« Elle répond à un double objectif : adapter le patrimoine départemental aux enjeux de sobriété énergétique et conforter un service public sanitaire de proximité au service des habitants et des acteurs du territoire », explique le Département alpin. Isolation, nouvelles menuiseries et protections solaires : 330 000 euros ont été investis par la collectivité « pour améliorer la performance énergétique du bâtiment et le confort de ses 16 agents », détaille la collectivité. ces travaux concernent un équipement qui joue un rôle important dans la politique sanitaire départementale. Au titre de ses missions, le Laboratoire vétérinaire départemental intervient dans 3 grands domaines : santé animale, hygiène alimentaire et hydrologie. Ses 16 agents réalisent environ 88 000 analyses par an : 63 000 pour la santé animale, 17 000 pour l’hygiène alimentaire et 8 000 pour l’hydrologie.
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Le Diagonal devrait rouvrir le 21 octobre
C’est une date attendue avec impatience par tous les cinéphiles montpelliérains : la réouverture du « Diago ». Le 5 mai dernier, l’emblématique cinéma indépendant du centre-ville a baissé le rideau le temps de gros travaux de rénovation et de modernisation qui avaient déjà été reportés d’un an en raison de leur coût important : près de 3 millions d’euros – dont environ 500 000 euros d’aides allouées par le CNC, la Ville de Montpellier et la Région-.
« Comme dit l’adage : les travaux on sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça finit… », plaisante Martin Bidou, dirigeant de la société de production et distribution Haut et Court, qui gère le Diagonal depuis 2023. « Mais je pense qu’on rouvrira mercredi 21 octobre. On a vraiment besoin de reprendre notre activité pour les vacances de la Toussaint.
5 mois de fermeture pour un cinéma indépendant, c’est très long. Sans compter qu’il va falloir rembourser nos emprunts maintenant… [de l’ordre de 2,2 millions d’euros, Ndlr] ».C’est donc un Diago rénové du sol au plafond – sauf la salle 3 : « on n’avait pas assez d’argent » – que vont retrouver les spectateurs. Toute l’électricité, la plomberie et le lot CVC (chauffage, climatisation, ventilation) ont été refaits, ainsi que la toiture, l’isolation des salles, la déco (fauteuils, tentures murales, moquettes, luminaires…).
Des projections qui vont gagner en qualité
Malgré une surface contrainte – « on ne peut pas pousser les murs » –, des espaces d’attente avec des banquettes ont été créés devant les salles, où les spectateurs pourront désormais patienter, afin de désengorger le hall d’entrée. Enfin, les projections vont gagner en qualité grâce au passage à la projection laser, à l’installation d’équipements pour un son haute fidélité et au remplacement de certains écrans. La prochaine étape sera le lancement d’une campagne de crowdfunding auprès du public et d’entreprises mécènes pour recréer à l’identique l’ancienne façade style art déco du bâtiment.
Mais pour l’heure, l’équipe, inchangée, se concentre sur la réouverture, qui devrait être marquée par « 10 jours festifs, du 21 au 31 octobre, avec un point d’orgue le soir d’Halloween où on imagine un événement rigolo ». Côté programmation, « on va rouvrir avec les films qui sortent à cette date-là et rattraper les films importants qu’on n’a pas pu passer cet été, comme la Palme d’or [Fjord, de Cristian Mungiu, Ndlr] ». Les tarifs des séances, quant à eux, augmenteront très raisonnablement : de 9 à 9,50 euros. « Dans les grandes villes, les cinémas privés sont tous à 11,50 ou 12 euros. On a voulu rester accessible », insiste Martin Bidou.
A.G.
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Les Lanceurs d’Arlettes plantent leurs chapiteaux à Odysseum
Après trois années passées au parc Sophie-Desmarets, dans le quartier de La Mosson, avec le festival « Arlette ton cirque », les Lanceurs d’Arlettes étrennent un nouveau projet. Du 3 octobre au 21 novembre, le collectif investit un terrain situé boulevard Télémaque, à Odysseum, pour y installer « Arlette ton Chap’ », un lieu culturel éphémère à la fois scène, espace de création et lieu de convivialité. Deux chapiteaux rouges et jaunes accueilleront, pendant sept semaines, spectacles, concerts, ateliers, artistes en résidence et rendez-vous festifs.
« On reprend notre itinérance, grâce notamment à l’acquisition d’un chapiteau », explique Léalou Brau, co-coordinatrice de la manifestation. Achetée en 2025 grâce au budget participatif de la Ville de Montpellier, cette structure permet au collectif d’imaginer de nouvelles implantations.
Sept semaines
sous les chapiteauxPour cette expérience à Odysseum, un deuxième chapiteau a été prêté par une association amie. Le premier sera transformé en ring du 15 octobre au 1er novembre pour accueillir « Arlette ton Catch », une création des Lanceurs d’Arlettes réunissant huit artistes autour d’un mélange de cirque, théâtre, catch spectacle et humour absurde. Douze représentations sont prévues, du jeudi au dimanche. Un spectacle créé par le collectif, « qui a ensuite pour ambition d’être joué sous chapiteau en itinérance », précise Léalou Brau.
