Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    En plus de son mandat de maire, Daniel Spagnou a également été conseiller général et régional, ainsi que député UMP de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence de 2002 à 2012.

    L’ancien maire avait déjà été hospitalisé et son état de santé était préoccupant pendant la campagne des municipales.

    Ce matin, je perds un ami”, a réagi sur X le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier. “Grand maire de Sisteron pendant 43 ans, nous perdons un serviteur de la République exceptionnel, qui a consacré sa vie aux Alpes-de-Haute-Provence.

    Le nouveau maire de Sisteron, ancien premier adjoint de Daniel Spagnou, Jean-Pierre Templier, a également réagi : “Il m’est difficile, aujourd’hui, de parler de Daniel simplement comme de « l’ancien maire de Sisteron ». Pendant de très nombreuses années, il a fait partie de ma vie, de mon engagement et de mon histoire personnelle. J’ai travaillé à ses côtés, nous avons partagé tant de moments, tant de projets, tant de combats pour Sisteron. Nous avons connu les satisfactions des nombreuses réalisations accomplies, mais aussi les difficultés inhérentes à la gestion d’une commune et parfois les moments plus difficiles.”

    Les Alpes-de-Haute-Provence perdent aujourd’hui l’une de leurs grandes figures”, a déclaré de son côté David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier, sur son compte Facebook . “Pendant près de 50 ans d’engagement public, il aura tant apporté à notre département des Alpes-de-Haute-Provence et à sa ville de Sisteron, à laquelle il aura consacré une grande partie de sa vie. Daniel était un élu de terrain, proche des gens, profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Une certaine conception de l’engagement public (…) dans laquelle je me reconnais pleinement”, a-t-il ajouté.

    « Daniel était un homme de Droite. Nos parcours politiques respectifs nous ont permis de nous rapprocher et de nous estimer. Nous partagions beaucoup de valeurs, ainsi que de nombreux projets, comme la mise en valeur des Petites Cités de Caractère de notre territoire. Il laisse un vide immense », a réagi pour sa part Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.

    Quelles que soient nos sensibilités politiques, un tel engagement au service d’un territoire force le respect”, a écrit la députée (PS) des Hautes-Alpes Marie-José Allemand. “Quelques mois seulement après avoir quitté ses fonctions, c’est une grande figure des Alpes du Sud qui disparaît.

    Je salue sa mémoire en tant qu’opposant politique depuis toujours. On peut ne pas être d’accord, mais il a tenu la ville et porté la droite en recherche d’un leader”, a réagi auprès de La Marseillaise lundi Philippe Antoine de la CGT, l’un de ses opposants historiques, membre de la liste DVG Demain Sisteron lors des municipales.

  • Rando, kayak, escalade… pour un festival au grand air

    Rando, kayak, escalade… pour un festival au grand air

    Randonnée, VTT, trail… De nombreuses activités de pleine nature seront proposées pendant le festival de l’Outdoor et de la Rando, organisé par Provence Alpes Agglomération du 17 au 20 septembre. Les sorties, au tarif unique de cinq euros, se déploieront sur 35 communes avec quatre villes de départ. De nombreuses activités gratuites seront proposées au Village de l’Outdoor au plan d’eau de Digne : kayak, paddle, tyrolienne, mur d’escalade, slackline… Un show VTT d’ouverture, le jeudi soir au pump-track, et une grande soirée-concert gratuite le samedi soir, l’événement mobilisera 200 bénévoles et 60 partenaires.

    Avec ce festival, l’agglomération invite le public à découvrir la diversité des paysages bas-alpins, et met en avant l’offre d’activités en pleine nature qui y sont proposées : circuits VTT, parcours de trail, itinéraires pédestres… L’objectif est aussi d’encourager le tourisme intersaison et de démocratiser les activités de pleine nature en les rendant accessibles, avec « une programmation ouverte aux familles, aux scolaires, aux débutants comme aux pratiquants confirmés », explique Provence Alpes Agglomération.

