pour enchaîner les bonnes performances », résume celui qui a vécu la même situation douze ans plus tôt.

    Son ascension a toutefois été freinée par plusieurs blessures, au genou en 2018, au ménisque en 2019 et aux ligaments croisés en 2022. « J’en ai eu une à chaque fois que j’aurais pu franchir un palier », déplore-t-il, en reconnaissant ne pas avoir su gérer sa carrière sur le plan physique. « Ce qui me frustre le plus, ce n’est pas d’avoir été blessé, mais qu’on m’ait collé l’étiquette de joueur fragile dans ce milieu », confie avec amertume Stéphane Sparagna, marqué par cette image indélébile.

  • [Football] Aubagne enchaîne les défaites

    [Football] Aubagne enchaîne les défaites

    Cette septième défaite de la saison n’a toutefois pas de conséquence directe sur leur position au classement. Ils pointent toujours à la seizième place du championnat, mais commence à se faire rattraper par Villefranche, dernier avant cette journée de championnat, qui s’est imposé contre Cannes (2-1). Les Marine et Or profitent désormais d’une pause d’une dizaine de jours avant de se rendre, samedi 31 octobre, sur la pelouse du Versailles 78, présent sur la dernière marche du podium.

  • Le cancer d’Ana Gouffier n’a pas eu raison de sa passion

    Le cancer d’Ana Gouffier n’a pas eu raison de sa passion

    En 2024, Ana Gouffier réalisait une année exceptionnelle, marquée par plusieurs podiums régionaux et une qualification aux championnats de France de semi-marathon. « J’arrivais à courir en 1h40, avec de nombreuses victoires. J’avais fait une année hallucinante », se souvient celle qui s’est mise à la course à pied trois ans plus tôt, après la naissance de son deuxième enfant par césarienne. Jusqu’au jour où l’Aubagnaise, née en Roumanie, est contrainte d’abandonner une course à 3 km de l’arrivée. « Je me mets à vomir du sang, puis je manque de tomber dans les pommes », raconte Ana Gouffier. Les examens révèlent alors un cancer des ovaires. « Il y avait d’autres symptômes auxquels je n’avais pas fait attention », ajoute-t-elle.

    Cette épreuve lui a appris à écouter son corps. « Quand il y a un doute, c’est qu’il n’y a pas de doute. Il faut se faire confiance et être attentif aux signaux d’alerte. Moi, je n’ai pas voulu les écouter. J’étais focalisée sur la performance », reconnaît Ana.

    L’enfer, c’est les autres

    Malgré la douleur physique et mentale, la pensionnaire de la SCO Sainte-Marguerite et de l’association course pour la mémoire a fait preuve d’un courage et d’une détermination sans nom. « L’objectif, c’est d’essayer, à chaque fois, de faire mieux, de m’entraîner davantage. Pas forcément pour me prouver quelque chose, mais plutôt pour me dire que je me bats avec mon corps, et non contre lui », souligne-t-elle, consciente que le regard des autres est un poids supplémentaire. « Comme j’ai eu un traitement et pas de chimiothérapie, parce que j’ai eu une ablation de la partie cancéreuse, je n’ai pas perdu tous mes cheveux. C’est devenu une maladie invisible. On me faisait donc des remarques comme “si tu ne perds pas tes cheveux, c’est que tu n’as rien de grave” ou “avant tu étais super forte, maintenant t’es nulle” », déplore-t-elle.

    Son retour sur le chemin de l’entraînement n’a pas été de tout repos. « Tout le club était passé devant moi. Je n’arrivais plus à avancer », confie l’ingénieure d’études. Elle a persévéré en multipliant les entraînements, mais elle a mis un an avant d’accepter de courir avec « ce petit truc en plus ». Et pour aller de l’avant, elle est repartie de zéro, avec le soutien du Martégal Samir Dahmani, spécialiste du demi-fond. « Il m’a coaché jusqu’au marathon de Paris où j’ai atteint mon objectif de 3h30 », se félicite Ana, pour qui aucune distance ne l’impressionne. Elle s’attaque désormais aux championnats du monde master outdoor (W35), aux Pays-Bas, en 2028.

  • Aucune voix contre la hausse des tarifs de la RTM

    Aucune voix contre la hausse des tarifs de la RTM

    La présentation des augmentations de tarifs de la RTM pour la plupart des usagers, en amont du conseil métropolitain, a déclenché un tourbillon de colère sur les réseaux sociaux. Une floraison de pétitions a recueilli des signatures par centaines en moins d’une journée, après la mobilisation déjà lancée, cet été, par l’Union syndicale des retraités CGT.

    Mais l’indignation a été bien plus mesurée dans l’hémicycle, au moment de voter la grille tarifaire qui tourne la page de la gratuité, un vote qui n’a recueilli aucune opposition. La plupart des élus du pays d’Aubagne ont fait le choix de s’abstenir, leur gratuité étant pour l’instant maintenue. L’ancienne présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, a fait le même choix, elle qui avait étendu le dispositif à davantage de bénéficiaires. Ainsi que l’extrême droite, qui prône coupes dans le fonctionnement et chasse à la fraude.

