Tag: médecin

  • Ce collectif aubagnais refuse l’austérité imposée à l’hôpital public

    Ce collectif aubagnais refuse l’austérité imposée à l’hôpital public

    Le collectif de défense de l’hôpital Edmond-Garcin, qui rassemble du personnel hospitalier, des retraités du secteur de la santé et des citoyens aubagnais mobilisés pour la préservation des services publics, a organisé, lundi soir, une réunion d’information. Deux sujets ont été évoqués : le plan d’efficience qui touche Edmond-Garcin et le projet du nouvel hôpital. L’objectif était d’échanger sur les actions à mener afin de donner de la visibilité à leur combat, appeler à la mobilisation et ainsi provoquer des changements concrets pour l’hôpital public d’Aubagne.

    Le contrat d’efficience signé entre l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction de l’hôpital contraint l’établissement de santé à proposer les meilleurs soins possibles tout en minimisant les ressources économiques engagées. Cristel Migliaccio, infirmière anesthésiste et secrétaire générale de la CFDT à l’hôpital, déplore « qu’on privilégie la “productivité médicale” au détriment du bien-être des patients. Le contrat prévoit par exemple le non-remplacement automatique en cas d’absence, c’est-à-dire qu’on préfère attendre le plus possible avant de remplacer un collègue absent. Par exemple, l’ORL, parti à la retraite, ne sera pas remplacé et le poste de l’infirmière addictologue a été supprimé. Le “mode dégradé” est devenu la norme ». Ce mode dégradé force l’établissement à fonctionner en sous-effectif, ce qui inquiète les usagers de l’hôpital, qui dessert un bassin d’environ 300 000 habitants, rappellent les membres du collectif.

    Au travers des critiques du contrat d’efficience et de ses suppressions de postes, le collectif dénonce la démolition de la santé publique. « Quand on met plus d’infirmières dans les différents services, les gens meurent moins, cela a été démontré. On a besoin de personnel pour du soin de qualité. On est en train de priver l’hôpital des ressources dont il a besoin. Il faut agir pour défendre le service public hospitalier et son personnel », se lamente David Almosnino, médecin anesthésiste-réanimateur à Aubagne.

    Le nouvel établissement toujours d’actualité

    Pour lutter contre le manque de capacité d’accueil et de soin d’Edmond-Garcin et renforcer sa présence sur le terrain, le collectif de défense de l’hôpital envisage de partager une pétition et d’écrire une lettre ouverte aux élus locaux. Le projet du nouvel hôpital apparaît aussi comme une solution au vu de l’état présent du centre hospitalier d’Aubagne. « La nécessité l’impose, on ne peut plus rester dans l’hôpital actuel. Il a plu dans les locaux la semaine dernière », s’alarme Cristel Migliaccio.

    Le collectif exprime par ailleurs sa volonté de s’inscrire dans un mouvement plus large. « Il existe une cohorte nationale qui regroupe différentes associations et collectifs comme le nôtre et qui se réunit prochainement à Remiremont, dans les Vosges. Il s’agit d’être mieux organisé. Cette coordination au plan national permettrait d’avoir un impact plus profond », explique Yves Perrin-Toinin, médecin retraité et ancien conseiller municipal (PCF) à Aubagne.

  • À Sisteron, le recrutement d’un médecin libéral confié à un cabinet

    À Sisteron, le recrutement d’un médecin libéral confié à un cabinet

    Suite au départ de plusieurs praticiens, les conseillers municipaux ont voté lundi pour le lancement d’une procédure de recrutement d’un médecin généraliste libéral. Confiée à un cabinet de recrutement, cette mission « vise à renforcer l’accès aux soins à Sisteron dans un contexte de fortes tensions sur la démographie médicale », a expliqué Géraldine Taix, adjointe déléguée à la santé. La commune est placée en zone d’intervention prioritaire par l’ARS depuis 2022. De plus, « les départs récents et à venir de praticiens risquent de porter à près de 2 900 le nombre d’habitants sans médecin traitant. Afin de répondre à cette urgence, la municipalité propose de recourir au cabinet spécialisé P&P Conseil, rémunéré uniquement en cas de recrutement effectif, tout en poursuivant d’autres pistes comme l’accueil de docteurs juniors », a précisé l’adjointe.

