Tag: Camille Galtier

  • Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon, Sylvain Ricci, a répondu lundi aux attaques frontales de Camille Galtier, maire de Manosque et président du conseil de surveillance du centre hospitalier, qui lui avait reproché par voie de communiqué de presse et sur le plateau de BFM DICI de vouloir faire payer à l’hôpital le terrain sur lequel un Ehpad doit être construit. « La responsabilité des élus est d’aider l’hôpital, pas de lui présenter la facture. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens », avait lancé Camille Galtier, accusant le maire de Banon de vouloir « imposer à l’hôpital une charge supplémentaire ».

    « Hors de question

    de céder gratuitement »

    Le maire de Banon a regretté lundi soir d’avoir été « pris à partie ». « Camille Galtier nous dit que c’est normal que les communes offrent puisque, eux, à Manosque, ont offert le terrain de l’hôpital. Mais comment comparer une ville qui a 55 millions d’euros de budget de fonctionnement, à Banon qui a 1,3 million ? C’est la souris et le mammouth. Les marges de manœuvre sont incomparables », a-t-il argumenté. « On a déjà fait beaucoup d’efforts financiers, et en retour on a pas vu grand-chose. »

    Sylvain Ricci entrevoit tout de même « une sortie possible à ce mini-conflit ». « On peut descendre à 500 euros par mois sur 30 ans », a-t-il proposé. Il a cependant fermement maintenu sa position : « Nous ne céderons pas ce terrain gratuitement, c’est hors de question ! »

    Les deux maires ont convenu, vendredi, de se rencontrer en novembre. La décision concernant l’investissement pour l’Ehpad doit être prise lors du prochain conseil de surveillance, le 4 décembre.

  • [Exclusif] Le plan d’économies de l’hôpital de Manosque bute sur la colère de médecins

    [Exclusif] Le plan d’économies de l’hôpital de Manosque bute sur la colère de médecins

    Alors que le plan d’efficience devait être présenté vendredi dernier en conseil de surveillance, il a été reporté au 4 décembre, face à l’opposition de certains médecins qui disent ne plus faire « confiance » à la direction pour mettre en place ce plan d’économies et de « réductions de postes ».

    « Cette année m’a appris à ne pas avoir confiance. On s’est pris des coups de couteau dans le dos. On ne peut pas construire ensemble, c’est un conflit », avance Vincent Roumieu, chef du service médecine interne et infectieuse. « C’est très vertical, c’est un fonctionnement clairement autoritaire. On est prêts à réfléchir, à voir comment on peut faire des économies sur nos pratiques médicales, changer certaines habitudes. Mais eux, leur seule logique, c’est supprimer des postes, des soignants », affirme le médecin.

    La décision du report aurait été prise le 21 septembre, lors de la commission médicale d’établissement, pendant laquelle des médecins auraient exprimé leur opposition. « Quand ils nous ont présenté ça, ça a gueulé, je me suis énervé », se rappelle Vincent Roumieu. « On a peur que, quand ils présentent le plan, toutes les suppressions de postes aient déjà eu lieu », craignent le chef de service et la CGT, alors que des départs à la retraite ne sont déjà pas remplacés et des personnes en CDD depuis des années non renouvelées.

    « Un chantage »

    Vincent Roumieu dénonce un « chantage » de la direction, qui aurait demandé aux médecins insatisfaits de faire leurs propres contre-propositions d’économies, selon lui et la CGT. « On doit s’occuper de leur boulot. Ils nous ont dit de nous débrouiller pour proposer autre chose. Le plan a été reporté pour laisser les médecins faire leurs contre-propositions », explique le soignant. Ils auraient jusqu’au 1er novembre pour le faire, selon la CGT.

    « Dans mon service, on est tous d’accord sur le fait que c’est délirant de faire ça », avance le chef de service. « Ils ont prévu d’enlever du personnel exactement dans les deux seuls services rentables, qui rapportent plus d’argent que ce qu’ils en coûtent, le mien et celui de médecine polyvalente », déplore-t-il.

    « De toute façon, au conseil de surveillance, il n’y a pas de vote, ce n’est qu’une information », précise Gilles Duffour, directeur du centre hospitalier, qui parle de « plan de redressement ». Il confirme que la présentation du plan a été reportée car les médecins opposés au projet « souhaitaient plus de temps pour proposer d’autres choses ». Questionné au sujet des « réductions » ou « suppressions » de postes, il refuse pour l’instant de s’exprimer à ce sujet, préférant attendre la présentation officielle du plan.

