Tag: Ville

  • Les jeunes initiés à différents sports

    Les jeunes initiés à différents sports

    La Ville de Marseille, à travers le programme « Tremplin du sport », promeut depuis plusieurs années « des activités sportives variées, pour tous les jeunes de 6 à 14 ans, pendant les vacances », explique Eric Mery (MadMars), adjoint au maire délégué aux Sports. Des initiations sont proposées aux enfants, avec par exemple de l’escalade, du tir à l’arc, du rugby ou encore de la boxe, afin de favoriser la pratique d’une activité physique et le partage des valeurs du sport.

    « C’est important pour nous de faire découvrir des sports différents. Et qui sait, peut-être que l’on va créer des vocations », poursuit l’élu. « Les centres sociaux sont bien au courant désormais, donc on a toujours une affluence sympa. Mais le grand public connaît moins », précise-t-il, en rappelant que les initiations sont ouvertes aux centres sociaux comme aux autres jeunes, sans réservation.

    Au cours de ces vacances, le dispositif s’est décliné en huit événements dans l’ensemble des secteurs de la ville, afin de toucher le plus grand nombre de jeunes marseillais. L’après-midi de vendredi est venue clôturer une semaine de sport. « Pendant les vacances de la Toussaint, 800 enfants ont participé au “Tremplin du sport”. Depuis le début du programme, ce sont environ 5 000 jeunes que nous avons pu toucher », se satisfait Eric Mery.

    Pour Moon, qui travaille au centre social de la Corderie, « c’est cool comme projet, parce que, souvent, c’est dur de les intéresser ». Il est venu, cet après-midi, avec douze jeunes âgés de 11 à 15 ans. « Le beau temps et le fait que les activités changent régulièrement, ça les motive encore plus. »

  • [Collectivités] Montpellier vise la souveraineté numérique

    [Collectivités] Montpellier vise la souveraineté numérique

    Et si Montpellier apprenait à se passer de Microsoft ? La Métropole et la Ville veulent réduire leur dépendance aux géants technologiques étrangers et reprendre le contrôle de leurs données. Adoptée à l’unanimité en conseil de Métropole le 13 octobre, la trajectoire de souveraineté numérique fixe un cap pour les six prochaines années : privilégier des « solutions numériques souveraines, interopérables, réplicables et européennes ».

    L’enjeu est d’abord celui de la souveraineté et de la protection des données, dans un contexte de tensions géopolitiques et de cyberattaques. « La donnée, c’est le pouvoir. La maîtriser est une condition de notre souveraineté », résume le maire et président de la Métropole, Michaël Delafosse. Mais la dépendance aux géants du numérique pèse aussi sur les finances. La collectivité entend ainsi abandonner Microsoft 365, utilisé quotidiennement par les agents pour Word, Excel ou Teams. Selon Manu Reynaud, vice-président de la Métropole délégué à la souveraineté numérique, la facture atteint « 1,8 million d’euros de licences par an. Et à chaque renouvellement de contrat, tous les 3 ans environ, on nous propose une augmentation de 15 à 40% sans forcément de plus-value », indique-t-il. La collectivité a donc décidé de remplacer Microsoft 365 par une autre suite collaborative. Au total, quelque 600 logiciels seraient à remplacer dans un délai de deux ans, selon les éléments présentés lors du débat.

    « Il ne s’agit pas d’être pour ou contre Microsoft, pour ou contre une société américaine, il s’agit de ne plus être dépendant technologiquement et financièrement », insiste Manu Reynaud. Pas question, pour autant, de tout changer du jour au lendemain : la transition devra prévoir « des alternatives offrant un service équivalent ainsi que l’accompagnement des agents dans ces nouveaux usages, car les agents et les utilisateurs sont la clé du changement », insiste l’élu en charge du dossier.