    Une médecin généraliste avait quitté son cabinet en 2025, et le médecin devant la remplacer n’avait pas pu obtenir les autorisations administratives pour s’installer à Sisteron, rappelle la mairie. Un autre médecin généraliste de la maison de santé vient d’annoncer qu’il partirait à la retraite le 1er janvier. « Du fait de ces départs, la situation de l’offre médicale à Sisteron est de nouveau sous forte tension », constate la mairie.

    « Pendant la campagne, on avait soulevé l’idée des médecins salariés, donc on vous invite à explorer cette piste-là aussi », a suggéré Olivier Jourdan, conseiller municipal d’opposition de la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron ! « Si le médecin libéral quitte Sisteron avant un certain délai, le prestataire doit, à ses frais, relancer la mission pour retrouver quelqu’un », précise-t-il au lendemain du conseil municipal.

    « C’est une dérive qu’il y a depuis quelques années. Comme l’État n’assure plus ses missions de services publics et d’accès aux soins de la population, on voit de plus en plus de mairies qui se mêlent et qui prennent de l’argent de la municipalité pour aller vers la santé, alors qu’à la base, ce n’est pas leur rôle. C’est peut-être de l’argent qui n’ira pas à l’école ou dans d’autres domaines qui dépendent de la mairie », regrette de son côté Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04.

    Au total, « huit médecins généralistes ont été recrutés, dont quatre directement par la commune et quatre via des cabinets spécialisés. Le coût total des recrutements réalisés par des cabinets spécialisés sur 8 ans est de 45 000 euros », a précisé Géraldine Taix.

    Pendant le conseil municipal, Olivier Jourdan a aussi questionné le maire sur la récente fermeture de plusieurs commerces du centre-ville de Sisteron. Une boulangerie, les deux pâtissiers et le magasin de producteurs ont fermé récemment et d’autres fermetures ont eu lieu dans les mois précédents, explique-t-il. « C’est effectivement un sujet important qui mérite que nous l’abordions avec lucidité, sans pour autant tirer des conclusions hâtives », lui a répondu Jean-Pierre Templier (DVD).

  • La taxe sur les logements vacants en débat au conseil municipal de Sisteron

    La taxe sur les logements vacants en débat au conseil municipal de Sisteron

    Nous ne croyons pas en l’efficacité d’une fiscalité punitive » : le maire de Sisteron, Jean-Pierre Templier (DVD), a défendu lundi soir son choix de ne pas mettre en place la nouvelle taxe sur les logements vacants, questionné à ce sujet par le conseiller d’opposition de la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron !, Olivier Jourdan. « Cette mesure enverrait un signal négatif aux propriétaires et aux investisseurs, à un moment où le secteur immobilier traverse déjà des fortes tensions », a justifié l’édile. Cette nouvelle taxe est pour lui « un outil particulièrement inefficace dans les zones non tendues » et représente une « charge de travail disproportionnée au regard du rendement fiscal ». « Plutôt que de punir les habitants, notre municipalité fait le choix pragmatique de la main tendue et du partenariat », a affirmé Jean-Pierre Templier.

    Olivier Jourdan l’avait questionné à ce sujet en soulevant « l’enjeu majeur » que représente la remise sur le marché des logements vacants. La nouvelle taxe permet « d’inciter les propriétaires à faire les travaux nécessaires pour remettre leurs logements sur le marché », a-t-il souligné. « Pour moi, ce n’est pas une fiscalité punitive, mais incitative. Il y a des gens qui n’ont pas les moyens de faire les travaux d’un logement qu’ils n’habitent pas. Pour nous, il faut les encourager à remettre en vente. Faire confiance et attendre ne marche pas », a-t-il expliqué à la sortie du conseil municipal.

