Tag: réhabilitation

  • Une première pierre pour le projet Phare du Port

    Une première pierre pour le projet Phare du Port

    « Retisser le lien entre ville et port. » C’est l’objectif affiché par le Port de Marseille-Fos avec le projet Phare dont la première pierre a été posée ce mercredi à deux pas de la Joliette en présence d’une pléiade d’élus locaux, représentants d’institutions ou encore de la direction de la GPMM. « Phare va être une maison commune. Phare est un futur siège social à la hauteur de ses missions, et c’est beaucoup plus que ça : C’est la réhabilitation de la halle J0, cette double halle édifiée en 1893 de 270 mètres », explique Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du port.

    « Moderniser le port sans le renier »

    Concrètement, l’actuel siège social qui fait face à la place de la Joliette va être détruit pour être remplacé par un nouveau flambant neuf. Le hangar J0 va être complètement réhabilité pour être transformé en halles ouvertes au public et de nouveaux bureaux vont être construits. Le tout réalisé par Eiffage pour une belle enveloppe de 120 millions d’euros avec l’architecte marseillaise bien connue Corinne Vezzoni à la manœuvre. Le nouveau siège doit être « mis à disposition » pour 2028 alors que la livraison finale de l’ensemble est prévue pour 2030.

    « La plupart des Marseillais ignorent la beauté de ces halles de type Eiffel qui sont là. Notre objectif c’est de rendre ces halles aux Marseillais : avec des espaces ouverts, des commerces, des restaurants… C’est un nouveau morceau de ville », développe Christophe Castaner. Avant de résumer la philosophie : « On peut moderniser le port sans renier son identité. L’activité continue pendant que le public vient la découvrir. » En effet, cette ouverture du J0 aux Marseillais, avec l’arrivée d’espaces culturels, de squares végétalisés et une grande esplanade marque un tournant inédit dans la relation entre le port et la ville.

  • Le déplacement de la prison de Digne évoqué en conseil municipal

    Le déplacement de la prison de Digne évoqué en conseil municipal

    Le maire de Digne, Julien Di Benedetto, a évoqué mardi, en conseil municipal, son projet de déplacement de la maison d’arrêt de la commune, questionné à ce sujet par le conseiller d’opposition Pascal Rovere. L’édile souhaite faire construire une nouvelle maison d’arrêt, plus grande, afin de pouvoir récupérer l’ancien château dans lequel l’actuelle prison est installée, en plein centre-ville.

    « Si on passe de 35 à 90 places, derrière, c’est autant de fonctionnaires pénitentiaires qui peuvent venir s’installer sur Digne, avec des familles, des enfants ; on augmente le nombre de juges et de magistrats au tribunal de Digne ; et c’est plus d’actes pour l’hôpital », a défendu Julien Di Benedetto.

    Le maire espère ainsi construire un musée dans l’ancien château, actuellement occupé par la maison d’arrêt, afin que les Dignois « se réapproprient leur ancien château et son histoire », tout en « attirant les touristes » et « redynamisant le centre-ville », déserté.

    La construction d’une nouvelle prison, plus grande, pourrait également permettre de pallier la surpopulation carcérale, alors que la maison d’arrêt de Digne accueillait 55 détenus pour 35 places en septembre. La localisation actuelle de la prison, en plein centre-ville, pose également problème pour les extractions de détenus, ce qui ralentit parfois les audiences, a expliqué, lundi, la nouvelle présidente du tribunal.

    Le syndicat FO s’oppose à ce projet, jugé « inutile et coûteux », avec des craintes « de délinquance accrue ». FO redoute « une dégradation des conditions de travail des personnels, l’augmentation potentielle des nuisances liées à une structure de plus grande capacité » avec « l’arrivée probable de détenus extérieurs au bassin dignois, modifiant profondément la population pénale actuellement accueillie ».

    Une indemnité supplémentaire

    Le conseil municipal a par ailleurs voté une indemnité supplémentaire pour une nouvelle conseillère municipale déléguée au logement et à l’habitat, Cathie Laurent, ce qui augmente l’enveloppe totale.

    Les conseillers ont également approuvé le principe de recours à un bail emphytéotique pour la réhabilitation d’immeubles du centre-ville, qui permettra de créer des logements locatifs sociaux. La conseillère d’opposition Nadia Tsalamlal a fait part de ses inquiétudes à ce sujet : « Le bail emphytéotique me pose question : pourquoi 80 ans et pas plus court ? Quelles sont les garanties prévues pour que les logements soient rendus en bon état à l’issue du bail ? ».

    Les élus ont finalement voté la création de 14 conseils de quartier, dont les premières réunions commenceront en novembre.

  • À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé

    À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé

    Fabienne Vera, élue (PCF) de Vedène, se rappelle avoir fait l’ouverture du collège Lou-Vignarès comme élève au début des années 80. Ce jeudi, c’est en quelque sorte une seconde ouverture qui est inaugurée : après trois ans d’un chantier sur site, l’établissement a entièrement fait peau neuve. Seule une pièce attenante à la cantine n’a pas été rénovée. « Au-delà d’une simple réhabilitation, c’est une métamorphose complète », apprécie Jean-Philippe Didelet, le principal, soulignant « les conditions d’apprentissage et de travail » optimales des 750 élèves, mais aussi des professeurs et personnels.

    16,4 millions d’euros

    ont été investis

    « L’égalité des chances passe par le bien-être des enfants, on ne peut pas leur demander d’apprendre si leur environnement n’est pas à la hauteur », estime Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge des collèges, devant le maire Joël Guin (DVD), Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, et Vincent Lelionnais, secrétaire général adjoint de la préfecture. « Cela me rappelle ce que j’ai vécu il y a 25 ans quand j’étais au collège et qu’il avait été entièrement refait, le cadre pédagogique évolue et change beaucoup de choses », se remémore-t-il.

    16,4 millions d’euros ont été investis – dont 2 millions d’euros de fonds européens pour la rénovation énergétique et 500 000 euros par l’État, le reste étant à la charge du conseil départemental. Démarré en janvier 2023, le chantier a été complètement achevé en septembre. Le bâtiment d’origine grisâtre et énergivore a laissé place à un ensemble blanc et lumineux qui devrait permettre 60% d’économie d’énergie.

    Une salle polyvalente et un foyer des élèves ont été créés. Cantine, salles de classe, CDI, administration, vie scolaire… tout a été repris. Sans oublier la cour désimperméabilisée et végétalisée. Le tout en site occupé nécessitant l’installation de 30 salles de classe provisoires pour maintenir les cours.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.

  • Le Département des Bouches-du-Rhône inaugure deux équipements

    Le Département des Bouches-du-Rhône inaugure deux équipements

    L’établissement a notamment été agrandi, sa performance énergétique améliorée et des îlots de fraîcheur aménagés. Le Département a consacré 59 500 euros à cette réhabilitation, soit « 70% du montant total ». Martine Vassal s’est ensuite rendue dans le village de Maussane-les-Alpilles pour inaugurer le parc Benjamin-Priaulet, où des chemins et des équipements de loisirs ont été créés et renouvelés. Le Département a financé cet aménagement à hauteur de 150 000 euros, soit la moitié du coût des travaux.

  • Legré Mante : la consultation du public est lancée

    Legré Mante : la consultation du public est lancée

    La consultation du public sur le permis de construire au 195, avenue de Montredon (8e), sur les friches industrielles polluées Legré Mante, est ouverte depuis lundi et pour 30 jours.

    Les 25 premières expressions par voie électronique sont divisées. « Pourquoi faut-il construire 140 logements, générer de nouveaux déplacements et augmenter encore la pression sur un quartier déjà saturé pour rendre possible la réhabilitation d’un site dont la pollution est connue depuis des années ? », interroge une adhérente de Santé Littoral Sud. « Ce projet traîne depuis des années et il est vraiment temps qu’il puisse enfin voir le jour. Au-delà des logements, c’est tout un quartier qui va pouvoir être réaménagé », estime au contraire Sandrine.

    En juillet 2024, le tribunal administratif a annulé les deux permis délivrés en raison de l’information très lacunaire du dossier d’enquête publique, mais surtout pour non-respect de la loi Littoral : 300 logements représentaient une densification excessive en bord de mer. En juin 2013, les permis d’Océanis Promotion avaient connu le même sort judiciaire.

    Le nouveau projet propose 139 logements collectifs, dont 30% sociaux dans les bâtiments existants dépollués et réhabilités, une villa individuelle ainsi que 400 m² de surfaces commerciales. La société de construction-vente LGM Madrague (Constructa et Ginkgo) ambitionne « de faire renaître cette friche industrielle et permettre aux riverains de se la réapproprier » avec l’agence d’architecte Kern +associés et le paysagiste Marc Richier. « Ce site d’exception sera rendu aux habitants, à la nature, aux futures générations, avec la volonté de valoriser son architecture industrielle historique et de l’inscrire comme un témoignage précieux du passé marseillais. »

  • Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    C’est un transfert qui avait fait parler avant l’été. Ce mercredi 16 septembre, les élus du conseil municipal de Port-de-Bouc voteront une délibération pour que la halte-garderie Odette-Menot, située aux Aigues-Douces, soit redéployée au sein du multi-accueil collectif (MAC) Paulette Rambaldi.

    Derrière cette décision, il y a un constat : le nombre d’inscriptions enregistrées en juin pour la rentrée (environ dix familles) était insuffisant pour maintenir la structure municipale ouverte telle quelle. Cette baisse de fréquentation était observée « depuis plusieurs années consécutives », avait expliqué le maire Laurent Belsola (PCF), notamment due à « un ralentissement démographique et à une forme de garde qui n’est plus adaptée aux besoins ». La halte-garderie Odette-Menot ne fournissait pas de pause méridienne. Le MAC Rambaldi permet quant à lui à un collectif d’assistantes maternelles de garder 20 à 25 enfants
    toute la journée sans
    interruption.

