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  • L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    Les Grecs seront toujours un peu à la maison à Marseille, tant leur pays occupe une place particulière dans l’histoire de la cité phocéenne. Mais pour l’OM, il n’est pas question de faire de cadeaux à ses lointains cousins. L’Olympiakos débarque sur la Canebière avec l’objectif de poursuivre sa moisson de points. Vainqueur à domicile de Bialystok (2-1) lors de la première journée, le club du Pirée entend revenir du sud de la France avec six points au compteur.

    Pour les Ciel et Blanc, au contraire, la moindre unité sera précieuse dans la course à la qualification, surtout après la défaite 4-1 subie sur la pelouse de Besiktas. Les hommes de Bruno Genesio ont toutefois retrouvé de la confiance dimanche sur le terrain de Troyes en décrochant un premier succès depuis la journée inaugurale en Ligue 1 contre Strasbourg.

    Le technicien olympien a expliqué en conférence de presse qu’il reconduirait une grande partie de l’équipe victorieuse dans l’Aube : « Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte lorsqu’on joue plusieurs compétitions, pour savoir si l’on fait tourner ou pas. Il y a la forme du moment, l’état des garçons qui ont pu avoir de petites blessures dernièrement, le contexte du match… Demain, une grosse partie des joueurs présents à Troyes seront là au coup d’envoi. » Bruno Genesio ne compte donc pas reposer les siens. L’entraîneur signale que, même à Lille et Rennes, il avait pu créer des séries d’invincibilité conséquentes malgré deux matches par semaine : « J’utilisais 14 à 15 joueurs à ces moments-là. »

    Le coach se méfie néanmoins de l’Olympiakos, habitué des joutes européennes : « C’est une équipe qui a changé d’entraîneur il y a trois matches, qui est invaincue, en confiance. C’est une bonne équipe, bien organisée, avec beaucoup d’intensité, donc ce sera à nous de répondre dans ce domaine, parce que c’est une équipe qui fait beaucoup de pressing. Si on veut sortir de ce pressing, il faudra que, techniquement, on soit très, très bons. »

    Dans la lignée des autres coaches basques à succès (Enrique, Arteta, Iraola, De la Fuente), Imanol Alguacil sait faire jouer ses équipes et ne ressent pas la menace marseillaise à l’aube de cette confrontation. « Oui, c’est une équipe agressive, avec un public qui va nous mettre la pression. Mais nous sommes l’Olympiakos et nous allons nous battre pour gagner. Ce sont des matches qui se jouent sur de petits détails, chaque minute sera importante », appuie l’entraîneur arrivé mi-septembre.

    REPÈRES

    Kamissoko semble trop juste

    Lors de sa première titularisation, dimanche, à Troyes, Nouhoum Kamissoko est sorti crampé à la 70e minute. Bruno Genesio a annoncé qu’une grande partie de ses titulaires à Troyes seraient reconduits, mais a laissé entendre que ce ne serait pas le cas pour son milieu. Le Malien devrait débuter sur le banc.

    Ayoub El Kaabi gravement blessé

    Ayoub El Kaabi estle buteur phare de l’Olympiakos depuis plusieurs saisons. Le Marocain avait notamment largement participé à la victoire finale en Ligue Conference, il y a deux ans. L’attaquant sera absent, ce jeudi, puisqu’il a souffert d’une fracture de la jambe lors d’un match de Super League grecque contre Volos (1-1). Sa saison est déjà terminée, une grosse perte pour son club.

    Marseille et AEK Athènes, l’amitié sans frontières

    Il sera sans doute possible d’apercevoir quelques touches de jaune dans les tribunes du Vélodrome, ce jeudi soir. Une présence qui s’explique par l’amitié de longue date entre les ultras de l’OM et ceux de l’AEK Athènes. Une relation née au début des années 1990, alors que le club marseillais était plongé dans l’affaire VA-OM. Pas plus tard que dimanche, des fans grecs étaient présents dans le parcage visiteurs du stade de l’Aube, pour la rencontre entre l’Estac et les Marseillais.

    Plusieurs fans grecs ont aussi notamment assisté à une rencontre disputée à Stamford Bridge, où le Shakhtar Donetsk accueille ses adversaires européens.