    Pour appliquer la nouvelle taxe sur la vacance des locaux d’habitation à partir de 2027, le conseil municipal devait adopter une délibération avant le 1er octobre, ce qui n’a pas été fait à Sisteron.

    Les élus se sont par ailleurs prononcés en faveur de l’ouverture d’une micro-crèche privée, qui s’installerait dans le parc d’activités Val de Durance, avec l’abstention des deux conseillers municipaux de la liste d’opposition d’union de la gauche. « La petite enfance est pour nous un service qui ne doit pas être géré par le privé lucratif », a expliqué Olivier Jourdan, craignant des « dérives » récurrentes dans les grands groupes de crèches privées.

    Jean-Pierre Templier a de son côté insisté sur les besoins criants de places en crèche, particulièrement depuis la fermeture de la crèche Les p’tits Babadins après des arrêts maladie à la chaîne et une grève dénonçant un « management toxique » (lire notre édition du 11 juin).

    Cet avis voté en conseil municipal ne signifie pas que la commune finance ou autorise le projet, qui reste encore conditionné à l’obtention de l’ensemble des autorisations nécessaires, a précisé le maire.

  • À Marseille , des locataires au front face aux pannes d’ascenseur à répétition

    À Marseille , des locataires au front face aux pannes d’ascenseur à répétition

    « Ici, c’est particulièrement violent parce que les tours font 19 étages. Mais nous subissons la même situation depuis trop longtemps » souligne Jean-Louis, du Collectif de veille Busserine. Dans la salle polyvalente du centre social de la Solidarité, les locataires exténués d’avoir à monter et descendre au quotidien les étages dénoncent « le scandale des ascenseurs » et sont prêts à saisir les tribunaux.

    « C’est l’ensemble des bâtiments qui est concerné, et ça dure depuis le mois de mai, explique Samira qui doit monter 16 étages avec une petite de 5 ans, on s’arrête à chaque palier pour souffler. On ne peut pas s’asseoir sur les marches car les gens ne sortent plus les poubelles. Cet été il y avait des asticots partout ». à ses côtés, Fouzia « évite de faire des courses » et montre les appels passés sur son téléphone à Paca ascenseurs services : « ils sont venus ce matin à 10h. à midi c’était de nouveau en panne ». Les locataires dressent une liste de l’insupportable : « des portes qui ne ferment plus », « des cabines qui se bloquent deux heures avec une famille à l’intérieur en pleine canicule », « des gens qui sont tombés en chute libre sur plusieurs étages ». Un médecin du Château en santé témoigne : « nos patients souffrent de maux liés à ces problématiques : asthme, BPCO, problèmes rénaux, infarctus du myocarde, difficultés de mobilité… les infirmiers ne montent plus, les piluliers sont vides, l’état de santé se dégrade ».

    Un projet de loi bloqué

    Ils décrivent un quotidien « inhumain, indigne », partagé par les locataires d’autres grands ensembles. « Ils font du bricolage qui met nos vies en danger », dénonce Nadia du collectif Aclo et CGL, aux Oliviers, qui organise un rassemblement mardi 27 octobre à Frais Vallon à 11h30 devant le siège de Provence Métropole Logement (PML). « Le pire, c’est qu’on ne nous entend pas, déplore Inès qui pointe l’obligation légale du bailleur, à la Soli, on en est à plus de 50 mises en demeure, en vain. Un signalement a été fait à la Ville ». Selon Unicil, « la remise en service peut être rendue plus complexe par les dysfonctionnements techniques, les contraintes d’intervention et les délais d’approvisionnement des pièces ». Des arguments qui ne tiennent plus depuis le temps que la situation perdure.

