Tag: Brignoles

  • Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

    Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

    Ce ne sont pas les agents engagés au quotidien, jour et nuit, sur les nombreux sites du centre hospitalier intercommunal qui vont s’en plaindre. Bien au contraire, même. Puisqu’ils vont pouvoir disposer de lieux fonctionnels pour profiter d’un temps de repos mérité et surtout indispensable pour assurer leur mission en sécurité. Et supporter les conditions de travail très dégradées avec entre autres une hausse constante des charges de travail du fait d’un manque d’effectif chronique.

    C’est d’ailleurs ce que souligne la direction, elle-même, en mettant en avant leur dévouement malgré « un environnement matériel de travail en assez mauvais état », précisant que les personnels assurent une qualité de prise en charge reconnue par tous les usagers.

    Une satisfaction qui ne doit surtout pas faire oublier, poursuit-elle, les difficultés que les personnels rencontrent au quotidien.

    L’occasion de rappeler que le métier de soignant est en effet une des activités professionnelles les plus exposées. Leur engagement les confrontant quotidiennement à des risques infectieux, des blessures et Troubles MusculoSqueletiques (lombalgies, pathologie épaules…) avec les manutentions répétées de charges et de personnes, aux chutes et aux glissades. Mais aussi à de nombreuses sources de stress telles qu’un épuisement induit par les cadences intenses et répétées, la confrontation constante à la maladie, à la fin de vie et à la mort, ainsi qu’aux petites et grandes violences en provenance des patients et de leur entourage.

    Le recours au privé

    qui interroge

    D’où l’importance de pouvoir avoir accès à des salles de pause pour, le temps d’un moment, se mettre à l’abri et recharger ses accus.

    D’autant que la majorité des professionnels travaillent 12 heures consécutives et ne quittent pas ou très peu leur service sur ce temps. Les pauses s’organisent en fonction de l’activité de service avec l’obligation légale d’une, de 20 minutes, toutes les 6 heures, comprenant la restauration.

    L’aménagement de leur environnement de travail devient donc d’autant plus indispensable. D’autant que cela permet aussi, outre l’indispensable repos physique et mental, de se retrouver pour les besoins de l’organisation même du service. Des lieux, pointe la direction, propice à plus de concertation et de coopération entre soignants et de cohésions des équipes, où l’on peut retrouver des informations important aussi. Et peut-être même où l’on peut questionner ensemble le manque de moyens pour exercer ses missions.

    « L’enjeu à proposer aux soignants des salles de pause agréables et fonctionnelles est donc crucial et l’établissement en a fait une priorité dans ses appels à mécénat avec la chance extraordinaire d’avoir été entendu et soutenu immédiatement par le fonds de dotation MGL des entreprises Lauvige », précise l’établissement.

    En tout ce sont 30 salles qui vont être modernisées sur l’ensemble des sites du centre hospitalier pour un coût de 55 000 euros prix en charge en intégralité par le mécénat.

    Le centre hospitalier annonce également lancer en fin d’année via son nouveau fonds de dotation Còrdea, un appel à dons à destination des commerçants et habitants du territoire pour équiper en électroménager et en fauteuil de repos ces salles de pause rénovées.

    Solliciter la « générosité » du privé, pourquoi pas. Mais ça en dit long tout de même sur le sous-investissement de l’État dans l’hôpital public et le service public de santé.

  • À Brignoles, un feu rapidement fixé et maîtrisé, mais des habitants en colère

    À Brignoles, un feu rapidement fixé et maîtrisé, mais des habitants en colère

    On a bien cru à l’éternel recommencement, à une rengaine cauchemardesque qui pousse, depuis douze jours, les sapeurs-pompiers du Var, ainsi que ceux venus leur prêter main-forte, au bord de l’épuisement. L’incendie des Arcs-sur-Argens et de Taradeau tout juste fixé, le 21 juillet, après avoir parcouru 200 hectares en deux jours, qu’il fallait déjà lutter contre un feu d’une ampleur bien supérieure dans le massif du Gros Bessillon. Rebelote mercredi : alors que les soldats du feu étaient parvenus, la veille, à fixer l’incendie qui aura ravagé 4 500 hectares et détruit 33 maisons en une semaine, c’était du côté de Brignoles – qui avait déjà subi plusieurs départs de feu rapidement maîtrisés ces derniers jours – que les flammes se déclaraient, à 16h45, dans la forêt bordant la RD12, en direction de Camps-la-Source.

