Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • Le laboratoire vétérinaire des Alpes-de-Haute-Provence rénové

    Le laboratoire vétérinaire des Alpes-de-Haute-Provence rénové

    « Elle répond à un double objectif : adapter le patrimoine départemental aux enjeux de sobriété énergétique et conforter un service public sanitaire de proximité au service des habitants et des acteurs du territoire », explique le Département alpin. Isolation, nouvelles menuiseries et protections solaires : 330 000 euros ont été investis par la collectivité « pour améliorer la performance énergétique du bâtiment et le confort de ses 16 agents », détaille la collectivité. ces travaux concernent un équipement qui joue un rôle important dans la politique sanitaire départementale. Au titre de ses missions, le Laboratoire vétérinaire départemental intervient dans 3 grands domaines : santé animale, hygiène alimentaire et hydrologie. Ses 16 agents réalisent environ 88 000 analyses par an : 63 000 pour la santé animale, 17 000 pour l’hygiène alimentaire et 8 000 pour l’hydrologie.

  • Digne-les-Bains : dix militants écologistes devant le tribunal

    Digne-les-Bains : dix militants écologistes devant le tribunal

    Plusieurs retraités, un boulanger, une herboriste ou encore une ancienne paysagiste, tous militants contre les centrales photovoltaïques, ont été jugés mardi à Digne, accusés d’avoir pénétré sans autorisation sur le chantier de la centrale solaire de Cruis.

    Les gendarmes avaient été appelés en novembre 2023 pour des faits d’intrusion dans une propriété privée. À leur arrivée, ils constataient la présence de 18 militants d’Extinction Rebellion ou encore du Café des libertés, créé par Merlin Longuet à Forcalquier. « Le chantier engendrait depuis plusieurs mois la contestation de militants écologistes », a rappelé la présidente, Laure Brouquère. Plusieurs individus « bloquaient l’accès au chantier ».

    « Protéger le vivant

    des industriels »

    Les débats ont tourné autour de la question de savoir s’il y avait une signalisation prouvant que les militants entraient dans une propriété privée, ce qui matérialiserait le délit. « L’infraction de pénétration nécessite depuis 2023 qu’il y ait une signalisation », a rappelé la présidente. « Vous reconnaissez qu’il y avait une clôture ? Défoncée, sectionnée, mais elle était bien matérialisée ? », a questionné l’officier du ministère public, Jean-Luc Thaon, le chef de circonscription de Manosque au commissariat de police nationale. « Je ne vais pas le nier, il y a des photos. On n’y va pas simplement parce qu’on veut passer une barrière, mais pour protéger le vivant des industriels », a défendu Christian M., un Aixois né en Allemagne âgé de 71 ans. Le prévenu a expliqué à la présidente que « des naturalistes avaient découvert toute une série d’espèces protégées » sur la zone où la centrale était en construction. Il a dénoncé une « destruction déraisonnable de la forêt ». Gérard R., un habitant de Forcalquier âgé de 76 ans, a lui regretté que des industriels « exploitent de pauvres gens à l’autre bout de la terre pour construire leurs panneaux photovoltaïques qui ruinent la planète ». « Bientôt, sur la montagne de Lure, il n’y aura plus que des autoroutes », a lancé Hervé J., un autre prévenu âgé de 73 ans, né dans les Ardennes et vêtu d’un tee-shirt LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). « Je pense qu’on se reverra, parce que je crois que ce n’est pas fini », a-t-il lancé au tribunal. « Nous estimons qu’il est nécessaire que des gens comme nous fassent ce travail-là », a avancé Manuel P., un autre prévenu, un boulanger de 60 ans habitant Pertuis. Les militants ont par ailleurs affirmé avoir « subi des violences » des agents de sécurité employés par Boralex pour protéger le chantier. « Il n’y a pas eu de violences, hormis des vigiles eux-mêmes », a affirmé Manuel P. Plusieurs militants ont fait le choix de garder le silence.

