Category: culture

  • [Expo] Un panorama du design textile au fil de 80 créations à Toulon

    [Expo] Un panorama du design textile au fil de 80 créations à Toulon

    Au-delà de la fonction décorative, « le textile s’impose aujourd’hui comme une véritable matière de création dans le design », indique en préambule les protagonistes de cette exposition estivale. À l’Hôtel des arts de Toulon, l’exposition « Suivez le fil ! Design & textile », visible jusqu’à la fin octobre, présente les œuvres d’une quarantaine de créateurs dont une grande majorité de créatrices. L’exposition met en lumière « les bouleversements esthétiques et techniques qui ont marqué le domaine depuis 1920. Elle se poursuit jusqu’aux innovations écologiques et techniques actuelles », situe l’Hôtel des arts.

    La manifestation est d’ailleurs d’envergure nationale car les œuvres exposées sont issues de différentes collections réputées, dans le cadre d’un partenariat entre grandes institutions telles que le centre Pompidou, les Manufactures nationales- Sèvres & Mobilier national, le Centre national des arts plastiques et le musée des Arts décoratifs, et bien sûr la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

    Parcours de créativité

    Le parcours débute avec les figures pionnières du design textile, comme Sonia Delaunay et Élise Djo-Bourgeois, qui utilisent la matière au service du mobilier et de l’architecture. Dans les années 1960, l’apparition des fibres synthétiques ouvre de nouvelles possibilités. Celles-ci seront exploitées par Pierre Paulin et Olivier Mourgue avec des tissus souples et extensibles, qu’ils utiliseront pour produire des vêtements techniques et esthétiques.

    L’exposition présente également les innovations de Sheila Hicks, Simone Prouvé, Gaetano Pesce ou encore Marcel Wanders. Parmi leurs grandes œuvres se trouve la « Knotted Chair » de Marcel Wanders, créée en 1996, qui « utilise une technique de nouage pour en faire une véritable chaise fonctionnelle », décrit l’institution. Plus loin, une salle se dédie « à la maille métallique qui devient un matériau architectural et sculptural » avec les travaux de Dominique Perrault et Gaëlle Lauriot-Prévost, Vincent Poujardieu ou Muller Van Severen.

    Le parcours se termine avec les innovations contemporaines. Hella Jongerius mêle savoir-faire manuel et fabrication numérique. Ronan et Erwan Bouroullec explorent les propriétés acoustiques du textile. « Les recherches actuelles s’intéressent aussi aux fibres naturelles, recyclées ou régénérées, dans un but de durabilité et d’une utilisation plus responsable de la matière », conclut l’Hôtel des arts. Selon une approche très contemporaine de développement durable. Des ateliers pour toute la famille jalonnent cette exposition (lire ci-dessus).

    La visite est à prix libre, du mardi au dimanche de 11h à 18h,

    accessible PMR

  • L’Expo de Ouf ! reprend les murs de Nîmes

    L’Expo de Ouf ! reprend les murs de Nîmes

    Depuis ses débuts, plus de 200 fresques ont ainsi composé une galerie à ciel ouvert, gratuite et visible toute l’année.

    Cette fois, le festival porté par le Spot se décline autour du thème « Couleurs et ornements ». Une invitation esthétique, mais pas seulement.

    Face à la grisaille et à l’uniformité, les organisateurs revendiquent la couleur comme un langage et la diversité comme une richesse : « Décorons la résistance et colorons nos différences. » Huit muralistes investiront les quartiers tandis que 29 artistes français et belges réuniront près de 300 œuvres au Spot.

    Avant même l’ouverture officielle, la Chauffe de Ouf ! du 26 août a permis de voir les œuvres naître sous les bombes et les pinceaux. Petits-déjeuners
    et apéritifs au pied des fresques, rencontres avec les artistes, balade guidée ou virée à vélo : ici, le public n’est jamais bien loin de la création.

    Point culminant le 5 septembre, avec une grande inauguration au Spot, rue de l’Enclos-Rey : performances, spectacles de rue, musique et sérigraphie accompagneront l’ouverture de l’exposition collective. Puis le festival continuera de vivre tout l’automne entre ciné-concert, rencontres et rendez-vous autour du street art.
    Une bonne raison de lever les yeux en traversant Nîmes.