    « Avancée à reconnaître »

    « Cette réforme essaie d’apporter de la justice dans les transports, elle permet de protéger le pouvoir d’achat des plus modestes », défendait la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali. Elle insiste sur le « bouclier social » inscrit dans ces mesures, avec la gratuité maintenue pour les moins de 11 ans, un abonnement annuel à 20 euros pour les lycéens et étudiants boursiers, les bénéficiaires de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), les retraités non imposables, et les rabais à venir en fonction du quotient familial. « Bien sûr que nous aurions aimé garder une gratuité, mais il faut un peu de cohérence, pour la dignité même de la personne, il est important de dire qu’elle contribue, même si la somme est modique. » L’adjoint marseillais (EELV) à la jeunesse, Amine Kessaci, vient à sa rescousse : « Vous portez quelque chose d’un courage absolu, mettre des réponses politiques à un cri, celui de la jeunesse mobilisée. »

    Peu importe que l’élu d’opposition (Ren.) Romain Simmarano rappelle la promesse de campagne d’une gratuité pour les moins de 26 ans. « La gratuité est difficile à tenir lorsqu’elle est appliquée trop largement », expose plus crûment le maire (DVD) de Saint-Mître-les-Remparts, Vincent Goyet.

    Le vice-président (PCF) du groupe de la gauche métropolitaine, Laurent Belsola, doit lui adopter une position d’équilibriste. « La mise en place d’une tarification solidaire constitue une avancée qu’il faut savoir reconnaître : celle de faire en sorte que le prix des transports ne soit pas un obstacle à la mobilité », estime-t-il. Il salue le moratoire obtenu par le pays d’Aubagne, où les transports sont gratuits depuis 2009. « Nous devons nous donner les moyens d’aller plus loin, notre ambition doit être de lever tous les freins à la mobilité », ajoute l’édile de Port-de-Bouc.

    De quoi rappeler la motion présentée par la présidente de la RTM pour demander au gouvernement le déplafonnement du versement mobilité payé par les employeurs. Une demande qui était aussi inscrite dans la motion présentée par le président (LR), Nicolas Isnard, dénonçant les coupes du projet de loi de finances, mais qui a été retirée pour recueillir l’assentiment de l’extrême droite.

    Le maire (DVG) d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, remercie de son côté le président de la Métropole, avec un moratoire qui « évite une rupture brutale », le fruit de la mobilisation des habitants, rappelle-t-il. « Partout en France, la gratuité n’est plus regardée comme une anomalie, mais comme la réponse la plus moderne, la plus juste face à la crise du pouvoir d’achat et le dérèglement climatique », défend-il. Pourtant concerné par cette même gratuité, le maire (DVD) de Roquevaire, Eric Bouillé, accepte de l’abandonner, « une question d’équité, d’équilibre et de solidarité », assure-t-il. Le vice-président (DVG) aux transports Frédéric Vigouroux alerte de son côté : « Le modèle économique des transports n’est plus assuré. »

    Une crainte d’autant plus forte pour l’intercommunalité qui, enfin, a adopté un budget à l’équilibre. Mais qui regarde avec inquiétude l’année qui arrive. « Nos travaux démontrent que nous sommes face à un Himalaya », alerte le vice-président aux finances, David Ytier.

  • Le collégien d’Aubagne écroué, un autre adolescent placé en garde à vue

    Le collégien d’Aubagne écroué, un autre adolescent placé en garde à vue

    Nouveau rebondissement dans l’affaire de la fusillade au collège Lakanal d’Aubagne, où un élève a blessé son proviseur et une professeure avec un fusil de chasse, lundi matin.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, la détention provisoire du mineur, qui avait été requise par le parquet national antiterroriste (Pnat), s’est vue confirmée, explique l’avocat du jeune, Me Fabrice Giletta : « Cette journée a été longue et éprouvante et s’est achevée à l’instant devant le juge des libertés et de la détention, comme on pouvait s’y attendre, avec une incarcération de mon client. »

    L’avocat a également nuancé l’évaluation psychologique réalisée au moment de la garde à vue du collégien. « C’est trop rapidement dit », accuse Me Fabrice Giletta, qui précise que « l’instruction aura aussi pour but de creuser cet aspect des choses par le biais d’expertises ». Le mis en cause conteste aussi toute « tentative d’homicide », affirmant « avoir eu soin de viser des zones non létales ». Olivier Christen, procureur de la République antiterroriste et à la tête du Pnat, confirme que le collégien est « le plus jeune mis en cause » qui soit « passé à l’acte », dans les dossiers relevant de l’anti-terrorisme.