    Certains pourraient donc être de nouveau présents au Vélodrome ce jeudi, pour la réception de l’Olympiakos, rival de l’AEK. À l’origine, les liens entre supporters se sont surtout construits autour d’échanges entre groupes et d’une culture ultra commune, davantage que sur des considérations politiques. Le paysage du supportérisme grec demeure d’ailleurs complexe. Au sein d’un même club coexistent souvent plusieurs groupes, aux sensibilités parfois très différentes. Historiquement, l’Olympiakos s’est imposé comme le grand club populaire du Pirée.

  • Des dossiers chauds sur le bureau du préfet

    Des dossiers chauds sur le bureau du préfet

    Mouvement lycéen, avenir de Fibre Excellence à Tarascon, ligne THT… Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a fait le point, ce mercredi 14 octobre, sur les grands sujets en cours et à venir sur le territoire.

    La doctrine inchangée sur le mouvement lycéen

    Fixée au niveau national, rappelle le préfet, la doctrine reste inchangée sur le déploiement des forces de police pour « accompagner le mouvement ». Et de s’adresser plus officiellement aux lycéens qui manifestent : « Faites attention, une manifestation peut susciter des tensions, de l’enthousiasme et des effets de foule, cela peut entraîner parfois des gens à faire des choses qu’ils n’auraient pas eu l’idée de faire. Ce qui met en danger beaucoup de monde. » Revenant sur la manifestation de la veille, mardi, qui s’est « bien passée », Jacques Witkowski alerte sur un contexte qui peut dégénérer : « Tout le monde arrive à un point de fatigue, on est sur le fil du rasoir des deux côtés. » Il se félicite également que des mobilisations aient été encadrées par des syndicats, « ce qui facilite » les choses avec « un parcours notamment ».

    Le préfet revient sur les derniers faits de violence, comme ce policier à Saint-Charles, mardi, qui s’est pris un coup de marteau sur la tête. Soit « 58 policiers ayant été blessés depuis le début du mouvement ». On compte aussi 900 interpellations sur la zone Sud, 336 dans le département « essentiellement des mineurs ». « Un jeune a été arrêté cette nuit à Martigues en possession de quatre bouteilles incendiaires », annonce-t-il. Quant à la journée du 17 octobre, « nous n’avons aucun renseignement et aucune déclaration de manifestation déposée », assure-t-il.

    Bientôt du neuf

    sur la ligne THT ?

    Le projet de ligne à très haute tension, 65 km à 400 000 volts, porté par RTE (Réseau de transport d’électricité) pour alimenter les bassins Ouest du Grand port maritime et qui suscite de nombreuses contestations sur son trajet, suit son cours. La logique voudrait qu’une enquête publique ne tarde pas à être déclarée pour que chacun donne son avis et que la question soit tranchée avec la présidentielle en 2027.

    Le risque « géré » à Fibre excellence Tarascon

    Sur la situation du site de Fibre excellence à Tarascon, la liquidation « se poursuit avec hélas un comportement incompréhensible du liquidateur », déplore Jacques Witkowski, « ce qui nous a amenés à faire des choses inédites ». Pour mémoire, le syndicat CGT a dénoncé la contamination des eaux du Rhône après l’arrêt de l’usine de pâte à papier et de sa station d’épuration. Faute d’avoir « réussi à convaincre », les services de l’État ont dû contraindre puis faire deux articles 40 avant de se substituer, rappelle le préfet. L’Ademe a pris la main pour piloter les opérations de sécurisation, et après un appel d’offres d’urgent, elles ont été sous-traitées à Suez. Le tout à la charge du liquidateur. « Le risque, on le gère, mais je n’en resterai pas là », prévient le préfet.

    Quant à la vente puis à la reprise du site, elles ne seront possibles que lorsque la pollution aura été clairement évaluée et validée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). « On a des repreneurs avec des candidatures sérieuses », révèle-t-il en partie pour « des activités industrielles », mais visiblement pas de papetier.

    Un centre d’accueil

    pour les consommateurs de crack

    Sur la consommation de crack exponentielle dans certains quartiers, « un véritable problème sanitaire et social, on n’a pas mal progressé », estime le préfet. Un troisième Caarud (Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues) temporaire de 17 places va ouvrir ses portes, la semaine prochaine et jusqu’en janvier, sur un terrain de la SNCF, aux alentours de la gare Saint-Charles. De quoi compenser aussi la fermeture de l’autre Caruud, le Sleep In, le 26 mai, pour insalubrité, et dont les « travaux sont en bonne voie », en attendant de « trouver une solution plus pérenne ».