  • [Le coin BD] Falstaff, le bouffon de Shakespeare, passe des planches aux cases

    [Le coin BD] Falstaff, le bouffon de Shakespeare, passe des planches aux cases

    Roi de la vantardise, prince des débauchés, voleur, menteur et magouilleur, le gros et gras personnage de Falstaff parviendra-t-il à corrompre l’héritier mal aimé de la couronne d’Angleterre. Hâbleur incorrigible, le chevalier John Falstaff brille pourtant d’avantage dans les auberges malfamées de Londres que sur les champs de bataille où il prétend pourtant contre toute évidence briller. Il prend sous son aile de voleur Hal, prince de Galles et héritier de la couronne d’Angleterre, mal aimé de son père Henri IV. Le prince est séduit par le bagout qui ne craint jamais le ridicule de ce roi des voleurs. Mais la guerre civile est de retour en Grande-Bretagne, le trône d’Henri IV est aussi chancelant que sa santé et le prince héritier ne pourra plus échapper à ses responsabilités. Quant à Falstaff, personnage plus que jamais actuel, manipulateur égoïste sans aucune vergogne, « parvenu prêt à marcher sur son prochain pour se frayer un chemin vers les sommets », selon le scénariste, « il ne déparerait pas dans une société trumpienne, mais lui le fait avec drôlerie ».

    Le personnage le plus populaire de Shakespeare, comique, ambigu, aussi excessif qu’attachant, est superbement mis en scène dans cette adaptation par Pierre Boisserie au scénario, Goho au dessin et Isabelle Merlet à la couleur, une tragi-comédie toujours aussi irrésistible.

    ET AUSSI…

    Dumas à Naples

    Quelle belle idée de Marcello Onzo et Fiamma Luzzati de plonger dans les ruelles de Naples en compagnie du truculent Alexandre Dumas. L’autrice en terrasse chez Gambrinus, le célèbre café napolitain, y lit le Voyage en Italie de Goethe avec pour projet de l’adapter. Mais l’auteur des Trois mousquetaires va l’entraîner dans le passé de la ville pour lui faire oublier l’ennuyeux allemand. Elle y croisera Rossini, le dey d’Alger et son harem, bourgeois et voleurs et le terrible Vésuve. Un must pour les amoureux de cette cité unique et éternelle.

    Chez Actes Sud BD, 18,90 €

    L’homme qui vendit la tour Eiffel

    « D’après une histoire presque vraie », cette trépidante comédie suit le personnage réel Léo Lustig, escroc qui en 1925 réussit à vendre rubis sur l’ongle la tour Eiffel à un ferrailleur crédule. Servi par le dessin élastique de Joseph Falzon, le scénario de Stéphane Marchetti nous rappelle que « plus c’est gros, plus ça passe ». Fiction et réalité se mêlent dans cette BD où l’on sourit et où l’on rit des bobards qui vont arnaquer le pigeon alors que les polices françaises et américaines sont sur les dents. Une réussite.

    Chez Dargaud, 19,95 €

    Saperlache

    Un très beau conte sur la folie et l’enfance signé du montpelliérain Sylvain Escalon autour du combat entre l’innocence et le mal chez un enfant délaissé par des parents que la conjoncture économique a ruinés. Pour fuir ce père autoritaire, il va errer à travers champs et se réfugier dans l’imaginaire pour fuir la violence des adultes. Mais il y découvrira une autre violence, celle des créatures qui lui parlent dans la forêt, l’accueillent et jouent avec lui. Avant de l’encourager à voler, à détruire et à faire du mal. Uns superbe BD totalement originale.

    Chez Sarbacane, 26,00 €

    llah n’est pas obligé

    Du chef-d’œuvre de l’ivoirien Ahmadou Kourouma, prix Renaudot et Goncourt des lycéens à sa sortie, Zaven Najjar et Karine Winczura tirent une percutante BD, en plus du film d’animation sorti en mars dernier. Comme dans le roman, le lecteur suit de destin de Birahima, jeune garçon insolent et attachent devenu enfant-soldat dans les guerres civiles qui ont déchiré entre 1991 et 2002 le Liberia et la Sierra Leone. L’histoire de cette dérive vue à hauteur et avec des mots d’enfant manipulé par des adultes ultra-violents est toujours aussi poignante.

    Chez Dupuis, 21,95 €

    La première guerre mondiale en BD

    Arnaud de la Croix et Vincente Cifuentes Martinez leur vision du premier conflit mondial. De manière très pédagogique, ils abordent les causes et personnages de cette guerre qui a impliqué plus de soldats, provoqué plus de morts, de blessés et de disparus, causé plus de destructions qu’aucune autre confrontation militaire jusqu’alors. Cette entrée hyperviolente dans un XXe siècle qui saura repousser encore plus loin les frontières de l’horreur causera la chute de quatre empires et lancera la puissance américaine tout autant que la révolution bolchevique.