    Un outil public

    ouvert aux communes

    L’enjeu dépasse les factures. Cyberattaques, tensions internationales et concentration des données entre les mains de quelques entreprises font peser des risques sur la continuité des services publics. « Ce qui se joue derrière, ce sont nos libertés, notre souveraineté et notre capacité à la maîtriser », alerte Michaël Delafosse.

    Montpellier ne part pas de zéro. La collectivité utilise déjà des logiciels libres, développe certaines applications en interne et dispose d’un portail d’open data. Avec d’autres métropoles, elle a également contribué à la démarche TIE Break (trajectoire d’indépendance numérique européenne), destinée à mesurer les dépendances numériques et à organiser leur réduction.

    La prochaine étape consiste à réfléchir à la création d’un opérateur public de souveraineté numérique. « Ce que nous construisons ici, c’est une infrastructure publique numérique et une plateforme territoriale. Nous allons organiser cette trajectoire avec l’intégralité de nos opérateurs publics », détaille Manu Reynaud. La TaM, Altémed avec ACM Habitat, la Régie des eaux, l’office de tourisme, Montpellier Events, les services funéraires pourraient ainsi être associés à cette démarche, ouverte également aux communes volontaires. « L’idée n’est pas de construire une forteresse numérique. C’est un écosystème public, ouvert, interopérable et résilient », souligne l’élu.

  • Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Un peu plus de six mois après l’installation de sa nouvelle équipe municipale, Josée Massi a dressé, mercredi matin, un deuxième bilan de son début de mandature. Une conférence de presse qui a permis à la maire (sans étiquette) de détailler les actions engagées autour de ses trois priorités : la sécurité, la proximité et l’attractivité. Sur les 110 engagements et 20 priorités de sa feuille de route, elle revendique un taux de réalisation de 87%. « Écouter, concerter et décider », résume-t-elle pour rappeler sa méthode.

    Sur le volet sécurité, la municipalité met en avant le renforcement de la présence policière au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var. Depuis la mise en place des points d’appui, 519 patrouilles ont été effectuées dans le premier quartier et 249 dans le second. La Ville annonce également 387 doléances traitées et plus de 350 verbalisations ou interventions dans ces secteurs. Et le cap qui fixe le recrutement de dix policiers municipaux supplémentaires chaque année est maintenu au budget 2027.

    Autre annonce : un arrêté doit paraître aujourd’hui pour encadrer l’usage des trottinettes et autres engins motorisés dans l’hypercentre, avec une interdiction de circulation dans la zone piétonne ainsi que le port du casque et du gilet jaune qui devient obligatoire. Il rentrera réellement en vigueur dès lundi, le temps de laisser les usagers s’équiper, mais avec des verbalisations annoncées à partir de cette date.

    La maire entend également mieux coordonner les maraudes auprès des personnes sans domicile fixe, tout en demandant à l’État de renforcer les capacités d’hébergement d’urgence. « Chacun doit faire sa part », insiste-t-elle.

    Pour couper court définitivement aux rumeurs concernant la construction d’un nouveau stade alimentées par le président du RCT, Josée Massi a une nouvelle fois affirmé que « Mayol restera Mayol ! » En revanche, la Ville a lancé une étude globale sur son devenir, avec une assistance à maîtrise d’ouvrage, afin d’examiner plusieurs scénarios allant de la rénovation à la réhabilitation.

    « Mayol restera Mayol ! »

    « Mayol restera Mayol. Il n’y a pas de débat », martèle la maire à nouveau, en rappelant que le stade appartient à la Ville. Mais aussi que les investissements que Toulon consacre à l’infrastructure sont réguliers et conséquents. Après plus de cinq millions d’euros destinés à l’éclairage et à la sonorisation, une pelouse hybride a été installée cet été pour 850 000 euros. Sans compter que le club s’acquitte d’une redevance et d’un loyer tellement bas que la Chambre régionale des comptes avait estimé important de le souligner, considérant presque cela comme une anomalie.