    Le procureur de la République a aussi mis en place un Groupe local de traitement de la délinquance, précise le préfet. Une première opération, le 29 septembre, a permis de mettre de jeunes femmes à l’abri avec injonctions thérapeutiques, « elles restent dans les structures qu’on a et s’engagent dans un accompagnement ». Tous les hommes étant eux repartis. « Je souhaiterais agrandir le périmètre de l’hébergement temporaire pour les plus fragiles, destiné aux consommateurs de stup’, sans impacter financièrement la mise à l’abri classique », ajoute Jacques Witkowski, espérant obtenir gain de cause auprès du gouvernement. Quant à la halte soins addiction pour laquelle plaident la Ville de Marseille et des associations, le préfet se met à disposition de qui lui trouvera un local, « et on essaiera de faire quelque chose ». Une position invariée depuis dix mois, assène-t-il.

    Un budget métropolitain compliqué

    Alors que la décision modificative du budget de la Métropole va être soumise au vote ce jeudi 15 octobre, le préfet ayant dû saisir la Chambre régionale des comptes en avril dernier, les élus de la collectivité refusant d’entériner la baisse des dotations de l’État, Jacques Witkowski se félicite qu’elle ait repris « sa ligne budgétaire ». Pour faire face à un « déséquilibre » de 144 millions d’euros, ce dernier avait proposé de tailler 53 millions dans les attributions de compensation faites aux communes, au grand dam des maires. La Métropole a depuis trouvé une « solution comptable » avec cette décision modificative, assure-t-elle dans un communiqué mardi. « J’espère que le budget 2026 trouvera un point final d’exécution, il est temps », souhaite-t-il, augurant d’un budget 2027 tout aussi compliqué, sur fond d’austérité.

  • À Aubagne, la détention provisoire requise contre le collégien

    À Aubagne, la détention provisoire requise contre le collégien

    La garde à vue du mineur a pris fin mercredi, en milieu de matinée. Ce dossier est supervisé par le Parquet national antiterroriste (Pnat). Celui-ci a ouvert, mercredi, une information judiciaire pour les chefs suivants : tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, en l’espèce ayant visé des enseignants ou des membres des personnels de collège ; association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes ; port et transport sans motif légitime d’armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie C et D.

    Le placement en détention provisoire du mineur a été requis. Les investigations vont se poursuivre « sous la direction de trois juges d’instruction antiterroristes du tribunal judiciaire de Paris co-saisis ».

    Préméditation

    Dans un communiqué, le Pnat éclaire le parcours du collégien au sein de l’établissement, ainsi que l’arme qu’il a utilisée, « un fusil de chasse à canons superposés de marque Integra, modèle Slug, calibre 12 » avec « 14 munitions dont quatre percutées et un couteau pliable ».

    D’après le parquet, le jeune a pénétré lundi dans son collège, vers 9h20, « intégralement vêtu de noir et ganté ». Il a blessé par balles le proviseur et une enseignante. Puis, à l’étage, il a tiré au sol « devant une enseignante ». Dans une autre classe, il tirait « au-dessus » d’une professeure, « sans la blesser ». L’attaque a pris fin grâce à l’intervention du conseiller principal d’éducation.

    L’adolescent « reconnaît la matérialité des faits » et admet « avoir mûri son projet depuis plusieurs mois ». Il conteste « avoir voulu tuer des personnes ciblées ». Il explique que son acte aurait été motivé par « une volonté de vengeance en raison d’un harcèlement par ses professeurs et ses camarades », version qui « n’apparaît pas corroborée » à ce stade de l’enquête, selon le Pnat.

    Sur le profil, le jeune n’avait aucun antécédent judiciaire. L’examen psychologique réalisé « ne concluait pas à l’existence d’une pathologie psychique ». Il reconnaît avoir été « influencé » par la mouvance numérique True Crime Community, réseau virtuel dont les membres sont fascinés par les tueries de masse et leurs auteurs. Mais il conteste « avoir inscrit son action au nom de la True Crime Community ».