    L’officier du ministère public a requis des amendes de 100 euros contre les 10 prévenus. « Je partage une grande partie des idées avancées, mais tel n’est pas l’objet du tribunal », a-t-il expliqué, affirmant que les prévenus étaient tous « conscients qu’ils rentraient sur une propriété privée ».

    L’avocat des 10 militants, Me Julien Gautier, a plaidé la relaxe, faute « d’absence de panneau de signalisation », accusant la justice de « poursuivre un collectif de manière globale », de vouloir les « silencier » et de les « harceler judiciairement avec des amendes ». Il a dénoncé une « procédure bâillon » et plaidé « l’excuse de légitime défense des biens ». « Qui dérangent-ils, hormis les tractopelles et l’entreprise ? Est-ce qu’ils causent le moindre problème ? », a-t-il questionné. La décision a été mise en délibéré au 8 décembre.

  • [#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

    [#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

    Marina, 13 ans en 4e au collège pays de Banon (04)

    L’agriculture est apparue il y a environ 10 à 12 000 ans. Les premiers végétaux à avoir été utilisés en agriculture sont principalement les céréales qui renfermaient de l’amidon riche en énergie dans les graines des plantes produites. En fonction des régions du monde, ce ne sont pas les mêmes céréales qui étaient cultivées. En Afrique, le sorgho et le mil. Dans les Amériques, le maïs et la pomme de terre. En Europe, le blé et l’orge. En Asie, le riz. À cette spécialisation géographique, qui a rendu accessible une certaine forme de matière première, se sont ensuite ajoutées l’émergence de connaissances pour transformer cette matière première et des préférences socio-culturelles. En France, le pain était différent pour les habitants pauvres (seigle, orge) et les habitants riches (blé). La hausse du prix du pain a été un des facteurs du déclenchement de la révolution Française en 1789. Enfin, la baguette est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. »

    Mikaël Akimowicz, maître de conférences au Laboratoire d’économie et de sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • À Digne, les lycéens veulent tenir sur la durée

    À Digne, les lycéens veulent tenir sur la durée

    « Il faut continuer à manifester comme on le fait, en y croyant à fond, et, au bout d’un moment, ils seront obligés de nous écouter », estime Matthias, 17 ans, élève en terminale au lycée Alexandra David-Néel. Les manifestants ont tenté de mobiliser, mardi matin, devant l’établissement scolaire, alors qu’ils sont de moins en moins nombreux. « Il faudrait qu’on soit beaucoup plus, et qu’il y ait une convergence des luttes », avance Faustine, elle aussi âgée de 17 ans et en classe de terminale à David-Néel.

    « Il y a de moins en moins de monde, ça faiblit, mais j’ai espoir que cela reprenne à la rentrée, parce que, si les mobilisations s’arrêtent, on est décrédibilisés », regrette Maël, 16 ans, en première dans le même lycée. « On est peu, mais il y a beaucoup plus de profs et d’adultes », nuance Faustine.

    « On n’est pas dans une grande dynamique de victoire », abonde Aurélien P., professeur d’histoire géographie à Alexandra David-Néel venu en soutien aux élèves. Son collègue, Loïc Z., se dit lui aussi « pas très optimiste ». « Il faudrait réussir à agréger la colère entre élèves et profs, mais, pour l’instant, on n’y arrive pas », avance Jérôme Callebaut, professeur au collège Borrely.

    « J’avoue que c’est compliqué ce matin, il fait froid, il n’y a pas grand monde, ce n’est pas la matinée la plus encourageante », déplore Ivan, 17 ans, élève en terminale à David-Néel. « Le seul moyen pour que ça marche, c’est que ce soit tellement gros qu’ils soient obligés de nous écouter. Là, ça rame un petit peu… », regrette-t-il. « Il ne faut pas se laisser abattre », tempère le lycéen.

    « Une situation précaire »

    « Plus tard, je voudrais être professeur, mais l’État enlève beaucoup de postes de professeurs titulaires pour ne laisser plus que des remplaçants, une situation précaire. J’aimerais ne pas être dans une situation de précarité. L’État se fout de nous » estime Matthias.