    Le premier adjoint Julien Orlandini est revenu, lui, sur la consultation citoyenne consacrée au Faron qui constitue un autre enseignement majeur de ce bilan, avec près de 3 200 personnes qui se sont exprimées. « Pour 92,4% des répondants, la priorité est claire : préserver le site naturel avant d’y développer de nouveaux aménagements », se réjouit-il. Une grosse majorité demandant même la limitation de la circulation automobile.

    Ce qui ressort également c’est le désir que l’accueil et le balisage soient améliorés. « Nous allons à présent passer de la consultation à la concertation, en associant dès novembre les associations, les services métropolitains et les acteurs concernés », ajoute Julien Orlandini. Et un plan d’action est attendu d’ici au début du mois de mars. La réflexion porte aussi sur l’évolution du zoo. « On veut absolument faire évoluer la fauverie existante, puisque c’est essentiellement de ça dont il s’agit, en une ferme pédagogique mettant en valeur la fane et la flore méditerranéennes », explique Josée Massi.

    Concernant l’attractivité, la Ville travaille aussi à une harmonisation des périodes de gratuité dans les parkings souterrains concentrées sur des créneaux plus pertinents, notamment le mercredi après-midi ou le samedi, avec l’objectif de soutenir davantage les commerces du centre-ville.

    Parmi les dossiers prioritaires sur lesquels travaille la municipalité : la demande de dérogation pour pouvoir faire bénéficier des fonds de l’Anru au quartier de Sainte-Musse et de la Grande Plaine et, entre autres, faire passer dans l’habitat social la copropriété privée délabrée qui compose ce dernier afin de la réhabiliter.

    Bref, un début de mandature placé sous le signe des engagements tenus.

  • Un premier « Grand Repas » à Montpellier

    Un premier « Grand Repas » à Montpellier

    L’ambiance était à la fête ce jeudi midi à l’école Joan-Mirò de Montpellier. Pour le déjeuner, les élèves accueillaient le chef Guillaume Leclère, distingué d’une étoile au guide Michelin. Le restaurateur montpelliérain était venu leur présenter un repas spécial, élaboré avec le responsable de la production dans les cantines de la ville, Fabrice Freu.

    La démarche s’inscrivait dans le « Grand Repas », un événement national visant à promouvoir la gastronomie et ses savoir-faire. Le concept consiste à proposer une fois par an, à l’échelle d’un territoire, un menu unique à base de produits de saison et locaux. Dans l’Hérault, le binôme formé par Guillaume Leclère et Fabrice Freu a préparé un plateau végétarien. À la carte, un crémeux de pois chiches de Villeneuve-lès-Maguelone, du butternut de Restinclières, des sablés de Lunel… Ce repas a été partagé dans les 85 cantines scolaires de Montpellier mais aussi dans les écoles de Fabrègues ou de Prades-le-Lez ou encore dans un Ehpad* à Sète.

    L’opération se voulait éducative et ludique. « C’est important que les enfants comprennent le circuit de production local, la valeur des produits, leur saisonnalité », a expliqué Marie Massart, l’adjointe au maire de Montpellier déléguée à la politique alimentaire. À l’école Joan-Mirò, les élèves ont même bénéficié des explications de jeunes professionnels en formation au lycée hôtelier Georges Frêche. À l’aide d’échantillons de produits bruts, comme une courge ou des plantes aromatiques, les plus grands ont expliqué aux plus petits comment le plat du jour avait été fabriqué.

    Valoriser des avancées

    D’après Marie Massart, ce repas exceptionnel dans sa forme s’inscrivait dans la continuité des récentes évolutions du service de la restauration scolaire. « Ce sont des produits qu’on a l’habitude de servir aux enfants. On est déjà à plus de 40% de produits bio. Ceux qui le souhaitent peuvent manger végétarien tous les jours et il y a deux repas végétariens par semaine pour tous », a-t-elle rappelé. La coopération avec un chef cuisinier étoilé a donné quelques nouvelles idées à Fabrice Freu. Celui qui supervise tous les jours plus de 16 000 repas dans les cantines énumère, enthousiaste : « Associer les légumineuses avec les légumes, utiliser les graines, qui amènent du craquant et un côté torréfié que les gamins apprécient… »