    Chez Le Lombard, 29,90 €

    L’évasion de Colditz

    Les Espagnols Salva Rubio et Alejandro Gonzales évoquent dans ce premier tome d’un diptyque l’histoire vraie d’une évasion aussi légendaire qu’incroyable durant la Seconde Guerre mondiale. Officiers prisonniers français, anglais et venus de toute l’Europe se retrouvent dans la forteresse de Colditz, un château que les nazis ont transformé en prison inviolable. Mais le devoir d’un officier est de s’évader et tous les plans, des plus farfelus aux plus fous, vont être tentés, avec succès ou non. Car chaque tentative d’évasion est un acte de résistance et de guerre.

    Chez Glénat, 19,00 €

  • [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (1/3)

    [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (1/3)

    Le 5 février 1898, Henri Matisse arrive à Ajaccio avec son épouse Amélie pour leur voyage de noces. Le jeune couple s’installe à la Villa de la Rocca, à l’angle de l’actuel boulevard Sylvestre-Marcaggi et de la rue Gabriel-Péri, et y demeure jusqu’au mois de juillet. Pour le peintre, âgé de 28 ans, ce séjour de six mois constitue une véritable révélation.

    Matisse, qui jusque-là avait surtout connu les lumières plus grises du Nord, découvre en Corse l’éclat du monde méditerranéen. « Tout brille, tout est couleur, tout est lumière », écrira-t-il. Il dira également avoir senti croître en lui « une passion pour la couleur ». À Ajaccio, sa palette se transforme : les tons deviennent plus francs, plus lumineux et plus libres. Les 55 tableaux qu’il y réalise annoncent déjà les prémices du fauvisme, ce mouvement qui, quelques années plus tard, bouleversera la peinture par l’intensité de ses couleurs.

    Une forme de liberté

    Ce passage décisif de la vie de Matisse demeure encore trop peu connu. Il permet pourtant de comprendre que la Corse ne fut pas seulement pour lui un décor ou une destination de voyage. Elle représenta une étape fondatrice, celle d’un nouveau regard porté sur la lumière, les paysages et la couleur.

    Plus d’un siècle après, l’Association des amis de Matisse à Ajaccio entretient cette mémoire et poursuit son travail autour des liens entre l’artiste et la cité impériale. Elle s’est récemment entretenue avec Alix Agret au sujet de l’exposition « Matisse1941-1954 », présentée au Grand Palais à Paris du 24 mars au 26 juillet 2026.

    Cette exposition consacrée aux treize dernières années de l’artiste montre combien la passion née à Ajaccio a traversé toute son œuvre. De la lumière corse aux grandes gouaches découpées, Matisse n’aura cessé de chercher, par la couleur, une forme toujours nouvelle de liberté.

    À suivre…

  • [Week-end] Hommage à un grand compositeur d’Hollywood à Aix

    [Week-end] Hommage à un grand compositeur d’Hollywood à Aix

    C’est un rendez-vous majeur du festival musique dans la rue qui est proposé ce samedi avec cette interprétation de
    « Souvenir de voyage » de Bernard Herrmann.

    Psychose d’Hitchcock, Citizen Kane d’Orson Welles, Taxi Driver de Scorsese… Autant de classiques hollywoodiens auxquels Bernard Herrmann est venu ajouter son génie musical. Né à New York en 1911, ses talents de compositeur sont repérés très tôt. Son style, inspiré d’Hector Berlioz, se distingue notamment par l’utilisation de sonorités atypiques et l’utilisation d’instruments originaux, qui lui servent à créer des atmosphères marquantes.

    Une vie de composition

    À l’âge de treize ans, il remporte déjà un premier prix de 100 dollars pour une pièce illustrant Les Cloches de Paul Verlaine. Par la suite, il fera ses débuts dans la composition de fictions radiophoniques, puis vient sa rencontre avec Orson Welles. Celui-ci lui ouvrira les portes d’Hollywood et de la musique de cinéma, pour laquelle il se fera mondialement connaître avec, comme première réalisation, la musique du film Citizen Kane. Celle-ci retentit dans le monde entier. S’ensuit un Oscar de la meilleure partition originale pour un film dramatique et des réalisations telles que celles pour Alfred Hitchcock, pour qui il composera pendant 11 ans. Mais Bernard Herrmann a aussi été chef d’orchestre aux grandes heures de la radio.