    Menace « marginale »

    Au micro de France Info jeudi matin, Olivier Christen est revenu sur la mouvance « True Crime Community », communauté numérique qui glorifie les tueries de masse et leurs auteurs. L’adolescent incarcéré est suspecté d’y adhérer, notamment en raison de republications sur les réseaux sociaux en lien avec cette mouvance violente découvertes sur ses appareils numériques. « C’est une menace pour laquelle on a un nombre de procédures qui reste relativement faible, qui est cependant un point de préoccupation, pas uniquement en France, mais dans beaucoup de pays de l’Union européenne, parce qu’on la voit croître », explique-t-il, en précisant que cela reste « totalement marginal par rapport au reste de la menace terroriste ».

    Mais l’affaire prend désormais une nouvelle dimension, avec l’interpellation et le placement en garde à vue d’un autre adolescent de 13 ans, mercredi, en fin de journée. Habitant dans le nord de la France, ce jeune est « soupçonné d’avoir été en lien avec le collégien-tireur », notamment via le réseau TikTok, selon Franceinfo, ce jeudi. Des « précisions complémentaires seront apportées à l’issue de la garde à vue », assure l’AFP.

    Le proviseur, blessé à la jambe par le collégien, est toujours hospitalisé. Il ne souhaite pour le moment pas recevoir de visite. Le maire (DVG) d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, et plusieurs autres élus sont en contact lui et la professeure blessée, d’après le cabinet du maire. En ce qui concerne le CPE, qui a immobilisé le collégien armé, « nous ferons tout, avec son accord, pour mettre en avant son geste héroïque », affirme la municipalité.

  • À Aubagne, la détention provisoire requise contre le collégien

    À Aubagne, la détention provisoire requise contre le collégien

    La garde à vue du mineur a pris fin mercredi, en milieu de matinée. Ce dossier est supervisé par le Parquet national antiterroriste (Pnat). Celui-ci a ouvert, mercredi, une information judiciaire pour les chefs suivants : tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, en l’espèce ayant visé des enseignants ou des membres des personnels de collège ; association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes ; port et transport sans motif légitime d’armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie C et D.

    Le placement en détention provisoire du mineur a été requis. Les investigations vont se poursuivre « sous la direction de trois juges d’instruction antiterroristes du tribunal judiciaire de Paris co-saisis ».

    Préméditation

    Dans un communiqué, le Pnat éclaire le parcours du collégien au sein de l’établissement, ainsi que l’arme qu’il a utilisée, « un fusil de chasse à canons superposés de marque Integra, modèle Slug, calibre 12 » avec « 14 munitions dont quatre percutées et un couteau pliable ».

    D’après le parquet, le jeune a pénétré lundi dans son collège, vers 9h20, « intégralement vêtu de noir et ganté ». Il a blessé par balles le proviseur et une enseignante. Puis, à l’étage, il a tiré au sol « devant une enseignante ». Dans une autre classe, il tirait « au-dessus » d’une professeure, « sans la blesser ». L’attaque a pris fin grâce à l’intervention du conseiller principal d’éducation.

    L’adolescent « reconnaît la matérialité des faits » et admet « avoir mûri son projet depuis plusieurs mois ». Il conteste « avoir voulu tuer des personnes ciblées ». Il explique que son acte aurait été motivé par « une volonté de vengeance en raison d’un harcèlement par ses professeurs et ses camarades », version qui « n’apparaît pas corroborée » à ce stade de l’enquête, selon le Pnat.

    Sur le profil, le jeune n’avait aucun antécédent judiciaire. L’examen psychologique réalisé « ne concluait pas à l’existence d’une pathologie psychique ». Il reconnaît avoir été « influencé » par la mouvance numérique True Crime Community, réseau virtuel dont les membres sont fascinés par les tueries de masse et leurs auteurs. Mais il conteste « avoir inscrit son action au nom de la True Crime Community ».

    Le parquet a donné des nouvelles des blessés. Le proviseur, lourdement touché, est toujours hospitalisé. Son ITT est fixée à 45 jours. La professeure est sortie de l’hôpital avec un ITT de 10 jours. L’établissement n’a toujours pas rouvert pour les élèves. Leur retour se fera progressivement à partir de jeudi, pour des temps d’échanges et d’écoute. Les cours reprendront après les vacances de la Toussaint.

    Le CPE distingué ?

    Alors que l’assaillant poursuivait son périple après avoir tiré plusieurs balles dans l’enceinte de l’établissement, c’est le CPE qui a réussi à désarmer et immobiliser l’élève de 14 ans, pendant qu’il descendait les escaliers. « Un acte héroïque », sans lequel « il aurait pu avoir beaucoup plus de victimes », d’après des élèves du collège. « Il y a une médaille de la ville qui est décernée, à qui le mérite. Je pense qu’il a de bonnes chances de l’avoir », confiait mardi le maire. Jean-Pierre Squillari (DVG), qui précise malgré tout que le CPE « n’aimerait pas qu’on le considère comme un héros ». S.V.