Tag: modernisation

  • Marcegaglia investit 600 millions d’euros dans son projet Mistral

    Marcegaglia investit 600 millions d’euros dans son projet Mistral

    Après l’échec du projet Carbon, c’est une nouvelle qui met du baume au cœur au secteur industriel. En marge du sommet Choose France, qui s’est ouvert ce lundi à Versailles, Marcegaglia annonce un investissement de 600 millions d’euros supplémentaires pour son projet Mistral, à Fos-sur-Mer. Le montant total mobilisé atteindra ainsi environ 1,2 milliard d’euros sur le site.

    L’aciériste italien, qui a repris le site Ascometal en juin 2024, entend moderniser l’outil de production historique pour passer d’environ 100 000 tonnes à 150 000 tonnes d’aciers spéciaux par an (activité historique de l’usine), et construire une nouvelle unité de production pour produire 2 millions de tonnes d’aciers standards bas-carbone par an, d’ici 2028.

    Cette dernière « intégrera l’intelligence artificielle et sera alimentée par une électricité décarbonée, visant des performances de référence en sobriété énergétique et en empreinte carbone », souligne le groupe, qui a conclu, il y a un an, un accord partenarial de fourniture d’électricité d’origine nucléaire d’au moins dix ans avec EDF.

    La nouvelle unité de production fera partie des toutes premières de ce type en Europe et permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport à une production en cycle complet. « En France, on avait pas vu de projet de cette envergure depuis 50 ans », note François Barges, délégué syndical CGT à Fos. Elle couvrira environ 35% des besoins du groupe Marcegaglia en coils et brames, avec pour objectif d’approvisionner principalement ses installations en aval, en Italie, pour ses différents clients.

    Les voyants au vert

    Si, pour le moment, la décision finale d’investissement n’a pas encore été rendue, l’élu du personnel assure qu’il y a « des signaux positifs et des voyants au vert » concernant ce projet. « On est en phase de recrutement », confie-t-il. Alors que l’usine emploie 320 salariés, les effectifs devraient atteindre 700 employés une fois « Mistral » opérationnel. Fin avril, Marcegaglia avait déjà annoncé la signature d’un accord stratégique de 450 millions d’euros avec Danieli, portant sur la fourniture d’équipements sidérurgiques et de pièces de rechange destinés à sa future aciérie de brames à faible empreinte carbone. Néanmoins, François Barges nuance : « En termes de modernisation, on y est pas du tout. Au contraire, le marché est atone, on court après les volumes, notamment pour le fil. » Le délégué syndical résume : « L’acier chinois inonde le marché et nousn on en pâtit. »

    En avril dernier, les institutions bruxelloises ont trouvé un accord ambitieux de sauvegarde de l’acier européen, qui devrait apporter un peu de répit au secteur industriel.

    Le texte européen, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, assurera une meilleure traçabilité des produits et introduira une limitation des volumes d’importation en franchise de droits à 18,3 millions de tonnes par an, soit une réduction de 47% par rapport aux quotas de 2024. Ces nouveaux quotas sont calés sur les niveaux d’importation de 2013, avant que le marché ne soit déséquilibré par la montée en puissance des surcapacités chinoises. Un droit de douane de 50% s’appliquera aux importations dépassant le contingent et aux produits sidérurgiques non-couverts par celui-ci. Actuellement, cette taxation s’élève à 25%.

    En attendant, à Fos-sur-Mer, « pour l’année 2026, ça va devenir compliqué, déplore François Barges. Il y a des réorganisations de secteurs en cours et des périodes conséquentes de chômage partiel. (…) Entre ce qu’on nous annonce et ce qu’on vit, il y a deux mondes, et la problématique est là. »

  • Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une situation favorable mais pas question de se relâcher… À la Région, on se félicite de la situation hydrologique sur le territoire à l’occasion d’un bilan d’étape du plan « Or bleu » ce mardi 26 mai. « Cet hiver, nous avons eu des précipitations très contrastées avec des mois humides et des mois particulièrement secs mais le bilan des cumuls reste conforme à la norme », constate Zoé Mahé, directrice adjointe de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Paca. L’humidité des sols et les températures, deux indicateurs « importants », sont aussi rassurants et côté « hydraulicité des cours d’eau et nappes phréatiques », la situation est aussi « globalement normale », ajoute Zoé Mahé, avant de mettre en avant le savoir-faire local dans la gestion de la ressource.

