Le dix octobre est une date historique du côté de Sainte-Anne.
Il y a trente ans, jour pour jour, Jean-Luc Bardy réalisait son rêve de gosse. « Ce projet est né alors que j’étais sur les bancs du collège du Roy d’Espagne. Je n’arrêtais pas de dire qu’un jour, je serai derrière le comptoir d’un pub irlandais ! » Alors qu’il dit ces mots, dans un coin de son rêve devenu réalité, Lionel Laugier acquiesce. Ami d’enfance de l’intéressé, le président de l’Ovale beach Marseille ne peut que confirmer.
D’autant plus qu’il y a trouvé un lieu pour préparer les tournois de son équipe. Et y célébrer les titres européens. Car, en trente ans, le O’Brady’s s’est ancré dans le paysage festif et sportif marseillais. Devenant le lieu de rendez-vous des amateurs de rugby, mais aussi de football et d’autres sports. « Tous sont les bienvenus pour partager un moment de convivialité », invite Jean-Luc.
Dans une vaste salle aux couleurs de l’Irlande, et du Celtic, club mythique de la communauté irlandaise en Ecosse, les meilleurs whiskeys venus de la verte Erin sont à la carte. « Il n’y a que des whiskeys et pas de whiskies, nous sommes amateurs d’Irlande, pas d’Ecosse », précise-t-il. Sans oublier les bières, avec la fameuse Guiness, la meilleure de Marseille d’après les spécialistes, que Michæl Freer, le plus Marseillais des Irlandais, a mis deux ans avant « de trouver le moyen de la tirer comme à Dublin ».
Si le rugby est au cœur de l’univers du O’Brady’s, le ballon rond a aussi sa place. Car, quelques semaines après la création du pub, une équipe de football a suivi. Avec ses maillots cerclés vert et blanc, elle écume les stades de France et de Navarre et y a glané 4 coupes de France FSGT et une Coupe La Marseillaise.
« Nous avons plusieurs sections, des seniors, des vétérans, mais aussi une équipe à 7 et du walking foot », détaille le président Sylvain Darmagnac. Ses joueurs se retrouvent les lundi et vendredi soir, plus le mardi concernant le walking foot. « Au début, nous avions beaucoup d’étudiants anglo-saxons. Aujourd’hui, c’est plus mélangé. Nous avons près de 150 licenciés, des hommes, des femmes, de 18 à 75 ans » confie-t-il. L’association organise des déplacements pour supporter le Celtic. « Nous avons pu assister à quelques Old Firm, le derby contre les Rangers », indique-t-il. Et la date du 21 janvier, qui verra l’OM se rendre à Glasgow, est soulignée.
Ce qui fait aussi la renommée du O’Brady’s, c’est sa carte de mets typiquement irlandais. Ainsi que sa cheminée, « elle fonctionne toujours, même si nous avons dû remplacer la tourbe par du bois », confie Jean-Luc Bardy. C’est autour de cet âtre, élément incontournable d’un pub authentique, que chaque lundi a lieu une soirée où un orchestre joue en live, des classiques de la musique gaëlique.
« C’est chaleureux et convivial. J’étais là dès la première soirée. Avec celui qui est devenu mon mari, nous avons commandé notre première Guiness. C’était le début d’une longue et belle histoire qui continue. Notre table est toujours là, elle nous accueille chaque fois que nous passons par là », confesse Catherine.
Samedi, ce sera donc la fête. Avec musique irlandaise, bien sûr. Dégustation de plats traditionnels et partage du gâteau des trente ans. Quant à savoir pourquoi le pub s’appelle O’Brady’s ? Certains font le rapprochement avec le nom de son fondateur, Jean-Luc Bardy. « C’est un clin d’œil. Brady, c’est Martin pour les noms de famille irlandais. L’entraîneur du Celtic au moment de l’ouverture s’appelait Liam Brady. J’ai ajouté le O apostrophe pour faire plus irlandais ! »
378 avenue de Mazargues
www.obradys.com


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