    À la Solidarité, les locataires, avec 36 associations, exigent aujourd’hui « la remise en service immédiate des ascenseurs avec un calendrier des travaux de rénovation, annonce Inès, avec un ultimatum d’un mois pour l’organisation d’un comité de pilotage associant bailleur, ascensoriste, Ville et représentants des locataires ». Soutenus par le Syndicat du Logement de Marseille, ils se sont dotés d’un avocat qui « prépare un référé de mesure utile et travaille à la question du remboursement des charges », précise Charly en avisant d’un courrier envoyé par l’adjointe au maire (PCF) Audrey Garino à Unicil, et indiquant que « la Ville accepte de coordonner le comité de pilotage ». De son côté Unicil a « pris date » avec l’association CGL pour « une réunion qui se tiendra le 5 novembre ». La proposition de loi visant à pénaliser les retards d’intervention, car au fond c’est surtout une question d’argent qui plombe les réparations, a été adoptée par l’assemblée nationale en janvier 2025. Et plus rien. Interpellé par le Collectif de veille du Grand Saint-Barthélémy, le sénateur communiste Jérémy Bacchi a assuré qu’il porterait « cette question dans le cadre de notre niche parlementaire pour accélérer son vote ».

  • Les précisions du directeur de l’hôpital de Manosque

    Les précisions du directeur de l’hôpital de Manosque

    Directeur du centre hospitalier, Gilles Duffour avait confirmé dans nos colonnes le report de la présentation du plan d’efficience, mais refusé de détailler les réductions ou suppressions de postes de ce qu’il appelle « un plan de redressement », préférant attendre la présentation officielle.

    Suite à la publication de l’article mentionnant également le point de vue d’un médecin chef de service, de la CGT et de Camille Galtier, président du conseil de surveillance, il tient à préciser que le plan d’efficience « n’est pas une initiative isolée de la direction », mais une réponse « à une demande des autorités de tutelle » et qu’il a « pour seul objectif de garantir la pérennité de l’hôpital et la qualité des soins dispensés à la population du territoire ».

    Rebondissant sur le terme « chantage » utilisé par Vincent Roumieu, chef du service médecine interne et infectieuse pour qualifier la demande qu’il leur a été faite de contre-propositions d’économie, Gilles Duffour affirme que cette sollicitation relève « du fonctionnement normal de la gouvernance hospitalière » et que « y voir une forme de pression revient à travestir une démarche de concertation que la direction a voulu et assume pleinement ».

    Il tient enfin à préciser que « contrairement à ce qui est laissé entendre, aucune mesure du plan d’efficience n’a été mise en œuvre avant sa présentation ». Dans l’article, Vincent Roumieu et la CGT disent : « On a peur que quand ils présentent le plan, toutes les suppressions de poste aient déjà eu lieu ». Et de justifier leurs craintes par le non-remplacement des départs à la retraite et du non-renouvellement des personnes en CDD depuis des années. Ce à quoi Gilles Duffour rétorque que c’est un sujet « relevant de la gestion courante des effectifs », examiné « au cas par cas, en fonction des besoins des services ».

  • Un neuropédiatre installé dans les locaux de la Ville d’Istres

    Un neuropédiatre installé dans les locaux de la Ville d’Istres

    Les créneaux sont complets jusqu’en mars. Le neuropédiatre Michel Roussel s’est installé au sein de la Maison régionale de santé, place Champollion, où il tient désormais une permanence. Et vu les prises massives de rendez-vous, les besoins étaient bien là. « La démographie médicale sur Istres est très compliquée depuis quelques années, rappelle Aurélie Guindon, présidente de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Ouest étang de Berre. On a des difficultés au niveau des généralistes, mais aussi des spécialistes. De plus en plus partent à la retraite avec très peu d’arrivées. » D’après le maire Robin Prétot (LR), la commune de 45 000 habitants n’accueille que 13 généralistes, « ce qui en fait la 2e ville en termes de manque de médecin dans le département ».

