[Revivez le direct] Samedi 24 octobre, journée de mobilisation nationale

Bouches-du-Rhône

À Marseille

10h50 Le kiosque à journaux de la Joliette a dû fermer sur injonction de la police. « On ne comprend pas, samedi c’est notre meilleur jour », déplore Sylvie la responsable du point de vente. Sans compter l’importance de la presse pour la démocratie.

13h40 Plusieurs centaines de manifestants sont déjà rassemblés aux Réformés. Alia et Ludivine, mère et fille, sont venues de Carpentras « déterminées à manifester dans une grande ville » avec leurs pancartes : «Tout nous motive : le pouvoir d’achat, les services publics, l’interdiction du voile.»

13h42 Les manifestants arrivent à Réformés. Les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif de sécurité sur la Canebière, dont un engin lanceur d’eau.

13h45 Eugène, 19 ans, en banane et tutu rose, étudiant en cybersécurité, a tenté un selfie avec les policiers. « Ils ont refusé mais franchement ils étaient très corrects, pourvu que ça dure. Je suis là pour l’amélioration des conditions matérielles d’études. »

13h45 Des forces de l’ordre avec gros engins sont prépositionnées à hauteur du cinéma Artplex sur la Canebière et filtrent les piétons.

14h Oscar jeune chômeur : «Franchement tout me motive depuis ces 10 dernières années, le gouvernement Macron, la gestion de la crise Covid, les gilets jaunes et l’ignorance des cahiers de doléance, le pouvoir d’achat, tout ! »

14h05 Ce sont déjà plusieurs milliers de manifestants qui sont rassemblés aux Réformés. Le début du cortège encore statique est conduit par Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 avec des centaines de militants et un service d’ordre.

14h05 Les totally spies font partie du cortège marseillais.

14h05 Le cortège marseillais se forme avec l’intersyndicale en tête et de nombreux élus communistes.

14h08 «Marseille, Marseille antifas ! Tutti antifascisti !» crient les jeunes juchés sur la fontaine repris par la foule.

14h10 Le parcours de la manifestations marseillaise n’empruntera pas la Canebière.

14h12 Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 en tête de cortège !

14h15 360 parents des lycées de Marseille ont créé leur groupe.

14h19 Émilie et son père Pierre sont venus manifester en famille. « La répression policière fait peur, mais ça fait longtemps qu’on a pas ressenti des émotions aussi fortes en manif, témoignent-ils. Ça redonne de l’espoir d’être tous ensemble. »

14h20 Un jeune poing levé sur le monument des Mobiles.

14h25 Jessie, une mère venue de Vitrolles avec ses trois enfants « vraiment pour exprimer le droit de manifester après la répression des jeunes samedi dernier. La justice est vraiment à deux vitesses. »

14h30 Les communistes qui avaient déposé un référé liberté contre l’interdiction de manifester sont présents en nombre à Marseille.

14h30 Céline, éducatrice spécialisée : « Je suis là pour soutenir les lycéens mais aussi tout le manque de moyens que nous subissons dans notre secteur. Non, je n’ai pas peur de manifester. Nous sommes tous ensemble. »

14h40 Le cortège arrive au pied des escaliers de la gare Saint Charles. Pas d’écho d’incidents.

14h55 Eva et son ami sont venus d’Aix-en-Provence pour manifester à Marseille. Ils dénoncent leurs conditions d’apprentissage à la faculté de droit Schuman, où « il n’y avait pas de clim à la rentrée alors qu’ils faisaient 40 degrés », racontent-ils. « On n’arrive pas à joindre les deux bouts en étant étudiants, on a peur de l’avenir », ajoutent-ils.

15h « Manu, Manu, jusqu’à la victoire ! » entonnent les militants CGT avant d’amorcer l’avenue du général Leclerc.

15h10 Les Scop-TI (ex Fralib) sont dans la manifestation marseillaise.

15h20 Ça défile en bon ordre boulevard Camille Pelletan.