    Ce « Grand Repas » pourrait préfigurer la future Cité de l’alimentation. Prévu pour 2028, cet équipement comprendra un jardin pédagogique. Il abritera aussi la nouvelle cuisine centrale de la ville. Les agents disposeront d’installations
    pensées pour travailler davantage les produits bruts. Contrairement à aujourd’hui, ils pourront préparer les desserts. L’approvisionnement auprès des producteurs locaux sera favorisé grâce à une coopération avec le Marché Gare, le marché de gros de Montpellier. « On espère bien continuer les partenariats avec les chefs de Montpellier, étoilés ou non », imagine Marie Massart.

    * Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

  • Inauguration de la crèche du Phare Lamalgue à Toulon

    Inauguration de la crèche du Phare Lamalgue à Toulon

    Un projet qui témoigne, explique-t-elle, d’une confiance entre partenaires : la Caisse nationale militaire de Sécurité sociale, la CAF du Var et la Ville de Toulon.

    Avec l’Îlot Lamalgue, 104 places pour les enfants de 3 mois à 3 ans sont mises à disposition des familles civiles et militaires, pour profiter de l’ensemble des aménagements réalisés. L’occasion pour la première magistrate de saluer le travail des équipes de la petite enfance.

  • À Avignon, les policiers municipaux bientôt équipés de tasers et de caméras

    À Avignon, les policiers municipaux bientôt équipés de tasers et de caméras

    Depuis plus de trois mois, Olivier Galzi (DVD) serine que les caisses de la Ville sont vides, accusant l’ancienne majorité de gauche d’avoir laissé un « champ de ruines ». Encore actuellement, des moyens humains sont insuffisants pour ouvrir convenablement les bibliothèques ou les piscines. Mais évidemment, il reste quelques euros à investir, répondant à des choix politiques. « On n’a pas d’argent, mais on peut quand même faire avancer les dossiers sur les trois promesses phares de notre programme », assurait le maire fin août. Notamment sur le volet sécurité, où trois renforts de policiers municipaux en brigade de nuit sont arrivés.

    Mais ce n’est pas tout. À la mi-janvier, la police municipale devrait voir arriver un imposant renfort de matériel : des Taser et des caméras piétons. La Ville vient en effet de lancer un marché, qui court jusqu’au 12 novembre, pour faire l’acquisition, dans un premier temps de 30 pistolets à impulsion électrique (PIE) et 90 caméras piétons. Pas vraiment une surprise, la mesure étant dans le programme du candidat Galzi. « Les policiers gardent leurs armes actuelles, mais le taser sera un complément pour pouvoir avoir une riposte graduée dans les situations sensibles », proposait-il fin janvier. « C’est la suite logique des promesses faites par le candidat », nous répond la Ville, pour qui cet investissement répond à un besoin de « protéger nos agents et réduire leurs risques de blessures graves d’autant qu’il y a la volonté qu’ils soient désormais sur le terrain et non plus dans des bureaux », poursuit la municipalité.

    Batteries, cartouches…

    la facture grimpe

    Le marché, consulté par La Marseillaise, table sur une durée de 4 ans. La municipalité souhaite se doter de tasers 10, soit ce qu’il se fait de mieux actuellement sur le marché. Ils sont d’ailleurs directement reliés à la caméra piéton qui se déclenche lors de son usage et ne doivent servir qu’en cas de légitime défense… « Ces PIE doivent être équipés de systèmes de contrôle permettant d’assurer la traçabilité et la vérification de leur utilisation, et chaque usage donne lieu à un enregistrement visuel et sonore », lit-on dans le marché. « L’utilisation de l’arme est soumise à une mise en garde orale préalable, suivie d’un pointage au faisceau laser vert », précise aussi la commande municipale. Une arme qui ne doit viser ni la tête ni le cou et qui est « interdite à l’encontre des enfants et des femmes enceintes ainsi qu’à l’encontre du conducteur de tout véhicule terrestre en mouvement ».

    L’onde électrique de 50 000 volts est d’une durée maximale de 5 secondes et peut être coupée avant. « Tu vois ce qui se passe, tu es conscient, mais tu es déconnecté, tu ne ressens plus rien, comme une micro-anesthésie », nous glisse un policier municipal, pas en fonction à Avignon, et qui a servi de cobaye lors de sa formation au taser. Une mise en situation qui n’est plus obligatoire lors des formations d’usages. L’autre partie du marché concerne les caméras piétons. La Ville avait fait l’acquisition de quelques unes il y a près de 10 ans mais désormais obsolètes. « Seules quelques caméras sont encore opérationnelles. L’autonomie insuffisante des batteries ainsi que l’impossibilité d’exploiter les vidéos depuis plusieurs sites sont deux points faibles du parc actuel », est-il indiqué dans le marché.

    Si, ni le marché, ni la Ville, n’évoquent la question financière, il s’agit d’un lourd investissement qui avoisinerait les 200 000 euros selon nos estimations. Car au prix d’un taser, autour de 3 000 euros, et de 1 000 euros la caméra, tout un tas d’équipements supplémentaires et obligatoires font grimper la facture : batteries, socles de recharge, étuis, combinaisons d’entraînement, cartouches, licence d’utilisation. Chaque agent formé doit aussi annuellement tirer une cartouche réelle (d’un coût d’environ 220 euros) et deux d’entraînements (35 euros la cartouche). À ce prix-là, pas sûr que la centaine de policiers municipaux soient tous habilités à se servir d’un taser.

  • Nîmes lance son conseil local de la santé mentale

    Nîmes lance son conseil local de la santé mentale

    Ce n’est pas un nouveau guichet de psychiatrie. Et c’est justement tout l’enjeu. Mercredi 7 octobre, au Centre des congrès, Nîmes installe son Conseil local de santé mentale (CLSM), un espace où doivent enfin se parler celles et ceux qui travaillent trop souvent chacun dans leur couloir : soignants, travailleurs sociaux, associations, éducateurs, acteurs du logement, de la culture ou du sport, proches et personnes directement concernées. Le dispositif n’a pas vocation à suivre des situations individuelles, mais à construire des réponses collectives à l’échelle de la ville.

    Le chantier est loin de partir de zéro : une enquête menée en 2025 par les sociologues Christian Laval et Pauline Rhenter, complétée par plusieurs temps collectifs, a mobilisé près de 200 participants. Et à Nîmes, le constat est rude : en 2023, 51,6 habitants sur 1 000 étaient pris en charge pour une maladie psychiatrique, contre 40,2 au niveau national.

    « Il est hors de question d’organiser la prise en charge de la santé mentale comme si elle était isolée », insiste Olivier Bénézet, conseiller municipal délégué à la santé mentale et à la lutte contre les addictions. Et le rapport de préfiguration lui donne du grain à moudre : 31% des Nîmois vivent sous le seuil de pauvreté, et jusqu’à 70% dans certains quartiers prioritaires. Logement, revenus, droits sociaux, travail, scolarité, isolement : la santé mentale est aussi une affaire de conditions de vie.

    Recoudre les parcours

    C’est là que le CLSM doit tenter de recoudre les parcours. « L’objectif est de mieux connaître les ressources existantes à Nîmes, de repérer les besoins du territoire et de faire travailler ensemble des acteurs qui interviennent parfois séparément », résume Bénézet. Car l’enquête de préfiguration pointe moins une absence de dispositifs qu’un système où ceux-ci peinent encore à se coordonner : sorties d’hospitalisation sans relais, délais d’attente, accès aux droits complexe, ruptures de logement ou manque de continuité entre psychiatrie, médico-social et secteur social.