    Le plan est reporté à décembre « parce que les chefs de service et les syndicats doivent continuer à se mettre d’accord et qu’il y a des contre-propositions qui ont été faites qui méritent d’être étudiées », abonde le président du conseil de surveillance, Camille Galtier. « Il y a 75% de l’effort sur la hausse d’activité et 25% sur les économies », avance le maire de Manosque (DVD). Interrogé sur la façon de faire des économies tout en augmentant l’activité, il renvoie vers le directeur de l’hôpital. Il votera dans tous les cas le plan, car « si on n’optimise pas tout ça, on ne pourra plus payer les salaires des employés ».

    « Chaque fois qu’il y a de la résistance, ils repoussent, affirme de son côté la CGT de l’hôpital. Les médecins ont râlé, et c’est pour ça qu’ils leur laissent un peu plus de temps, pour essayer de mieux faire passer la pilule. »

  • À Manosque, les lycéens sont déçus

    À Manosque, les lycéens sont déçus

    De nombreux lycéens se sont montrés déçus de l’affaiblissement de la mobilisation et des annonces de sanctions du maire de Manosque, Camille Galtier, jeudi. « C’est dommage de punir tout le monde, alors que c’est une minorité qui casse et que la mobilisation de mardi s’est bien passée », a avancé Léon, élève en classe de première au lycée professionnel Martin-Bret.

    L’édile veut interdire les aides de la commune et de l’Agglomération pour les manifestants condamnés et a décidé d’annuler une soirée rap gratuite à destination des jeunes. Il a reçu quatre lycéens, mercredi. « Tout le monde n’a pas les moyens de se payer une place de concert, on nous prive de culture », a déploré Sacha, élève en terminale au lycée Martin-Bret, au lendemain de sa rencontre avec le maire. « On lui en a parlé, mais il nous a répondu qu’il ne comptait pas revenir sur sa décision », regrette le lycéen de 17 ans, décrivant l’attitude de l’édile comme de la « provocation ».

    Les quatre lycéens reçus par Camille Galtier, mercredi, ont évoqué auprès de lui « un projet de bus gratuit » pour les élèves qui doivent suivre leur spécialité dans un autre lycée, arrivent en retard et ratent une partie de leurs cours à cause du temps de trajet. « Rien n’est gratuit. Si c’est gratuit, c’est qu’il y en a qui payent derrière », leur a répondu le maire, selon Sacha. « On s’attendait à une discussion, à quelque chose d’ouvert pour essayer d’améliorer la situation. Cela nous a surpris et dérangés. C’était lui qui essayait de nous imposer sa vision des choses et de nous dire que ce qu’on faisait, c’était mal », a affirmé Jana, élève de 16 ans, en terminale au lycée Esclangon. « Dès qu’on avait des choses à dire, il nous contredisait. » Les mesures de sanctions prises par l’édile « vont plus attiser la haine qu’autre chose, c’est jeter de l’huile sur le feu », selon la lycéenne. « Pourquoi toujours faire des économies sur la culture ? », s’est-elle interrogée. Annuler cette soirée gratuite, « c’est priver les gens qui n’ont pas de moyens de la culture », a avancé l’élève, qui regrette la présence de casseurs qui ont « décrédibilisé » la mobilisation, la semaine précédente.

    Des élèves reçus par

    la directrice académique

    « Il nous a dit qu’il avait 40 000 euros à rembourser pour les dégradations », mais cette somme ne doit pas être prise du « budget culturel qui est réservé à la jeunesse », a argumenté Camille, 16 ans, élève en première à Esclangon. « Il nous a dit qu’il était 1 000 fois plus déçu que nous, mais lui peut se payer un autre concert aux arènes de Nîmes ou à La Défense Arena. »

    Quatre lycéens des trois établissements ont été reçus par Véronique Blua, directrice académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-de-Haute-Provence, à 11h, au lycée Esclangon. « Elle était vachement plus ouverte à la discussion que le maire. Elle était très à l’écoute et comprenait bien nos revendications. Elle n’était pas là pour nous faire la morale. Cela fait du bien après la rencontre avec le maire », s’est réjouie Jana.