15h30 Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 : « On ne va pas crier victoire tout de suite mais c’est une manifestation réussie. On a réuni 100 000 personnes. C’est un grand ouf de soulagement pour la CGT d’avoir emmené cette manifestation pour exprimer nos revendications.»

15h40 Encore énormément de monde aux escaliers de la gare Saint-Charles et sur tout le boulevard d’Athènes.

16h Encore beaucoup de monde dans les rues dans une ambiance joyeuse.

16h25 Les manifestants se sont engagés boulevard des Dames avant de reculer face aux forces de l’ordre qui ont fait usage de lacrymogènes.

16h38 Premières tensions à Porte d’Aix.

17h La porte d’Aix, devenue blanche sous les lacrymogènes, se vide.

À Aix-en-Provence

11h20 La ligne 50 reliant Aix- Marseille a été suspendue sur décision préfectorale ce samedi 24 octobre

11h40 Le marché du cours Mirabeau, situé juste en face de la Rotonde, reste maintenu. Les commerçants y sont installés depuis 6h pour les plus matinaux et les Aixois sont bien au rendez vous.

12h Pour le moment, seulement quelques voitures de police ont été déployées à la Rotonde, lieu d’où était partie la manifestation samedi dernier.

14h55 L’interdiction de manifester est contestée en actes.

15h Pourtant interdite par la Préfecture, un groupe de manifestants commence à se créer. Entre sittings et chants, le cortège se déplace actuellement vers la gare routière.

15h La manifestation poursuit son chemin toujours animée par les chants et colorée par les centaines de pancartes. Le cortège pourtant pacifique reste cependant très encadré par les forces de l’ordre.

15h30 Les manifestants tentent de bloquer la route de Galice, départementale qui permet de rejoindre l’autoroute A51 en direction de Gap.

16h45 Finalement délogés de l’autoroute A51 par les forces de l’ordre, le cortège a perdu quelques manifestants en cours de route. Mais ceux encore présents dans les rues aixoises maintiennent malgré tout leur énergie et leur ferveur.

17h Les manifestants font une nouvelle minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Trappes.

17h10 La manifestation poursuit sa marche pacifique. Elle se dirige peu à peu vers la Rotonde, point de départ du cortège.

Après presque 4h de marche à travers les rues, le cortège des manifestants prend fin à la Rotonde.

Après l’arrestation d’un jeune homme par les forces de l’ordre pour un motif inconnu, les Aixois haussent le ton.

18h C’est la fin de la manifestation. Les participants s’éparpillent pour regagner le centre-ville.

Vaucluse

À Avignon

9h45 À Avignon, la Sud PTT a décidé de maintenir son rassemblement contre la fermeture du bureau de poste de la place Pie, prévu depuis plusieurs semaines, malgré l’interdiction de manifester en centre-ville. « On est pacifiques donc il ne devrait pas y avoir de soucis ni d’amendes. Les luttes se rejoignent », confie Bruno Verdi , secrétaire du syndicat. Il est prévu qu’ils se joignent à la manifestation devant la préfecture entre 10 et 11 heures.

10h10 Les représentants de la CGT sont allés échanger avec les forces de l’ordre, en nombre, postées devant la préfecture. Le représentant de la police nationale qui rappelle l’interdiction, tout en affirmant qu’il laissera passer le cortège, peut recevoir des ordres de faire évacuer la place.

10h50 Un millier de personnes sont rassemblées devant la porte Saint Lazare. La CGT a décidé de ne pas aller devant la préfecture, à une centaine de mètres, pour l’heure. « On fait valoir nos droits et on nous arrête. Je ne comprends pas », confie Marie, étudiante à l’université locale.

11h15 Faute de pouvoir aller devant la préfecture, les manifestants ont organisé une chenille « contre l’extrême droite » dans une ambiance festive.