    Atteint de troubles autistiques, Maël déplore, lui, les mauvaises conditions de travail des AESH, « mal payées pour un travail louable », et les « injustices » entre les différents lycées de France. Les manifestants ont tenté de mobiliser les lycéens qui sortaient de l’établissement à la pause : « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! ».

    « Balles dans la mâchoire car ils savent que la vérité sort de la bouche des enfants », pouvait-on lire sur l’une des pancartes. Les lycéens comptent sur le 17 octobre, samedi, pour faire converger les luttes.

    ET AUSSI

    Manosque

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les élus et l’État s’engagent sur l’eau et l’adaptation au climat

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les élus et l’État s’engagent sur l’eau et l’adaptation au climat

    « Aujourd’hui, nous devons faire face à une réalité : le changement climatique modifie profondément le cycle de l’eau. Les périodes de sécheresse s’intensifient, les températures augmentent, les ressources en eau deviennent plus fragiles et les épisodes de pluies intenses peuvent accentuer les risques d’inondations », a expliqué mardi le président du syndicat mixte Asse Bléone, Claude Fiaert, en marge de la signature du contrat eau et climat 2026 – 2030, avec le Département, la Région, le maire de Digne et la préfète. « Après l’été que nous venons de passer, nous savons toutes et tous à quel point les questions liées à l’eau, à la préservation de nos ressources et aux risques d’inondation sont devenues concrètes et permanentes sur nos territoires », a ajouté Julien Di Benedetto, le maire de Digne-les-Bains.

    « La ressource en eau est déjà perturbée par l’action de l’homme, par les prélèvements trop importants, par les pollutions, par la modification des cours d’eau, et puis on a ce changement climatique qui vient rajouter une couche sur ces effets et qui crée un cercle vicieux avec de l’eau qui tombe à des moments très erratiques, trop au moment où on n’en a pas besoin, pas assez quand on en a besoin », a estimé Annick Mievre, directrice de la délégation Paca Corse à l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Même les pluies « ne sont plus efficaces puisque l’eau s’évapore très rapidement, les sols s’assèchent et quand il repleut à nouveau, l’eau ruisselle au lieu de s’infiltrer et crée parfois des inondations », a-t-elle précisé. De plus, « moins il y a d’eau dans les milieux naturels, plus les polluants que nous y déversons se concentrent, et plus la vie aquatique est perturbée, mais aussi plus l’eau qu’on boit est polluée, et plus on a de coût pour les services d’eau potable », a déploré Annick Mievre. Face à ces enjeux primordiaux, « tout le monde doit se mobiliser et travailler ensemble », puisque « la question de l’eau concerne tout le monde », a-t-elle martelé. C’était précisément la démarche de la signature de ce contrat eau et climat, mardi.

    Une gestion éprouvante

    Claude Bondil, conseiller départemental délégué aux routes ou encore à l’administration générale, a de son côté évoqué l’importance « d’assurer la sobriété des usages ». C’est en tout cas l’engagement que le département prend dans le cadre de ce contrat, a-t-il promis. Le budget annuel du département « pour aider les investissements sur l’eau potable, l’assainissement et l’hydraulique agricole est de trois millions d’euros », a rappelé Claude Bondil, qui espère « préserver la vitalité de la Bléone et la pérennité de la ressource en eau ».

    Jean-Charles Borghini, maire de La Brillanne et conseiller régional qui représentait le nouveau président de la Région, François de Canson (DVD), a salué « le travail collectif », « plus facile ici, où on se connaît tous ». « Nous avons été la première région en Europe à élaborer un budget vert », a-t-il affirmé.

    La préfète Isabelle Tomatis a finalement témoigné des difficultés traversées avec la gestion de l’eau, de la sécheresse et des aléas climatiques. Le traitement de la rivière de l’Asse « a été une épreuve tout l’été » pour elle, a-t-elle confié. « Depuis que je suis préfète, je n’ai jamais autant de ma vie aimé la pluie », a-t-elle ironisé, soulignant la « belle réussite collective » que représente selon elle la signature de ce contrat eau et climat.