    Faire découvrir les sentiers du bassin dignois

    L’origine de ce festival remonte à 2004, avec la création de la Fête de la Randonnée par l’ancienne communauté de communes des Trois Vallées, qui regroupait auparavant Digne-les-Bains, Entrages, Marcoux, Mézel et La Robine-sur-Galabre. « L’objectif était alors de proposer chaque année, à l’automne, une journée de balades et de randonnées encadrées, pour faire découvrir les sentiers du bassin dignois », relate Provence Alpes Agglomération, la communauté de communes qui rassemble désormais Digne, Château-Arnoux ou encore Peyruis, et qui organise le festival. « En 2017, avec sa reprise par Provence Alpes Agglomération, le rendez-vous s’élargit aux 46 communes du territoire et à un nombre croissant d’activités de pleine nature », se réjouit l’intercommunalité.

    En 2025, le Festival avait rassemblé plus de 7 000 participants sur quatre jours. La Journée des Minots, un temps fort entièrement dédié aux scolaires, avait alors été créée. Cette année, le Festiv des Minots prend une nouvelle dimension en s’invitant également sur les bases nautiques de Volonne, de Sainte-Croix-du-Verdon et à Seyne.

  • [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.

  • À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    Privés d’eau potable depuis plus de deux semaines à la suite d’intempéries d’une ampleur exceptionnelle, les vacanciers de la station de ski de Pra Loup et les habitants d’Uvernet-Fours vont encore devoir tenir une semaine avant de retrouver l’eau courante « en fin de semaine prochaine », selon la Saur, la compagnie des eaux.

    « Il y a eu des épisodes de sécheresse en amont, couplés aux événements orageux qui en montagne sont assez violents. Là, ils ont été très violents et très localisés. Ça a contribué à cette situation qui est exceptionnelle. On ne l’a jamais observée dans cette ampleur dans la région Paca », souligne Mélanie Teyssier, directrice régionale des exploitations Saur. « Il y a eu des intempéries d’une ampleur exceptionnelle et de très grosses crues, qui ont modifié le lit du Bachelard, qui a descendu de plus d’1m50. Cela a fait descendre les niveaux des nappes, et donc on n’arrivait plus à pomper », détaille Stéphane Bertin, chef de secteur pour la Saur. Le 9 août, au moment de l’orage, s’inscrit dans une période où la station de ski est particulièrement fréquentée par les touristes et les propriétaires de maisons secondaires marseillais, aixois ou encore parisiens. « On devait avoir entre 10 000 et 15 000 personnes sur Pra Loup, donc on avait une consommation journalière énorme. Les sources n’ont pas suffi », ajoute le chef de secteur.

    L’interdiction de boire l’eau du robinet « est une préconisation. Suite aux événements pluvieux, nous n’avions plus d’eau sur les forages, sur lesquels nous avons fait des travaux depuis. Pour pouvoir pallier le manque d’eau, on a ouvert un lac de retenue. Comme ce n’est pas la ressource habituelle qui est surveillée et maîtrisée, c’est un principe de précaution que l’ARS a mis en place », explique Mélanie Teyssier. Les habitants peuvent ainsi utiliser l’eau du robinet pour se doucher ou tirer la chasse, mais ne doivent pas la boire ou l’utiliser pour laver des nourrissons. « Pour pallier cette restriction, nous avons fourni des eaux en bouteille et mis des points de distribution pour que les gens puissent disposer d’une eau pour leur alimentation », détaille Mélanie Teyssier. Le taux de chlore a été augmenté pour dissuader de boire l’eau du robinet.

    « J’ai eu peur

    pour mon bébé »

    « J’ai eu peur quand, lors d’une distribution d’eau, on m’a dit de faire attention pour mon bébé et de ne pas le laver avec l’eau du robinet », confie Marion Marchetti, vacancière aubagnaise venue avec son mari et ses trois enfants, dont l’un n’a que 4 mois. « C’est quand même fou que cela dure autant », lance son compagnon, Luc Marchetti. Un avis partagé par une famille venue du Var dans leur maison secondaire : « On a du mal à comprendre pourquoi cela dure autant, et comment, en trois semaines, ils n’ont pas trouvé de solution. Tous les ans, il y a des orages, mais jamais de coupure d’eau potable aussi longue ».

    Malgré ces premières inquiétudes et incompréhensions, habitants et vacanciers restent relativement sereins et se sont habitués aux restrictions et aux allers-retours quotidiens pour se fournir en bouteilles d’eau à l’office de tourisme ou à la mairie.

