Directeur du centre hospitalier, Gilles Duffour avait confirmé dans nos colonnes le report de la présentation du plan d’efficience, mais refusé de détailler les réductions ou suppressions de postes de ce qu’il appelle « un plan de redressement », préférant attendre la présentation officielle.
Suite à la publication de l’article mentionnant également le point de vue d’un médecin chef de service, de la CGT et de Camille Galtier, président du conseil de surveillance, il tient à préciser que le plan d’efficience « n’est pas une initiative isolée de la direction », mais une réponse « à une demande des autorités de tutelle » et qu’il a « pour seul objectif de garantir la pérennité de l’hôpital et la qualité des soins dispensés à la population du territoire ».
Rebondissant sur le terme « chantage » utilisé par Vincent Roumieu, chef du service médecine interne et infectieuse pour qualifier la demande qu’il leur a été faite de contre-propositions d’économie, Gilles Duffour affirme que cette sollicitation relève « du fonctionnement normal de la gouvernance hospitalière » et que « y voir une forme de pression revient à travestir une démarche de concertation que la direction a voulu et assume pleinement ».
Il tient enfin à préciser que « contrairement à ce qui est laissé entendre, aucune mesure du plan d’efficience n’a été mise en œuvre avant sa présentation ». Dans l’article, Vincent Roumieu et la CGT disent : « On a peur que quand ils présentent le plan, toutes les suppressions de poste aient déjà eu lieu ». Et de justifier leurs craintes par le non-remplacement des départs à la retraite et du non-renouvellement des personnes en CDD depuis des années. Ce à quoi Gilles Duffour rétorque que c’est un sujet « relevant de la gestion courante des effectifs », examiné « au cas par cas, en fonction des besoins des services ».

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