  • Le maire de Manosque veut interdire les aides pour les casseurs

    Le maire de Manosque veut interdire les aides pour les casseurs

    Après avoir annulé la soirée rap du festival gratuit Musiks à Manosque pour punir les lycéens suite aux dégradations de jeudi, le maire Camille Galtier a annoncé, mercredi, vouloir interdire les aides de la commune et de la communauté d’agglomération pour les jeunes qui seront condamnés pour dégradations, dans le cadre de la mobilisation lycéenne, et pour leurs parents.

    « Ça m’apparaît compliqué de récompenser ou d’aider des parents quand on n’est pas capable de garder ses gosses à la maison », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse. « Ceux qui ont manqué à leurs devoirs n’ont pas le droit à avoir des droits supplémentaires. »

    Les aides concernées sont l’aide à l’acquisition d’un vélo, les 5 000 euros donnés aux moins de 40 ans pour acheter un logement, les bons essence, électricité, les bourses sportives pour les enfants, les aides aux entreprises, aux commerçants et aux agriculteurs. « Je proposerai au conseil communautaire et au conseil municipal qu’en fonction de la gravité de la sanction qui aura été donnée aux jeunes condamnés, on fera un panel d’interdictions de ces aides et on verra la durée. C’est les conseils communautaires et municipaux qui décideront la graduation », a précisé Camille Galtier. Concrètement, l’édile souhaite ajouter au règlement et aux critères de ces aides que « telle personne dont l’enfant a été condamné ne puisse pas bénéficier de cette aide pendant telle durée ».

    Le procureur de Digne-les-Bains, Antoine Pesme, a affirmé à La Marseillaise qu’il ne « transmettra pas de liste de condamnés mineurs ». Aucune poursuite pour dégradation n’est engagée, a-t-il précisé, mais seulement pour des faits de violence.

    « Il veut renforcer les difficultés des familles qui sont déjà en grande difficulté. Si sa réponse est celle-là, c’est lamentable », a réagi Patrick Rousset, conseiller municipal d’opposition (PCF) du Regain Manosquin, liste d’union de la gauche. Il demande « une réponse concrète aux problématiques » plutôt que des sanctions, et accuse le maire d’être « toujours dans la provocation, sans contact avec les lycéens ».

    « Punition par procuration »

    Le secrétaire départemental du PCF, Bertrand Perrin, s’est lui aussi dit « opposé à la punition par procuration visant les fratries qui ne sont pas responsables ». Cet « effet d’annonce » est « la marque d’un maire en difficulté après une séquence des sénatoriales catastrophique pour sa candidate, qui cherche à redorer son blason en confondant autoritarisme et responsabilité », a-t-il estimé, doutant de la légalité de la mesure. Le Conseil d’État avait retoqué en 2022 une décision municipale similaire privant les délinquants d’aides versées par la commune de Caudry (Nord).

    « Si j’étais lui, j’essaierais d’apaiser les choses, l’inverse de ce qu’il fait. Il ajoute du mépris et de la répression à la colère des lycéens », déplore de son côté Jean-Claude Cauvin, de la section de Manosque du PCF, tout en condamnant les dégradations.

    « Le maire de Manosque sombre dans l’extrême-droitisation. Coupé de la jeunesse dont il ne comprend pas les motivations, il foule aux pieds l’État de droit en se livrant à une nouvelle opération de communication concernant des mesures dont il sait parfaitement qu’il ne pourra pas les appliquer, ce qui lui permettra de se victimiser », a réagi la FSU.

    « C’est une nouvelle erreur politique prise dans la précipitation. Les actes délictueux doivent être traités dans le cadre de l’état de droit, par la justice et les magistrats, a avancé Claire Henriroux, élue écologiste du Regain Manosquin. Une collectivité ne peut pas sanctionner des familles. Elle n’a pas vocation à infliger une double peine. M. le maire n’est pas un juge et la mairie n’est pas un tribunal. »

    23 gardes à vue ont eu lieu, la semaine dernière, dans le cadre de la mobilisation lycéenne dans le département, avec « un certain nombre de classements sans suite, deux majeurs déferrés et jugés dans le cadre du plaider coupable et cinq mineurs présentés à un juge des enfants qui seront jugés ultérieurement », a indiqué mercredi à La Marseillaise le procureur. Aucune garde à vue n’a eu lieu cette semaine.

