« Les Départements ne peuvent plus être la variable d’ajustement de l’État », s’insurge dans un communiqué le président (LR) du Département, Jean-Louis Masson. C’est toujours d’une extrême saveur lorsque les élus de droite tapent sur l’austérité budgétaire dont ils sont pourtant les gardiens acharnés. Des contradictions qu’ils sont bien obligés de gérer lorsqu’ils en font eux-mêmes les frais à la tête de collectivités. En tout cas, les nouvelles annonces du gouvernement concernant le budget 2027 ne passent pas du tout.
« Alors que les Départements sont confrontés à une progression continue de leurs dépenses sociales, notamment en matière de protection de l’enfance, de RSA et d’accompagnement du vieillissement, il leur est une nouvelle fois demandé de participer à l’effort de redressement des comptes publics. Cela ne peut plus durer », poursuit le patron du conseil départemental.
Et de préciser : « Le prélèvement annoncé de 551 millions d’euros sur les recettes des Départements, dont une part importante sera supportée par les collectivités les plus fragiles, s’ajoute à des années de contraintes financières et de transferts de charges insuffisamment compensés. »
Une situation qui intervient, insiste-t-il, alors que les collectivités doivent continuer à investir dans leurs collèges, leurs routes, leurs services de secours, leurs politiques sociales et la protection de l’enfance. Et de mettre donc en évidence l’impossibilité à laquelle sont depuis longtemps confrontés les agents des services publics, c’est-à-dire « de faire davantage avec moins de moyens ».
Révolté, Jean-Louis Masson réclame donc que l’État laisse aux collectivités les moyens nécessaires pour exercer les compétences qui leur ont été confiées.








