Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

Ce ne sont pas les agents engagés au quotidien, jour et nuit, sur les nombreux sites du centre hospitalier intercommunal qui vont s’en plaindre. Bien au contraire, même. Puisqu’ils vont pouvoir disposer de lieux fonctionnels pour profiter d’un temps de repos mérité et surtout indispensable pour assurer leur mission en sécurité. Et supporter les conditions de travail très dégradées avec entre autres une hausse constante des charges de travail du fait d’un manque d’effectif chronique.

C’est d’ailleurs ce que souligne la direction, elle-même, en mettant en avant leur dévouement malgré « un environnement matériel de travail en assez mauvais état », précisant que les personnels assurent une qualité de prise en charge reconnue par tous les usagers.

Une satisfaction qui ne doit surtout pas faire oublier, poursuit-elle, les difficultés que les personnels rencontrent au quotidien.

L’occasion de rappeler que le métier de soignant est en effet une des activités professionnelles les plus exposées. Leur engagement les confrontant quotidiennement à des risques infectieux, des blessures et Troubles MusculoSqueletiques (lombalgies, pathologie épaules…) avec les manutentions répétées de charges et de personnes, aux chutes et aux glissades. Mais aussi à de nombreuses sources de stress telles qu’un épuisement induit par les cadences intenses et répétées, la confrontation constante à la maladie, à la fin de vie et à la mort, ainsi qu’aux petites et grandes violences en provenance des patients et de leur entourage.

Le recours au privé

qui interroge

D’où l’importance de pouvoir avoir accès à des salles de pause pour, le temps d’un moment, se mettre à l’abri et recharger ses accus.

D’autant que la majorité des professionnels travaillent 12 heures consécutives et ne quittent pas ou très peu leur service sur ce temps. Les pauses s’organisent en fonction de l’activité de service avec l’obligation légale d’une, de 20 minutes, toutes les 6 heures, comprenant la restauration.

L’aménagement de leur environnement de travail devient donc d’autant plus indispensable. D’autant que cela permet aussi, outre l’indispensable repos physique et mental, de se retrouver pour les besoins de l’organisation même du service. Des lieux, pointe la direction, propice à plus de concertation et de coopération entre soignants et de cohésions des équipes, où l’on peut retrouver des informations important aussi. Et peut-être même où l’on peut questionner ensemble le manque de moyens pour exercer ses missions.

« L’enjeu à proposer aux soignants des salles de pause agréables et fonctionnelles est donc crucial et l’établissement en a fait une priorité dans ses appels à mécénat avec la chance extraordinaire d’avoir été entendu et soutenu immédiatement par le fonds de dotation MGL des entreprises Lauvige », précise l’établissement.

En tout ce sont 30 salles qui vont être modernisées sur l’ensemble des sites du centre hospitalier pour un coût de 55 000 euros prix en charge en intégralité par le mécénat.

Le centre hospitalier annonce également lancer en fin d’année via son nouveau fonds de dotation Còrdea, un appel à dons à destination des commerçants et habitants du territoire pour équiper en électroménager et en fauteuil de repos ces salles de pause rénovées.

Solliciter la « générosité » du privé, pourquoi pas. Mais ça en dit long tout de même sur le sous-investissement de l’État dans l’hôpital public et le service public de santé.

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