    Les élus et représentants des différentes institutions et associations, présentes en nombre, ont ensuite visité le chantier titanesque de « restauration des continuités écologiques » sur la rivière de la Bléone, à Digne-les-Bains.

    La signature de ce contrat et la visite du chantier tombaient à pic, alors que la préfecture vient de placer, lundi, l’Asse, l’Esteron et le Lauzon en crise sécheresse.

  • Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon, Sylvain Ricci, a répondu lundi aux attaques frontales de Camille Galtier, maire de Manosque et président du conseil de surveillance du centre hospitalier, qui lui avait reproché par voie de communiqué de presse et sur le plateau de BFM DICI de vouloir faire payer à l’hôpital le terrain sur lequel un Ehpad doit être construit. « La responsabilité des élus est d’aider l’hôpital, pas de lui présenter la facture. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens », avait lancé Camille Galtier, accusant le maire de Banon de vouloir « imposer à l’hôpital une charge supplémentaire ».

    « Hors de question

    de céder gratuitement »

    Le maire de Banon a regretté lundi soir d’avoir été « pris à partie ». « Camille Galtier nous dit que c’est normal que les communes offrent puisque, eux, à Manosque, ont offert le terrain de l’hôpital. Mais comment comparer une ville qui a 55 millions d’euros de budget de fonctionnement, à Banon qui a 1,3 million ? C’est la souris et le mammouth. Les marges de manœuvre sont incomparables », a-t-il argumenté. « On a déjà fait beaucoup d’efforts financiers, et en retour on a pas vu grand-chose. »

    Sylvain Ricci entrevoit tout de même « une sortie possible à ce mini-conflit ». « On peut descendre à 500 euros par mois sur 30 ans », a-t-il proposé. Il a cependant fermement maintenu sa position : « Nous ne céderons pas ce terrain gratuitement, c’est hors de question ! »

    Les deux maires ont convenu, vendredi, de se rencontrer en novembre. La décision concernant l’investissement pour l’Ehpad doit être prise lors du prochain conseil de surveillance, le 4 décembre.

  • Les oliviers du plateau de Valensole subissent la sécheresse

    Les oliviers du plateau de Valensole subissent la sécheresse

    « Avec la sécheresse, on ne sait pas du tout où on va. On a eu un hiver pluvieux, avec des arbres en forme ; et là, on se retrouve avec des olives toutes petites, qui tournent et deviennent noires » : Paolo Chabot, agriculteur agroécologique au moulin familial de Bonaventure, sur le plateau de Valensole, a subi de plein fouet les aléas climatiques cet été. « Le climat change trop, on n’arrive plus à faire de bons rendements de bonne qualité », regrette-t-il. Face à cette situation instable, il essaye de se diversifier et de miser sur des cultures moins vulnérables et sensibles au changement climatique. « Depuis deux ans, on essaye les oléagineux, comme le tournesol ; ou encore la moutarde », avec son père et son frère qui les a rejoints récemment sur la petite exploitation de 30 hectares. « On est assez peu à avoir la double casquette agriculteur et moulinier : il y a 10 moulins dans le 04, et que trois agriculteurs mouliniers », précise le producteur, qui a environ 800 clients agriculteurs.

    Paolo Chabot « essaye de tout faire en agroécologie », ce que l’ingénieure agronome Brune de La Selle définit comme « produire avec plutôt que contre le vivant ». « Plutôt qu’éliminer les espèces qui nous dérangent, on essaye de comprendre comment elles peuvent nous être utiles », explique-t-elle. Cette approche se veut une alternative au système agro-industriel.

    « Montrer que le bio peut être rémunérateur »

    Pour s’assurer d’avoir un revenu stable, l’agriculteur vend une partie de son huile d’olive à la start-up française Revoliva, qui propose à ses acheteurs un système de parrainage d’arbres et d’abonnement annuel. « On veut montrer que le bio peut être attractif, valorisant et rémunérateur », avance Daniel Bodenheimer Morales, qui a cofondé la marque Revoliva avec son ami d’enfance Fémi Faure. « On accompagne des fermes bio en France, en Espagne et en Italie. On peut doubler la rémunération en faisant du parrainage d’oliviers. La vente directe permet de mieux rémunérer les producteurs », affirme-t-il. La start-up, dont les bureaux sont à Paris, travaille aussi bien avec des particuliers qu’avec des chefs. Une quarantaine de restaurateurs parisiens se fournissent en huile d’olive chez eux. « Tout part d’un partenariat fort avec Paolo, qui est très engagé. On s’est compris en termes de valeurs », relate Daniel. « Chaque région a un pionnier », et Paolo est celui des Alpes-de-Haute-Provence.

    Revoliva permet aux producteurs d’accéder au marché, ce qui est « extrêmement difficile » pour eux sans être accompagnés, avance le cofondateur. « Aujourd’hui, le producteur vend ses olives en vrac à bas prix, il est à la limite de la rentabilité. Les négociants qui achètent ont pour but d’augmenter leur marge, parce qu’après, ils revendent à un intermédiaire qui revend à un magasin. L’agriculteur, lui tout seul, ne peut pas organiser sa vente. Donc nous, l’utilité qu’on a pour l’agriculteur, c’est la commercialisation, la sécurisation de la vente », précise Daniel.

    La France ne produit que 3 à 5% de l’huile d’olive qu’elle consomme, alors que l’Espagne produit près de la moitié de l’huile d’olive dans le monde. L’huile d’olive Revoliva est revendue uniquement sur le marché français.

  • Face à la hausse à la pompe, le PCF avance ses solutions

    Face à la hausse à la pompe, le PCF avance ses solutions

    Plusieurs militants de la fédération PCF 04 se sont mobilisés dans diverses stations Total, samedi, avec un mot d’ordre : « Carburant, stop au racket !» « Une dizaine de stations ont été occupées à cette occasion pour aller à la rencontre des clients, avec un accueil très favorable de leur part », explique Bertrand Perrin, secrétaire départemental du parti.

    Cette opération de tractage dans Alpes-de-Haute-Provence s’inscrit dans une campagne nationale du PCF menée du 5 au 11 octobre pour défendre ses propositions visant à faire baisser le prix des carburants et à reprendre le contrôle public du secteur de l’énergie. D’autant plus que la majorité des personnes reste encore très dépendante de la voiture et donc du carburant, particulièrement dans ce département.

    Blocage du prix

    des carburants

    « Le prix des carburants explose. Le pouvoir d’achat de millions de familles est impacté. Cette situation est d’autant plus insupportable que les entreprises pétrolières se gavent sur le dos des consommateurs. TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2026. C’est deux fois plus qu’il y a un an. À lui seul, le patron de Total touche un salaire annuel de plus de 10 millions d’euros ! Que fait le gouvernement ? Rien. Ça ne peut pas continuer comme ça », s’insurge le Parti communiste français.

    Parmi les propositions mises sur la table et évoquées auprès des automobilistes rencontrés : le blocage du prix des carburants à 1,60 euro le litre, la baisse des taxes prélevées par l’état sur les carburants et la nationalisation de Total « pour faire primer l’intérêt général sur la rapacité d’actionnaires ». Cette dernière proposition est notamment mise en avant par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle.

  • [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    Marina, 13 ans, en 4e au collège du pays de Banon

    Personne ne s’en doute, mais je peux te dire que les mouches ont une très grande utilité dans la nature car elles recyclent la matière organique morte. Tu as remarqué que grâce à leur odorat très développé, elles sont attirées très vite par tout ce qui est très odorant : les crottes d’animaux, les cadavres, la viande, les fruits, etc. Chaque espèce de mouche (et il y en a des centaines de milliers) a son propre régime alimentaire.

    Les adultes pondent dans la matière organique de minuscules œufs qui vont éclore sous la forme de vers (les asticots). Ces vers sont très voraces et ingèrent une quantité énorme de nourriture par rapport à leur taille. Ils transforment ainsi ce qui est mort en matière vivante. Ils sont comme les mouches adultes très très nombreux et constituent ainsi la base alimentaire de nombreux prédateurs (oiseaux, batraciens, petits reptiles, chauves-souris et une multitude d’insectes et araignées).