L’autre chapiteau cultivera l’esprit guinguette. On pourra y manger, boire un verre au Bar’Arlette, écouter de la musique ou découvrir un spectacle. Les mercredis seront tournés vers les familles, avec ateliers de clown et d’initiation aux arts du cirque, spectacles jeune public et café des parents. En octobre, les jeudis proposeront des jams musicales, avec des instruments à disposition. Les vendredis et samedis soirs, concerts et spectacles prolongeront les soirées jusqu’à 0h30.
La programmation, « à l’image d’Arlette : populaire, curieuse, festive et un peu imprévisible » entend également faire circuler les artistes. Des compagnies locales seront invitées à se produire. Et lorsque le spectacle maison « Arlette ton Catch » aura quitté le chapiteau, en novembre, celui-ci accueillera des compagnies en résidence. « On a à cœur de faire de cette manifestation une plateforme d’échanges, de rencontres, de partage avec les publics, mais aussi entre artistes », souligne Léalou Brau.
Parmi les temps forts annoncés, le festival Cosmos investira les lieux du 13 au 15 novembre, pour « trois jours de propositions artistiques, entre spectacles, cabaret et univers cosmique » et le 21 novembre, le duo de musique électronique il:lo clôturera cette première édition. Deux vide-greniers sont également prévus, les 18 octobre et 1er novembre.
Contrairement au festival Arlette ton Cirque, cette nouvelle aventure est entièrement autoproduite. « On va donc devoir mettre en place une billetterie », indique la coordinatrice, mais les tarifs resteront accessibles (entre 8 et 12 euros, gratuit pour les enfants).
* Toute la programmation sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram) des Lanceurs d’Arlettes.
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À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé
Fabienne Vera, élue (PCF) de Vedène, se rappelle avoir fait l’ouverture du collège Lou-Vignarès comme élève au début des années 80. Ce jeudi, c’est en quelque sorte une seconde ouverture qui est inaugurée : après trois ans d’un chantier sur site, l’établissement a entièrement fait peau neuve. Seule une pièce attenante à la cantine n’a pas été rénovée. « Au-delà d’une simple réhabilitation, c’est une métamorphose complète », apprécie Jean-Philippe Didelet, le principal, soulignant « les conditions d’apprentissage et de travail » optimales des 750 élèves, mais aussi des professeurs et personnels.
16,4 millions d’euros
ont été investis« L’égalité des chances passe par le bien-être des enfants, on ne peut pas leur demander d’apprendre si leur environnement n’est pas à la hauteur », estime Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge des collèges, devant le maire Joël Guin (DVD), Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, et Vincent Lelionnais, secrétaire général adjoint de la préfecture. « Cela me rappelle ce que j’ai vécu il y a 25 ans quand j’étais au collège et qu’il avait été entièrement refait, le cadre pédagogique évolue et change beaucoup de choses », se remémore-t-il.
16,4 millions d’euros ont été investis – dont 2 millions d’euros de fonds européens pour la rénovation énergétique et 500 000 euros par l’État, le reste étant à la charge du conseil départemental. Démarré en janvier 2023, le chantier a été complètement achevé en septembre. Le bâtiment d’origine grisâtre et énergivore a laissé place à un ensemble blanc et lumineux qui devrait permettre 60% d’économie d’énergie.
Une salle polyvalente et un foyer des élèves ont été créés. Cantine, salles de classe, CDI, administration, vie scolaire… tout a été repris. Sans oublier la cour désimperméabilisée et végétalisée. Le tout en site occupé nécessitant l’installation de 30 salles de classe provisoires pour maintenir les cours.
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![[Entretien exclusif] Jean-Louis Masson : « Je me réjouis qu’un Varois puisse présider la Région »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/23cd91393e424ff8e8b233faa4854823.jpg)
[Entretien exclusif] Jean-Louis Masson : « Je me réjouis qu’un Varois puisse présider la Région »
La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des sénatoriales dans le Var et au-delà ?
Jean-Louis Masson : C’est l’essence même du Sénat que d’être l’émanation des collectivités locales. Les sénatoriales sont donc le reflet des municipales. Le mode de scrutin est singulier puisqu’il n’est pas le même partout et qu’il est complexe lorsqu’il est à la proportionnelle. Dès lors au plan national comme au plan local, les résultats sont conformes à ce qui pouvait être attendu. La droite et le centre sont restés majoritaires dans les mairies. Ils le resteront donc au Sénat. Le RN et LFI qui ont connu quelques succès électoraux aux municipales vont voir un groupe pour le premier et deux sénateurs pour le second. Dans le Var, la liste LR remporte la victoire des suffrages avec 40% des voix. En tant que président de la fédération LR 83, je félicite nos deux élus : Françoise Dumont qui voit son mandat renouvelé et Christian Simon, un maire de premier plan, qui va enrichir le Sénat de son expérience importante d’élu local.