    Les flammes ont rapidement gagné du terrain, avec près de 100 hectares parcourus en trois heures, poussant les autorités à évacuer 650 personnes dans plusieurs quartiers de la commune. Mais cette fois, aucun scénario catastrophe : vers minuit, l’incendie était déclaré fixé, puis maîtrisé à 3hdu matin, après avoir parcouru 130 hectares. Cela, grâce aux moyens aériens importants rapidement déployés (3 Canadair, 7 hélicoptères bombardiers d’eau et 2 avions Dash) en fin d’après-midi, ainsi que la mobilisation des 270 sapeurs-pompiers avec leurs 70 engins, qui ont continué de s’employer la nuit tombée. Mais aussi à la faveur de conditions « favorables car l’humidité a été très élevée », expliquait au matin le maire de Brignoles, Didier Brémond. Une situation bien différente de celle du Gros Bessillon, où les éléments n’ont, au contraire, rendu que plus difficile la maîtrise du feu.

    70% des incendies sont criminels

    L’édile, à l’instar des pompiers mobilisés, se méfiait cependant de la reprise des vents dans l’après-midi. Cela n’a pas empêché l’ensemble des personnes évacuées de regagner leur domicile dans la matinée de jeudi, malgré l’odeur de fumée encore bien présente dans certains secteurs.

    Habitants du quartier de Tombarel, au pied de l’incendie, Aurélie et ses deux enfants se sont réfugiés dans la précipitation chez leur famille à Varages, après avoir reçu une alerte sur leur téléphone : « On observait la fumée arriver, on ne voyait plus rien. On a pris ce qui nous passait sous la main. On a aussi pris le chat. Mon mari est resté jusqu’à 21h avec les voisins pour arroser les champs à côté en prévention. » Il a aussi fallu gérer le stress des enfants : « Ma fille pleurait, mon fils, qui a un trouble autistique, était très focalisé, c’est lui qui a vu la fumée en premier. » Jeudi matin, au-delà du soulagement, il y avait aussi « de la colère, car on se doute que c’est un acte criminel. Cela fait deux fois que ça arrive au même endroit, ça paraît très suspect. On ne comprend pas, des vies sont mises en danger, on va garder la colline devant nous toute noire ». Didier Brémond partage cette conviction : « Je pense que tous ces feux ne sont pas des accidents et j’espère qu’il y aura des sanctions fortes, c’est inadmissible. » Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que 70% des incendies étaient intentionnels, 263 personnes ayant été interpellées en France depuis le 28 juin, dont plusieurs dans le Var. Un homme de 39 ans, reconnu coupable d’avoir volontairement provoqué un incendie à Ollioules, a été condamné à un an de prison par le tribunal correctionnel de Toulon, mercredi.

    Même constat pour Gabsi, sa voisine, hébergée, avec ses deux enfants, chez des amis : « Souvent, c’est volontaire et c’est dommage que des personnes mettent en danger la vie des habitants. » Elle tient à louer l’activité des pompiers, dont « le travail n’est pas assez reconnu, ils risquent leur vie pour les nôtres ». Marquée par « l’ambiance pesante entre la fumée, les avions, les hélicoptères, ce qui ne nous était jamais arrivé », elle gardait ses « valises prêtes, car avec le vent prévu cet après-midi, on se tient prêt à reévacuer ».

    Habitante du quartier des Agasses, situé en contrebas de l’incendie, depuis 45 ans, Christiane a vu les panaches de fumée de près. « Très perturbée » après son évacuation précipitée par la police, accueillie chez son fils, elle n’a rien pu avaler jusqu’à jeudi midi. Si elle reconnaît que « les pompiers font ce qu’ils peuvent avec leurs moyens », elle pointe du doigt les services techniques municipaux et ce qu’elle considère comme un manque d’entretien des espaces végétalisés : « Il y a des herbes et des arbres très secs. On ne nettoie plus nos forêts et les bords de routes. Mon voisin s’est battu avec la mairie pour que le champ d’à côté soit fauché. Et on nous dit d’entretenir nos parcelles… » Elle peine à se contenir : « J’ai 80 ans, je n’ai rien à perdre. Si je croise les personnes qui ont mis le feu, je pourrais m’en prendre à elles. »

  • Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Les vents d’ouest du début de semaine, qui avaient posé de grandes difficultés dans la lutte contre l’incendie du massif du Gros Bessillon, devaient se calmer vendredi. Ce sont des vents « très tourbillonnants », selon la préfecture du Var, qui s’y sont finalement substitués, provoquant de nombreuses reprises de feu, notamment à partir de 14h, après une nuit durant laquelle une reprise sur le secteur de Sainte-Catherine, à Pontevès, a embrasé 1,5 hectare, tandis que les 800 pompiers et 109 militaires mobilisés étaient parvenus, une fois encore, à préserver Cotignac des flammes.

    Les 1 000 sapeurs-pompiers, dotés de 265 véhicules feux de forêts, un avion DASH, quatre Canadairs, dont un Croate, dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCU), et trois hélicoptères bombardiers d’eau, dont un lourd, se sont employés à contenir des feux qui menaçaient désormais, en plus de Pontevès, les communes de Barjols, Châteauvert et Correns, un peu plus tard dans l’après-midi.

    Des orages sont attendus ce samedi

    300 nouvelles évacuations ont été réalisées en plus de celles de jeudi, certaines personnes n’ayant toujours pas pu regagner leur domicile. 12 communes ont activé au moins un centre de regroupement : Barjols, Le Val, Correns, Brignoles, Brue-Auriac, Pontevès, Carcès, Sillans-la-Cascade, Salernes, Montfort-sur-Argens, Lorgues et Châteauvert. Les personnes qui avaient été évacuées à Pontevès et Montfort-sur-Argens ont toutefois pu regagner leur domicile, en début de soirée.

    Deux axes routiers (RD45 et RD 554) étaient partiellement filtrés pour faciliter les évacuations, tandis que des portions des RD560, RD60, RD22 et EV8 étaient fermées à la circulation.

    La journée de ce samedi, où des orages sont prévus – et même espérés – dans le département du Var, pourrait permettre aux pompiers d’avancer dans leur entreprise de fixation. En espérant que, cette fois, la météo ne leur joue pas de tours.

    Deux enquêtes ouvertes

    Le parquet de Draguignan a ouvert deux enquêtes au sujet des incendies dans le Var : une pour celui de Pontevès, et une autre pour celui des Arcs-Taradeau. La piste criminelle serait privilégiée pour ce dernier selon BFM Var, qui indique qu’un suspect en scooter ayant mis le feu à l’aide de bidons d’essence aurait été identifié et serait recherché. Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie du Var. Les coupables encourent entre 5 ans de prison (incendie involontaire ayant généré des blessures) et la perpétuité (feu volontaire ayant causé des décès).

  • 50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Le scénario redouté mercredi s’est produit jeudi dans le massif du Gros Bessillon. Au cours d’une nuit plutôt calme, qui a permis de reposer une partie des troupes, 650 sapeurs-pompiers (contre 1 200 la veille) étaient mobilisés jusqu’en début d’après-midi pour éteindre les points chauds et noyer les lisières de l’incendie, qui avait alors parcouru 2 500 hectares. Mais à 13h, comme attendu, la reprise du mistral, conjuguée à des conditions hygrométriques défavorables (un taux d’humidité de 10 à 15 %), a provoqué « entre 50 et 100 départs de feu, de 13h à 18h, sur des périmètres déjà brûlés et en lisière de forêt », indique le préfet Simon Babre.

    En conséquence, l’ensemble des personnes qui avaient pu regagner leur domicile dans la matinée a de nouveau été évacué. On en comptait 500 jeudi soir. L’incendie a relativement peu progressé, de 2 500 à 2 700 hectares, mais approchait à nouveau les communes de Carcès, Montfort-sur-Argens et surtout Cotignac, qui était « réellement menacé », obligeant la mise en place d’« un maximum de moyens pour sa défense », précisait le préfet. Deux foyers s’y sont déclarés dans les quartiers ouest. Ils ont été maîtrisés et les habitants du village, ainsi que ceux de Pontevès, ont pu regagner leurs domiciles en début de soirée.