    Le groupe RN-UDR-I à la Région Sud avait déjà annoncé, mardi, déposer une motion visant à priver les lycéens sanctionnés en conseil de discipline « de toutes les aides de la Région ».

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    Si le bilan du sénateur sortant Jean-Yves Roux est salué par de nombreux grands électeurs de tous les bords politiques, il pourrait être sérieusement menacé par Stéphanie Colombero, qui est soutenue par d’importantes figures du département, comme sa présidente Eliane Barreille (DVD), Camille Galtier (DVD), le maire de Manosque, ville la plus peuplée du département, mais aussi le président du Sénat Gérard Larcher (LR). Depuis l’annonce de sa candidature, la candidate issue de LR tente d’occuper le terrain et se fait voir dans tous les événements.

    La gauche est partie divisée pour ce scrutin, entre la candidate LFI Marianne Mougey, qui reconnaît avoir très peu de chances de remporter l’élection, et le sénateur sortant apparenté PRG. LFI et le PCF lui reprochent son vote pour la loi Duplomb ou encore son positionnement concernant les retraites. Les communistes ont décidé de ne présenter aucun candidat « ne voulant pas ajouter de la division à la division », et ne soutiennent pas non plus la candidate LFI, dont la candidature s’inscrit selon eux « dans une stratégie nationale de volonté hégémonique à gauche avec comme seul horizon l’élection présidentielle, loin des enjeux de ce scrutin et des intérêts directs des collectivités de notre territoire ». L’enjeu pour la gauche est important, alors que ce siège de sénateur est le seul qu’il leur reste dans le département, dont les deux députés sont d’extrême droite. « La perte de ce siège constituerait un recul pour notre territoire comme pour le pays », conclut le PCF 04. Deux candidats d’extrême droite, Fabrice Durnerin (UDR-RN) et Stéphane Durbec, ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, se présentent également, mais ont peu de chances de l’emporter face à Jean-Yves Roux et Stéphanie Colombero. Un seul siège est à pourvoir dans le département, où 565 grands électeurs sont appelés aux urnes dimanche.

    Pour qu’un candidat soit élu dès le 1er tour, il doit obtenir la majorité des suffrages exprimés, ainsi qu’un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits, soit 142. Si second tour il y a, les cinq candidats peuvent se maintenir, peu importe le nombre de voix récoltées.

  • Échanges tendus entre maire et opposition en conseil municipal de Manosque

    Échanges tendus entre maire et opposition en conseil municipal de Manosque

    Les échanges ont à nouveau été virulents entre le maire de Manosque Camille Galtier (DVD) et son opposition en conseil municipal, jeudi soir. Alors que les élus d’opposition Claire Henriroux (écologiste) et Sébastien Aubert (DVG) étaient prévus et affichés à l’écran du conseil municipal comme représentants à la commission locale du secteur patrimonial remarquable, ce sont les noms de Fabrice Durnerin (RN-UDR) et Patrick Rousset (Regain Manosquin) qui ont été mis au vote. « C’était acté de longue date, depuis juin. J’ai encore les mails de la mairie qui me disent que j’y suis. Comme je suis un peu plus piquante que M. Rousset, ils l’ont mis à ma place », a regretté l’élue écologiste. « M. Galtier s’empresse de satisfaire le RN », a-t-elle accusé à l’issue du conseil municipal.

    « Sur table, on change les noms. Cela s’appelle la démocratie. On va pas refaire le débat à chaque fois. Si vous êtes pas d’accord avec ça, vous allez au tribunal administratif », a répondu le maire à l’élue d’opposition pendant le conseil municipal.

    Une dotation de l’État

    en baisse

    Claire Henriroux a également questionné le conseiller municipal délégué aux commerces, Pierre Bianco, concernant les critères d’indemnisation des commerçants suite aux travaux de renouvellement urbain du centre ancien, affirmant avoir été contactée par plusieurs commerçants « incrédules » concernant ces critères d’indemnisation. Le conseiller municipal délégué aux commerces et le maire lui ont répondu que le seul critère était la perte de 25% de chiffre d’affaires. « Pas une seule ville en France a mis 80% de compensation sur les travaux, il y a plein de villes en France qui ne font pas d’indemnisation. On est le plus arrangeants possible. Si les commerçants ne déclarent pas tout le chiffre d’affaires qu’ils font, c’est compliqué d’aller compenser », a affirmé Camille Galtier. S’en est suivi un échange tendu entre le conseiller d’opposition DVG Sébastien Aubert et le maire concernant l’existence ou non de commerçants ayant « des chiffres d’affaires parallèles », non déclarés. « Vous déformez mes propos, ce n’est pas la première fois », a lancé Camille Galtier au conseiller d’opposition. « La période estivale ne nous aura pas servi à faire baisser le curseur au niveau des attaques personnelles », lui a répondu Sébastien Aubert.