Renaud Muselier a annoncé
qu’à la suite de ce scrutin, il passerait la main à François de Canson. Vous vous étiez opposés par le passé, a-t-il votre soutien ?J.-L.M. : Nous avons plus souvent été ensemble qu’opposés. Je suis président du Département, le fait qu’un Varois puisse accéder à la présidence de la Région, je m’en réjouis.
Après un été très douloureux dans le Var, vous appelez à sortir de la conception forêt-musée ? Qu’entendez-vous par là ?
J.-L.M. : Je ne crois pas à la protection de l’environnement en y excluant l’activité humaine. La vision dogmatique de la protection environnementale a montré ses limites voire sa dangerosité cet été lors des incendies. Je revendique de pouvoir protéger les personnes et les massifs forestiers avec une autre approche. Je considère que nos forêts doivent être gérées, dans le respect de ce que nous connaissons de la nature certes, mais gérées. Cela veut dire par exemple que les procédures d’exception qui permettent de lutter plus efficacement contre un incendie doivent également être valables en tant que règles de prévention des incendies.
Comment le Département peut-il aider à l’adaptation au changement climatique ?
J.-L.M. : Pour ne pas faire un long catalogue, je retiens deux sujets. D’abord, nous lançons une démarche d’ampleur concernant les énergies renouvelables notamment solaire. Par ailleurs, s’agissant de la rénovation ou de la construction de nos bâtiments publics, nous mettons l’accent sur la sobriété énergétique.
Au-delà des particuliers et des collégiens, les agriculteurs et notamment les viticulteurs sont également touchés.
J.-L.M. : Ils sont parfaitement conscients des enjeux. Ils sont force de proposition. En matière de gestion de l’eau, leur approche est lucide et responsable. Au sujet de l’adaptation des cultures, il en va de même. Je me félicite régulièrement de la coopération des agriculteurs varois pour tous les sujets environnementaux.
Le pouvoir d’achat des Français est durement comprimé par l’envolée des prix des carburants. Quel est votre message en direction de l’État et que peut un Département comme le Var pour rendre du pouvoir d’achat à ses habitants ?
J.-L.M. : L’attention que nous portons à ce sujet est constante, pic des prix du carburant ou pas. C’est ainsi que nous avons choisi et que nous nous sommes tenus à la modération tarifaire en ce qui concerne la restauration scolaire.
Vous avez récemment inauguré des « logements inclusifs » à destination des personnes handicapées. En quoi consistent-ils ?
J.-L.M. : Il ne faut pas ajouter l’isolement au handicap, c’est pourquoi, ces lieux de vie proposent des espaces partagés qui invitent les résidents à plus de moments en commun.
L’année prochaine a lieu l’élection présidentielle. La victoire de l’extrême droite est-elle inéluctable ? À droite et au centre, nombreux sont les candidats. Quel est le vôtre ?
J.-L.M. : Je n’aime pas la politique-fiction ni ramener la politique aux spéculations qui relèvent du jeu de hasard. Nous savons tous qu’aucune campagne ne se déroule comme il est raisonnable de l’envisager plusieurs mois à l’avance. Dès lors aujourd’hui, rien n’est inéluctable. Nous ne connaissons même pas encore ni la totalité des candidats ni même ceux qui vont concourir jusqu’au bout. À date, mon parti a un candidat, par conséquent la question ne se pose pas à moi.
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Quand le Crédit Mutuel de La Ciotat fait peau neuve
Pas de double sas à l’entrée, juste une porte, un peu lourde pour pénétrer dans l’agence bancaire située, rue Bouronne. Puis un premier espace doté d’automates donnant sur le bureau de réception, savamment éclairée, et des « salons », pour les rendez-vous avec les clients. « Les conseillers n’ont plus de bureau attitré », indique d’emblée Emmanuelle Ragoni, la directrice de l’agence à l’occasion de cette semaine « portes ouvertes » mise en place pour présenter les nouveaux locaux aux clients et sociétaires. Forcément, « on avait de l’appréhension lors des travaux », confie Christelle Auvré, l’une des conseillères de l’agence.
Des aménagements « cosy »Le personnel travaille désormais dans un vaste « espace collaboratif ». « Plus de photos de famille sur le bureau, on le rend le soir comme on l’a trouvé le matin ! », décrit sa collègue, Caroline Chauvel. Après quelques mois de pratique, le bilan semble positif : « on ne se retrouve plus seul, cela permet d’échanger, de partager des pratiques, de voir ce que font les autres, comment ils travaillent », décrivent les deux conseillères. Les rencontres avec les clients se déroulent dans lesdits salons de différents formats, selon. Une petite révolution dans le monde feutré de la banque qui a été globalement « très bien accueillie » par l’équipe, et témoigne « de métiers en pleine évolution », souligne la directrice de l’établissement.
Le Crédit Mutuel Méditerranée regroupe les agences de La Ciotat et de Saint-Cyr et une quinzaine de collaborateurs pour plus de 9 500 clients sur l’ensemble de la zone dont près de 8 000 particuliers, 1 200 professionnels et quelque 500 associations. L’agence de La Ciotat est un site « pilote », dans le Sud, concernant ces aménagements et ces nouvelles pratiques professionnelles.