    Un espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Une soixantaine de maisons ont été touchées, dont 25 détruites, mais aucune nouvelle ce jeudi. Cela, grâce à « des moyens conséquents qui ont permis d’éviter des dégâts », se félicitait éric Grohin, directeur du SDIS 83. Ceux-ci ont été répartis sur l’ensemble du département de manière préventive, dans une journée à haut risque durant laquelle deux départs de feux ont eu lieu du côté du Revest-les-Eaux (1 hectare brûlé après l’explosion d’une caravane), et cinq, considérés comme suspects, à Brignoles, occasionnant l’ouverture d’une enquête par le Parquet de Draguignan.

    550 sapeurs-pompiers étaient mobilisés du côté du Gros Bessillon, équipés de 120 véhicules feux de forêts, 4 canadairs, 2 DASH, 3 hélicoptères bombardiers d’eau dont un lourd, 60 militaires et autant de gendarmes nationaux appuyés par les policiers municipaux. Les effectifs ont été portés à 800, et 109 militaires pour la nuit, avec de meilleures conditions météo (brise marine apportant de l’humidité) permettant de passer « d’une stratégie de combat à une stratégie de sécurisation », détaillait le préfet. Des drones devaient aussi être envoyés pour repérer les points chauds.

    Avec l’espoir de fixer l’incendie vendredi ou samedi : « On devrait avoir un répit de vent d’ouest pendant trois ou quatre jours, qui va permettre de ne plus avoir à combattre point à point toutes les flammes, et de sécuriser avec du retardant et du déforestage », espérait Eric Grohin. La course contre la montre se poursuit.

  • L’ancien palais de justice de Brignoles mis sous protection

    L’ancien palais de justice de Brignoles mis sous protection

    Le ministère de la Culture a ouvert une instance de classement au titre des monuments historiques de l’ancien palais de justice de Brignoles (Var), édifié entre 1839 et 1842. Cette décision ministérielle rare, signée le 20 mai 2026 et qui vient d’être publiée, répond à une demande de l’association Sites & monuments qui avait interpellé en urgence l’État pour sauver l’édifice de 1 000 m2.

    « Le dépôt le 14 août 2025 d’un permis de démolir partiel fait peser une menace directe de transformations irréversibles, d’altérations architecturales substantielles et de perte de lisibilité des volumes et des dispositions d’origine sur cet ensemble d’intérêt patrimonial majeur », a écrit en février Sandrine Rolengo, la déléguée régionale Paca de l’association de défense du patrimoine. Son courrier à Rachida Dati soulignait l’extrême urgence à intervenir. « Dans un contexte de pression foncière et de renouvellement urbain, ces risques appellent une réponse immédiate des pouvoirs publics. »

    « Un ensemble architectural complet »

    Après le départ du tribunal du centre-ville, le bâtiment historique est resté vacant et s’est dégradé jusqu’à l’effondrement partiel de la toiture et de zones de plancher. « La préservation en l’état étant devenue impossible, notamment en raison du coût nécessaire, il a été décidé la démolition partielle du bâtiment, en ne conservant que la façade principale », énonçait, en juin 2025, la mairie de Brignoles dans l’appel d’offres pour sa déconstruction. L’instance de classement garantit désormais la sauvegarde de cet ensemble « dans l’attente de l’instruction d’une mesure de protection pérenne ». « Tous les effets du classement au titre des monuments historiques s’appliqueront de plein droit à cet immeuble pendant une durée d’un an », énonce la décision.

    L’ancien palais de justice est l’œuvre de l’architecte Esprit Lantoin (1787-1856), qui l’a conçu dans un style néoclassique comme « élément central d’un ensemble architectural complet d’édifices construits pour les institutions judiciaires et pénitentiaires sous la monarchie de Juillet ». C’est en réalité tout le pôle judiciaire du XIXe qui mérite d’être sauvé. C’est pourquoi Sites & monuments a demandé que soient également protégées l’ancienne prison, l’ancienne gendarmerie, la place et sa fontaine. « Bien que situés dans le Site patrimonial remarquable de la ville, ces édifices méritent une protection individuelle afin d’assurer leur conservation, leur restauration et leur transmission aux générations futures », vient d’écrire l’association reconnue d’utilité publique au maire de Brignoles, Didier Brémond (LR), pour demander une reconversion de l’îlot plus respectueuse du patrimoine.

  • [C’est l’été] Les jeudis découverte à Brignoles

    [C’est l’été] Les jeudis découverte à Brignoles

    Au programme, un jeu, une explication et des parties guidées le tout dans une ambiance conviviale et chaleureuse pour décompresser dans la semaine.

    De 16h à 22h.

  • Catherine Vautrin loue la « complémentarité » de l’armée et de la sécurité civile face aux incendies

    Catherine Vautrin loue la « complémentarité » de l’armée et de la sécurité civile face aux incendies

    Avec les canicules à répétition, les risques d’incendie deviennent de plus en plus importants en Méditerranée. Près de 2 500 départs de feu sont recensés chaque année dans la zone. L’année dernière, le département du Var a subi 183 incendies pour 152 hectares brûlés, contre 65 en 2024, mobilisant au total 26 151 sapeurs-pompiers. Une infime partie d’un bilan record sur le plan national, avec près de 20 000 hectares ravagés (deux fois plus que la moyenne annuelle habituelle), dont 11 300 dans l’Aude en à peine deux semaines, en août, effarant bilan du feu le plus ravageur de l’histoire du pays.

    Pour lutter, depuis 1984, l’opération Héphaïstos mobilise plus de 200 sapeurs-pompiers militaires, dont la mission est de protéger les populations face aux feux de forêts sur la période estivale, en appui aux Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Elle a été lancée avec une semaine d’avance par rapport au calendrier habituel, eu égard à la situation météorologique, telle que l’a annoncé la ministre des Armées Catherine Vautrin, jeudi, lors de sa visite au 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (7e RIISC).

    Composante de la Brigade des militaires de la sécurité civile (BMSC), cette unité, garnie de 600 sapeurs-sauveteurs militaires, est spécialisée dans le soutien aux populations face aux catastrophes naturelles. Elle est en charge de la coordination de l’opération Héphaïstos, exemple, pour la ministre des Armées, de la « complémentarité » et de la « capacité à accompagner la sécurité civile pour des épisodes de feux de forêts ».

    Envoi de secouristes

    au Venezuela

    Elle a pu s’en rendre compte à travers une simulation d’intervention sur un feu factice réalisé par un détachement aéroporté de sécurité civile du 7e RIISC. Celui-ci est composé d’un hélicoptère de reconnaissance, avec à son bord le chef du détachement, chargé d’évaluer la situation et d’édicter les procédures à suivre, et de deux hélicoptères de manœuvre, transportant des sapeurs-sauveteurs. Une plus-value importante, permettant d’intervenir rapidement sur des terrains difficiles par hélitreuillage, de transporter du matériel et d’évacuer dix à quinze personnes en quelques minutes, ce que seules les 1ère, 4e et 7e RIISC sont en mesure de réaliser.

    Ces unités peuvent être déployées sur l’ensemble du territoire national, en métropole comme en outre-mer. Essentiel quand « des départements comme le Cher, qui n’est pas un département dans lequel on s’attend à avoir des feux de forêt, sont en canicule niveau rouge », souligne Catherine Vautrin, pour qui ces fortes chaleurs sont un appel à « équiper le pays » face aux risques générés. « C’est tout l’esprit de l’actualisation de la loi de programmation militaire », qui prévoit supplémentaires 36 milliards d’euros d’ici 2030, soutient-elle, et qui sera votée à l’Assemblée nationale et au Sénat la semaine prochaine.

    Autre fonction du 7e RIISC : le déploiement à l’étranger en appui aux pays sinistrés. C’est à ce titre que la ministre des Armées a annoncé l’envoi de 85 secouristes vers le Venezuela, frappé par un séisme meurtrier mercredi (164 morts et plus de 1 000 blessés à l’heure où nous écrivons ces lignes).

  • Alice Rufo en visite ce lundi dans le Var

    Alice Rufo en visite ce lundi dans le Var

    Elle y a participé à une cérémonie au Mémorial des guerres en Indochine de Fréjus, l’un des dix hauts lieux de la mémoire nationale, qui accueille les dépouilles de militaires « Morts pour la France » entre 1940 et 1954. Elle a ensuite rendu visite au 7e régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile de Brignoles, dont elle a découvert, via des ateliers, les missions de sécurité civile et de lutte contre les feux de forêt et les inondations, de gestion des risques technologiques et de décontamination.

  • La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.

    Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.

    Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».

    L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.

    Des joueurs

    au collège de Garéoult

    Dans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».

    Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.

  • L’amande comme futur modèle du « made in France »

    L’amande comme futur modèle du « made in France »

    On la consomme bien souvent espagnole ou californienne. L’amande, fleuron provençal jusqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale (12 000 hectares), est désormais bien loin de son lustre d’antan. Avec seulement 2 200 hectares cultivés sur l’ensemble du territoire français, la production nationale, qui ne représente qu’environ 2% des amandes consommées en France, atteint péniblement les 600 tonnes.

    Un constat qui a mené à l’émergence de la Compagnie des amandes. Créée en 2018, elle s’est rapidement imposée comme le leader de la production française. Derrière la société, une figure du « made in France », en la personne d’Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de l’Économie et du Redressement productif (2012-2014) en est l’un des cofondateurs, et était présent lundi, à Brignoles, pour l’inauguration de la Casserie d’amandes. En marche depuis l’automne dernier dans un hangar de plus de 1 800 m² dans la zone industrielle de Nicopolis, elle permet, à l’heure actuelle, de produire 1,25 tonne d’amandes par jour. Un rendement qui sera doublé cet été grâce à une deuxième ligne de production.

    Un outil nécessaire à la viabilité de la « relocalisation » souhaitée par Arnaud Montebourg, qui assure aussi la commercialisation des produits. La compagnie travaille ainsi avec huit producteurs associés (sur 230 hectares) sur sa propre production, mais aussi avec des producteurs indépendants (notamment dans le Vaucluse, l’Ardèche, la Drôme et les Bouches-du-Rhône), dont la production représente 65% des amandes cassées à Brignoles depuis l’automne, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 3 millions d’euros. Ce qui fait dire à l’ancien ministre que « cet outil n’est pas uniquement le nôtre, c’est celui de la filière ». Il n’y a toutefois aucun producteur varois, où la culture reste très marginale. « On aimerait aborder ce sujet avec la compagnie, en vertu de notre plan de diversification des cultures méditerranéennes, mais ça n’a pas encore été fait », déplore Sylvain Audemard, président de la Chambre d’agriculture du Var.

    La Chambre d’agriculture veut des prix justes

    L’usine, qui représente 2,5 millions d’euros d’investissement, vise donc à fédérer la production à une échelle supérieure à celles déjà existantes en France, à travers « une stratégie collective qui consiste à investir et promouvoir des services et outils, pour développer l’ensemble d’une filière », explique Arnaud Montebourg. Et celle-ci porte ses fruits, puisque la production d’amandes françaises est passée de 650 tonnes à 1 800 aujourd’hui, avec l’objectif d’arriver à 3 500 d’ici 5 ans (sur les 51 000 consommées chaque année dans l’Hexagone).

    S’il paraît illusoire d’éliminer les imports, l’amande incarne un exemple dans la poursuite des objectifs de souveraineté alimentaire du ministère de l’Agriculture à l’horizon 2036, élevée au rang d’intérêt général majeur. La Compagnie des Amandes a ainsi été sollicitée pour exporter ses méthodes à d’autres filières, Arnaud Montebourg, chargé d’écrire une partie des plans de souveraineté des productions végétales spécialisées, en tête. Il rend visite, à ce titre, à des horticulteurs hyérois ce mardi.

    Une usine de transformation de pistaches verra aussi le jour à Brignoles d’ici la fin de l’année. Et pour parvenir à faire rayonner ces filières de relocalisation, le nerf de la guerre demeure le prix. L’ancien député socialiste promet « des prix espagnols », et met en avant les nombreux accords ficelés avec la grande distribution. Mais dans les faits, la réalité est quelque peu différente : « Peut-être que la grande distribution joue le jeu car elle se trouve face à un ancien ministre, mais les relations avec les producteurs ne se passent pas très bien en général », contraste Sylvain Audemard, qui espère « qu’avec la loi d’urgence pour le monde agricole, la loi Egalim soit un peu réformée, pour une contractualisation à long terme avec la grande distribution et des prix en phase. »