    Concours pour la maternelle Victor-Hugo

    Pour le reste, cette séance de rentrée ne devrait pas s’éterniser : 21 points sont à l’ordre du jour. Les élus auront notamment à désigner les membres du jury de la procédure de concours de maîtrise d’œuvre sur esquisse engagée par la Ville de Port-de-Bouc dans le cadre de la réhabilitation de l’école maternelle Victor-Hugo ainsi que la démolition et de la reconstruction de la cantine, qui s’inscrivent dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain des quartiers de la Presqu’île et des Comtes-Tassy.

  • Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Construit en 1928, le Cercle Naval de Toulon constituait, jusqu’en 2016, un lieu de réception et de restauration de la Marine. Classé Monument historique en 2018, il accueillera, dès septembre 2027, l’École des Industries Avancées (EDEIA), école d’ingénieurs spécialisée en robotique et système embarqué, et le Collège des sciences navales, centre de recherche cofondé avec l’École des Mines Paris – PSL, associant aussi l’Ifremer et l’École navale. Ce projet est lié à la feuille de route André Jubelin, qui vise à renforcer l’industrie de défense française dans le cadre de l’augmentation du budget militaire 2025-2030, prévoyant notamment la création de 10 000 emplois dans le Var. Coût du chantier : 6,9 millions d’euros. Ad.B.

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.

  • Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    L’association de défense des locataires du Cap Janet a adressé, jeudi dernier, une mise en demeure à leur bailleur Erilia, avec constat d’huissier, exigeant que les habitants de cette résidence installée sur les hauteurs de la Calade (15e), en surplomb du port, soient mieux protégés et informés contre le risque amiante. En cause, les travaux de réhabilitation de la cité engagés le 5 août (notre édition du 06/08), sans protection suffisante des appartements contre l’empoussièrement, dénoncent les locataires.

    Réunions d’information

    Les travaux prévoient une isolation complète des façades et des toitures, la modernisation du système de chauffage, la rénovation des salles d’eau. Un chantier à 15,61 millions d’euros, prévu pour être livré en mars 2028. Mais le bras de fer des habitants avec leur bailleur avait commencé dès son installation, sur fond de manque de stationnement. Et de fait, lorsque les places sont immobilisées pour les besoins du chantier, ils se mobilisent pour réclamer qu’en contrepartie, les voitures épaves qui bloquent, selon les habitants, une soixantaine de places soient retirées. Jusqu’à bloquer les entrées du chantier, le 19 août, pour obtenir gain de cause.

    Ce même jour, un locataire de la tour C remarque, sur la passerelle située à la hauteur de son balcon, les premiers panneaux signalisant la présence d’amiante. Et de filmer la fenêtre ouverte de sa cuisine donnant directement sur la coursive où circulent les ouvriers en combinaison intégrale, sans que son appartement ne soit protégé des poussières. « Nous ne sommes pas considérés, sommes des animaux », s’émeut-il. Dans une seconde vidéo, il va à la rencontre des ouvriers et leur demande d’arrêter le travail tant que les habitants ne sont pas abrités. « Il n’y a pas d’amiante », lui répond la gestionnaire de la résidence.

    Dans les jours qui suivent, la signalisation « danger amiante » est installée sur les palissades, indiquant aux ouvriers les précautions à prendre en fonction de l’empoussièrement, selon qu’il y ait moins de cinq fibres d’amiante par litre… ou moins de 100 fibres. « Quand ils ont installé le rail [de l’échafaudage, Ndlr], il n’y avait aucune signalisation, témoigne le président de l’association. Ils ont cassé les plaques de la façade sans avertir les gens qu’il y avait de l’amiante ! » En contrebas, les déchets du chantier sont entreposés sous des bâches sur le terrain de foot, derrière des grilles barrées d’une rubalise signalant le « danger amiante ». « Quand il y aura moins de soleil, les enfants vont retourner s’y amuser », s’inquiète Mohamed Aimeche, qui a aussi alerté la municipalité. Sollicité, le bailleur promet que « le chantier de réhabilitation de Cap Janet est conduit dans le strict respect de la réglementation ». Le plan de retrait des matériaux concernés a été transmis aux services de l’État avant le début des travaux, leur dépose réalisée par une entreprise spécialisée et certifiée pour être placés dans des contenants étanches dans une zone dédiée avant leur traitement, énumère le maître d’œuvre. Avec « un balisage et une sécurisation adaptés à l’avancement du chantier », et une attention spécifique sur les espaces extérieurs fréquentés par les enfants. « La santé et la sécurité des locataires, des riverains et des intervenants sont une priorité pour Erilia », promet-il. Et de préciser qu’« une information détaillée sera adressée aux locataires pour leur apporter toutes les précisions utiles sur le déroulement et la sécurisation de ces opérations ». Le bailleur a annoncé la tenue de permanences d’information le lundi.