    Patrick Beau, vacancier parisien venu avec sa compagne pour l’été, s’inquiète lui pour sa santé. « J’ai des problèmes rénaux, et, comme on n’a le droit qu’à un pack d’eau par jour, pour cuisiner, se laver et boire, je dois me restreindre et boire moins. Heureusement, on part dimanche ! », s’impatiente-t-il. « Ce qui est terrible, c’est qu’il n’y a pas de visibilité. J’ai l’impression que cela va durer », déplore le sexagénaire : si la Saur dit prévoir un retour à la normale en fin de semaine prochaine, ni les habitants, ni les élus n’en étaient informés jeudi. « Ce qui fait qu’on en parle, c’est que c’est arrivé le week-end du 15 août, un week-end d’affluence », pendant lequel la population a été estimée à 12 000 habitants par la préfecture, constate Arnaud Gaston, conseiller municipal. « Il y a vraiment un élan de solidarité », se réjouit-il, alors que de nombreux bénévoles ont prêté main-forte pour les distributions de bouteilles d’eau.

    Pour tenter de réalimenter la nappe phréatique, la Saur a construit une digue provisoire, « dans l’urgence », explique Stéphane Bertin. C’est ce type d’installations qui devrait permettre de rétablir l’eau potable la semaine prochaine. Sa consommation pourra à nouveau être autorisée ou pas en fonction des résultats des analyses de l’ARS, qui doit donner son feu vert. Le niveau du cours d’eau du Bachelard, qui alimente la commune, est pour l’instant encore très bas, et garde un aspect très trouble, couleur béton.

  • [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ?

    Anna Chedid : J’ai baigné dans la musique depuis mon plus jeune âge, puisque, autour de moi, j’ai beaucoup d’artistes et notamment des musiciens dans la famille. Donc la musique a été comme une espèce de premier langage. Quand j’ai grandi, j’ai fait des études musicales, du chant lyrique, j’ai accompagné des artistes en tant que choriste et claviériste sur des tournées quand j’avais une vingtaine d’années. Finalement, j’ai écrit des chansons et j’ai commencé à sortir mes albums.

    Mon album est sorti en 2015 et depuis, je fais des tournées sous le nom de Nach. Et à côté de ça, je fais aussi de la direction musicale et je suis productrice. J’ai mon propre label, je produis mes projets.

    Avez-vous toujours voulu être musicienne ?

    A.C. : Non. Quand j’étais petite, je voulais être psychologue. J’ai toujours été intéressée par l’émotion et par comment la transmettre et la transformer. Donc le côté psychologique et émotionnel m’a toujours beaucoup plu. Pour moi, il y a tout un aspect thérapeutique dans le fait d’être artiste et de retransmettre des émotions.

    Comment s’est organisée votre venue au festival Au Top ?

    A.C. : Mon nouvel album sort en janvier et la tournée commence en février, donc c’est vraiment un concert qu’on va faire en exclu totale, avant la sortie officielle de ce projet. Je connais un peu Grégory Montel qui a monté le Top Festival avec ses amis à Digne. Il a entendu parler de ce projet électronique, qui est un aspect de ma musique qu’on ne connaît pas encore très bien, et qui allait bien dans ce festival parce qu’il y a une programmation assez électro. Donc il m’a proposé de venir présenter en exclusivité L’Âme électronique là-bas.

    Avez-vous un moment qui vous a particulièrement marquée dans votre carrière ?

    A.C. : Oui, c’est assez récent, c’était le 18 mars 2025. J’ai fait mon premier Olympia, avec Peau Neuve, mon album que j’ai produit toute seule, écrit, composé, réalisé d’une manière très indépendante. Et j’ai réussi, sans être dans une maison de disques, à faire mon premier Olympia. C’était vraiment mon rêve depuis que j’étais toute petite. D’avoir fait cette date, c’était pour moi un moment que je n’oublierai jamais.

    Est-ce que vous avez ressenti, au cours de votre carrière, que vous étiez ramenée à votre famille, vue comme la fille de, la sœur de ?