13h10 Manif sauvage en cours à Avignon sans but précis. D’après des manifestants, le but est de rentrer en centre-ville alors que les forces de l’ordre bloquent toutes les entrées. « C’était un peu une idée de merde. Ça sent mauvais » glisse un étudiant.

13h12 Des policiers casqués et équipés de boucliers suivent de près et empêchent les manifestants de passer.

14h25 Alors que quelque dizaines de manifestants tentent de se rassembler sur place de l’horloge malgré l’interdiction du préfet, les forces de l’ordre commencent à contrôler les personnes devant l’hôtel de ville. Tandis que le maire Olivier Galzi (DVD) boit un café au restaurant en face.

15h25 Empêchés de passer sur la rue de la République, le cortège s’engouffre rue de la Bonneterie. « On nous fait passer dans les rues avec toutes les boutiques, ça ne va pas avec tous les discours qu’on a entendus cette semaine », réagit Anne-Marie, aide soignante. Tout en pointant « que la vraie casse, elle est dans nos lycées où les plafonds s’effondrent. »

Var

À Toulon

11h15 L’audience du référé liberté déposé par l’Union syndicale Solidaires.s du Var et l’association Résistance Handi Droits devant le tribunal administratif de concernant le droit de manifester s’est achevée il y a quelques instants. Le verdict est attendu dans les prochaines minutes.

13h20 40 minutes avant le début du rassemblement auquel ont appelé plusieurs organisations ce samedi (14h place de la Gare), le tribunal administratif de Toulon n’a toujours pas rendu sa décision concernant le référé liberté déposé par l’Union syndicale Solidaires.s du Var et l’association Résistance Handi Droits.

14h Une cinquantaine de vigiles ont été déployés par la CCI du Var à proximité des commerces du centre ville de Toulon, et des centres commerciaux Avenue 83 et Grand Var, pour prévenir de potentielles violences et rassurer les commerçants.

14h20 Suite au référé liberté déposé par l’Union syndicale Solidaires du Var et l’association Résistance Handi Droits, le Tribunal administratif de Toulon lève l’interdiction totale de manifester, mais maintient l’interdiction concernant le centre-ville. Un cortège se dirige de la Bourse du travail vers la place Martin Bidoure, d’où la manifestation va officiellement s’élancer.

14h30 Plusieurs centaines de manifestants arrivent place Martin Bidoure, dans le quartier du Pont du Las à Toulon.

14h40 Olivier Rosay, secrétaire départemental Solidaire.s du Var, qui a porté le référé liberté devant le tribunal administratif concernant l’interdiction de manifester, sa suspension partielle et l’autorisation d’un parcours alternatif « n’est pas une vraie victoire car on souhaitait manifester en centre ville. Même si on avait proposé ce parcours au préfet hier, ce n’était pas ce qu’on voulait obtenir.» Il se réjouit tout de même de voir «qu’il y a quand même du monde» malgré un verdict rendu tardivement, «mais le déferlement médiatique a dissuadé quelques collègues et manifestants, le gouvernement a réussi ce qu’il voulait en montrant en boucle des images de violence. On continue notre mobilisation, qu’on appellera à amplifier davantage car il y a une profonde colère sociale dans le pays, des salariés et couches populaires qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. »

14h55 Le cortège s’élance dans les rues du Pont du Las. Des dizaines de personnes le rejoignent en route.

15h50 1200 personnes traversent actuellement, dans le calme, le quartier du Pont du Las à Toulon, en se dirigeant vers la porte Castigneau. Les syndicalistes, parmi lesquels la CGT et Solidaire.s, sont nombreux à avoir revêtu leurs chasubles, contrairement à la semaine dernière.

16h Plusieurs soignantes, qui composent l’équipe de street medics bénévoles de la manifestation, affirment que « certains policiers ont emmené des collègues dans les camions, et leur ont enlevé leur matériel », car celui-ci était composé de masques, contraires à l’arrêté préfectoral interdisant le port d’objets pouvant dissimuler le visage. « D’autres sont plus compréhensifs et nous ont laissé passer », précisent-elles, tandis qu’une responsable négocie actuellement avec des membres de forces de l’ordre pour récupérer ce qui a été intercepté.