    Les conseillers municipaux ont par ailleurs voté une modification du budget, adopté en février, en raison notamment d’une « dotation forfaitaire de l’État en baisse significative et forte de 265 617 euros » et de l’augmentation du prix des carburants, a expliqué le conseiller municipal délégué aux finances Pascal Antiq.

  • Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    « Les pompiers de Manosque recrutent » : pompiers et mairie ont lancé, mardi, la campagne de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires, essentiels pour faire fonctionner les casernes. « On a absolument besoin des pompiers volontaires. Souvent, ce sont eux qui prennent le relais le soir, le week-end, quand les pompiers pro sont au repos, a expliqué Jean-Claude Castel, président du Sdis 04. Quand on a des feux qui durent, c’est la relève qui est compliquée. »

    Pour réussir à recruter de jeunes volontaires, une classe jeunes sapeurs-pompiers a notamment été créée à La Motte-du-Caire, pour donner « une seconde chance à des jeunes qui viennent de partout », a précisé le président du Sdis. « À une époque, les places étaient chères, c’était souvent une histoire de famille. Aujourd’hui, on est sur un paradigme totalement inverse : on recherche beaucoup de monde pour diluer la sollicitation », a souligné le capitaine Clément Ortega, chef du centre de Manosque, regrettant de « perdre » de plus en plus de jeunes pompiers volontaires qui partent à l’étranger.

    « Pas normal de poser des congés pour partir au feu »

    Le maire et les pompiers ont insisté sur l’importance de signer des conventions avec les entreprises du territoire pour qu’elles libèrent les sapeurs-pompiers volontaires lorsque cela est nécessaire. C’est déjà le cas de l’Occitane, qui a signé récemment une convention, a expliqué le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD).

    Enedis, qui a également signé une convention avec le Sdis 04, a libéré un agent sapeur-pompier volontaire de Manosque, cet été, « pour aller faire un renfort de dernière minute en Gironde », s’est réjoui le capitaine Clément Ortega. « Il n’est pas normal que des sapeurs-pompiers volontaires posent des congés pour partir au feu. Il faut vraiment qu’il y ait une mobilisation des entreprises publiques et privées, en signant un maximum de conventions avec, on l’espère, dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile, des moyens financiers de compensation », a lancé Jean-Christophe Julien, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers.

    Les pompiers et le maire ont également regretté le manque de « représentativité sociétale dans les casernes de pompiers », encourageant les habitants des quartiers prioritaires de la ville à s’engager auprès des soldats du feu. Pour y remédier, le maire de Manosque a évoqué le souhait de créer une « classe engagement » dans l’école du quartier prioritaire des Plantiers, à la rentrée 2027, où les pompiers interviendraient pour susciter « des vocations » chez la jeunesse.

    « Aujourd’hui, on a 90 sapeurs-pompiers volontaires à Manosque. Pour que ça fonctionne bien, il faudrait être à 100 ou 110, en plus des 16 professionnels. Donc il faudrait 10 voire 20 personnes supplémentaires », a détaillé le chef de centre. Pour recruter, il a mis en place une cellule de développement volontariat au sein de la caserne de Manosque. Cette année a notamment été créée l’action « vis ma vie de pompier ». Trente salariés de l’Occitane ont par exemple été accueillis au sein de la caserne pour découvrir son fonctionnement et potentiellement s’engager aux côtés des soldats du feu. Les pompiers espèrent faire la même chose, cette année, avec les habitants des quartiers prioritaires de Manosque pour avoir plus de « mixité sociale », avance l’adjudant Jonathan Matha, en charge de cette cellule de développement volontariat. « C’est une manière de dépasser certaines idées reçues et de montrer que l’on peut devenir sapeur-pompier quel que soit son parcours, son milieu social, où l’on vit. »

  • Les agents hospitaliers de Manosque font face à l’austérité

    Les agents hospitaliers de Manosque font face à l’austérité

    « Il y a déjà eu des suppressions de postes depuis le début de l’année, mais le plan funeste n’est pas fini » : les syndicats sont montés au créneau mardi, mobilisés devant l’hôpital de Manosque contre le plan d’efficience annoncé par la direction « face à une situation financière durablement dégradée ». Ce plan, qui devrait permettre d’économiser 3,83 millions d’euros, prévoit « la réduction de 20 postes », selon la direction. Cette dernière nie toute suppression de poste à proprement parler, mais confirme des « réductions d’effectifs, des fins de contrats de remplacement, des départs à la retraite non remplacés et des diminutions d’heures supplémentaires ». « Pas de licenciements, mais des suppressions sèches, avec la mise à la porte de CDD qui sont là depuis deux, trois, voire quatre ans, des départs en retraite forcés, des règles RH qui poussent à la démission », déplore la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital, Nadège Bonanno. Cette dernière parle de « plan social » et redoute que des agents soient « sacrifiés au nom de la rentabilité ». « Ce n’est pas un projet de sauvegarde de l’hôpital public, mais bel et bien sa casse. L’objectif de la direction et de l’ARS est de faire des économies en réduisant l’offre et l’accès aux soins », a-t-elle lancé au micro devant une soixantaine de personnes, majoritairement des agents et quelques citoyens venus en soutien.

    « L’humain avant

    les économies »

    Même son de cloche du côté de la CFDT, qui s’est dite « opposée à toute suppression de poste ». « Les professionnels doivent constamment compenser les manques d’effectifs. Nous ne voulons pas d’un hôpital où l’on demande à chacun de faire le travail de deux. Les personnels hospitaliers ne sont pas une variable d’ajustement », a déclaré Catherine Riguet, la secrétaire de la CFDT du centre hospitalier, demandant un hôpital « qui mette l’humain avant les économies ».

    « Nous refusons que l’avenir de notre établissement soit construit sur une logique exclusivement comptable », a abondé Patrice Richaud, secrétaire de FO à Manosque et technicien biomédical. Son syndicat exige « une réflexion sur certaines fonctions directionnelles, dont les missions peuvent parfois apparaître redondantes ». « Il faut regarder partout où des économies sont possibles. Chacun sait que la rémunération d’un seul poste de directeur peut représenter l’équivalent de plusieurs postes de soignants. Ce sont pourtant eux qui sont au chevet des patients jour et nuit », a expliqué Patrice Richaud.

    Les trois syndicats ont donné rendez-vous au prochain conseil de surveillance, début octobre, pendant lequel le plan d’efficience sera mis au vote. La secrétaire de la CGT de l’hôpital a appelé à « mettre la pression aux élus et aux représentants des usagers pour qu’ils votent contre ».

    Interrogé au sujet de la mobilisation, le maire DVD de Manosque Camille Galtier a regretté que les syndicats se mobilisent sans attendre la réunion de jeudi, pendant laquelle la direction présentera le plan d’efficience à l’édile et aux syndicats. « Ce n’est pas respectueux du dialogue social que de faire des manifestations avant qu’il n’y ait eu présentation », a-t-il lancé.

    Si la direction a envoyé un mail aux agents mardi midi expliquant qu’une heure de salaire serait déduite pour une heure de grève, la secrétaire de la CGT de l’hôpital affirme que des membres de l’encadrement ont déclaré à des agents qu’une « demi-journée de travail serait déduite de leur salaire alors que le préavis était d’une heure », et auraient « menacé des agents de sanctions s’ils descendaient ». La CGT dénonce une « entrave manifeste au droit syndical et au droit de grève ».

  • Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique devrait être inauguré à Manosque à la mi-octobre, dans le cadre du dispositif national Quartiers de demain, qui permet à neuf villes françaises de réhabiliter des quartiers prioritaires en prenant en compte les impératifs écologiques.

    « La pose du gazon synthétique est prévue fin septembre, pour une semaine. L’avantage qu’on a sur le produit qu’on a pris, c’est qu’il n’y a pas besoin de substrats supplémentaires. Cela réduit largement le coût d’entretien », avance Laurent Fournaise, le directeur des services techniques. « À terme, la tribune devra également être étendue l’an prochain, et un tunnel sera construit sous une passerelle » pour séparer joueurs et public, selon le maire DVD de Manosque Camille Galtier. L’objectif de cette modernisation est aussi de créer « un lieu de vie dédié aux familles et convivial, en co-construction avec les habitants », a avancé Caroline Paolasso, conseillère municipale déléguée au Quartier de Demain. « Les épisodes pluvieux dégradent les pelouses. Le synthétique est une bonne alternative qui subit moins de dégradations, nécessite moins d’entretien et engendre un taux d’occupation plus important », a expliqué Allel Benferhat, directeur du service des sports.

    « Toutes les infrastructures sportives de la ville seront rénovées d’ici 2030, alors qu’en 2020 on était très en retard », a par ailleurs affirmé le maire. « On donne les infrastructures sportives aussi bien au basket, au hand et au rugby pour permettre de monter au dernier niveau national. » La modernisation du stade est réalisée pour un coût d’environ 1 million d’euros. La ville compte sur cette modernisation pour améliorer les conditions de pratique, la sécurité et la qualité de l’équipement. Ces travaux s’inscrivent dans le projet plus large de transformation de la Plaine des Sports et des Loisirs, destiné à moderniser le site et à favoriser la pratique sportive. Les travaux comprennent notamment les terrassements, la création d’un système de drainage et le passage de l’éclairage en LED.

  • Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Désimperméabilisation des sols, nouveaux espaces de jeux agrandis, plantation d’arbres, ascenseur pour les personnes à mobilité réduite… De nombreux aménagements sont prévus et devraient être livrés à la rentrée dans les écoles manosquines, pour l’instant en plein chantier. Des dizaines d’agents s’activent chaque jour avec leurs pelles et tractopelles, en pleine canicule, pour que les enfants retrouvent leurs écoles et leurs terrains de jeux transformés en septembre.

    « Toutes les écoles de la ville seront rénovées d’ici 2029, pour 25 millions d’euros », a promis Camille Galtier. « De 0 à 18 ans, les enfants auront des établissements neufs, adaptés aux aléas climatiques », a-t-il affirmé.

    Ces aménagements ont été décidés « en concertation avec les enseignants », selon Yann Crouhy, l’adjoint délégué à l’éducation.

    « Appelez-moi Camille Galtier Tondelier », a plaisanté le maire, fier de présenter ces aménagements visant à « retrouver le côté nature ». Les copeaux de bois ont été privilégiés dans plusieurs cours d’école, car « recyclables », avec « un pouvoir amortissant si les enfants tombent ». Des arbres vont également être plantés pour apporter de l’ombre aux écoliers et créer « des îlots de fraîcheur ». Les espèces sélectionnées nécessitent d’être arrosées « pendant seulement trois ans, pour éviter de gaspiller de l’eau », a expliqué Guillaume Dominici, architecte de la ville. À l’école de la Ponsonne, des engins devront revenir en novembre, pendant les vacances de la Toussaint, pour installer les nouvelles plantations.

    Pour permettre de réaliser les travaux intérieurs, les élèves ont temporairement cours dans des préfabriqués installés pour l’occasion. Chacun de leurs déplacements coûte 40 000 euros, selon la mairie.

    Le sol amianté enlevé

    L’école du Colombier sera quant à elle enfin accessible aux personnes à mobilité réduite à la rentrée, grâce à un ascenseur installé le long du bâtiment. Dans l’école Saint-Lazare, le sol amianté a pu être enlevé au cours des travaux. Des gradins ont également été installés pour permettre de « faire l’école dehors », se réjouit Camille Galtier. Les enfants basculeront temporairement dans des préfabriqués pour permettre aux travaux de continuer. « Dans le prochain magazine municipal, l’opposition d’extrême gauche nous attaque sur la question des rénovations énergétiques », a regretté Camille Galtier… « On a des doutes sur le fait que ces travaux soient finis pour septembre » a réagi Claire Henriroux, élue écologiste de l’opposition, tout en rappelant que son parti n’était « pas d’extrême gauche ». « Dans la rénovation énergétique que Camille Galtier fait actuellement, il s’en tient aux standards du gouvernement, qui ne sont pas forcément appropriés à la Région Sud, où on aurait besoin de faire plus », a avancé l’élue d’opposition.