    A.C. : Oui. Mon père et mes frères Matthieu et Joseph l’ont ressenti aussi. Billie, la fille de Matthieu aussi. On est dans une famille d’artistes à chaque étage, on est nombreux à faire ce métier, à évoluer dans le même milieu artistique, donc c’est normal, on est comparés. Mais, quelque part, c’est plus une richesse. Chacun fait son histoire. On fait partie de la même famille, mais il y a autant de personnes que de carrières et de sensibilités. On ne touche pas exactement les mêmes publics, on n’a pas la même carrière, et on ne fantasme pas forcément sur celle des autres. Chacun est plutôt content. Nos carrières nous ressemblent profondément, donc il n’y a pas forcément de frustration de notre côté. Après, parfois, effectivement, on est attendus au tournant parce qu’on vient de cette famille. Mais bon, aujourd’hui, c’est plus trop une souffrance. Au début, je pense que c’est pour ça que j’ai choisi de ne pas utiliser mon nom de famille comme nom de scène. C’était une manière de m’émanciper un peu et de me dire « tu pourras créer ce que tu veux avec cet avatar ». Cela permet de changer d’identité et de faire de nouvelles expériences.

    Est-ce qu’on vous a déjà accusée d’être une nepo baby ?

    A.C. : Oui, bien sûr. Peut-être que c’est le cas. Je ne me pose pas trop ces questions-là, dans le sens où, pour moi, un artiste, c’est un artiste. Tout le monde est légitime d’être artiste, quel que soit son arbre généalogique. Un artiste qui a des choses à dire et qui a envie de partager des belles choses avec les gens, il trouve son public. Je ne sais pas si c’est plus facile ou plus dur. Je pense qu’on ne peut pas vraiment le quantifier, le savoir. Par contre, il faut rester humble, c’est dur pour tout le monde. Parfois, il y a des miracles pour des gens qui ne viennent pas du tout du milieu. C’est vraiment aléatoire. L’important, c’est d’être honnête, de faire des choses avec le cœur et avec humilité, quelle que soit notre histoire.

    Dates de la tournée à venir sur instagram.com/nachmusicofficiel

  • [C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille

    [C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille

    Chaque après-midi, de 14h30 à minuit, petits et grands peuvent profiter d’un espace de loisirs en plein air, aménagé pour clôturer l’été dans une ambiance festive.
    De nombreuses animations sportives sont proposées gratuitement à cette occasion, avec notamment un château gonflable et un taureau mécanique. À partir de la fin de journée, place à la musique avec une programmation qui fera danser le public jusqu’à minuit. Ce jeudi, ce sera un concert du groupe Gipsy Fantasia et de Dj Thomas (années 80). Un apéro musical commencera à partir de 19h30.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    Dans les quartiers, les Petits Débrouillards montrent que la science est présente dans le quotidien : dans la cuisine, le sport, les transports, les plantes ou les objets qui nous entourent.

    Chacun et chacune est capable de comprendre le monde à condition de disposer des bonnes conditions pour apprendre. Les expériences deviennent ainsi des occasions de découvrir, de s’étonner et de reprendre confiance dans sa capacité à réfléchir.

    À Digne, les enfants ont pu toucher à tout grâce à de nombreuses animations proposées par Perrine et Mathilde : atelier bombe à graines, cartes Pokémon légumes, jeu sur la toxicité d’aliments pour les animaux… avec des ateliers adaptés à leur âge. On met en avant le côté sensoriel des 4-7 ans avec le jardin des sciences et une réflexion plus avancée avec les cités débrouillardes pour les 8-12 ans.

  • [C’est l’été] Rencontre culturelle à Saint-Paul-sur-Ubaye

    [C’est l’été] Rencontre culturelle à Saint-Paul-sur-Ubaye

    Le documentaire réalisé par Cara Holmes présente le quotidien de Orla Barry, éleveuse et artiste irlandaise.

    G.C.

    Film en VO sous-titré français.

    Réservation sur le site ubaye-tourisme

  • La mairie de Digne fixe ses priorités pour la rentrée scolaire

    La mairie de Digne fixe ses priorités pour la rentrée scolaire

    « Vu l’été qu’on vient de passer, la priorité est de flécher les budgets pour travailler sur des systèmes de climatisation des salles de classe plutôt que la renaturation des cours d’école » : Julien Di Benedetto, maire (SE) de Digne, a défini ses priorités pour la rentrée scolaire mardi. « On est confrontés à des phénomènes qu’on connaissait en juillet-août, mais désormais, ça démarre fin mai et peut continuer jusqu’en septembre. Les conditions d’enseignement dans des salles à 30 degrés, c’est épouvantable. Ce n’est pas possible », a-t-il souligné, émettant l’hypothèse de privilégier la climatisation pour améliorer les conditions de scolarisation malgré un budget restreint. « L’été qu’on vient de passer redimensionne pas mal de priorités et de questionnements », avec ses températures caniculaires, a expliqué l’édile de la ville préfecture. La mairie espère d’ailleurs « finaliser » ses achats de climatiseurs d’ici le 30 septembre pour pouvoir prétendre à un financement d’EDF avant la date limite, a précisé Franck Geiger, le chef du service éducation. EDF avait annoncé en juin rembourser 400 euros par équipement pour les écoles et les crèches. Les établissements peinent cependant à s’équiper avec les ruptures de stock.

    Des étudiants en médecine accueillis

    Le maire de Digne a par ailleurs insisté sur une autre de ses priorités : l’accueil pour la première fois de 20 étudiants en première année de médecine au campus connecté, ouvert en 2021, ce qui permet à ceux qui n’ont pas les moyens d’aller étudier à Marseille d’accéder tout de même au cursus de médecine depuis Digne. Ce campus connecté est passé « de 5 à 57 places entre 2021 et 2026 », s’est réjoui l’édile. « Cela permet à des personnes qui n’auraient pas suivi des études de pouvoir le faire à distance, donc c’est une question d’égalité de traitement vis-à-vis de l’accès aux études supérieures », a-t-il avancé, rappelant l’importance de « fidéliser » de futurs médecins sur le territoire dignois. à l’avenir, « on sera plutôt sur une augmentation du nombre d’étudiants en première année de médecine, puisqu’à partir de la deuxième année, c’est forcément à la faculté. Il y a des cours en TP en nombre, donc on ne pourra au niveau des infrastructures. Mais l’idée serait, si ça fonctionne bien, de pouvoir mettre en place une deuxième cohorte. Il va falloir d’abord qu’on démontre que sur cette première cohorte, on arrive à la combler et que les résultats soient satisfaisants », a expliqué le chef du service éducation. Depuis 2021, le campus connecté a permis d’obtenir « des taux de réussite en licence 1 deux fois supérieurs à la faculté », selon lui.

    La mairie s’est par ailleurs félicitée d’être « la seule en France à offrir une journée de ski à ses élèves sans être une station de ski », selon Franck Geiger.

    Plusieurs sanitaires, portes et rampes d’accès pour les personnes à mobilité réduite ont également été installés cet été dans des écoles auparavant inaccessibles.

    La ville compte aussi continuer à investir dans des tableaux numériques interactifs. Six ont déjà été installés depuis l’année dernière. En attendant que toutes les classes soient équipées, des tableaux à roulettes permettent de les déplacer de salle en salle.

  • [C’est l’été] Enquêter pour découvrir la forêt alpine

    [C’est l’été] Enquêter pour découvrir la forêt alpine

    « Qui a volé les graines de notre pin cembro ? Le jeu de piste de la Maison du Bois et de la Forêt invite petits et grands à découvrir le musée tout en s’amusant. Afin de retrouver les fruits du conifère de haute altitude, le dernier rendez-vous de l’été est donné ce mercredi 26 août de 14h30 à 18h30. Après 45 minutes d’énigme, il sera possible d’assister à la démonstration, par un menuisier, de tournage sur bois.

    Située au cœur de la vallée de l’Ubaye, la Maison du Bois et de la Forêt propose des parcours interactifs adaptés au jeune public. L’exposition actuelle « De la graine à la planche » présente les métiers et usages du bois, tout en sensibilisant à la protection des forêts, marquées par l’exploitation humaine et le changement climatique.

    L’enquête du Pin cembro propose ainsi d’en apprendre davantage sur ses fruits, plus communément appelés « pommes de pin ». Pour ce faire, les détectives doivent se munir d’un livret spécial jeu de piste à un euro, puis répondre à 12 questions dont les réponses sont disséminées dans le musée. À la clé, un cadeau en bois à personnaliser soi-même !

    Andréa Goyard-de Castro

    Tarifs : adulte, 8 euros ; -15 ans, 4 euros ; -5 ans, gratuit.