    Le parquet a donné des nouvelles des blessés. Le proviseur, lourdement touché, est toujours hospitalisé. Son ITT est fixée à 45 jours. La professeure est sortie de l’hôpital avec un ITT de 10 jours. L’établissement n’a toujours pas rouvert pour les élèves. Leur retour se fera progressivement à partir de jeudi, pour des temps d’échanges et d’écoute. Les cours reprendront après les vacances de la Toussaint.

    Le CPE distingué ?

    Alors que l’assaillant poursuivait son périple après avoir tiré plusieurs balles dans l’enceinte de l’établissement, c’est le CPE qui a réussi à désarmer et immobiliser l’élève de 14 ans, pendant qu’il descendait les escaliers. « Un acte héroïque », sans lequel « il aurait pu avoir beaucoup plus de victimes », d’après des élèves du collège. « Il y a une médaille de la ville qui est décernée, à qui le mérite. Je pense qu’il a de bonnes chances de l’avoir », confiait mardi le maire. Jean-Pierre Squillari (DVG), qui précise malgré tout que le CPE « n’aimerait pas qu’on le considère comme un héros ». S.V.

  • La Fiesta du dimanche va ambiancer le J4

    La Fiesta du dimanche va ambiancer le J4

    De beaux moments festifs

    Entre spectacles, initiations, concerts ou encore moments de découvertes, cette journée promet d’être riche en émotions pour tous les âges. « Parmi les temps forts ce dimanche il y aura un spectacle comédie musicale qui s’appelle 1936 : Les jours heureux ! et qui a été rendu possible grâce à notre partenariat avec la mutuelle Solimut. Cette comédie musicale retrace l’histoire du Front populaire, des congés payés et des acquis sociaux à l’occasion de ce 90e anniversaire. Il est également question de tous les acquis sociaux », continue-t-elle. « C’est véritablement un événement dans l’événement et il nous tient tout particulièrement à cœur surtout dans cette période. »

    Autre moment à ne pas manquer, le grand couscous solidaire qui lui sera accessible dès l’ouverture des portes et qui sera là aussi gratuit et accessible au plus grand nombre « dans le but de favoriser et de promouvoir l’insertion et la valorisation des femmes dans les quartiers Nord de la ville ». Sans oublier aussi de nombreux ateliers, animations participatives, un jeu de l’oie géant ou encore des ateliers culinaires pour apprendre par exemple à manger mieux aux côtés notamment du collectif Baga, une association qui propose de l’upcycling de bâches d’événements pour une mode engagée et durable.

    Un événement mené
    aux côtés d’associations

    Ce qu’il faut également retenir de cette journée, c’est qu’elle est organisée en collaboration avec les structures associatives, culturelles et institutionnelles du territoire, dont la Cité de la musique et les élèves de la récente classe de rap et beatbox qui monteront sur scène pour partager leur énergie au cours des battles hip-hop Flashlight des Ben Brothers. « C’est l’un des moments incontournables de cette Fiesta puisque les jeunes proposeront un showcase et il ne faut pas oublier que notre ADN depuis 4 ans c’est aussi de révéler de jeunes talents, là c’est une occasion parfaite ! », sourit Marion Bergé-Lefranc. « Nous accueillerons aussi pour la quatrième année consécutive la Cité des minots. La grande scène sera à eux pour rendre compte d’une rencontre avec des artistes donnant naissance à une création émouvante et foisonnante avec plus de 250 enfants sur scène. »

    Et de poursuivre : « Cette autre facette de la Fiesta nous permet aussi de faire venir un public qui n’oserait pas en temps normal, le tout dans la bienveillance. »

    Pour réserver : fiestadessuds.com

  • [Recette] Le tataki de thon et sa sauce leche de tigre

    [Recette] Le tataki de thon et sa sauce leche de tigre

    Il vous faudra :

    – Un pavé de thon

    – Une brique de lait de coco

    – De la coriandre, de la ciboulette et une échalote émincées

    – Le jus d’un demi-citron, du paprika en poudre

    – Des verts de poireaux, de l’huile neutre

    – Du vinaigre, du sucre en poudre, un oignon rouge

    – Un radis, de la fleur de sel

    De belles saveurs et de belles couleurs vous attendent dans l’assiette pour profiter encore un peu de la saison estivale.

    Pour commencer, émincez l’oignon rouge et réservez. Pendant ce temps faites bouillir trois volumes d’eau dans lesquels vous ajoutez deux volumes de vinaigre et un volume de sucre. Renversez le liquide sur les oignons et laissez reposer une bonne dizaine de minutes.

    Préparez maintenant l’huile de poireaux. Faites réchauffer de l’huile neutre à 70°, ajoutez les verts coupés très finement. Mixez, passez au chinois et laissez reposer.

    Enfin, coupez un radis en fines lamelles et plongez-les dans l’eau. Réservez.

    Un thon nacré et des condiments savoureux

    Pour la recette en elle-même, versez dans un cul-de-poule ou un bol votre brique de lait de coco. Ajoutez une belle pincée de coriandre ciselée, puis la même quantité d’échalote ciselée et le jus du citron jaune. Enfin un peu de paprika en poudre pour la couleur. Laissez la sauce de côté.

    Faites chauffer une poêle avec de l’huile neutre. Une fois qu’elle est chaude déposez le pavé de thon et snackez toutes les faces du poisson en laissant environ 45 secondes de chaque côté.

    Votre thon est ainsi cuit à l’extérieur et encore cru à l’intérieur avec de beaux reflets nacrés. Coupez le pavé en tranches assez épaisses pour avoir de la mâche en bouche. Déposez-les dans votre assiette pour le dressage. Recouvrez le tout de sauce leche de tigre au lait de coco, soyez généreux sans noyer le poisson. Saupoudrez la fleur de sel sur le tout pour le croquant de la recette. Ajoutez ensuite vos pickles d’oignon maison, les lamelles de radis dont l’amertume aura été atténuée par l’eau, une pincée de ciboulette ciselée et un beau filet d’huile de poireaux.

    Vous pouvez déguster. Bon appétit !

  • Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Le séisme provoqué par la démission de Pierre Mignoni mardi a fait trembler le sol du campus RCT toute la semaine durant. « Pour tout le monde, c’est dur. C’est une surprise, un choc », avoue David Ribbans, l’un des capitaines et hommes de base du désormais ex-homme fort du RCT, qui a « signé ici aussi pour lui » au moment de quitter Northampton en 2023. Et c’est visiblement ce qu’a tenté de provoquer l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avec ce départ que le président Bernard Lemaître, et le désormais seul entraîneur Franck Azéma, ont tenté d’empêcher, en vain. « Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais je peux comprendre ce qu’il veut faire », commente ce dernier. « Quand tu es chez toi, que tu as démarré le rugby ici, joué ton premier match en première à Mayol, entraîner ce club, c’est particulier. Plus qu’à l’équipe, tu as envie de donner à ta région, à ta ville. Je pense que c’est une façon pour Pierre de secouer tout le monde. J’espère que ça va avoir cet effet. »

    Malgré le presque prophétique burn-out de Mignoni en février dernier, cette décision était donc inattendue. Mais les joueurs, Baptiste Serin en tête, en assument la responsabilité, après la rouste reçue à Montpellier dimanche, épilogue d’un début de saison raté (4 défaites en 5 matches) et de huit derniers mois compliqués : « Je pense que ça nous pendait au nez. On n’a pas fait assez pour garder Pierre, mais c’est à la hauteur de la personne que c’est, il ne faut pas qu’on oublie qu’il se sacrifie pour nous. »

    « Se concentrer sur nous »

    S’il est trop tôt pour observer les effets de ce bouleversement, Franck Azéma voit déjà « des attitudes chez certains joueurs sur l’engagement, sur la prise de conscience. Mais ce sont les performances qui vont donner une indication sur ce qu’on est capable de réaliser. » Celle-ci arrive rapidement, avec la réception du Racing 92 ce samedi, que l’entraîneur toulonnais aborde avec l’objectif de revenir à l’essentiel : « En se concentrant sur nous, notre jeu, sur ce qu’on va être capable de maîtriser, les fondamentaux, la construction du match. En essayant d’avoir un socle solide pour bâtir dessus ». Car en face, le club francilien, qui se remet tout juste d’un début de saison guerre plus brillant que celui des Rouge et Noir, arrive avec l’envie de profiter de la situation : « C’est une belle équipe qui a beaucoup de qualités physiques. Dans leurs têtes, ils se disent certainement “ils ont un genou à terre, il faut les finir“. On en est conscients », analyse l’entraîneur varois. Un appel à faire preuve de fierté pour relever l’étendard. Car une chose est sûre : « On ne peut pas se satisfaire de voir Toulon comme il est en ce moment », appuie Baptiste Serin. Ses coéquipiers et lui ont les cartes en main.

    Décrié depuis le début de saison, notamment pour son manque d’efficacité au pied, encore visible face à Montpellier, Melvyn Jaminet, l’arrière du RCT, n’est pas dans le groupe convoqué par Franck Azéma ce samedi. Ce dernier s’en justifie : « Sur son début de saison, il n’est pas au rendez-vous. Il a besoin d’aller chercher au plus profond de lui pour trouver d’autres ressources. Il y a des choses qu’il peut mieux maîtriser. Il fait partie de ces garçons qui ont un niveau, un standard international. Il est largement capable d’aller chercher ce niveau-là. Encore faut-il qu’il fasse l’effort de le faire. Il y a la concurrence. Nous, on a besoin de performance le week-end. »

    RC Toulon –Racing 92 – 6e journée de Top 14

    Samedi 10 octobre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Marbot

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Kpoku, Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer ; Serin, Albornoz ; Ferté, Fickou, Brex, Tuicuvu ; R. Rebbadj.Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke, Escobar, Bamba ; Lainault, Taofifenua ; Diallo, Manyarara, Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Célébration du ciel étoilé et pollution lumineuse

    Célébration du ciel étoilé et pollution lumineuse

    L’objectif, sensibiliser le grand public à la beauté du ciel étoilé et à la pollution lumineuse encore bien trop présente notamment la nuit dans les villes. L’occasion chaque année de revenir sur une thématique encore peu discutée : la place de la lumière dans nos vies mais aussi de celle de l’obscurité, toute aussi importante.

    Et parmi les participants, chacun a à cœur de célébrer la nuit dans toute sa richesse et sa diversité. Allant de la sobriété énergétique à la préservation de la biodiversité en passant par la protection de la santé.

    à Salon-de-Provence

    Dimanche à partir de 20h, vous êtes attendus place Saint-Michel, en face du château de l’Empéri, pour participer à une observation des étoiles, une initiation, une sensibilisation, une démonstration et une manipulation du ciel étoilé et du matériel astronomique aux côtés de Benjamin Vierne, professeur de physique et porteur de projets scientifiques, de l’association Astro Geek 13 et du club astro de La Barben. L’animation est gratuite et sur place des télescopes vous seront prêtés.

    à Aix-en-Provence

    Le Muséum d’Histoire Naturelle organise un événement au parc Saint-Mitre ce samedi de 16h à 21h et vous convie à redécouvrir cette nuit que nous oublions. Celle où le ciel se pare de lumières naturelles et où la majorité des animaux s’éveillent. Celle que nous ne connaissons plus tant nous sommes habitués à la présence des lumières artificielles dans la ville.

    Ateliers pour enfants, balade naturaliste, concert, observation du ciel… C’est un programme riche et tout public pour entrer en confiance dans la nuit, éveiller les sens et les imaginaires qui vous attendent.

    à Marseille

    Le Conservatoire d’espaces naturels de la région s’installe au Muséum d’Histoire Naturelle du Palais Longchamp ce samedi entre 16h et 20h pour vous faire vivre une enquête sonore au cœur de la nuit. Moment où une multitude d’espèces sauvages s’activent et se font entendre. Mais… Saurez-vous les reconnaître ?

    à Seillons-Source-d’Argens

    Rendez-vous rue de la Coopérative samedi dès 20h pour participer à une déambulation et animation autour de la nuit avec conte, lecture, observation du ciel, chants…

    à Cheval-Blanc

    Le foyer rural Pégase astronomie vous donne rendez-vous ce samedi entre 20h15 et 23h30 pour une observation gratuite du ciel étoilé. Le point de départ est donné sur le parking du tennis de la ville.

    à Champtercier

    Le Géoparc de Haute-Provence et ses partenaires vous attendent samedi dès 15h, salle Yann-Siméoni pour participer à des conférences et observations gratuites.

  • Le village des sciences attend le public durant tout le week-end

    Le village des sciences attend le public durant tout le week-end

    On a tous le même squelette que l’on soit noir ou blanc, homme ou femme » explique une animatrice de l’Unité mixte de recherche (UMR) anthropologie bioculturelle, droit, éthique et santé devant des enfants du CE2 de l’école Louis-Botinelly (4e) massés en cercle autour du dessin d’un squelette grandeur nature. Questions et réponses fusent dans une joyeuse ambiance vendredi, jour dédié aux scolaires dans le village de la science installé sur l’esplanade Bargemon.

    Vient le discours d’ouverture du directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, délégué régional académique à la recherche et à l’innovation Jean-Luc Parrain. Il souligne « les valeurs de partage, de savoir et d’ouverture qui caractérise cette grande fête. On doit toujours lutter contre les stéréotypes. L’égalité est fondamentale au cœur de la famille mais ensuite à l’école. » Samedi et dimanche, 8 000 personnes sont attendues sur le village ouvert à tous gratuitement, avec un nombre toujours croissant d’interactivité. « Cette 35e édition propose 55 stands et 65 structures participantes », rappelle Solène Merer directrice en région des Petits débrouillards, association organisatrice du village à Marseille.

    à l’extérieur, des tentes blanches sont disposées les unes à côté des autres. Les enfants s’engouffrent très curieux de savoir ce qu’ils vont y découvrir. à l’intérieur, planètes et système solaire attendent leur public, et les expériences de physique ravissent les scolaires qui découvrent que la magie a parfois une explication rationnelle. Sur le stand de l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO), Guillaume Marchessaux, chercheur et spécialiste des espèces invasives sensibilise au crabe bleu. Ambassadeur pour la région Paca, il animera deux conférences intitulées : « Et si on mangeait du crabe bleu pour le réguler ? » ce week-end.

    Samedi et dimanche. 10h-18h.

  • [Lycéens] Malgré les coups, Enzo ne veut pas baisser la tête

    [Lycéens] Malgré les coups, Enzo ne veut pas baisser la tête

    Le choc et son bruit sourd entendu sur les vidéos qui circulent, lui ont laissé « six points de sutures » et un gros « mal à la tête », mais ils n’ont pas entamé sa détermination. « C’est inadmissible d’en arriver là parce qu’on revendique nos droits. Ça me motive encore plus. J’ai envie de dire à mes camarades, c’est malheureux de voir des cas comme le mien, mais on doit continuer ». Trois jours après avoir reçu un coup de matraque sur le crâne, Enzo, lycéen de Marie Curie (4e) a été entendu, vendredi, par l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

    Cet élève plutôt sans histoire de l’avis de ses parents, a été violenté sur le blocus de son lycée mardi. « Nous prenions la température auprès des élèves qui bloquaient l’établissement de manière pacifique lorsque les CRS se sont mis en travers de la route avec une attitude menaçante », raconte Pierre, professeur d’anglais à Marie Curie.

    Sur le boulevard Jeanne-d’Arc bloqué par le camion de CRS, les enseignants forment alors « un cordon de sécurité entre les forces de l’ordre et nos élèves » et s’assoient sur le bitume. « Il n’y a eu qu’une seule sommation et aucun tir de mortier, contrairement à ce qu’a dit la Préfecture. Ils se sont mis face à nous et ont commencé à nous taper, nous piétiner et nous tirer pour s’en prendre aux élèves derrière », poursuit Pierre, « choqué » comme toute la communauté éducative. Lui est traîné au sol. Un collègue est blessé aux côtes. Enzo s’écroule à terre. La tête en sang.

    « Aucune justification »

    Jeudi, les enseignants de Marie-Curie, réunis en AG, ont décidé d’apporter leur soutien aux élèves et à la mobilisation lycéenne. Ils étaient d’ailleurs quelques-uns à attendre Enzo à la sortie de la Préfecture de police. « L’enjeu aujourd’hui est de se tenir aux côtés de lycéens qui mènent une lutte qui répond à l’intégralité des revendications des personnels de l’éducation qui sont restées lettre morte depuis maintenant dix ans », explique Samuel, enseignant d’histoire-géographie, lui aussi violenté mardi.

    « Le procureur de la République n’avait pas d’autre choix que d’ouvrir une enquête tant la vidéo qui circule est accablante », estime Valentin Loret, un des deux avocats d’Enzo, rappelant que le délit est constitué à partir de deux sommations. « Il n’avait rien sur lui qui laissait penser qu’il était en train de commettre ou préparer une infraction. Il est attrapé par un CRS, frappé une première fois puis amené au sol où il reçoit encore plusieurs coups ».

    Vendredi, Enzo qui doit être vu par un médecin légiste pour se faire établir un nombre de jours d’ITT a pu livrer sa version. Mais la deuxième partie de l’audition par la police des polices a été plus « suspicieuse », note encore l’avocat, les enquêteurs cherchant à savoir s’il n’avait pas commis quelque chose justifiant l’intervention. « Mais il n’y a aucune justification possible à donner ce genre de coups », insiste l’avocat.

    Est-ce que les CRS portaient visiblement leur numéro RIO (Relevé d’Identité Opérateur) et leur caméra était-elle allumée ? Plusieurs témoignages rapportent que non selon la partie civile. « Si aucune caméra n’était allumée, il y a effectivement une volonté de cacher au magistrat la façon dont s’est déroulée l’intervention », estime Valentin Loret.

    « Ce n’est pas un cas isolé », reprend sa consœur Mathilde Lanté. « On a vu depuis le début énormément de violences policières avec des centaines de lycéens blessés sans ouverture d’enquête. M. Nunez minimise ces violences mais il ne faut pas tomber dans ce piège. Chaque fois, il faut porter plainte et témoigner. Ces violences extrêmement choquantes visent à traumatiser toute une génération mais le pari à ce stade est perdant. Au contraire, les lycéens continuent à se mobiliser et sont rejoints par leurs profs. »

  • Deux jours de congrès à Port-de-Bouc pour changer le monde

    Deux jours de congrès à Port-de-Bouc pour changer le monde

    On veut changer le monde, et ça urge », résume Pierre Villard en introduction de la conférence de presse du Mouvement de la paix, vendredi midi, présentant les enjeux du congrès national de l’organisation qui se tient à Port-de-Bouc, vendredi et ce week-end. « L’Homme a la capacité de disparaître plus rapidement que les dinosaures et on propose de ne pas essayer », reprend le coordinateur régional du mouvement. « La paix est un moteur des transformations sociales du monde et c’est en construisant la culture de paix qu’on répondra aux conflits mondiaux », affirme Pierre Villard.

    En plein mouvement lycéen, cet aspect moteur se révèle. « Cela interpelle sur la capacité des lycéens à pouvoir s’exprimer pacifiquement. » La professeure de droit Raphaëlle Maison, invitée du Forum, relève qu’« il y a une forte conscience politique dans ce mouvement », citant des pancartes vues comme « financez nos facs, pas des génocides ».

    Une illustration concrète de cette culture de paix que Pierre Villard appelle « boussole de la convergence des aspirations ». Celles des femmes, enfants, racisés, Lesbienne-Gay-Bi-Trans (LGBT), handicapés… « Toutes les minorités sociales ont intérêt et droit à la paix. Les oppressions auxquelles ils font face servent le même objectif de faire régner l’ordre par la force et non la loi. Nous, on voudrait l’inverse : au lieu de la loi de la force, la force de la loi. »

    Question démocratique

    La culture de paix revêt un caractère particulier en Paca, région clé du complexe militaro-industriel de la France. « Nous avons décidé, localement, de nous inscrire dans le congrès et dans la campagne pour le désarmement nucléaire », indique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. L’organisation d’une grande manifestation régionale devant la base aérienne 125 d’Istres est envisagée le 20 mars 2027 « pour témoigner du refus des armes nucléaires », d’après le responsable.

    Michel Dolot pointe aussi « une question démocratique », celle « du poids de ce qu’on met dans la défense au détriment de la sécurité humaine », considérant que « quand vous êtes militaire, vous n’avez pas de souci de logement ou de santé, tandis qu’à Aubagne, on n’a pas les moyens de rénover l’hôpital ».

    Alors que la France vient de faire une nouvelle démonstration de son missile nucléaire M51, le Mouvement de la paix dénonce un « acte politique qui va à contre-pied total de l’évolution du monde, selon Pierre Villard. Dans un des pires moments de la guerre froide, l’URSS et les USA ont réussi à dépasser la défiance a priori des autres. » D’où l’idée que « si l’ONU n’existait pas, il faudrait l’inventer ». Comme la paix.