    Au total, une cinquantaine de films de tous horizons porteront sa signature musicale, son dernier étant Taxi Driver. Déjà éprouvé par une vie de travail, Bernard Herrmann décédera le dernier soir d’enregistrement de la partition, reconnue singulière et inspirée. Il laisse derrière lui une œuvre qui continue d’influencer de nombreux compositeurs et cinéastes, faisant de lui l’une des figures majeures de la musique de film du XXe siècle. En 1974, il compose Souvenirs de Voyage, le titre qu’il sera possible de voir interprété par un quintette à Aix-en-Provence, gratuitement ce samedi 28 août, dans la cour de l’école Sainte-Catherine… « Plus qu’un récit de voyage, “Souvenirs de Voyage” est une évocation sensible du souvenir lui-même : celui des lieux traversés, des instants suspendus et des émotions qu’ils laissent en nous », témoigne le conservatoire d’Aix-en-Provence.

    Louis Golliot

    Représentation dans la cour de l’école Sainte-Catherine de Sienne,
    de 21h30 à 22h30. Gratuit.

  • [Grand entretien] Florent Dasque : « On va passer un beau moment de partage »

    [Grand entretien] Florent Dasque : « On va passer un beau moment de partage »

    La Marseillaise : Votre nouvel album s’intitule « Je rentre à la maison ». Que signifie la maison pour des artistes qui partent régulièrement en tournée comme vous ?

    Florent Dasque : C’est un sujet qu’on interroge tout au long de l’album, notamment dans une chanson qui s’intitule elle-même « Je rentre à la maison ». Dans la chanson, notre personnage part de chez lui et repense à l’endroit où il a grandi, à tous ceux qu’il laisse derrière lui. Il doit se reconstruire ailleurs. C’est une question très présente chez les artistes : on vit dans les tourbus, on se reconstruit un peu à chaque endroit où l’on se produit. On a choisi ce thème en le laissant ouvert à toute interprétation, parce que c’est très difficile de définir ce qu’est une maison. Ce n’est pas une maison maçonnée, avec quatre murs et un toit. C’est un refuge intérieur, invisible, dans lequel on peut enfermer des visages, des souvenirs, des paysages, des couleurs, des saveurs, une langue, une région, un pays, peu importe. Notre identité transite dans notre maison au fil de la vie.

    Cette réflexion s’accompagne d’un projet pédagogique et culturel inédit. En quoi consiste-t-il ?

    F.D. : Ça fait des années qu’on est sollicité pour rendre visite à des publics scolaires ou associatifs, ces échanges nous plaisaient tellement qu’on s’est dit qu’il fallait leur consacrer davantage de temps. On s’est donc entourés d’enseignants, de chercheurs et de formateurs, qui ont créé des fiches pédagogiques autour des questionnements sur l’identité. C’est devenu un espace d’expression pour les scolaires, mais aussi pour n’importe quelle association, des personnes en situation de handicap, des foyers, etc. Aujourd’hui, n’importe quel enseignant ou éducateur peut trouver ces fiches sur le site du ministère. Ce sont des déroulés de séances adaptés pour des enfants de 8 ans jusqu’à des ados de 18 ans, voire des publics de 30 ou 40 ans. Il y a des exercices qui posent des questions comme : Qui suis-je ? Qu’est-ce qu’il y a dans ma maison ? Peut-on avoir plusieurs maisons ? Peut-on reconstruire une maison quand on a quitté la sienne ? C’est un support qui s’adresse à des publics très divers, pour que chacun, peu importe son parcours, d’où il vient, où il va, puisse réfléchir à ce que représente la maison pour lui. L’an dernier, avec l’aide du ministère de l’Éducation Nationale, on a récolté des milliers de projets de jeunes sur ce sujet. À chaque concert, on a réservé nos premières parties aux projets qui nous ont le plus interpellés, que ce soit de la poésie, du slam, de la lecture, de l’art plastique, de la musique… On a par exemple reçu des réécritures de couplets de « Je rentre à la maison » en roumain, en arabe ou en suédois. C’était une façon pour ces jeunes qui parlaient une langue différente chez eux de se rapprocher d’une maison qui leur ressemble et qui les rassure. Beaucoup de projets portaient aussi sur la lutte contre le harcèlement scolaire. Chez les plus grands, on a eu des réflexions plus philosophiques sur la quête d’identité, en perpétuelle construction tout au long de la vie. C’est un grand projet culturel qu’on mène depuis un an maintenant, on le reconduit à la rentrée avec l’Éducation nationale.

    Partager autant avec le public, notamment avec les jeunes, a-t-il influencé votre rapport à la musique ?

    Initiales : On dit souvent que Boulevard des Airs a été créé pour être sur scène, pour partager avec les gens. Effectivement, ce projet était aussi un prétexte pour aller à la rencontre d’un public nouveau, de faire de la musique différemment et ne pas s’enfermer entre concerts, tournées et studios. Ça a donné beaucoup de sens à notre démarche d’artiste et à cet album. Et puis les jeunes, c’est un public qu’on adore. À cet âge-là, il n’y a pas de filtre. Se poser des questions aussi intimes que les questions sur l’identité, qui interrogent en profondeur le parcours des gens, ça soulève des réflexions très intéressantes et très inspirantes pour nous.