    Une première feuille de route est attendue au premier trimestre 2027. Parmi les pistes déjà avancées : former davantage de professionnels aux premiers secours en santé mentale, rendre les dispositifs plus lisibles, prévenir les ruptures d’accompagnement ou mieux prendre en compte l’expérience des personnes concernées. « Il faut prendre conscience qu’on peut s’occuper de notre santé mentale comme on s’occupe de notre santé en général », souligne Sandrine Haas, coordinatrice du projet territorial de santé mentale du Gard.

    Le lancement pendant les semaines d’information sur la santé mentale doit aussi permettre d’ouvrir le sujet au-delà des cabinets médicaux, à travers une trentaine de rendez-vous mêlant ateliers, expositions et débats jusqu’au 18 octobre. « Je vois ce collectif comme un engrais, un faiseur d’idées, un faiseur de liens », conclut Haas, pour faire de la santé mentale une affaire de cité, et plus seulement de spécialistes.

  • À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    En septembre dernier, le conseil municipal annonçait la mise en place d’une complémentaire santé communale pour les Gardannais. La mutuelle Just, choisie par la majorité pour porter ce dispositif, organisait donc une réunion publique, ce lundi à la Maison du peuple Roger-Meï, qui intervient deux semaines après la signature d’une convention avec la Ville, le 1er octobre. Près de 200 personnes ont répondu présent.

    Le choix d’instaurer une mutuelle communale avait déjà été un argument de campagne, pour la majorité. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précisait, lors du dernier conseil municipal, Claire Campodonico, élue à la santé et vice-présidente du CCAS. « à aucun moment nous n’avons parlé d’argent, c’est une vraie solution de complémentaire santé que vous propose le maire et ses élus », rappelait également, en introduction de la réunion publique, David François, responsable Paca pour la mutuelle Just. Celle-ci a été présentée comme « indépendante » et à « but non lucratif ». à l’issue d’une réunion d’élus, quelques questions ont pu être posées. Plusieurs permanences ont également été proposées aux Gardannais souhaitant être accompagnés dans leurs démarches ou obtenir davantage de renseignements. Mais pour les deux élues d’opposition de gauche présentes dans la salle, qui avaient déjà émis des réserves sur le choix de Just, certaines zones d’ombre restent à éclaircir.

    Demande de transparence

    « On a beaucoup de questions, notamment sur la manière dont ils ont été choisis (…) Quelle mise en concurrence, sur quels critères, pourquoi eux et pas d’autres ? Nous n’avons pas la réponse », estime Marion Robert, élue d’opposition de gauche, qui souhaite plus de « transparence » à ce sujet. « On a l’impression que la commune se porte en “apporteur d’affaire” pour cette mutuelle », estime l’opposition, qui ajoute ne pas être « opposée du tout » au principe de proposer une complémentaire santé aux plus précaires, l’ayant elle-même proposée lors de sa campagne municipale.

    « J’ai contacté toutes les mutuelles sur la commune qui faisaient de la mutuelle communale. Notre but était d’en trouver une qui avait des avantages au niveau des couvertures et des tarifs, répond Claire Campodonico. On a retenu celle-ci puisqu’elle était la plus avantageuse, avec le plus de garanties et d’avantages. Ils prennent toutes les pathologies (en compte), n’ont pas de carence, remboursent les licences sportives, c’est rare… La proximité était également prise en compte. Le fait qu’ils viennent sur place, pour répondre aux questions des habitants, était un point important. » Selon l’élue, 150 demandes de rendez-vous avec Just ont été recensées, à l’issue de la réunion.

  • Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Réunissant plus de 47 clubs et associations ainsi que 200 bénévoles, cet événement 100% inclusif et solidaire a permis à des centaines de participants (petits et grands, valides et en situation de handicap) de s’initier gratuitement à des dizaines de disciplines. Portée conjointement par les comités départementaux Handisport et Sport Adapté avec le soutien de la Ville de Toulon, cette première édition réussie a vocation à se pérenniser pour les prochaines années.

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo