Tag: Ville

  • Nîmes lance son conseil local de la santé mentale

    Nîmes lance son conseil local de la santé mentale

    Ce n’est pas un nouveau guichet de psychiatrie. Et c’est justement tout l’enjeu. Mercredi 7 octobre, au Centre des congrès, Nîmes installe son Conseil local de santé mentale (CLSM), un espace où doivent enfin se parler celles et ceux qui travaillent trop souvent chacun dans leur couloir : soignants, travailleurs sociaux, associations, éducateurs, acteurs du logement, de la culture ou du sport, proches et personnes directement concernées. Le dispositif n’a pas vocation à suivre des situations individuelles, mais à construire des réponses collectives à l’échelle de la ville.

    Le chantier est loin de partir de zéro : une enquête menée en 2025 par les sociologues Christian Laval et Pauline Rhenter, complétée par plusieurs temps collectifs, a mobilisé près de 200 participants. Et à Nîmes, le constat est rude : en 2023, 51,6 habitants sur 1 000 étaient pris en charge pour une maladie psychiatrique, contre 40,2 au niveau national.

    « Il est hors de question d’organiser la prise en charge de la santé mentale comme si elle était isolée », insiste Olivier Bénézet, conseiller municipal délégué à la santé mentale et à la lutte contre les addictions. Et le rapport de préfiguration lui donne du grain à moudre : 31% des Nîmois vivent sous le seuil de pauvreté, et jusqu’à 70% dans certains quartiers prioritaires. Logement, revenus, droits sociaux, travail, scolarité, isolement : la santé mentale est aussi une affaire de conditions de vie.

    Recoudre les parcours

    C’est là que le CLSM doit tenter de recoudre les parcours. « L’objectif est de mieux connaître les ressources existantes à Nîmes, de repérer les besoins du territoire et de faire travailler ensemble des acteurs qui interviennent parfois séparément », résume Bénézet. Car l’enquête de préfiguration pointe moins une absence de dispositifs qu’un système où ceux-ci peinent encore à se coordonner : sorties d’hospitalisation sans relais, délais d’attente, accès aux droits complexe, ruptures de logement ou manque de continuité entre psychiatrie, médico-social et secteur social.

    Une première feuille de route est attendue au premier trimestre 2027. Parmi les pistes déjà avancées : former davantage de professionnels aux premiers secours en santé mentale, rendre les dispositifs plus lisibles, prévenir les ruptures d’accompagnement ou mieux prendre en compte l’expérience des personnes concernées. « Il faut prendre conscience qu’on peut s’occuper de notre santé mentale comme on s’occupe de notre santé en général », souligne Sandrine Haas, coordinatrice du projet territorial de santé mentale du Gard.

    Le lancement pendant les semaines d’information sur la santé mentale doit aussi permettre d’ouvrir le sujet au-delà des cabinets médicaux, à travers une trentaine de rendez-vous mêlant ateliers, expositions et débats jusqu’au 18 octobre. « Je vois ce collectif comme un engrais, un faiseur d’idées, un faiseur de liens », conclut Haas, pour faire de la santé mentale une affaire de cité, et plus seulement de spécialistes.

  • À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    À Gardanne, l’opposition sur la réserve au sujet de la mutuelle communale

    En septembre dernier, le conseil municipal annonçait la mise en place d’une complémentaire santé communale pour les Gardannais. La mutuelle Just, choisie par la majorité pour porter ce dispositif, organisait donc une réunion publique, ce lundi à la Maison du peuple Roger-Meï, qui intervient deux semaines après la signature d’une convention avec la Ville, le 1er octobre. Près de 200 personnes ont répondu présent.

    Le choix d’instaurer une mutuelle communale avait déjà été un argument de campagne, pour la majorité. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précisait, lors du dernier conseil municipal, Claire Campodonico, élue à la santé et vice-présidente du CCAS. « à aucun moment nous n’avons parlé d’argent, c’est une vraie solution de complémentaire santé que vous propose le maire et ses élus », rappelait également, en introduction de la réunion publique, David François, responsable Paca pour la mutuelle Just. Celle-ci a été présentée comme « indépendante » et à « but non lucratif ». à l’issue d’une réunion d’élus, quelques questions ont pu être posées. Plusieurs permanences ont également été proposées aux Gardannais souhaitant être accompagnés dans leurs démarches ou obtenir davantage de renseignements. Mais pour les deux élues d’opposition de gauche présentes dans la salle, qui avaient déjà émis des réserves sur le choix de Just, certaines zones d’ombre restent à éclaircir.

    Demande de transparence

    « On a beaucoup de questions, notamment sur la manière dont ils ont été choisis (…) Quelle mise en concurrence, sur quels critères, pourquoi eux et pas d’autres ? Nous n’avons pas la réponse », estime Marion Robert, élue d’opposition de gauche, qui souhaite plus de « transparence » à ce sujet. « On a l’impression que la commune se porte en “apporteur d’affaire” pour cette mutuelle », estime l’opposition, qui ajoute ne pas être « opposée du tout » au principe de proposer une complémentaire santé aux plus précaires, l’ayant elle-même proposée lors de sa campagne municipale.

    « J’ai contacté toutes les mutuelles sur la commune qui faisaient de la mutuelle communale. Notre but était d’en trouver une qui avait des avantages au niveau des couvertures et des tarifs, répond Claire Campodonico. On a retenu celle-ci puisqu’elle était la plus avantageuse, avec le plus de garanties et d’avantages. Ils prennent toutes les pathologies (en compte), n’ont pas de carence, remboursent les licences sportives, c’est rare… La proximité était également prise en compte. Le fait qu’ils viennent sur place, pour répondre aux questions des habitants, était un point important. » Selon l’élue, 150 demandes de rendez-vous avec Just ont été recensées, à l’issue de la réunion.

  • Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Réunissant plus de 47 clubs et associations ainsi que 200 bénévoles, cet événement 100% inclusif et solidaire a permis à des centaines de participants (petits et grands, valides et en situation de handicap) de s’initier gratuitement à des dizaines de disciplines. Portée conjointement par les comités départementaux Handisport et Sport Adapté avec le soutien de la Ville de Toulon, cette première édition réussie a vocation à se pérenniser pour les prochaines années.

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo

  • [Entretien] Josée Massi : « Nous aurons des candidats avec l’étiquette majorité municipale »

    [Entretien] Josée Massi : « Nous aurons des candidats avec l’étiquette majorité municipale »

    La Marseillaise : Les jeunes sont à nouveau mobilisés aujourd’hui pour réclamer des moyens pour l’enseignement. Comment l’ancienne professeure de mathématiques analyse-t-elle la situation ?

    Josée Massi : Leurs revendications sont légitimes. Je suis allée à leur rencontre, la semaine dernière, avec Monsieur le préfet, le futur président de la Région et le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) devant le lycée Bonaparte, dans lequel j’ai été élève puis j’ai enseigné, après avoir été pion comme on disait avant. Donc, je connais par cœur ces bâtiments. Je pense qu’en effet, ils ont un peu vieilli.

    Vous connaissez ma méthode, je suis plutôt pour écouter, consulter et trouver des solutions. Je regrette simplement que certains profitent de leur mobilisation pour casser. Mais, je le répète, ils ont des revendications tout à fait légitimes et il faut les écouter. Je leur ai d’ailleurs proposé une table tonde.

    Vous revendiquez depuis votre première élection une position sans étiquette. Est-ce toujours aussi important pour vous ?

    J.M. : Oui, c’est important. C’est uniquement l’intérêt général qui me guide à chaque fois. On peut avoir de bonnes idées à gauche et de bonnes idées à droite. Ce qui m’intéresse, c’est : qu’est-ce qui est bien pour les Toulonnais ? Dans ma liste, il y a des personnes de sensibilités différentes et je ne leur ai pas demandé d’être encartées. C’est pour cela que je ne me suis pas positionnée pour les sénatoriales. J’ai été beaucoup approchée pour aller sur des listes, mais j’ai fait le choix de rester cohérente. Après, la liberté de s’engager a été laissée à chacun tout en précisant simplement que rejoindre untel ou untel reviendrait à s’inscrire en sortie de la majorité municipale. Il faut être cohérent.

    Deux sénateurs RN ont été élus dans le Var. Quel regard portez-vous sur ce résultat ?

    J.M. : C’est la démocratie, il faut la respecter. Je veux d’abord féliciter les deux autres sénateurs, Françoise Dumont et Christian Simon. Ce que je crois, c’est que la division nous a coûté un sénateur. Ils auraient pu s’entendre et mettre de côté des problèmes d’ego… Quand on passe à quatre listes à droite, franchement, on peut se poser des questions. J’espère que cela servira de leçon à tous pour les prochaines échéances électorales.

    Toulon peut-elle rester la place forte qui dit non au RN, comme elle l’a fait lors des dernières législatives, en étant la seule circonscription sur les huit à ne pas mettre genou à terre devant l’extrême droite. Vous engagerez-vous dans la bataille ?

    J.M. : Je vous confirme : nous entrerons dans la bataille. Il y aura des candidats issus de la majorité municipale aux législatives, aux départementales et aux régionales. Nous n’étions pas prêts pour les sénatoriales avec une équipe issue principalement de la société civile, mais là, nous le serons. « Majorité municipale », je pense que c’est une bonne étiquette. Et comme vous le dites, Toulon est la seule circonscription du Var à ne pas avoir un député RN. J’espère bien qu’on va continuer. En tout cas, je mettrai tout mon poids dans la bataille.

    Votre prédécesseur, Hubert Falco (DVD), ne rate jamais une occasion, depuis quelque temps, de lâcher une vacherie à votre encontre…

    J.M. : C’est son droit. Je remarque que, dernièrement, il s’exprime beaucoup sur les réseaux sociaux. Mais moi, je n’ai plus de nouvelles depuis la campagne. Je pense simplement qu’il y a des données qu’il n’a pas sur certains sujets, notamment sur la cité judiciaire.

    C’est un sujet qui me tient à cœur parce que je pense qu’il est incroyable que le tribunal de Toulon soit dans un état d’insalubrité pareil. J’en ai fait un combat depuis trois ans. L’État demande maintenant aux collectivités de mettre la main à la poche. Le projet représente environ 130 millions d’euros, dont 30 millions pour une cité provisoire. Nous avons donc cherché des solutions permettant de diminuer ce coût. Il existe notamment des locaux de la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) qui sont vides et sécurisés. Un chargé d’admission est venu les examiner. Il faudrait y réaliser quelques travaux, notamment pour les salles d’audience. Nous avons proposé que toutes les collectivités se mettent autour de la table et aident. Pour le moment, nous en sommes là.

    Pourquoi cet acharnement de sa part aujourd’hui ?

    J.M. : Il faudrait lui poser la question. Je suis devenue maire de Toulon en 2023 pour le dépanner, parce que j’étais la seule en qui il avait confiance et de qui il pouvait dire : « Si je dois revenir, c’est la seule qui me rendra la place. » Et l’année dernière, en juin, il a fait un communiqué me demandant d’y aller. C’est important de le rappeler. Après, il a changé d’avis. Vous pourriez me demander pourquoi, mais je ne vais pas rajouter de la polémique à la polémique. Il n’a qu’à prendre ses responsabilités. J’ai toujours été loyale, je crois que celui qui n’a pas été fidèle, c’est quand même lui. Quand je vois sa garde rapprochée, je me demande ce qu’est devenu son positionnement politique ? Certains d’entre eux sont partis rejoindre Éric Ciotti ou carrément le RN… En tout cas, puisqu’on parle de parole donnée, je tiens à rendre hommage à Michel Bonnus [ancien sénateur LR et candidat à la mairie de Toulon, ndlr] qui se bat contre la maladie et à qui je souhaite de remporter ce combat. Il avait promis que, s’il n’était pas devant, il se retirerait. Et c’est ce qu’il a fait.

    Vous êtes régulièrement attaquée par l’extrême droite. Comment le vivez-vous ?

    J.M. : Madame Lavalette cherche la polémique. C’est sa technique. Moi, je ne rentre jamais là-dedans. Elle me caricature, mais je ne réponds pas. En conseil municipal, elle cherche la confrontation. C’est la stratégie du chaos. Elle répète que j’ai été élue avec les voix de la gauche ou de La France insoumise, quelle importance ? Ce sont les Toulonnais qui ont choisi. J’ai fait 52%. Elle a fait 48%. Elle peut dire ce qu’elle veut. Et mon programme, je vais l’appliquer. Elle parle d’idéologie en critiquant la mise en place de la piste cyclable sur l’avenue de la République. Mais les résultats sont là et c’est un grand succès. Nous faisons toutes les mesures. Entre 7 et 8 heures du matin, il passe 600 vélos et on constate 5 000 voitures en moins par jour. Je regarde maintenant si elles se sont reportées ailleurs. Elle prétend aussi que la ville est saccagée par les tags de l’extrême gauche depuis mon élection. Bizarrement, elle passe sous silence ceux du groupe Némésis, des identitaires… Alors qu’il y en a beaucoup.

    L’État menace de torpiller encore davantage les finances des collectivités territoriales. Comment réagit la maire de Toulon et présidente de la Métropole ?

    J.M. : On sait qu’avec la dette colossale de la France, on va tous devoir faire des efforts. Moi, j’en suis consciente. Mais ce n’est pas nouveau, ça fait trois ans que je suis maire et qu’on construit des budgets sans savoir ce qu’on va avoir en termes de dotation de l’État. Après, j’ai regardé ce que va proposer le Rassemblement national, qui se positionne, lui, sur 150 milliards de moins. Je ne sais pas où ils vont les trouver.

    Quel regard portez-vous sur les prochaines échéances électorales nationales ?

    J.M. : Je suis résolument optimiste. Je pense que les Français, à un moment, prennent leurs responsabilités. Et ce ne sont pas ceux qui hurlent le plus qui feront l’élection. Moi, je suis relativement confiante. Je rappelle que j’étais donnée perdante face à la numéro 3 du RN, Laure Lavalette, et que ce n’est pas du tout ce qui s’est passé au final. Moi, je suis relativement confiante.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Marie Batoux

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Marie Batoux

    Discriminations, égalité femme-homme, droit à l’IVG…

    À vous la parole ⬇️

  • Vingt ans de repas locaux dans les assiettes des écoliers aixois

    Vingt ans de repas locaux dans les assiettes des écoliers aixois

    Le constat revient régulièrement entre deux visites, de chambre froide et de four dernier cri. « La loi Egalim nous impose au moins 50% de produits SIQO, signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine. On est à 58%. La loi prévoit aussi au moins 20% de bio, on est à 33,34% », déroule Floriane Chevallier, diététicienne en charge de composer les menus des écoliers aixois.

    Ces repas sont confectionnés au sein de la cuisine centrale d’Aix, mise en service en 2006 et qui fêtait, ce mercredi, ses vingt ans d’existence. « Une aventure qui avait coûté 8 millions d’euros à la Ville », a rappelé Sophie Joissains, maire (UDI), au cours de sa prise de parole. Pour marquer l’anniversaire, le premier magistrat de la ville, les élus et le personnel ont fait la tournée des locaux. Dans cet espace de production, proche des Milles, 7 300 repas quotidiens sont préparés par une soixantaine d’agents territoriaux, puis livrés dans une quarantaine d’établissements scolaires. Pour illustrer l’ampleur de l’activité, Jean-Philippe Fabre, chef de poste fourneaux, estime qu’au cours d’une journée, « 600 kg de viande, 1 200 kg de féculents » passent entre ses mains. Un exercice « extrêmement réglementé », rappelle Floriane Chevallier, encadré par le GNRCM et un « arrêté qui nous fixe les fréquences de présentation des plats et les grammages à servir aux enfants notamment sur les plats sucrés. Cela s’évalue sur 20 jours », poursuit la diététicienne.

    Objectif de cette unité de production : confectionner des repas à base de produits locaux, frais, mais aussi inculquer une éducation alimentaire aux plus jeunes, fondée sur une alimentation plus locale et plus équilibrée. Pour ce faire, un repas « sans chair animale » doit être proposé chaque semaine.

    Si chaque repas coûte en moyenne 4 euros aux familles, il revient à 14 euros à la Ville. « Nous n’avons pas augmenté la tarification collective depuis la période juste avant le Covid, en 2020, explique la Ville. Décision avait été prise de ne pas faire porter un poids supplémentaire aux familles. Le fait d’être en régie, nous permet de maîtriser nos coûts : on est au plus juste. Dans les 14 euros pour la Ville, il n’y a pas que la cuisine centrale, on inclut aussi le temps de repas, la surveillance, l’encadrement des enfants… »

    Les menus, sont publiés « quinze jours avant les vacances scolaires, pour les six semaines à venir », précise la Ville.

