C’est la Fête de l’Huma locale. « À notre échelle, avec les moyens du bord et beaucoup d’humilité », précise Jeanine Incorvaia, présidente des Amis de la fête, qui organise Terres de résistance. Cette année, pour sa 24e édition, le festival aura lieu du 3 au 6 septembre au jardin du Prieuré. L’occasion de se rassembler pour une rentrée aussi festive qu’offensive, de « parler des combats en cours ».
« Il n’y a pas que l’élection présidentielle, il y a aussi pas mal de sujets sur lesquels nous réfléchissons, en tant que communistes, d’autant plus à l’issue du congrès ce week-end et du congrès départemental avant les vacances, affirme Jeanine Incorvaia. Ce qui nous anime, c’est la cavalcade désordonnée et décomplexée du libéralisme mondial qui met les peuples et la planète à genoux. »
Samedi, rendez-vous au village des associations, avec une vingtaine de structures présentes. « Ce village des associations permet de montrer toutes les facettes qui peuvent s’inscrire dans la résistance », souligne Francis Fournier, l’un des organisateurs du festival. La section locale des Arméniens animera un débat, le Secours Populaire organisera des ateliers autour des congés payés tandis que la librairie l’Argonaute, les éditions Alifbata et Yann Madé parleront féminisme. Le lendemain, le grand reporter pour L’Humanité Pierre Barbancey animera un débat sur la situation au Moyen-Orient, avant le traditionnel meeting de la section locale communiste. Jeanine Incorvaia souligne : « Même si on est sérieux dans notre discours, on aime faire la fête ». Et pour ça, des concerts ponctueront les journées, entre Bazil, la fanfare Tahar Tag’l, Duo K’Alamité, un tribute Bob Marley avec Axetone ou encore Massilia Reggae Club.

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