    Les mouches sont donc indispensables au fonctionnement de la nature, par leur capacité à recycler la matière organique morte et en servant de garde-manger à d’innombrables animaux. Vive les mouches ! »

    Jérôme ORGEAS Maître de conférences en écologie et entomologiste à Aix Marseille Université et à l’Imbe.

  • [Exclusif] Le plan d’économies de l’hôpital de Manosque bute sur la colère de médecins

    [Exclusif] Le plan d’économies de l’hôpital de Manosque bute sur la colère de médecins

    Alors que le plan d’efficience devait être présenté vendredi dernier en conseil de surveillance, il a été reporté au 4 décembre, face à l’opposition de certains médecins qui disent ne plus faire « confiance » à la direction pour mettre en place ce plan d’économies et de « réductions de postes ».

    « Cette année m’a appris à ne pas avoir confiance. On s’est pris des coups de couteau dans le dos. On ne peut pas construire ensemble, c’est un conflit », avance Vincent Roumieu, chef du service médecine interne et infectieuse. « C’est très vertical, c’est un fonctionnement clairement autoritaire. On est prêts à réfléchir, à voir comment on peut faire des économies sur nos pratiques médicales, changer certaines habitudes. Mais eux, leur seule logique, c’est supprimer des postes, des soignants », affirme le médecin.

    La décision du report aurait été prise le 21 septembre, lors de la commission médicale d’établissement, pendant laquelle des médecins auraient exprimé leur opposition. « Quand ils nous ont présenté ça, ça a gueulé, je me suis énervé », se rappelle Vincent Roumieu. « On a peur que, quand ils présentent le plan, toutes les suppressions de postes aient déjà eu lieu », craignent le chef de service et la CGT, alors que des départs à la retraite ne sont déjà pas remplacés et des personnes en CDD depuis des années non renouvelées.

    « Un chantage »

    Vincent Roumieu dénonce un « chantage » de la direction, qui aurait demandé aux médecins insatisfaits de faire leurs propres contre-propositions d’économies, selon lui et la CGT. « On doit s’occuper de leur boulot. Ils nous ont dit de nous débrouiller pour proposer autre chose. Le plan a été reporté pour laisser les médecins faire leurs contre-propositions », explique le soignant. Ils auraient jusqu’au 1er novembre pour le faire, selon la CGT.

    « Dans mon service, on est tous d’accord sur le fait que c’est délirant de faire ça », avance le chef de service. « Ils ont prévu d’enlever du personnel exactement dans les deux seuls services rentables, qui rapportent plus d’argent que ce qu’ils en coûtent, le mien et celui de médecine polyvalente », déplore-t-il.

    « De toute façon, au conseil de surveillance, il n’y a pas de vote, ce n’est qu’une information », précise Gilles Duffour, directeur du centre hospitalier, qui parle de « plan de redressement ». Il confirme que la présentation du plan a été reportée car les médecins opposés au projet « souhaitaient plus de temps pour proposer d’autres choses ». Questionné au sujet des « réductions » ou « suppressions » de postes, il refuse pour l’instant de s’exprimer à ce sujet, préférant attendre la présentation officielle du plan.

    Le plan est reporté à décembre « parce que les chefs de service et les syndicats doivent continuer à se mettre d’accord et qu’il y a des contre-propositions qui ont été faites qui méritent d’être étudiées », abonde le président du conseil de surveillance, Camille Galtier. « Il y a 75% de l’effort sur la hausse d’activité et 25% sur les économies », avance le maire de Manosque (DVD). Interrogé sur la façon de faire des économies tout en augmentant l’activité, il renvoie vers le directeur de l’hôpital. Il votera dans tous les cas le plan, car « si on n’optimise pas tout ça, on ne pourra plus payer les salaires des employés ».

    « Chaque fois qu’il y a de la résistance, ils repoussent, affirme de son côté la CGT de l’hôpital. Les médecins ont râlé, et c’est pour ça qu’ils leur laissent un peu plus de temps, pour essayer de mieux faire passer la pilule. »