Tag: agents

  • Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

    Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

    Ce ne sont pas les agents engagés au quotidien, jour et nuit, sur les nombreux sites du centre hospitalier intercommunal qui vont s’en plaindre. Bien au contraire, même. Puisqu’ils vont pouvoir disposer de lieux fonctionnels pour profiter d’un temps de repos mérité et surtout indispensable pour assurer leur mission en sécurité. Et supporter les conditions de travail très dégradées avec entre autres une hausse constante des charges de travail du fait d’un manque d’effectif chronique.

    C’est d’ailleurs ce que souligne la direction, elle-même, en mettant en avant leur dévouement malgré « un environnement matériel de travail en assez mauvais état », précisant que les personnels assurent une qualité de prise en charge reconnue par tous les usagers.

    Une satisfaction qui ne doit surtout pas faire oublier, poursuit-elle, les difficultés que les personnels rencontrent au quotidien.

    L’occasion de rappeler que le métier de soignant est en effet une des activités professionnelles les plus exposées. Leur engagement les confrontant quotidiennement à des risques infectieux, des blessures et Troubles MusculoSqueletiques (lombalgies, pathologie épaules…) avec les manutentions répétées de charges et de personnes, aux chutes et aux glissades. Mais aussi à de nombreuses sources de stress telles qu’un épuisement induit par les cadences intenses et répétées, la confrontation constante à la maladie, à la fin de vie et à la mort, ainsi qu’aux petites et grandes violences en provenance des patients et de leur entourage.

    Le recours au privé

    qui interroge

    D’où l’importance de pouvoir avoir accès à des salles de pause pour, le temps d’un moment, se mettre à l’abri et recharger ses accus.

    D’autant que la majorité des professionnels travaillent 12 heures consécutives et ne quittent pas ou très peu leur service sur ce temps. Les pauses s’organisent en fonction de l’activité de service avec l’obligation légale d’une, de 20 minutes, toutes les 6 heures, comprenant la restauration.

    L’aménagement de leur environnement de travail devient donc d’autant plus indispensable. D’autant que cela permet aussi, outre l’indispensable repos physique et mental, de se retrouver pour les besoins de l’organisation même du service. Des lieux, pointe la direction, propice à plus de concertation et de coopération entre soignants et de cohésions des équipes, où l’on peut retrouver des informations important aussi. Et peut-être même où l’on peut questionner ensemble le manque de moyens pour exercer ses missions.

    « L’enjeu à proposer aux soignants des salles de pause agréables et fonctionnelles est donc crucial et l’établissement en a fait une priorité dans ses appels à mécénat avec la chance extraordinaire d’avoir été entendu et soutenu immédiatement par le fonds de dotation MGL des entreprises Lauvige », précise l’établissement.

    En tout ce sont 30 salles qui vont être modernisées sur l’ensemble des sites du centre hospitalier pour un coût de 55 000 euros prix en charge en intégralité par le mécénat.

    Le centre hospitalier annonce également lancer en fin d’année via son nouveau fonds de dotation Còrdea, un appel à dons à destination des commerçants et habitants du territoire pour équiper en électroménager et en fauteuil de repos ces salles de pause rénovées.

    Solliciter la « générosité » du privé, pourquoi pas. Mais ça en dit long tout de même sur le sous-investissement de l’État dans l’hôpital public et le service public de santé.

  • Avant la plage, arrêt sécurité avec la CRS autoroutière

    Avant la plage, arrêt sécurité avec la CRS autoroutière

    À quelques jours d’un week-end chargé dans le sens des retours a déjà prévenu Bison Futé, la CRS autoroutière de Provence reste comme toute l’année sur la brèche. En ce mercredi matin, les agents se préparent à installer un point de contrôle sur l’A55, à la sortie de Carry-le-Rouet. Un « axe Marseille-Côte Bleue très fréquenté en cette période », la route de la plage, explique lors du briefing au PC Nord leur commandant, Rémi Labedade. Il s’agit de faire dans « l’aléatoire », avec dépistage de stup’ si nécessaire et vérification des permis, identités et assurances. « Je vous demanderai aussi de rappeler à ceux qui fument que jeter son mégot par la fenêtre est très dangereux en ce moment », ajoute la préfète de police déléguée, Corinne Simon.

    Sur site, il suffit de quelques minutes pour que les CRS fassent mouche. Comme ce scootériste fosséen, 46 ans, qui présente un défaut d’assurance. Il reconnaît volontiers n’avoir pas réglé sa facture depuis mai. Son véhicule immobilisé, il pourra repartir après s’être réassuré par téléphone et moyennant une amende de 600 euros qu’il tentera de marchander. Un motard, au permis suspendu pour excès de vitesse supérieur à 50 kilomètres heure se fait prendre aussi. Il avait juste « envie d’aller à la mer ». Des conducteurs de deux-roues, tous en shorts et tee-shirts, à la merci de la moindre chute s’inquiète la préfète.

    Balade en famille

    sous cocaïne et cannabis

    « Il fait chaud certes mais nous sommes là aussi pour rappeler les bons gestes », estime-t-elle avant de détailler les chiffres de la sécurité routière. « 12% de moins d’accidents depuis janvier avec 6% de moins de blessés, mais un mort de plus avec 59 tués contre 58, l’an dernier. Ce qui veut dire que les accidents sont beaucoup plus violents. Quand on regarde sur les 59 personnes qui ont perdu la vie, nous avons 40% de deux-roues », indique-t-elle.

    Le commandant Labedade pointe lui cette « banalisation de certains délits routiers » avec des « gens qui ne se rendent pas compte, qui considèrent qu’ils conduisent bien et ne tiennent pas compte des autres ». Comme cette petite famille dont les enfants ne sont pas attachés à l’arrière. Arrive un exemple encore plus flagrant avec ce couple et leurs deux gamins. Le conducteur a son permis déjà suspendu et a consommé de la cocaïne et du cannabis. Le papa va partir en garde-à-vue, la maman au volant, sous le regard des petits qui pleurent.

    La conduite sous stupéfiants, souvent « le joint de la veille », est monnaie courante assurent les CRS. Lors des contrôles du soir, s’ajoute l’alcool, consommé lors du pique-nique à la plage, et la nuit, les « Fangio » qui se piquent de pointes à 180 kilomètres heure pour une vitesse limitée à 70. Entre Marseille et Toulon, quelque 260 CRS veillent toute l’année sur les axes autoroutiers.

  • Les douanes interceptent 780 kilos de cigarettes au péage d’Arles

    Les douanes interceptent 780 kilos de cigarettes au péage d’Arles

    Les douaniers d’Avignon (direction d’Aix-en-Provence) ont saisi près de 780 kg de cigarettes le 10 août 2026, dans une camionnette immatriculée en France indique le service dans un communiqué ce vendredi 14 août.

    Alors qu’ils se rendent au péage d’Arles (A54), vers 20h, les douaniers avignonnais remarquent un fourgon immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence et, non loin de là, un homme remontant l’autoroute à pied.

    L’escouade décide alors de le contrôler, il s’avère être de nationalité ukrainienne et indique qu’il fait du stop pour se rendre à Marseille et que le véhicule arrêté non loin n’est pas le sien.

    La fouille de l’intéressé permet de découvrir 2 téléphones dont un qui sonne à plusieurs reprises ainsi qu’une somme d’argent en liquide avoisinant les 2000 euros. Les agents, persuadés d’être en présence du conducteur, lui demandent où se trouve la clef de la camionnette. Sans réponse de sa part, ils procèdent à l’inspection immédiate des abords et finissent par la retrouver cachée dans le pied d’une glissière de sécurité, à une vingtaine de mètres du lieu de stationnement.

    Le véhicule et l’homme sont alors conduits jusqu’au péage afin de pouvoir contrôler le chargement en toute sécurité. L’ouverture du fourgon permet de découvrir 78 cartons renfermant chacun 50 cartouches de cigarettes sur lesquelles sont constatées des mentions anglaises, ce qui représente 780 kg de tabac.

    L’homme qui ne peut justifier de la détention légale du tabac est alors placé en retenue douanière, l’équivalent à la garde à vue. A l’issue, l’interpellé, qui a finalement reconnu les faits, a été remis à l’Onaf (Office national anti-fraude). Il devait comparaître en comparution immédiate ce vendredi . Le tabac de contrebande, destiné à la région août marseillaise, sera quant à lui détruit.

  • Police et gendarmerie sur le pied de guerre tout l’été

    Police et gendarmerie sur le pied de guerre tout l’été

    Avec 50 TGV et 10 000 voyageurs par jour pendant la période estivale, la deuxième gare des Bouches-du-Rhône, Aix-TGV, fait le plein. L’occasion pour la préfète de police, Corinne Simon, de déployer ses agents, histoire de rappeler que, comme le reste de l’année, c’est impunité zéro. « Même pendant les vacances, les forces de l’ordre sont présentes, on opère des contrôles aléatoires » prévient-elle, à la recherche de consommateurs de stupéfiants mais aussi de chauffeurs VTC illégaux, sans oublier la routine, les défauts de permis, d’assurance…

    En 25 minutes ce lundi 10 août, une amende forfaitaire délictuelle (AFD) est dressée pour consommation de résine de cannabis, une voiture électrique embarquée à la fourrière, faute de plaques réglementaires et d’assurance, précise la commissaire centrale d’Aix-en-Provence, Sandrine Destampes. Sur le quai, la jeune malinoise de l’équipage cynophile, Spirale, a marqué sur le sac d’un jeune homme. Fausse alerte, c’est du CBD. Un autre essaie de justifier les 700 euros en liquide qu’il transporte. Il finira au poste. « C’est aussi l’occasion de tomber sur des gens recherchés pour d’autres affaires » complète la commissaire.

    Saisie de poids

    Le bilan : 37 personnes, 7 trains et 18 voitures contrôlées pour une AFD, une mise à disposition, une fausse carte d’identité belge, une personne en situation irrégulière… Et 56 PV pour stationnement gênant à ceux qui ont voulu éviter les parkings payants.

    Côté gendarmerie, c’est une table recouverte de têtes de cannabis et de résine à l’odeur puissante, qui attend la préfète. Une « belle affaire » bouclée en 5 mois, se félicite-t-elle aux côtés du colonel Scherer, commandant en second du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône. Une saisie de 15 kg, d’une valeur de 130 000 euros, expliquent les enquêteurs de la brigade de recherche. Entre Jouques et Peyrolles, quatre personnes, interpellées, sont en détention provisoire. « On a affaire à une délinquance jeune et armée » commentent-ils, avec des sortes de « petites PME », la production étant identifiée par des flocages et des « goodies » selon les quartiers et la provenance.

    Et puis il y a le flair. Tel celui des deux gendarmes qui repèrent sur une aire d’autoroute trois personnes en train de décharger un semi-remorque mercredi à 8h du matin. Ils trouveront 366 cartouches de cigarettes, soit 20 000 euros sur le marché noir, et 15 000 euros dans un sac sur le siège passager. « Nous ne contrôlons pas que la vitesse », précise le colonel Scherer, « mais nous essayons plutôt d’analyser un flux ». Voilà les délinquants prévenus…

  • La police municipale en action aux Aygalades

    La police municipale en action aux Aygalades

    À leur arrivée sur les lieux, les agents, confrontés à une épaisse fumée envahissant les parties communes, ont effectué les premières reconnaissances et relevé que plusieurs habitants étaient toujours à l’intérieur, certains bloqués par la fumée et la progression des flammes. Après avoir extrait huit personnes, ils évacueront également plusieurs animaux domestiques avant d’établir un périmètre de sécurité pour faciliter le travail des marins-pompiers. Un engagement salué par les riverains. Aucune victime n’était à déplorer ont indiqué les marins-pompiers, deux appartements étant touchés par le feu maîtrisé après la mobilisation de 27 marins et 8 engins.

  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.

  • [C’est l’été] À Aix, l’IGN mesure l’évolution de notre territoire

    [C’est l’été] À Aix, l’IGN mesure l’évolution de notre territoire

    Sébastien Delhaye gare un pick-up sur le bas-côté, traverse la départementale, fait quelques mètres dans l’espace boisé. C’est ici, dans un amas d’arbres, que ce référent technique et vérificateur écologue va « relever un point », choisi à partir de coordonnées tirées au sort. Il plante le piquet central de la placette, qu’il faut imaginer circulaire, sur lequel est accrochée une boussole. Muni d’un Vertex, qui mesure angles et distances, il analyse taille et circonférence des arbres. Entre autres éléments qui seront ensuite rentrés dans une application pour alimenter une base de données. Elle-même, servira à mettre à jour l’inventaire forestier national. Une opération minutieuse, qui va participer à mesurer l’évolution de nos forêts, dont les étapes sont inscrites dans un protocole de « 350 pages (…) on fait régulièrement des réunions avec les homologues de la France entière pour voir comment harmoniser ces mesures ». Sébastien Delhaye fait partie des 1 500 agents qui travaillent au sein de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), cet établissement public qui permet la cartographie du territoire, l’évolution des villes et des forêts… En plus de sa direction parisienne, l’IGN dispose de cinq directions territoriales, dont l’une est implantée à Aix-en-Provence. Entre les quatre murs d’un établissement discret dans l’Europarc de Pichaury, aux Milles, trois productions principales sont accomplies par les agents de cet établissement public. « L’inventaire forestier national qui est l’activité la plus récente à l’IGN. Elle consiste à faire une carte d’identité de l’ensemble de la forêt, qu’elle soit privée ou publique. L’objectif est d’avoir une carte d’identité de la forêt en général (…) la mise à jour du registre parcellaire graphique, entièrement du travail de bureau (…) et la mise à jour de la base de données et des cartes. L’IGN décrit l’ensemble d territoire à partir de bases de données. À partir de ces bases de données on fabrique des cartes mais c’est avant tout des bases de données que l’on constitue », déroule Lionel Gaudiot, directeur territorial adjoint. En plus des directions territoriales – qui ne participent pas seulement à la production de cartes mais aussi aux politiques publiques du territoire, notamment en réalisant des référentiels géographiques et en participant, par exemple, à la prévention des risques – l’IGN possède d’autres implantations, dont celle de Toulouse, dédiée à l’imagerie spatiale et plusieurs avions abrités à Beauvais. Dans ces machines, des prises de vues et de LiDar sont régulièrement embarquées pour produire une cartographie photographique du territoire tous les trois ans. À la direction territoriale d’Aix, des dizaines d’agents s’attellent à la cartographie de la région Paca et de la Corse. Des agents, comme Sébastien Delhaye, sont sur le terrain « toute l’année. C’est un métier qui demande énormément de connaissances et de la rigueur sur l’application du protocole », précise ce dernier. D’autres, scrutent le territoire, en photo, depuis leur ordinateur quand une troisième partie des agents mixent terrain et bureau, comme François Carcenac, chef de division mise à jour. En voiture, carte numérique et papier à bord, direction la gare de Vitrolles, ou des travaux sont en cours, notamment pour la mise en place du téléphérique. Puis vers le récent parking relais Cap Horizon. « On fait beaucoup de veille documentaire, pour savoir quelles sont les modifications importantes, type rond-point, rocade, qui vont avoir lieu pour être réactif une fois qu’elles sont en service. On les fait sur internet, avec des correspondants… On a des contacts avec la Semepa, par exemple, pour Aix. Et quand nous n’avons pas le choix, on va sur le terrain vérifier l’information. Tous les trois ans on a une image aérienne donc on peut mettre à jour pas mal de choses en visuel. On est entre 5 et 6 semaines de terrain par an, les besoins ont évolué », explique François Carcenac. Les données non mises à jour sont ensuite rentrées dans un espace collaboratif, qui permet de signaler une quelconque évolution sur le terrain, avant d’être traitées une fois revenu aux Milles. Une fois rentré au bureau du premier étage, ou cartes et plannings s’étalent, le chef de division utilise un logiciel système d’information géographique, qui permet d’alimenter une base de données. Et entre toutes ces missions, « globalement, on a de l’information géographique qui est souveraine, créée par un établissement public ou l’on maîtrise », résume Lionel Gaudiot.

  • Les hospitaliers réclament une « prime canicule »

    Les hospitaliers réclament une « prime canicule »

    En France, près de 60% des bâtiments hospitaliers sont considérés comme vétustes. Le CHU de Montpellier ne fait pas exception, avec seulement 40% de ses services équipés en climatisation. Des températures exceptionnelles y ont été relevées depuis le début des canicules estivales, notamment en pédiatrie ou à la maternité, avec des pics jusqu’à 42 degrés dans la blanchisserie de l’hôpital. « Certains agents ont fait des heures supplémentaires et d’autres sont revenus sur leurs jours de repos pour travailler dans des conditions très difficiles, raconte Pierre Renard, infirmier et délégué syndical de la CGT au CHU de Montpellier. Nous demandons donc au gouvernement une prime exceptionnelle pour récompenser leurs efforts, un peu à la manière de celle qui avait été mise en place pendant la Covid. »

    Revaloriser les salaires

    « Il faut financer au plus vite l’adaptation de nos infrastructures au réchauffement climatique. Cela fait déjà plus de dix ans qu’on alerte sur ce sujet au CHU de Montpellier », continue Pierre Renard. Selon lui, au-delà du financement des rénovations, le nerf de la guerre pour un hôpital public de qualité reste la rémunération des hospitaliers. Cette prime ne saurait donc se suffire à elle-même si elle ne s’accompagne pas de la revalorisation des salaires de tous les agents du service public, à commencer par ceux de la catégorie C, comme certains ouvriers et membres de l’administration. « Ce sont des agents essentiels au fonctionnement de nos établissements et pourtant, certains sont rémunérés moins que le SMIC. Seulement, s’il n’y a pas d’agent pour désinfecter le bloc, il ne peut y avoir d’opération derrière. Et rien ne sert de recevoir des clims si on continue de mépriser les agents qui les installent. »

  • Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    « On nous a annoncé la fin de la pause méridienne comptée dans le temps de travail », dénonce Laure Privat, secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues. C’est notamment pour cette raison, que le syndicat appelle à une assemblée générale des agents jeudi contre « les mesures qui dégradent nos vies ».

    En l’occurrence, il s’agit de plusieurs décisions prises par la direction de l’hôpital de Martigues suite aux rapports de la Chambre régionale des comptes Paca fin octobre 2025, et plus récemment de l’Agence nationale de la performance sanitaire (Anap).

    Une pause travaillée

    Le retrait de la pause de mi-journée dans le temps de travail est l’une des décisions parmi les plus fortement contestées. « Comment ça va être organisé ? » se demande Laure Privat, expliquant qu’ « aujourd’hui, quand on est en pause, on pose la fourchette dès qu’il y a un besoin. On répond au téléphone, aux appels des patients… ». « C’est pour ça qu’elle est comptée dans le temps de travail, car c’est du réel, c’est du travail. On ne peut pas nous sortir 40 minutes du service, nous dire de quitter l’hôpital et faire notre vie » développe la responsable syndicale.

    En clair, entre 20 et 40 minutes de temps de travail compté en moins pour la même présence sur place, d’après le communiqué du syndicat, en fonction de l’organisation du temps de travail en sept ou douze heures. En conséquence, certains agents peuvent perdre jusqu’à 10 jours de RTT selon le poste.

    L’assemblée générale de jeudi à 14h au self, pendant l’heure d’information syndicale, servira donc à « construire le rapport de force pour obtenir le retrait de ces mesures » d’après le communiqué du syndicat.

  • Passe d’armes autour du bilan financier du Département

    Passe d’armes autour du bilan financier du Département

    Politique

    Nous n’avons pas cramé la caisse ». Yves Moraine, vice-président et rapporteur général du budget (LR), a largement défendu la gestion financière de la majorité de droite à la tête du Département des Bouches-du-Rhône. Car ce sont le rapport d’activités des services du département pour l’exercice 2025 et le compte administratif pour la même année, c’est-à-dire le budget principal de la collectivité, qui ont agité les débats ce vendredi. « 2025 a démontré notre capacité à tenir nos engagements malgré le contexte économique. Notre collectivité reste l’un des premiers acteurs de la proximité », a vanté la présidente (DVD) du département Martine Vassal. Laquelle insiste sur « la solidarité avec près de 1,6 milliard d’euros consacrés à nos politiques de solidarité, près de la moitié de nos dépenses ». Arnaud Mercier, qui a défendu le rapport d’activités, évoque même un « bouclier social ». La communiste Magali Giorgetti remet les pendules à l’heure. Elle appelle à un « un renforcement de la cellule de recueil des informations préoccupantes », un service départemental de la Direction de la Protection de l’enfance. « Il y a eu une hausse de 68% des informations de situations préoccupantes entre 2019 et 2024, cela entraîne une sollicitation accrue des professionnels de la protection de l’enfance », explique-t-elle. Avant de dérouler : « Je m’inquiète aussi du nombre de recours pour l’accès aux droits : que ça soit pour la MPDH [Maison Départementale des Personnes Handicapés, Ndlr.], RSA [revenu de solidarité active] ou mises à l’abri… ». D’où son alerte sur les conditions d’exercice des agents du Département : « Il y a des situations récurrentes qui entravent leurs missions : vacances de postes, renfort avec des contrats précaires ».

    Même principe lorsque Yves Moraine défend le compte administratif de l’année passée, s’appuyant notamment sur la note de l’agence de notation Fitch en « A+» pour le budget 2025 de la collectivité. « La situation des finances du département est saine. Ce qu’on économise dans les dépenses de fonctionnement, on peut le mettre pour la solidarité », assure-t-il.

    Les transfuges d’extrême droite taclés à la gorge

    Sauf que cette fois, c’est l’extrême droite qui tente mollement de monter au créneau, par la voix de Cédric Dudieuzère (RN) : « Remettons cette notation dans le contexte : c’est loin d’être la note la plus élevée, c’est celle de la France. Le département avait « AA» en 2015 ». Autant dire qu’il est bien reçu par Yves Moraine : « Votre intervention n’a ni queue ni tête. On ne pouvait pas obtenir mieux puisqu’une collectivité ne peut pas avoir plus que l’état. Et vous soutenez donc le bilan de Jean-Noël Guérini [Président du département de 1998 à 2015] ». Et de tacler : « Il y a au moins 3 de vos collègues qui ont soutenu cette politique ! La fidélité est une maladie du chien non transmissible à l’homme ». Référence à la création du groupe « La Provence qu’on aime », alliance de transfuges LR passés à l’UDR d’Éric Ciotti avec le RN. Justement, Marie-Pierre Callet, ex-vice-présidente du département et ex-LR, aujourd’hui tête de liste RN aux sénatoriales, tente de justifier son retournement de veste : « C’est le fruit d’une réflexion mûrement réfléchie, un choix de clarté politique ». Le socialiste marseillais Anthony Khreimeir la reprend de volée : « Nous appelons ça un repositionnement ». Mais s’inquiète sur le fond : « Derrière ces trajectoires individuelles, il y a quelque chose de plus grave : le RN avance dans ce département, en offrant des têtes de liste et des perspectives de mandat à des personnes en recherche de reconversion ». Et sur le fond, le groupe de l’extrême droite s’abstient sur le vote du budget. De quoi provoquer un rictus d’Yves Moraine : « S’abstenir sur l’exécution d’un budget qu’on a approuvé et qu’on a exécuté en tant que délégués, ça manque de cohérence… ».