    Une gestion basée sur un système ancien d’aménagement hydraulique de la Durance et du Verdon mais toujours performant. Même si les réserves stockées « ne sont pas inépuisables » prévient la directrice adjointe. Une étude portée par la Région, l’État et l’Agence de l’eau va être lancée cet automne pour en vérifier la durabilité d’ici 2100.

    « La meilleure ressource, c’est celle que l’on n’utilise pas », résume Benoît Moreau, directeur du développement de la Société du Canal de Provence (SCP), rappelant le travail engagé sur la sobriété. De quoi déjà réduire la consommation en eau de 50% en 40 ans dans le secteur agricole, avec 1 500 m3 par hectare et par an. Dans le secteur industriel, l’économie est de 25% en 10 ans entre 2012 et 2022.

    Des conflits d’usages

    à venir

    Confiant sur l’avenir, estimant que la réserve en eau du Verdon va être « plus sollicitée » sans être dépassée, « il ne faut pas être aveugle non plus » nuance Benoît Moreau, des « conflits d’usage, il y en aura ». Reste à « optimiser le système pour qu’ils ne soient pas trop violents ». Et de revenir sur l’épisode de sécheresse de 2022, où le niveau du lac de Serre Ponçon, vaste réserve de 1,2 milliard de m3, avait drastiquement baissé au grand dam des professionnels du tourisme. « En 2100, on prévoit des baisses de 3 mètres en moyenne, c’est ce qu’on a vécu en 2022 », indique-t-il, ajoutant que des pontons flottants ont été mis en place pour maintenir l’activité touristique.

    Une issue obtenue grâce à cette « culture du dialogue que nous avons sur la question de l’eau » ajoute Bénédicte Martin, vice-présidente (LR) en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et présidente de la SCP. Des projets de modernisation ont aussi été lancés. Un investissement de 751 millions d’euros jusqu’en 2038 porté par le Canal de Provence dont 128 millions ont été engagés. On y retrouve notamment la réouverture du tunnel du Rove, encore à l’état d’étude, pour dériver les rejets d’eau douce issus du turbinage de la centrale EDF de Saint-Chamas dans l’étang de Berre.

    Sur la réutilisation des eaux usées, un potentiel régional estimé à 50 millions de m3 par an, « nous sommes en progression », assure Zoé Mahé quand Benoît Moreau considère qu’il ne s’agit pas d’une priorité. « C’est une solution qu’on utilise quand on n’a plus le choix. Or dans notre région, on a un système de stockage moins cher en énergie et en fonctionnement », estime-t-il.

  • À Briançon, les associations d’usagers du rail pas convaincues

    À Briançon, les associations d’usagers du rail pas convaincues

    À Briançon ce mardi, Jean Castex présentera les grandes lignes du chantier à 367 M d’euros€ pensé pour préparer le territoire pour les JO d’hiver 2030, tout en régénérant des lignes vieillissantes.

    Le projet inclut le renouvellement de 120 km de voie ferrée, la rénovation de 85 ouvrages d’art et de six gares et la création d’un pôle multimodal en gare de Briançon, le tout avec la promesse d’un temps de trajet Briançon-Marseille, de 4h30 actuellement, réduit à 3h40.

    « La seule régénération de la voie laisse entier le problème de la signalisation. Les trains ne peuvent être plus rapides sans signalisation performante », questionne Bertrand Collignon, vice-président de l’association rail Dauphiné Savoie Léman. Il appelle à une automatisation et une réouverture de plusieurs points de croisement avec du personnel SNCF dédié, sans quoi le gain de temps promis lui paraît difficilement envisageable.

    Sylvain Liotard, président de l’association Mobilités Alpines déplore lui la non-réouverture de la ligne Digne-Saint Aubain, sans laquelle « le désenclavement réel des Alpes du Sud ne sera pas fait. »

    Les rénovations de gares verront aussi la mise en place d’ascenseurs et passerelles pour les personnes à mobilité réduite. Là encore, l’intention est insuffisante pour Catherine Duroc, représentante départementale d’Afp France Handicap. « Ce qui améliorerait vraiment les choses pour les personnes en situation de handicap ce serait de remettre une assistance en gare par du personnel », insiste-t-elle.

  • Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    C’est un service de l’hôpital d’Avignon invisible du grand public et qui tourne pourtant à plein tube : le laboratoire d’analyses, qui traite quelque 2,45 millions de tests par an. Il fonctionne H24 et 7 jours sur 7, grâce à une équipe de 6 secrétaires, 8 agents de service hospitalier, 12 biologistes et 59 techniciens. Du personnel qui bénéficie depuis peu d’un nouvel outil, une chaîne d’automates de dernière génération, visant à moderniser les analyses en bio-chimie et immuno-analyse.

    Un équipement inauguré ce jeudi, qui permet « d’augmenter la cadence d’analyse afin de répondre à l’augmentation d’activité, de réduire le délai de rendu de résultats aux prescripteurs, d’optimiser les temps de maintenances et de réaliser un panel plus important de tests avec une sous-traitance réduite », synthétise l’hôpital. Ces nouveaux automates concernent la principale spécialité de biologie du laboratoire, à savoir la biochimie (1,7 million d’analyses par an, soit 2 200 tubes par jour en moyenne). La microbiologie (245 000 analyses) et l’hématologie (400 000 analyses) y sont aussi réalisées. Cette modernisation a été conjointe avec l’hôpital de Cavaillon et « a suivi celle réalisée précédemment sur celui d’Orange en 2023 », visant « à l’harmonisation de l’analyse sur l’ensemble des établissements de Vaucluse ».

  • Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    C’est une « année extrêmement riche en travaux sur l’ensemble de la Région », qu’annonce Karim Touati, directeur régional de la SNCF Réseau en Région Sud, lors du point presse annuel balayant toutes les actions et chantiers à venir pour 2026. Avec pas moins de 442,7 millions d’euros d’enveloppe totale sur la table, l’opérateur historique des chemins de fer entend mener de front les questions de maintenance, de mise en accessibilité de plusieurs de gares ou de nouvelles voies. Le tout, en vue de « garantir une circulation fiable ».

    Forcément, plusieurs opérations « emblématiques » auront lieu à Marseille. Par exemple, lors de la venue « exceptionnelle d’une grue ferroviaire unique » qui interviendra pour « le renouvellement de 9 aiguillages à Saint Charles », lors du pont de l’Ascension. La SNCF vise aussi un « chantier d’ouvrage d’art au pont-rail des Chartreux [dans le 4e arrondissement de la ville, Ndlr.] ». Et ce n’est pas une mince affaire puisque ce dernier « porte l’ensemble des voies qui quittent Marseille vers l’est », précise Karim Touati, ajoutant que l’opération se fera « en plusieurs étapes ». Avec notamment des travaux préparatoires dès mi-juillet puis « deux périodes d’interruption des circulations », du 18 septembre au 20, puis du 8 novembre au 15. Dans la même lignée de ces chantiers sensibles, le train usine unique en Europe, Eric (Engin de régénération industrielle caténaire), interviendra pour le renouvellement de 15km entre Marseille et Vintimille. Côté Vaucluse, on part sur une « opération coup de poing » de 16 millions d’euros avec le renouvellement de 9km de voies à Avignon entre juillet et décembre.

    Des études pour la « ligne ferroviaire olympique »

    « 2026, c’est aussi la suite de grands travaux autour de grands projets », note Karim Touati. Il a dans le viseur la fameuse LNPCA (Ligne nouvelle Provence Côté d’Azur), projet à plus d’un milliard d’euros sur le long terme pour améliorer tout l’écosystème du rail dans la région. « Les premiers travaux ont démarré, notamment sur Marseille Saint-Charles avec la démolition d’infrastructures obsolètes », explique le directeur régional. Mais ce projet est éclipsé par l’urgence d’un autre vaste chantier pour la SNCF, celui de la « performance ferroviaire des Alpes du Sud » et plus globalement de la « ligne ferroviaire olympique » en vue des jeux d’Hiver en 2030. « C’est un projet tout aussi ambitieux que la LNPCA. Il consiste en la modernisation des infrastructures de l’étoile de Veynes et de la ligne de Marseille à Briançon. »

    Concrètement, 2026 est l’heure du lancement des études en 2026 avant « les travaux en 2027 ». Et surtout du lancement d’une concertation publique du 13 avril au 29 mai. Au total, la SNCF prévoit « 137km de voie renouvelées, remplacement de 60 aiguillages, régénération de 108 ouvrages, modernisation de signalisation… », pour un total de 360 millions d’euros d’ici 2030. Jean-Pierre Serrus (Ren.), vice-président de la Région aux Transports annonce d’ores et déjà « du bazar » pour la circulation des trains actuels lors des travaux. Notamment en vue de tenir l’objectif de Marseille-Briançon « en 3h40 » dans ce timing serré et contraint. « On n’a pas le choix », laisse-t-il en suspens.

    Et des rénovations

    de gares

    Autre pan des chantiers de la SNCF, et pas des moindres avec une enveloppe de 40 millions d’euros prévue, celui des gares. Dans les opérations notables : on retient le démarrage des travaux pour la halte ferroviaire de Plan-de-Campagne « d’ici fin 2026 ». Pour un montant de plus de 12 millions d’euros, la livraison est prévue en 2028. La mise en accessibilité de celle de Miramas devrait être terminée à l’été. Dans le Var, l’opérateur « commence à avancer sur la création des pôles d’échanges multimodaux pour La Pauline-Hyères et celle de Saint-Cyr » dans le cadre de la LNPCA. Même principe pour les gares d’Arenc et Saint André à Marseille. « Les projets sont financés et dans la phase 1 de la LNPCA », précise Jérôme Bini, directeur régional de SNCF Gares et Connexions.

    Plus concret, il table aussi sur la rénovation des bâtiments des gares de l’Estaque, de Tarascon et de Sénas. « On attaque des travaux sur celle de l’Isle-sur-la-Sorgues [en Vaucluse, Ndlr.] qui accueillera l’Office du Tourisme. » Tout un programme.

  • Alerte sécurité à la savonnerie du Fer à cheval

    Alerte sécurité à la savonnerie du Fer à cheval

    La savonnerie du Fer à Cheval, fondée en 1856 prône une fabrication authentique et traditionnelle. Fêtant ses 170 ans cette année, le bâtiment, classé monument historique, peut toutefois présenter certaines contraintes en matière de sécurité industrielle, notamment pour la modernisation des installations. L’inspection du 12 novembre 2025, destinée à vérifier le respect des dispositions de l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 30 juin 2023, a révélé de nouveaux manquements sécuritaires. Le Q18, à savoir le compte rendu de vérification des installations électriques, conclut que « l’installation électrique peut entraîner des risques d’incendie ou d’explosion ». Le chargé de la bonne application du droit de l’environnement, a relevé que « 12 extincteurs et 4 robinets d’incendie armés (RIA) [étaient] non satisfaisants ».

    L’inspection constate également des faits inquiétants liés « à un stockage de soude fuyard et la rétention maçonnée associée est également fuyarde ». En bref, la soude utilisée pour fabriquer le fameux savon de Marseille fuit. Problème : le produit est corrosif et dangereux. Le bac de rétention, censé servir de protection en cas de fuite de soude, est lui aussi fissuré.

    Aussi, le préfet des Bouches-du-Rhône a mis « l’entreprise en demeure de se mettre en conformité avec les normes de sécurité demandées, dans un délai de deux mois », en vertu des dispositions de l’article L.171-8 du Code de l’environnement, Contacté, les communicants de l’entreprise expliquent « ne pas être au courant de cet arrêté » et mettent la faute sur « la vétusté du bâtiment qui a 170 ans ».

  • Mutation profonde pour l’offre de soins à l’ouest de l’étang

    Mutation profonde pour l’offre de soins à l’ouest de l’étang

    Le site des Rayettes de l’hôpital de Martigues ne sera pas le seul à évoluer. Après avoir présenté, fin janvier, le projet immobilier d’un nouveau bâtiment de 60 millions d’euros (notre édition du 22/01), le centre hospitalier de Martigues a détaillé l’ensemble des projets associés lors d’une conférence de presse, lundi matin.

    À commencer par l’Ehpad public (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) des Magnolias, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, totalement reconstruit, dont l’ouverture est prévue pour l’été prochain. La capacité d’accueil est presque doublée, passant de 46 à 80 résidents, et l’établissement désormais climatisé. « Ce projet titanesque a demandé beaucoup d’efforts », selon la directrice, Kadija Arab. Elle poursuit : « Cela va améliorer significativement le confort des résidents avec des chambres individuelles pour tous, avec vue sur le Rhône, ainsi qu’un espace arboré à l’intérieur. »

    Une nouvelle unité fermée pour les patients atteints d’Alzheimer est également prévue, ainsi que trois places d’hébergement temporaire « pour permettre aux aidants de souffler ou faire des travaux d’adaptation chez soi », précise la directrice.

    100 millions d’euros cumulés

    À Istres, l’Ehpad des Cardalines connaîtra lui aussi une reconstruction complète, avec un chantier démarrant avant l’été et une ouverture programmée début 2028. La capacité est maintenue avec 82 lits, de même que l’unité protégée. Nouveauté : l’ouverture d’un service d’accueil de jour « pour prendre en charge les troubles du comportement, proposer des activités à la journée et libérer du temps pour les aidants », indique la directrice Sophie Fabre.

    Au-delà du volet médico-technique, l’établissement bénéficiera de nombreux espaces dédiés au bien-être et au lien social : un tiers-lieu, un salon de coiffure, un espace de coworking, ainsi qu’une salle de spectacle polyvalente accessibles aux non-résidents. Un centre de consultation de médecins généralistes et de spécialistes de l’hôpital viendra compléter l’offre.

    Accolés à l’établissement, quinze logements sociaux sur deux niveaux, gérés par Ouest Provence Habitat, sont prévus « pour les proches de résidents ou pour de futurs patients », précise la directrice. Le directeur du Centre hospitalier de Martigues, Loïc Mondoloni, précise : « Si, dans un couple, l’un est résident et l’autre logé dans ces appartements, ils pourront tous deux profiter des installations. »

    Au total, près de 40 millions d’euros ont été mobilisés pour l’ensemble du programme immobilier hors les murs de l’hôpital des Rayettes, financés pour plus de moitié par l’État et les collectivités. Un programme « enthousiasmant » partagé entre le président de la communauté médicale, Stéphane Luigi, et le directeur du Centre hospitalier de Martigues, Loïc Mondoloni. « Les Ehpad sont souvent le dernier domicile des patients », rappelle ce dernier. « Le sentiment d’être chez-soi passe par l’hôtellerie, la qualité des repas, l’ergonomie de la chambre », mais aussi avec « des lieux de vie ouverts ». Un enjeu essentiel pour éviter « le syndrome de glissement » si l’établissement paraît trop « institutionnel », souligne Kadija Arab.

    Ces améliorations contribuent enfin à rendre le territoire plus attractif pour les médecins, dont l’arrivée est très attendue.

  • Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Une projection du dernier Avatar, puis, rideau. Le Cézanne a fermé ses portes ce mercredi soir pour deux ans de travaux. « Ce n’est pas qu’une rénovation, c’est une restructuration lourde du cinéma. On fait un nouveau cinéma. Aujourd’hui, on va tout refaire », résume Rémi Peyron, directeur de cet établissement né en 1959. S’il a bien connu deux rénovations majeures pour ses salles noires au fil du temps, c’est un tout autre cinéma que les Aixois verront implanté en centre-ville.

    À commencer par le bâtiment principal qui va être démoli, puis refait. L’annexe, qui abrite aujourd’hui trois salles, et autrefois le restaurant du Passage deviendra l’entrée principale et l’espace d’accueil, où les futurs clients pourront s’installer pour boire un verre. Au total dix salles, réparties sur deux bâtiments reliés par une passerelle, et un sous-sol, qui sera creusé pour accueillir trois salles. Le tout, a été imaginé par les équipes de construction Pathé, mais aussi par le cabinet d’architecture Loci Anima et Véronique Wood, architecte du patrimoine. « On a retourné complètement les bâtiments qui se feront face dorénavant. Ensuite on aura aussi un cinéma revu complètement dans son fonctionnement avec des coursives des halls et des espaces d’accueil… », poursuit Rémi Peyron.

    Investir pour « avancer »

    C’est tout l’esprit du cinéma qui a été repensé. Les espaces se voudront plus modernes, plus lumineux… Finalement, le nouveau Cézanne – qui perd ses murs mais garde son nom – perdra quelques centaines de places, passant de 1 540 à 1 200 fauteuils. Mais le projet de rénovation, dans les clous depuis dix ans, retardé par le Covid, s’inscrit dans une logique de modernité et de survie des salles obscures plutôt que dans celle de rentabilité. « Sur les belles années 2015, 2019, on était au niveau national à 210 millions d’entrées, cette année on va faire 157 millions. On s’est payés deux fois -15 % sur ces années, recontextualise Rémi Peyron. Aujourd’hui, il faut non seulement proposer des films qui fassent envie, ce qui n’est pas de notre contrôle. Mais il faut aussi qu’on fasse notre part des choses : il faut qu’on ai des cinémas irréprochables (…) On peut appeler cela un risque mais le danger serait ne rien faire. Aujourd’hui si on ne fait rien, on va mourir : il faut qu’on investisse pour avancer. » Aussi, « on a un bâtiment qui a des volumes de salles qui sont pour la plupart petites, pas gradinées, relativement à plat », ajoute le directeur. Sur ces deux années, la programmation plus généraliste et les séances scolaires basculeront sur le cinéma Renoir, dont les horaires seront élargies en matinée. Les arts et essais seront projetés au Mazarin. Les festivals du 7e art, du traditionnel Film Judiciaire au festival Télérama, ainsi que les diverses rencontres seront conservés eux aussi, partagés entre les deux autres cinémas du centre-ville. Le coût total des travaux, financés par Pathé, n’a pas été communiqué.

  • Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    À la tête du service gynécologie obstétrique de l’hôpital de Martigues depuis quatre ans, Nathalie Lavergne met toute son énergie à « prendre soin de nos pauvres utérus ». Depuis le mois de mai dernier, la médecin a réussi à mettre en place un nouveau traitement pour les fibromes : la radiofréquence. Trois médecins se sont formés à cette technique auprès de l’hôpital Nord.

    « Il s’agit d’une grande aiguille qui délivre de l’électricité pour détruire les tissus sous l’effet de la chaleur », explique-t-elle. Une technique peu invasive qui permet de traiter les tumeurs bénignes qu’une femme sur quatre développe dans sa vie en évitant l’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) ou les complications liées à la myomectomie (ablation chirurgicale du fibrome utérin). « L’autre avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’anesthésie générale, on peut donc gérer ces opérations en ambulatoire et on occupe la salle de bloc moins d’une heure », affirme Nathalie Lavergne.

    Depuis l’arrivée de cette technologie, dix patientes ont été traitées, « avec de très bons résultats, sans douleur en post-opératoire », assure la cheffe de service, qui souhaite pouvoir pérenniser cet équipement prêté par le laboratoire Kebomed. Se pose désormais la question de l’achat du générateur, qui coûte 26 000 euros. Un argument pourrait peser dans la balance : la rentabilité du traitement par radiofréquence. « Grosso modo, l’hospitalisation est revalorisée à hauteur de 3 000 euros », précise la médecin.

  • Une nouvelle société portuaire pour gérer le port de commerce de la rade

    Une nouvelle société portuaire pour gérer le port de commerce de la rade

    C’était dans les tuyaux, c’est désormais officiel. Jeudi, la Métropole TPM a acté la création de la société portuaire de Toulon – La Seyne pour la gestion, l’exploitation et l’aménagement du port de commerce. Un choix de gouvernance qui vise à mettre en commun les missions d’exploitation, et à lancer un programme d’investissement de modernisation : poursuite de la transition énergétique, maintien de la compétitivité, réfection des services portuaires, et adaptation à la montée des eaux. Une première phase de 35 millions d’euros, au cœur d’un programme public et privé estimé à près de 150 millions, sera menée sur 5 ans.

    Cette nouvelle entité entérine la récupération de la compétence portuaire par la Métropole. La concession pour la gestion et l’exploitation du port avait été confiée à la CCI du Var par l’État en 1956, initialement pour 50 ans, puis prolongée par plusieurs avenants jusqu’au 31 décembre 2026. En 2017, la législation a confié la compétence portuaire à la Métropole TPM, consacrant cette dernière Autorité Portuaire propriétaire du port de commerce Toulon- La Seyne Brégaillon. En parallèle, elle est en charge d’investissements tels que la connexion électrique des navires à quai, l’entretien lourd des quais, ou encore le dragage et le remorquage.

    Un pôle multi-activités

    Effective au 1er janvier pour 50 ans, cette société de droit privé à capitaux 100% publics doit répondre aux enjeux de développement du territoire et des multiples activités du port, avec la spécificité de la présence de la Marine nationale. TPM en est l’actionnaire majoritaire, aux côtés de la CCI, de la Région Sud et du Département du Var. Les communes de Toulon, La Seyne et Saint-Mandrier, ainsi que le ministère des Armées, seront membres du Comité des partenaires, institué pour permettre l’expression des territoires et de la Base de Défense. Les salariés de l’actuelle concession seront intégrés à la nouvelle structure.

    Le port de commerce regroupe les terminaux de Toulon – Côte d’Azur, de Brégaillon et du Môle d’armement sur la commune de La Seyne. Il accueille des ferries et des navires de croisière, du fret, des yachts, des navires scientifiques, et des entreprises en lien avec les activités maritimes (chantiers navals, centres de recherche…). Parmi les grands projets à venir, la construction des infrastructures d’accueil du Porte-avions de nouvelle génération (PANGI) en 2027. Dans ce cadre, la Marine nationale a prévu la réquisition d’une partie du foncier portuaire de deux hectares sur La Seyne-Brégaillon.