  • À Gardanne, une journée pour dépasser les préjugés sur les métiers de la sécurité

    À Gardanne, une journée pour dépasser les préjugés sur les métiers de la sécurité

    Le temps de quelques heures, sapeurs-pompiers, gendarmes, policiers, surveillants pénitentiaires, mais aussi plusieurs acteurs de la prévention, comme l’Addap 13, le Foyer Acte 13 ou encore le pôle jeunesse de la Mission locale, seront réunis à l’occasion de la troisième édition de la Journée de rapprochement entre les jeunes et les forces de l’ordre et de secours, ce mercredi, au stade Victor-Savine, également baptisée « Challenge citoyen ». Corinne Simon, préfète de police, devrait elle aussi se rendre sur place.

    À travers cet événement, la Ville affiche l’objectif de « déconstruire les préjugés, favoriser la connaissance mutuelle et restaurer une relation de confiance entre les jeunes et celles et ceux qui sont chargés de leur sécurité et de leur prévention ». En toile de fond, une volonté de « dialogue » et un volet politique récurrent. « Depuis 2020, la sécurité et la tranquillité publique constituent une priorité », précise la municipalité.

    La journée, ouverte à tous, est découpée en plusieurs temps. À commencer par une découverte, de 10h à 12h, d’ateliers, doublés de démonstrations de véhicules et d’équipements. Ces deux heures seront suivies d’un déjeuner qui permettra « de poursuivre les échanges ». C’est au cours de l’après-midi que se déroulera le Challenge Citoyen, « sportif et préventif ». Jeunes participants, encadrants, membres des forces de sécurité et acteurs du secteur social se retrouveront autour de plusieurs animations portant notamment sur la sécurité routière, la scène de crime ou encore un parcours d’obstacles. Une cérémonie de remise des récompenses clôturera la journée.

  • Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Cette première intervention, en l’occurrence un point presse samedi matin qui a rapidement tourné à un rassemblement d’une cinquantaine de personnes sur le cours Foch, à Aubagne, « c’est le premier acte de la résistance », lance Maurice Marsiglia, le président de l’association Se déplacer en liberté et l’une des chevilles ouvrières de ce long combat pour la « gratuité des transports en commun ».

    « Pas question de se laisser faire », « il faut s’organiser ! », « aller manifester », « signer la pétition lancée par la mairie ! », « et informer dans vos associations, tout le monde est concerné ! » Les échanges fusent entre les participants. Car l’heure est grave. « Cette gratuité a été mise en place par l’Agglo d’Aubagne, en 2009, c’est une réussite », résume Yves Mesnard, le maire honoraire (DVG) de Roquevaire. Ils sont aussi venus de La Bouilladisse, de Belcodène, d’autres communes environnantes directement touchées par ce séisme, dont l’épicentre est à… Salon-de-Provence. « C’est honteux d’avoir fait une telle déclaration sans même en avertir les élus du territoire », dénonce Maurice Marsiglia. Et sur le fond, rien ne tient. « Les prétendues économies réalisées correspondent à 0,9% des 144 millions d’euros de déficit de la branche transport de la Métropole… », tranche Christine, membre de l’association, armée d’un solide argumentaire. À Rolland Bourglan de pointer les coûts faramineux pour remettre le réseau en payant, ce qui devrait réduire à néant les dites « économies ». « Sur le plan social comme écologique, alors que la moitié des grands réseaux urbains passent ou sont passés à la gratuité, cela ne va pas dans le sens de l’histoire… », conclut-il. Puis l’élu écologiste Denis Grandjean, délégué à la mobilité, apporte le soutien de la Ville aux militants qui s’apprêtent à livrer une dure bataille. Bataille qui s’apparente à une course contre la montre, « il y aura un vote sur cette question en séance, le 15 octobre prochain », pose Maurice Marsiglia.

    « Nous allons aussi nous mobiliser, lance Erwann Bouisseren, de la CGT Métropole, la gratuité concerne l’ensemble des salariés et des entreprises de ce territoire ! » Tous les citoyens, sans exception.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.