    Face à cette problématique, la nouvelle majorité a lancé le plan Caducée, dont le docteur Michel Roussel a bénéficié avec la mise à disposition de locaux. « On va essayer d’élargir cette offre, poursuit l’édile. On a des possibilités dans les étages inférieurs de ce bâtiment. On veut aussi accompagner les professionnels sur la question du logement. On sait qu’on a un problème d’attractivité sur ce territoire, qui est trop enclavé. (…) Les différents responsables politiques et institutionnels n’ont jamais mis les moyens pour développer les mobilités et les infrastructures, on en paye le prix. On est train de regarder les logements qu’on peut réhabiliter dans le parc foncier de la Ville pour les mettre à disposition des professionnels du soin dans un schéma temporaire. L’idée, c’est d’offrir un pack global : si vous venez à Istres vous avez des locaux et même un logement pendant un an. Ou plus, la réflexion est en cours. »

  • Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Transmise par les moustiques, cette maladie qui se manifeste habituellement par une fièvre brutale avec des douleurs et une éruption cutanée peut dans de rares cas susciter des complications graves, voire mortelles. « Des mesures de gestion ont été immédiatement engagées afin de limiter tout risque de propagation », précise le communiqué, avec des opérations de démoustication dans le voisinage. En complément, des visites seront réalisées par l’ARS et Santé publique France avec l’appui de la municipalité pour identifier de potentiels cas secondaires et sensibiliser les habitants. L’ARS invite à se protéger des piqûres, consulter immédiatement son médecin traitant, limiter ses déplacements en cas de symptômes.

  • Le Médicobus fait le plein de patients dans les Hautes-Alpes

    Le Médicobus fait le plein de patients dans les Hautes-Alpes

    « Après sept mois d’activité, le dispositif a déjà démontré son utilité », rapporte l’Agence régionale de santé Paca (ARS). Cabinet médical itinérant installé dans un véhicule aménagé, le Médicobus apporte un suivi de médecine générale dans les communes rurales confrontées à la désertification médicale. Le dispositif permet aussi d’orienter les patients dans un parcours de soins et renforce la coordination avec les professionnels de santé du territoire.

    Pour l’heure, il circule dans deux secteurs en manque de praticiens : dans le sud des Hautes-Alpes, autour des communes de Rosans, Trescléoux, Orpierre et Barret-sur-Méouge, et dans le nord du département, autour des communes de Névache, Val-des-près ou La Vachette, Puy-Saint-André, Puy-Saint-Pierre, Puy-Saint-Vincent, Freissinières et Champcella.

    Le budget global du projet est estimé à 985 000 euros sur trois ans, financé par l’ARS, à hauteur de 180 000 euros par an pendant trois ans. Le dispositif bénéficie également du soutien du Département des Hautes-Alpes (5 000 euros), de la Communauté de communes du Pays des Écrins (3 500 euros) et du mécénat de la société Énergie Développement Service du Briançonnais (1 500 euros).

    L’acquisition et l’aménagement du véhicule a été rendue possible grâce à l’apport de 100 000 euros de la Région Sud, et de 60 000 euros de la Mutualité sociale agricole Alpes-Vaucluse.

    Un succès qui confirme

    les manques structurels

    À bord, une douzaine de médecins généralistes installés dans la région se relaient pour donner des consultations, ainsi qu’une assistante médicale permanente qui assure la continuité du suivi des patients. Le dispositif fait preuve de son utilité : « La forte fréquentation enregistrée dans le sud des Hautes-Alpes confirme le besoin d’une offre de soins mobile au plus près des habitants », note l’ARS dans un communiqué. Pour de nombreuses localités où les médecins ont déjà une patientèle pleine, ce dispositif est un soulagement. Néanmoins, ce succès confirme le manque structurel de soignants sur les territoires traversés, un déficit que le Médicobus a vocation à atténuer, mais pas à résoudre.

  • L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    Professionnels de santé, responsables d’établissements et représentants institutionnels se retrouvent au Parc Chanot, les jeudi 18 et vendredi 19 juin à Marseille, pour échanger sur les enjeux de l’hospitalisation à domicile (HAD), à l’occasion des Universités d’été de la FNEHAD.

    15 470 patients l’an passé

    L’HAD est une hospitalisation à part entière permettant à des patients de recevoir, à leur domicile, des soins médicaux et paramédicaux complexes qui auraient autrement nécessité un séjour dans un établissement de santé. Chimiothérapies, soins palliatifs, pansements complexes, assistance respiratoire ou encore rééducation peuvent ainsi être réalisés sur le lieu de vie du patient, grâce à une coordination entre médecins, infirmiers et autres professionnels de santé.

    La région Sud figure parmi les territoires où cette activité progresse le plus rapidement. En 2025, les 22 établissements d’hospitalisation à domicile de la région ont réalisé 740 016 journées d’hospitalisation, soit une hausse de 9,2% en un an, au bénéfice de 15 470 patients (+14,7%).

    Porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la nécessité de désengorger les hôpitaux, ce développement s’accompagne de besoins croissants en personnel.

    Les structures d’HAD emploient notamment des infirmiers, aides-soignants, médecins coordonnateurs, cadres de santé, psychologues, assistants sociaux et logisticiens. Elles travaillent également avec de nombreux professionnels libéraux.

  • À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    À Martigues, le nouveau mammographe facilite la vie des patientes

    Il s’appelle Siemens Mammomat B.brilliant, il trône en vedette de la salle d’examen, et s’apprête à changer la vie des patientes. C’est en tout cas l’ambition affichée par l’Hôpital de Martigues et le maire (PCF) Gaby Charroux lors de l’inauguration de ce mammographe mardi soir.

    Ce matériel permet de nouvelles possibilités d’imagerie moderne. Notamment la tomosynthèse, « une mammographie en trois dimensions qui permet une meilleure caractérisation des cancers » détaille la Dr. Hanifa Dorbani, radiologue. Mais aussi la macrobiopsie, soit « un prélèvement d’une microcalcification pas toujours visible à l’échographie » précise la radiologue. Et en cas de contre-indication à l’IRM, cet appareil permet une « angiomammographie avec injection de produit de contraste pour analyse fonctionnelle des lésions », d’après la médecin.

    Ces examens sont maintenant accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées, notamment en fauteuil, comme le démontrent les manipulatrices radio en variant la hauteur de l’appareil. De plus, « la technologie plus récente permet de faire moins mal aux patientes grâce à une compression adaptée » des seins, avance l’une d’entre elles. Sa collègue renchérit : « Le but est que les dames soient moins traumatisées, qu’elles reviennent plus volontiers. » Les fleurs de cerisiers et papillons ajoutés aux murs par les agentes en attestent.

    La Dr Hanifa Dorbani explique que dorénavant, ce nouveau matériel permet « une sémiologie de proximité et une prise en charge totale pour les patientes ». C’est-à-dire qu’« à Martigues, les gens sont pris en charge du jour où on apprend le cancer au jour où on est en rémission », précise le président de la Ligue contre le cancer 13, Pierre Garosi.

    Un matériel à 287 000 €

    La Ligue a financé 200 000 euros, complétés par les 87 000 euros restants de l’Agence régionale de santé (ARS). « L’ambition est d’améliorer les chiffres de dépistage du cancer du sein » selon Delphine Hauptmann, directrice de l’ARS au niveau départemental, avançant qu’« une femme sur 4 participe au dépistage dans le département, la moyenne nationale étant d’1 sur 2 ».

    Le directeur de l’Hôpital de Martigues Loïc Mondoloni, l’assure : « Sans la Ligue et l’ARS, on n’en serait pas là. » « Ce saut technologique est important pour le territoire », poursuit-il, « il est de notre rôle d’avoir cette proximité », notamment « pour éviter les kilomètres et les embouteillages » pour aller à Marseille, surtout si on vient de Port-Saint-Louis.

    Le maire de Martigues Gaby Charroux ne cache pas son enthousiasme. « On veut le meilleur pour notre hôpital et on lutte pour la technologie, le personnel et les moyens financiers. » L’engagement de la Ville pour cet appareil a pu être redirigé vers un autre matériel grâce à un rajout des financeurs.