16h05 Stoppé par les forces de l’ordre à la sortie du pont du Las, le cortège se disperse. Certains manifestants ont regagné la place Martin Bidoure, quand d’autres s’engagent par petit groupe dans des rues attenantes.

16h20 Plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers le boulevard Lazare Carnot, bloqués par des policiers. Ils repartent en direction du Pont du Las.

Finalement les manifestants s’engagent sur le Boulevard de Strasbourg, en direction de la place Liberté, et donc du périmètre interdit par la Préfecture.

16h30 Arrivés à hauteur du lycée Bonaparte, les manifestants sont repoussés par de premiers tirs de grenades lacrymogènes des policiers.

16h38 Une vingtaine de policiers bloquent le boulevard de Strasbourg, porte d’entrée du centre-ville, et ont procédé à une dizaine de tirs de grenades lacrymogènes. Un manifestant a été arrêté.

17h «Vous avez des salaires de misère. Vous êtes des travailleurs comme nous. Rejoignez-nous ! », crie une manifestante à l’attention des policiers.

17h40 Les manifestants, jeunes pour la plupart, sont repoussés vers la porte Castigneau, à l’entrée de la ville. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés.

18h Une jeune manifestante toulonnaise demande aux auteurs de jetés de pierres « d’arrêter de donner des images pour la télé », alors que les affrontements avec les forces de l’ordre se poursuivent. La BAC a effectué des tirs de LBD dont certains semblaient tendus.

18h30 La centaine de manifestants toujours présente à Toulon a été repoussée jusqu’à son point de départ, au Pont du Las.

18h35 Les forces de l’ordre ont encerclé le quartier du Pont du Las en s’établissant dans les rues parallèles et pris les manifestants par surprise. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés.

19h Les quelques manifestants restants ont été dispersés dans le quartier du Pont du Las, à Toulon. Les forces de l’ordre restent positionnées sur l’avenue du 15e Corps.

Alpes-de-Haute-Provence

À Manosque

10h20 Environ 70 personnes sont pour l’instant réunies sur le rond-point de l’A51, où une cyclo-chorale militante et itinérante est arrivée à vélo et apprend des chants aux manifestants. Plusieurs jeunes rejoignent le mouvement ce samedi.

10h30 Alors que les manifestants chantent calmement, les policiers viennent à leur rencontre pour les informer que la préfète est en train de prendre un arrêté d’interdiction et leur ordonner de se disperser, sous les protestations des manifestants, qui n’avaient pas déclaré le rassemblement.

La préfecture vient de confirmer un arrêté d’interdiction de manifester à Manosque à partir de 12h.

Hautes-Alpes

À Gap

9h25 À Gap, une cinquantaine de personnes sont rassemblées, pour le moment, place Desmichels.

10h10 De nombreux manifestants trouvent l’interdiction de manifester au centre ville « disproportionnée ». « On vient à chaque manif depuis des années à Gap et il n’y a jamais eu de violences, ce sont des mobilisations familiales. Tous ces policiers et un drone pour nous surveiller, c’est n’importe quoi », déplore Léa, une manifestante.

10h20 La nouvelle est tombée : la manifestation est finalement autorisée dans le centre ville. Les manifestants ont donc annoncé un cortège vers le centre ville.

10h45 Même si l’interdiction a été levée, la manifestation n’est pas déclarée. La police ne laisse pas passer le cortège rue Carnot dans le centre-ville. Il y a environ 200 personnes dans le cortège.

11h10 Le cortège défile calmement entre les allées du marché sous les regards étonnés des commerçants et clients.

12h45 La manifestation touche à sa fin, il y a eu jusqu’à environ 380 personnes. Quelques manifestants restent pique-niquer sur un rond point.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *