Tag: hôpital

  • À Digne-les-Bains, FO alerte sur les réductions d’effectifs à Sanofi et à l’hôpital

    À Digne-les-Bains, FO alerte sur les réductions d’effectifs à Sanofi et à l’hôpital

    Réductions d’effectifs » à Sanofi Sisteron, « maltraitances » à Coallia, suppressions de lits à l’hôpital… Le syndicat FO a tiré la sonnette d’alarme lundi, lors d’une conférence de presse balayant de nombreux sujets. « On ne renouvelle pas les départs à la retraite, on prend des CDD à la place », a déploré Patrice Richaud, secrétaire de FO au centre hospitalier de Manosque. Selon lui, certains salariés sont en CDD depuis trois ou quatre ans. « Depuis le 1er septembre, il y a eu une forte augmentation d’activité au bloc, et dans le même temps ils veulent passer de 30 à 24 lits en chirurgie », a-t-il par ailleurs regretté, alors que la direction de l’hôpital est en train de préparer un plan d’efficience prévoyant des réductions d’effectifs. « Pourquoi supprimer que des soignants et pas des directeurs, alors qu’on en a 17 ou 18 ? », a questionné Patrice Richaud. « On ne peut pas diriger l’hôpital public comme une entreprise », a ajouté Kevin Martin, secrétaire de FO santé 04 à l’hôpital de Digne.

    Contactée, la direction du centre hospitalier reconnaît des réductions d’effectifs, mais refuse toujours de parler de suppressions de postes. Elle renvoie à son dernier communiqué de septembre, depuis lequel « rien n’a changé ». « Les mesures peuvent évoluer en fonction des retours des médecins », précise-t-elle.

    Suppressions de postes

    Du côté de Sanofi, Samuel Bertorello et Philippe Ghizzardi, délégué syndical central d’activité chimie, ont déploré un « désengagement industriel » et une « baisse d’activité de 30% de la production annoncée ». Selon FO, 30 postes de techniciens auraient été supprimés sur une période d’un an à Sisteron. « Les 30 collaborateurs ont déjà été repositionnés entre 2024 et 2026, dont certains en interne », affirme de son côté la direction.

    « Les baisses d’effectifs concernent exclusivement des suppressions de postes sans licenciement direct », précise Philippe Ghizzardi. Selon lui, « plus d’une quarantaine de postes ont été classés sensibles pour permettre au site de se séparer de ces fonctions », ce que conteste Sanofi. « Nous n’avons pas de projet en cours sur le site de Sisteron. Concernant les équipes de production, ces évolutions relèvent d’un projet déjà annoncé en 2023, lors de la fermeture d’un bâtiment du site dédié au développement de médicaments matures, qui n’était plus adapté à la stratégie d’innovation. »

    FO est le troisième syndicat de Sanofi Sisteron, derrière la CFE-CGC et la CGT qui a la majorité absolue.

    Jessica Pichotin, secrétaire du syndicat départemental de l’action sociale, a ensuite évoqué la situation de Coallia, association qui accueille notamment des enfants placés, et dont elle est la déléguée syndicale FO. « Nous faisons face à des fermetures de services dans le domaine de la protection de l’enfance sur toute la région », a-t-elle regretté. Selon elle, « une vingtaine de postes ont déjà fermé depuis le début de l’année sur Digne suite à des pertes d’agréments ». Contacté, Coallia n’a pas pu être joint dans l’immédiat. « Les collègues qui ont perdu leur poste, ça fait plus de huit mois qu’ils sont chez eux, on attend soit qu’ils démissionnent tout seuls, soit qu’ils demandent une rupture conventionnelle, alors que nous réclamons un PSE », a avancé la déléguée syndicale.

  • Dans le Gard, un centre pour soigner les blessures invisibles

    Dans le Gard, un centre pour soigner les blessures invisibles

    Les blessures ne se voient pas toujours. Elles peuvent pourtant peser sur une vie entière. À Remoulins, sous les voûtes de l’ancien établissement thermal de Lafoux-les-Bains, la clinique du Pont du Gard vient d’ouvrir Hélios, un hôpital de jour consacré aux psychotraumatismes complexes. Son ambition : permettre aux patients de poursuivre leurs soins sans nouvelle hospitalisation complète.

    Violences sexuelles, maltraitances pendant l’enfance, violences conjugales, mais aussi négligences répétées : derrière ce terme médical se cachent des parcours marqués par des années d’insécurité. À la différence d’un traumatisme lié à un événement isolé, le psychotraumatisme complexe résulte d’expositions prolongées ou répétées. « Ces personnes vont essayer de s’adapter en se coupant de leur corps, de leurs émotions », explique le Dr Mehdi Ghozzi, médecin coordinateur de l’établissement. Plus tard peuvent surgir une estime de soi effondrée, des difficultés relationnelles, des douleurs chroniques ou des addictions. Des réactions que le psychiatre invite à comprendre comme des « mécanismes de survie, plutôt que comme des défaillances individuelles ».

    Depuis 2017, l’établissement, appartenant au groupe privé Emeis, développe une unité spécialisée d’hospitalisation complète. Quinze de ses 70 lits sont consacrés à ces troubles. Une prise en charge dont les besoins se sont accentués avec la libération de la parole des victimes. « Les demandes ont été particulièrement fortes lors du mouvement #MeToo », souligne le médecin. Mais le rétablissement ne suit pas le calendrier d’un séjour hospitalier. La stabilisation peut nécessiter plusieurs années, d’où ce nouveau dispositif pensé pour accompagner les patients dans la durée.

    Réapprendre à habiter son corps

    Lancé mi-septembre, Hélios a d’abord accueilli six patients, déjà connus des soignants. Le dispositif pourra en recevoir sept par cycle de cinq à six semaines, à raison de trois ou quatre demi-journées hebdomadaires. Dans les salles ouvertes sur un jardin, les ateliers collectifs mêlent psychoéducation, gestion des émotions, kinésithérapie, sophrologie, activité physique adaptée et expression artistique. L’objectif n’est pas de forcer le récit du passé, mais de trouver des points d’appui dans le présent.

    Au cœur de cette démarche, les exercices d’« ancrage » : reconnaître ce qui se passe en soi, reprendre contact avec ses sensations, retrouver un sentiment de sécurité lorsque des souvenirs traumatiques refont surface. « Ils apprennent ainsi à réguler leurs émotions et à faire face aux situations du quotidien », résume le Dr Ghozzi. Les notions sont reprises au fil des semaines, sans transformer une absence en échec. Les patients repartent avec des outils à réutiliser chez eux, dans leur quotidien.

    Ce soin à temps partiel ne remplace pas une psychothérapie individuelle. Il s’adresse à des personnes déjà suivies et suffisamment stabilisées pour participer à un groupe, surtout à proximité de Remoulins. Les professionnels espèrent ensuite associer les familles, développer des actions pour les jeunes adultes et former d’autres soignants. Autant de pistes pour faire reconnaître ces souffrances trop souvent invisibilisées. A.J.

    * Infos pratiques : Hôpital de jour Hélios, clinique du Pont du Gard, 2 avenue du Pont du Gard, à Remoulins. Renseignements au 04.66.37.66.37.

  • Ce collectif aubagnais refuse l’austérité imposée à l’hôpital public

    Ce collectif aubagnais refuse l’austérité imposée à l’hôpital public

    Le collectif de défense de l’hôpital Edmond-Garcin, qui rassemble du personnel hospitalier, des retraités du secteur de la santé et des citoyens aubagnais mobilisés pour la préservation des services publics, a organisé, lundi soir, une réunion d’information. Deux sujets ont été évoqués : le plan d’efficience qui touche Edmond-Garcin et le projet du nouvel hôpital. L’objectif était d’échanger sur les actions à mener afin de donner de la visibilité à leur combat, appeler à la mobilisation et ainsi provoquer des changements concrets pour l’hôpital public d’Aubagne.

    Le contrat d’efficience signé entre l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction de l’hôpital contraint l’établissement de santé à proposer les meilleurs soins possibles tout en minimisant les ressources économiques engagées. Cristel Migliaccio, infirmière anesthésiste et secrétaire générale de la CFDT à l’hôpital, déplore « qu’on privilégie la “productivité médicale” au détriment du bien-être des patients. Le contrat prévoit par exemple le non-remplacement automatique en cas d’absence, c’est-à-dire qu’on préfère attendre le plus possible avant de remplacer un collègue absent. Par exemple, l’ORL, parti à la retraite, ne sera pas remplacé et le poste de l’infirmière addictologue a été supprimé. Le “mode dégradé” est devenu la norme ». Ce mode dégradé force l’établissement à fonctionner en sous-effectif, ce qui inquiète les usagers de l’hôpital, qui dessert un bassin d’environ 300 000 habitants, rappellent les membres du collectif.

    Au travers des critiques du contrat d’efficience et de ses suppressions de postes, le collectif dénonce la démolition de la santé publique. « Quand on met plus d’infirmières dans les différents services, les gens meurent moins, cela a été démontré. On a besoin de personnel pour du soin de qualité. On est en train de priver l’hôpital des ressources dont il a besoin. Il faut agir pour défendre le service public hospitalier et son personnel », se lamente David Almosnino, médecin anesthésiste-réanimateur à Aubagne.

    Le nouvel établissement toujours d’actualité

    Pour lutter contre le manque de capacité d’accueil et de soin d’Edmond-Garcin et renforcer sa présence sur le terrain, le collectif de défense de l’hôpital envisage de partager une pétition et d’écrire une lettre ouverte aux élus locaux. Le projet du nouvel hôpital apparaît aussi comme une solution au vu de l’état présent du centre hospitalier d’Aubagne. « La nécessité l’impose, on ne peut plus rester dans l’hôpital actuel. Il a plu dans les locaux la semaine dernière », s’alarme Cristel Migliaccio.

    Le collectif exprime par ailleurs sa volonté de s’inscrire dans un mouvement plus large. « Il existe une cohorte nationale qui regroupe différentes associations et collectifs comme le nôtre et qui se réunit prochainement à Remiremont, dans les Vosges. Il s’agit d’être mieux organisé. Cette coordination au plan national permettrait d’avoir un impact plus profond », explique Yves Perrin-Toinin, médecin retraité et ancien conseiller municipal (PCF) à Aubagne.

  • [Entretien exclusif] François Crémieux, AP-HM : « Nous avons deux années devant nous qui sont les plus difficiles »

    [Entretien exclusif] François Crémieux, AP-HM : « Nous avons deux années devant nous qui sont les plus difficiles »

    La Marseillaise : Le conseil de surveillance a alerté, le 16 octobre, sur les difficultés de trésorerie de l’AP-HM. Comment en arrive-t-on là ?

    François Crémieux : C’était attendu depuis plusieurs années, la Chambre régionale des comptes avait fait ce diagnostic-là dès 2022. Entre 2005 et 2016, l’AP-HM s’est endettée de manière exceptionnelle à hauteur de plus d’un milliard d’euros, ce qui l’a conduite à être endettée à hauteur de 90% du montant de ses recettes, une situation exceptionnelle en France. Sur la même période, les déficits se sont cumulés. Les aides reçues pendant le Covid ont gelé tout cela. Dans l’après-Covid, nous avons eu, au tout début, beaucoup de postes vacants, et donc des dépenses et des recettes moindres. Mais cela continuait à être sécurisé par les dispositifs Covid. Désormais, nous nous retrouvons dans la situation d’avant le Covid, avec un endettement qui reste extrêmement élevé, même s’il a baissé progressivement. Depuis 2020, il est passé de plus d’un milliard à 850 millions d’euros, et en proportion du budget, il a baissé de 90% à 45%. Nous avons repris notre activité normale, nous avons à la fois recruté des professionnels et rouvert des lits. Résultat, nous nous retrouvons face à l’impact de cette dette historique sur notre trésorerie. Au moment des discussions sur les reprises de dette post-Covid, l’AP-HM aurait dû avoir une reprise de dette d’à peu près 500 millions d’euros, finalement, cela a été capé à environ 250 millions d’euros. La situation s’aggrave en 2027 parce que nous avons les décaissements des grands plans de travaux, comme le projet du pôle Femmes-Parents-Enfants. Cela nécessite des aides en trésorerie exceptionnelles pour l’assistance publique en 2027 et 2028.

    Vous alertez sur un risque pour la continuité du service public. Quelles sont les conséquences aujourd’hui ?

    F. C. : La direction des finances jongle avec une trésorerie très serrée, cela nous oblige à prioriser nos paiements. Nous avons un délai de paiement moyen de 110 jours, cela devrait être légalement à 40 jours. En France, les hôpitaux sont en moyenne autour de 70 jours. Nous arrivons bon an mal an à prioriser nos versements en fonction de l’urgence pour nos fournisseurs et des nécessités pour continuer notre activité. Mais il ne faut pas que ça s’aggrave plus. Il faut que la trésorerie permette à tout moment de ne pas augmenter significativement les délais de paiement au-delà d’une centaine de jours.

    Cela risque-t-il de retarder les chantiers de modernisation de l’AP-HM ?

    F. C. : Ce serait le pire des scénarios. Les chantiers de modernisation sont très largement subventionnés, il n’y a pas d’impact budgétaire sur nos investissements puisque nous avons des subventions de l’État, notamment dans le cadre de Marseille en grand, et des collectivités territoriales. Aucun de ces co-financeurs ne nous fait défaut. Mais il faut qu’on s’assure que la trésorerie soit là pour pouvoir décaisser au moment où ces bâtiments sont livrés.

    L’État est venu en aide à l’AP-HM l’été dernier, cela n’a pas suffi ?

    F. C. : Les aides annoncées, deux fois 20 millions d’euros en 2025 puis en 2026, étaient nécessaires pour tenir cette trésorerie. C’était un engagement de Madame Catherine Vautrin. Nous avons maintenant besoin d’un engagement pour 2027 et 2028.

    De quoi l’AP-HM a-t-elle besoin pour passer ce cap ?

    F. C. : Nous ne pouvons pas donner de chiffre précis, c’est en cours de discussion, y compris techniquement. L’ordre de grandeur serait à peu près de 70 millions d’euros, pour maintenir cette trésorerie à hauteur d’une centaine de jours de délais de paiements en 2027.

    Comment l’AP-HM fait-elle pour réduire ses dépenses dans ce contexte ?

    F. C. : Il n’y a pas de baisses de dépenses, nous ralentissons leur progression, comme tous les autres hôpitaux. En 2026, les dépenses de personnel n’augmentent que de 3%, pour des raisons liées à l’évolution des carrières, à l’augmentation des rémunérations pour les gardes et astreintes des médecins. Mais les dépenses de médicaments augmentent de 8% alors que les tarifs n’augmentent pas en 2026. Nous avons un plan d’efficience, comme d’autres, avec une série de mesures. Sur le personnel, nous déployons des pools de professionnels pour compenser les absences et éviter de fermer des lits, maintenir l’activité. Nous travaillons à la maîtrise de la prescription de médicaments et de biologies, qui sont deux éléments qui coûtent, avec un travail sur la traçabilité des dispositifs médicaux. Nous avons aussi fait des efforts considérables sur la dépense énergétique qui augmente, parce que les prix du gaz et de l’électricité ne baissent pas…

    À quel point la flambée des matières premières et des taux d’intérêt pèsent ?

    F.C. : Jusqu’à présent, l’inflation est restée modérée, autour de 3%, mais elle commence à augmenter. Pour l’instant, nos plans d’investissements tiennent leurs budgets : nous avions prévu 23 millions d’euros pour le nouveau Samu, il a coûté environ 22 millions d’euros. Nous nous attendons à 3,5% d’inflation pour les prochains mois, il faut réussir à l’absorber puisque les tarifs n’augmentent pas. Sur les intérêts, nous payons 15 millions d’euros de plus qu’un CHU équivalent dans une situation normale. Et cela fait dix ans que cela dure.

    Craignez-vous les conséquences du projet de loi de financement de la Sécurité sociale actuellement examiné au Parlement ?

    F. C. : Je ne le crains pas particulièrement, mais clairement, cela va être des années difficiles. Il y a aujourd’hui un Ondam [Objectif national des dépenses d’Assurance-maladie, Ndlr] contraint, des tarifs annoncés aujourd’hui à 0% d’évolution. Pourtant nous avons une inflation, une augmentation des taux d’intérêt, l’évolution naturelle des dépenses de personnel et une augmentation très importante des dépenses de médicament. Comme tous les hôpitaux de France, il faut que l’on fasse des efforts assez vite. La difficulté majeure, c’est que nous ne sommes pas un hôpital comme les autres. Nous sommes une assistance publique qui a connu une décennie 2010-2020 de dégradation massive de sa situation financière, et qui connaît une décennie 2020-2030 de rétablissement douloureux de sa situation, en termes d’activité, de fonctionnement, d’investissement, de sécurité. L’objectif est que l’on puisse avoir une décennie sereine en 2030-2040 pendant laquelle nous pourrions réemprunter, développer notre activité, continuer à attirer les professionnels avec des conditions de travail acceptables. Nous devons tenir bon pour amener l’AP-HM à bon port en 2030. Pour ça nous avons deux années devant nous qui sont les plus difficiles, parce que cela coïncide avec les perturbations politiques, géopolitiques, et en même temps avec les gros décaissements pour son plan de modernisation et avec l’historique de cette trésorerie.

    Vous restez optimiste ?

    F. C. : Je suis très optimiste parce que l’AP-HM a montré depuis quelques années qu’elle était capable de se rétablir par rapport à la décennie précédente. Nous avons une activité très dynamique, en augmentation de plus que 4% en 2026, avec un développement de l’hospitalisation à domicile, de l’ambulatoire, avec des équipes très mobilisées. Le plan Marseille en grand se déroule exactement comme annoncé, les travaux n’ont pas de retard, les budgets n’augmentent pas. Oui, nous allons trouver la manière d’être accompagnés pour permettre de passer les deux-trois dernières années compliquées avant une décennie 2030 où les choses seront nettement mieux.

    Rencontre avec l’ARS

    Alors que le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Yann Bubien doit rencontrer la direction des hôpitaux de Marseille ce mercredi, il promet : « Nous allons voir ce que nous pouvons faire de mieux pour aider l’AP-HM, qui est notre navire amiral. » Mais il tient à rappeler : « Nous l’aidons déjà beaucoup, nous finançons l’ensemble des projets immobiliers avec les collectivités territoriales, ce qui est rarissime, et nous aidons déjà en trésorerie. »

    Y.S. avec M.R.

  • 1,7 million d’Occitans invités à la vaccination

    1,7 million d’Occitans invités à la vaccination

    Vingt-quatre mille hospitalisations, 12 000 décès. Voilà le triste bilan de la grippe saisonnière l’an passé en France.

    Parce que rien ne vaut la prévention, l’Assurance maladie, qui incite au respect des gestes barrières en présence de personnes à risques, vient de lancer, le 13 octobre, la campagne vaccinale 2026-2027.

    En Occitanie, 1 706 454 personnes dites « fragiles » viennent de recevoir leur bon les invitant à aller se faire vacciner gratuitement contre la grippe, le Covid et autres virus de l’hiver. Sont concernées les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes souffrant de maladies chroniques (diabète, cancer…), d’obésité, les femmes enceintes ainsi que les nourrissons de moins de 6 mois (voire leur entourage). Les aides à domicile et les professionnels de santé sont incités également, eux qui seront peut-être obligés par la loi dès mars 2027, si l’avis de la Haute autorité de santé est suivi.

    2 000 décès par an évités

    En Occitanie comme ailleurs, la couverture vaccinale progresse (27,7% chez les moins de 65 ans à risques soit +3,7 points en deux ans et 55,8% chez les seniors de plus de 64 ans, soit +2,8 points) mais reste « en retrait comparé à la moyenne française [respectivement 28,9% et 56,7%] », regrette François Mengin-Lecreulx. Le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie rappelle que la seule « grippe n’est pas un virus anodin ». Elle peut donner lieu à des complications type « infections pulmonaires, cardiaques (…) et des surinfections », liste la professeure Anke Bourgeois.

    Parce qu’on estime que 2 000 décès annuels pourraient être évités en France grâce à la vaccination (70% des seniors hospitalisés ne sont pas vaccinés), les publics à risques vont être sensibilisés par SMS, appels téléphoniques, spots télé… Y compris pour la vaccination Covid qui n’a convaincu l’an passé que 14,2% des publics à risques, dont 60,3% dans les Ehpad (contre 82,2% contre la grippe). « Les deux tiers des vaccinations sont faites par les pharmaciens, puis les infirmiers et les médecins », précise Philippe Trotabas, directeur de l’Assurance maladie de l’Hérault.

    En outre, l’ARS rappelle qu’il existe des traitements préventifs pour la femme enceinte (53,8% s’étaient protégées en 2025) et le nourrisson contre la bronchiolite, maladie respiratoire très contagieuse souvent due au Virus respiratoire syncytial. Première cause d’hospitalisation des nourrissons, ce VRS peut aussi créer des infections graves chez les personnes âgées et fragiles. Outre les mesures d’hygiène à respecter, un vaccin existe pour les seniors. Enfin, un vaccin est disponible pour protéger les publics fragiles contre les infections à pneumocoques, responsables d’otites, sinusites, méningites, pneumonies… L’an passé, seuls 27,5% des seniors s’étaient fait vacciner.

  • À Marseille, les salariés de Vert Coteau refusent sa fermeture

    À Marseille, les salariés de Vert Coteau refusent sa fermeture

    Leur projet c’est le démantèlement complet de notre hôpital ! » Devant l’établissement de santé privé Vert Coteau, dans le quartier des Caillols à Marseille, les salariés font grise mine. Entre deux banderoles « Non à la fermeture 2027 », ils font état d’un hôpital à la dérive et d’une situation lunaire. Car depuis le rachat du groupe Sainte-Marguerite, dont faisait partie Vert Coteau tout comme l’hôpital voisin Beauregard, par le groupe Almaviva en février dernier, c’est la débandade. « On nous a annoncé la fermeture de Vert Coteau en juin dernier. La répartition des différentes activités, avec le personnel associé, se ferait sur d’autres structures qui appartiennent à Almaviva sur le secteur », expliquent d’une même voix Gaétan Fine, préparateur en pharmacie et Karine Cheniclet, secrétaire médicale de l’établissement, tous deux élus de l’Unsa. Problème : les représentants des salariés expliquent n’avoir « ni calendrier, ni garanties, ni tenants ni aboutissants » sur la procédure depuis. « La direction ne répond plus depuis fin septembre », martèle Karine Cheniclet.

    Déjà des emplois perdus

    De quoi laisser dans un flou artistique les quelque « 138 salariés qui partiraient sur Beauregard ». Problème : « Pour accueillir les salariés et le transfert d’activités à Beauregard, il faut des travaux… Et à ce jour, il n’y a rien de prévu », explique Sandrine Cartier, pour la CGT. Laquelle insiste : « On ne sait pas où vont aller les lits de soins palliatifs… Ils ne sont même pas dans le projet présenté ! » Concrètement, les salariés s’attendent à « une fermeture définitive à partir de janvier à horizon juin 2027 ». Mais difficile de prévoir le transfert des activités et donc la « continuité des soins des patients ». Pourtant, sur son site internet, Almaviva se targue d’avoir une structure hospitalière qui n’est pas vraiment en déclin puisque l’entreprise revendique l’hospitalisation de quelque 2 700 patients par an et 1 400 séances de chimiothérapie à l’année. Même schéma pour la santé financière du groupe, avec comme actionnaire principal le fonds koweitien Wren house infrastructure.

    Pas de quoi répondre à la question très concrète du devenir des activités hospitalières : « Il y a des activités qui risquent de disparaître : on a 10 lits de service réanimation, on ne sait pas où ils vont atterrir », s’alarme Karine Cheniclet. Et les petites mains du soin accusent déjà le coup en matière d’emploi : sur les 240 salariés qui officiaient sur l’établissement à son meilleur jour, il n’en resterait moins de 180 selon les syndicats. Contactée, Almaviva donne une autre version : « L’établissement compte à ce jour 193 salariés : ce chiffre a diminué de manière très faible, du fait de démissions ou de départs à la retraite. » Et développe : Ce projet ne prévoit aucune suppression d’emploi (…) L’ensemble des activités aujourd’hui assurées à Vert Coteau sera maintenu au sein des établissements du groupe situés à proximité dans l’agglomération marseillaise. » Quid des conditions de ces transferts ? « Le transfert des activités s’effectuera de façon progressive jusqu’à l’horizon juin 2027, ce qui laisse plusieurs mois pour que chaque étape soit préparée dans les meilleures conditions », répond Almaviva.

    De quoi convaincre les salariés ? En tout cas, l’adjoint au maire de Marseille en charge de la santé, Anthony Gonçalves (PCF), avait d’ailleurs alerté l’Agence régionale de santé (ARS) sur la situation : « Je ne peux que partager les inquiétudes et les interrogations légitimes qu’expriment les salariés. »

    « Je ne peux que partager les inquiétudes des salariés »

  • La restructuration de l’hôpital d’Embrun se concrétise

    La restructuration de l’hôpital d’Embrun se concrétise

    La restructuration de l’hôpital d’Embrun, prévue depuis plusieurs années, se précise. Pour les Journées nationales de l’architecture, une rencontre était organisée pour informer sur ce projet, qui devrait voir le jour vers 2030. « L’objectif est que l’essentiel soit fait pour les Jeux olympiques », a annoncé la maire d’Embrun, Chantal Eyméoud. Les travaux devraient commencer vers l’été 2027 et devraient durer près de 36 mois. Une durée nécessaire pour ce chantier d’envergure, qui promet une transformation totale de l’établissement actuel.

    Les bâtiments qui composent aujourd’hui l’hôpital ont été construits lors de différentes phases, entre le XVIIIe et le XXe siècle. Résultat : ils sont aujourd’hui assez disparates, rendant l’organisation des services et les conditions de travail des équipes soignantes plus difficiles. « Réorganiser tout cela est donc nécessaire, a expliqué Pierre-Olivier Lasserre, le directeur de l’établissement, à la fois pour le bien-être des soignants mais aussi des patients. »

    Par exemple, les services administratifs, aujourd’hui au rez-de-chaussée, seront déplacés vers les étages, laissant la place aux services de radiologie et d’urgences, qui bénéficieront d’une entrée dédiée.

    Grâce à ces travaux, l’hôpital pourra également se doter de nouveaux équipements, notamment un scanner. Enfin, les chambres doubles seront transformées en chambres individuelles.

    Les brasseurs d’air,

    une révolution ?

    « C’est un bâtiment ancien qui actuellement utilise beaucoup d’énergie, poursuit le directeur. Nous allons aussi améliorer le confort thermique. » À ce sujet, l’architecte a pensé à « un projet ambitieux », qui, s’il fonctionne, pourrait être une « révolution pour les hôpitaux » : « Nous allons faire une expérimentation dans les chambres, en installant des brasseurs d’air au plafond. Si cela fonctionne, ce dispositif pourrait être déployé partout ! Car la climatisation, c’est ingérable dans les hôpitaux, pour des enjeux de maintenance et de santé ! ».

    Pour l’architecte, un des défis de cette restructuration est de préserver la valeur patrimoniale du site : « Qu’on aime ou pas ces bâtiments, ils racontent 300 ans d’histoire ! ». L’aspect extérieur des bâtiments sera préservé au maximum et les extensions prévoient de se faire discrètes. Les parties extérieures seront elles aussi transformées, et le cloître sera végétalisé afin qu’il profite aux patients et visiteurs.

    Pour le moment, 18 millions d’euros venant de l’État et de la Région sont mobilisés pour ce projet qui, dans son ensemble, devrait coûter 40 millions, toutes taxes comprises.

  • [Week-end] À Hyères, la santé au soutien de la nature

    [Week-end] À Hyères, la santé au soutien de la nature

    Existe-t-il, en France, un hôpital doté d’un plus beau cadre que l’hôpital Renée-Sabran de Hyères ? Situé sur la presqu’île de Giens, au cœur d’un domaine de 30 hectares en bord de Méditerranée, encerclé par les pins, les plages et les espaces marins, l’établissement, consacré, en majeure partie, à la réadaptation physique, psychologique, se revendique « héritier de la tradition de la cure marine », et fait « la nature un outil thérapeutique. [Cela] nous confère une responsabilité particulière en termes de réservation et de restauration de cet environnement d’exception et de notre territoire », affirme Karine Hamela, directrice de l’Hôpital Renée Sabran.

    L’hôpital s’y engage depuis plusieurs années à travers son plan stratégique 2035, qui porte un axe lié à la préservation de la biodiversité. C’est à ce titre qu’il est engagé, depuis 2022, dans le programme « Refuges LPO » de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. Cette collaboration, basée sur des inventaires réguliers et sur la sensibilisation des soignants et des patients, permet de mieux connaître la faune et la flore du site et d’adapter la gestion en conséquence. Son impact est non-négligeable, puisqu’en quatre ans, le nombre d’espèces recensées est passé de 77 à 127.

    Projet CARET : protéger la tortue caouanne

    Dans la même optique, l’hôpital Renée-Sabran est également lié au Parc National de Port-Cros, puisqu’il fait partie du territoire. Déjà effective depuis plusieurs années à travers des prospections floristiques sur le domaine, cette collaboration vient d’être appuyée par la signature d’une convention entre les deux entités, jeudi.

    Le principe directeur : une approche dite « one health » qui regroupe santés humaine, environnementale et animale. « Toutes sont étroitement liées », appuie Karine Hamela, pour qui « on ne peut penser la santé humaine sans les autres. Cette alliance permet de combiner et d’associer les expertises et les compétences ». Celle-ci implique quatre axes de travail, dont le plus important est le projet Caret (Conservation et actions de restauration des écosystèmes de la tortue caouanne). Porté par le Parc national avec le soutien de l’Office français de la biodiversité, il vise à restaurer et protéger les littoraux sableux des cinq communes adhérentes du Parc (La Garde, Le Pradet, Hyères, La Croix-Valmer et Ramatuelle), où de nouveaux sites de ponte de tortue caouanne sont apparus. Sur la plage de la Vignette, qui borde l’hôpital, seront menés un chantier de restauration de l’arrière-plage, la sensibilisation du personnel et des patients à la protection des pontes, ainsi que des actions de suivi.

    L’expertise floristique sera aussi poursuivie, grâce au Conservatoire botanique national méditerranéen, avec lequel le Parc national poursuivra l’inventaire et le suivi de la flore, en particulier du genêt à feuilles de lin et du Sérapia d’Hyères. L’aspect pédagogique sera renforcé, avec des interventions de l’institution dans les événements de l’hôpital. Enfin, ce dernier participera à la concertation sur le milieu marin, afin de transformer les sentiers sous-marins de l’Aire marine adjacente du Parc national en Zones de protection forte, statut juridique qui permet de supprimer ou limiter les pressions des activités humaines d’un espace naturel pour en préserver les enjeux écologiques.

  • Sophie Binet appelle à une grève massive partout le 5 novembre

    Sophie Binet appelle à une grève massive partout le 5 novembre

    On ne peut pas être le même nombre d’infirmières que lorsqu’on avait 40 patients par jour, il y a cinq ans. Aujourd’hui, on en a 80, voire 90. Ce n’est pas possible ! », explique une infirmière du service oncologie en grève à la secrétaire générale de la CGT qui est venue apporter son soutien au mouvement, jeudi après-midi devant l’entrée de l’hôpital Sainte-Musse. Cette dernière appelle la direction de l’établissement à ouvrir immédiatement des négociations avec la CGT et à répondre aux revendications des soignantes « 100% légitimes ».

    Une situation qui illustre une crise plus profonde de l’hôpital public, rappelle Sophie Binet. « Ça tient grâce au dévouement des professionnels, mais au bout d’un moment, ça craque », prévient-elle. Et de poursuivre : « Elles ne vont pas pouvoir continuer à sauver la vie de toute la terre au détriment de leur santé à elles ».

    Et de dénoncer un système qui repose trop largement sur le sens du devoir des personnels hospitaliers avec des conditions de travail toujours plus dégradées. Mais aussi les conséquences possibles sur les patients, notamment en oncologie, où les retards de dépistage et de prise en charge peuvent peser sur les chances de guérison.

    Au-delà de l’hôpital et des services publics malmenés, c’est sur l’urgence sociale que Sophie Binet a été abondamment interrogée à l’avant-veille d’une nouvelle mobilisation contre la vie chère.

    Et à la question « Comment répond-on au brûlot social ? », la patronne de la CGT résume : « Il faut augmenter les salaires. C’est pas très compliqué ».

    L’occasion de rappeler que la CGT demande une hausse du Smic, l’indexation des salaires sur les prix et le blocage des prix des produits de première nécessité. Sophie Binet a également appelé à mieux répartir les richesses créées par le travail, fustigeant les entreprises qui privilégient les dividendes et la rémunération des actionnaires au détriment des salariés.

    Ne pas tomber dans le panneau de la provocation

    « Ce qu’on veut, c’est qu’on parle de nos vies, qu’on parle de nos conditions de travail, de nos salaires, de nos retraites, de nos services publics », a-t-elle insisté.

    La question des mobilisations immédiates s’est aussi invitée dans les échanges, alors que dans le Var la manifestation vient d’être interdite par le préfet. Une liberté fondamentale quelque peu bafouée.

    « On ne répond pas à une mobilisation sociale par de la répression », a-t-elle affirmé, en appelant les jeunes et les salariés à ne pas tomber dans le panneau de la provocation tendu par le gouvernement. La secrétaire générale condamnant sans détour les dégradations survenues lors de précédentes manifestations, mais dénonçant leur utilisation pour justifier des interdictions plus larges.

    Pour autant, la CGT du Var ne lance pas d’appel à participer à la mobilisation de samedi. Le responsable de l’Union départementale varois Richard Roméo-Giberti précisant : « Nous informons nos militants de la situation et cherchons à garantir leur sécurité ». Et de poursuivre : « Ça fait 10 ans que l’État, à travers différentes réformes, de la loi travail jusqu’aux retraites, méprise les corps intermédiaires, et là, il faudrait qu’on vienne à la rescousse… »

    Sophie Binet, elle, sera samedi à Orléans pour un meeting et une manifestation contre le danger de l’extrême droite. Elle appelle les jeunes et les travailleurs à ne pas se laisser détourner de leurs revendications par les tensions et les provocations. « Depuis une semaine, on n’entend plus que ça. Et on n’entend plus parler des revendications sur la vie chère et des revendications des jeunes », a-t-elle déploré, appelant à remettre les questions sociales au centre du débat.

    « L’objectif c’est vraiment de prendre le relais »

    Après les mobilisations de la jeunesse et les rassemblements contre la vie chère, la CGT veut faire converger les colères et installer le mouvement dans la durée avec un temps fort le 5 novembre. « L’objectif, vraiment, c’est de prendre le relais », a expliqué Sophie Binet, qui appelle à une mobilisation massive dans les entreprises comme dans les services publics.

    Ce qui nécessite de se réunir partout sur les lieux de travail en assemblées générales afin de définir les revendications et d’organiser la grève, le 5 novembre et au-delà.

    Pour la CGT, l’enjeu est de transformer la colère en rapport de force durable, plutôt que de s’en tenir à des mobilisations ponctuelles. Sophie Binet souligne d’ailleurs une hausse importante des demandes d’adhésion syndicale depuis le début du mouvement.

    La secrétaire générale a également mis en avant l’importance des élections professionnelles et du vote pour la CGT. Et de conclure : « Il faut que tous les travailleurs et les travailleuses se syndiquent. Il y en a ras le bol que les salariés et les fonctionnaires soient humiliés, piétinés, méprisés ».

    ET AUSSI

    Le PCF du Var qualifie l’interdiction de manifester de « sidérante »

    Dans un communiqué, ce jeudi, la fédération PCF du Var estime que « la décision du préfet du Var d’interdire tout rassemblement de nature revendicative est sidérante. […] Cet arrêté s’inscrit dans la logique du pouvoir de ne pas répondre aux difficultés que rencontrent nos concitoyennes et concitoyens et à leurs exigences légitimes ». Les communistes varois ajoutent : « Empêcher la contestation sociale traduit une dérive sécuritaire, celle-ci n’éteindra pas la colère, au contraire, elle ne fera qu’accroître la frustration. […] L’urgence, ce n’est pas d’étouffer la contestation, l’urgence c’est de répondre aux revendications légitimes. Le PCF soutien les mobilisations sociales et demande à ses adhérentes et adhérents d’agir pour faire grandir les mobilisations décidées par les organisations syndicales et de jeunesse […]. »

    Le PCF 13 s’associe au référé liberté des organisations syndicales

    « L’État a organisé le chaos en refusant d’assurer la sécurité des manifestant.es et entend désormais les faire taire », commente le PCF des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons-nous résoudre à cette décision autoritaire et dangereuse, c’est la raison pour laquelle nous nous associons au dépôt d’un référé liberté aux côtés d’organisations syndicales. »

    Aix-Marseille : la CCI recommande de fermer les commerces samedi

    Dans un communiqué publié jeudi soir, CCI d’Aix-Marseille Provence recommande aux commerçants « de maintenir exceptionnellement leurs commerces fermés ce samedi 24 octobre (…) afin de préserver la sécurité des commerces, de leurs salariés, de leurs clients et de faciliter l’action des forces de l’ordre mobilisées sur le terrain ».

    Plan de Campagne : rappel de la demande d’un commissariat

    Soulignant que « l’amalgame » entre les lycéens aux revendications légitimes « avec les casseurs est intolérable », la section du PCF de Septèmes/Les Pennes/Cabriès souligne dans un communiqué publié jeudi qu’« empêcher les casseurs de nuire, doit être l’objectif prioritaire des forces de l’ordre ». Face aux pillages qui se sont déroulés le week-end dernier sur divers sites dont celui de la zone de Plan de Campagne, ils pointent « l’évidence » du manque de moyens de la police et rappellent qu’ils réclament aux côtés de la population et depuis plusieurs années un Commissariat de plein exercice sur cette zone.

  • Les précisions du directeur de l’hôpital de Manosque

    Les précisions du directeur de l’hôpital de Manosque

    Directeur du centre hospitalier, Gilles Duffour avait confirmé dans nos colonnes le report de la présentation du plan d’efficience, mais refusé de détailler les réductions ou suppressions de postes de ce qu’il appelle « un plan de redressement », préférant attendre la présentation officielle.

    Suite à la publication de l’article mentionnant également le point de vue d’un médecin chef de service, de la CGT et de Camille Galtier, président du conseil de surveillance, il tient à préciser que le plan d’efficience « n’est pas une initiative isolée de la direction », mais une réponse « à une demande des autorités de tutelle » et qu’il a « pour seul objectif de garantir la pérennité de l’hôpital et la qualité des soins dispensés à la population du territoire ».

    Rebondissant sur le terme « chantage » utilisé par Vincent Roumieu, chef du service médecine interne et infectieuse pour qualifier la demande qu’il leur a été faite de contre-propositions d’économie, Gilles Duffour affirme que cette sollicitation relève « du fonctionnement normal de la gouvernance hospitalière » et que « y voir une forme de pression revient à travestir une démarche de concertation que la direction a voulu et assume pleinement ».

    Il tient enfin à préciser que « contrairement à ce qui est laissé entendre, aucune mesure du plan d’efficience n’a été mise en œuvre avant sa présentation ». Dans l’article, Vincent Roumieu et la CGT disent : « On a peur que quand ils présentent le plan, toutes les suppressions de poste aient déjà eu lieu ». Et de justifier leurs craintes par le non-remplacement des départs à la retraite et du non-renouvellement des personnes en CDD depuis des années. Ce à quoi Gilles Duffour rétorque que c’est un sujet « relevant de la gestion courante des effectifs », examiné « au cas par cas, en fonction des besoins des services ».