    C’est la première fois que vous vous produisez à Ici Live La Ciotat. Pourquoi être présents cette année ?

    F.D. : On est un groupe qui vient du sud de la France, on a collaboré avec plein d’artistes du sud, notamment Carbonne. Donc on a hâte d’y être pour partager avec le public. En plus, l’endroit est superbe, avec la scène sur l’eau. On va passer un beau moment de partage ! C’est toujours un plaisir d’aller à la rencontre de nouvelles personnes, de nouveaux endroits et de nouvelles équipes.

    Après la tournée des festivals, vous avez prévu un voyage aux États-Unis. À quelle occasion ?

    F.D. : Notre projet pédagogique autour de l’album s’est largement exporté puisque l’on part à la rencontre de jeunes américains mais aussi de jeunes d’autres horizons en fin d’année. On va sur une dizaine de villes de la côte ouest pour faire de la musique autrement, avec un public différent. Ce projet a énormément grandi, il n’avait pas du tout vocation à devenir ce qu’il est aujourd’hui ! C’est vraiment une réussite pour nous de pouvoir prendre conscience des questionnements sur l’identité qui ont lieu ailleurs que chez nous. À notre retour, on réattaque la tournée des salles début 2027. On est déjà en train d’écrire la suite, donc on a hâte de continuer notre histoire avec le public.

    Propos recueillis par Andréa Goyard-de castro

  • [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    [Week-end] Des chœurs dans les parcs de Marseille

    En plus, toute la journée, plusieurs chœurs marseillais investiront les allées, sous les arbres et au détour des chemins, pour surprendre les promeneurs par des chants venus du monde entier. À la manière de crieurs publics, les chanteuses et chanteurs surgiront spontanément parmi le public, sans scène ni annonce, pour célébrer musicalement le lancement du festival. Ce projet original des « chanteurs de jardin » est né lors d’un voyage à Pékin en 2007, où des groupes de chanteurs répétaient librement dans les parcs, au bord des lacs ou au sommet des collines, pour le plaisir des passants. Cette façon de faire a séduit les organisateurs. Depuis, ils ont décidé de reproduire cette expérience chaque année dans les espaces verts marseillais.

    Le festival se poursuit jusqu’en octobre et investira différent lieux emblématiques de Marseille tel que la Cité de la musique avec le concert de Leï, « Feu de vie », ou encore l’Église Saint-Pierre-Saint-Paul accueillant l’ensemble vocal Gyptis dirigé par Bénédicte Pereira.

    Gabrielle Cartellier

  • La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    L’orage a menacé mais la Tournée d’été La Marseillaise ne lui a pas cédé un pouce de terrain pour sa dernière date après une saison réussie à travers les villes et les villages du sud de la France. Pour démarrer la soirée , le groupe Sabotaaaage reprend des incoutournables de la pop’. Mission accomplie : Nora se régale. « Le son est excellent et pourtant j’en ai fait des concerts ! Le chanteur passe d’un titre à l’autre totalement différent sans problème. J’hallucine ! » se réjouit-elle.

    Get back tribute Beatles, prend la suite avec les titres les plus célèbres du groupe iconique. Devant la scène, beaucoup d’enfants mettent l’ambiance. Les derniers jours de vacances seront festifs ou ne seront pas. Pour Ibrahim « ça bouge trop bien ! », avec sa grande sœur il se déhanche comme jamais.

    La Marseillaise breaking cup à l’opéra le 13 septembre

    Avant ça, Raphaël Jacquelain, directeur commercial remercie les prestataires et partenaires. Il en profite pour donner rendez-vous au public le dimanche 13 septembre à l’opéra de Marseille pour « La Marseillaise breaking cup », un événement « inédit dans la monde du hip-hop, gratuit et ouvert à tous ».

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise se félicite du retour de la Tournée d’été dans les 13-14 « ce n’était plus arrivé depuis 2014, date à laquelle un vent mauvais a soufflé sur le secteur. La Marseillaise, c’est le journal de la solidarité, du partage, de ceux qui n’ont pas la parole ailleurs. C’est votre journal ! Vive La Marseillaise et vive la Résistance ! », s’exclame-t-il.

    La maire de secteur Tina Biard-Sansonetti, accompagnée par Marion Honde, Jacques Takeylian et Fabien Trujillo, élus de sa majorité, salue la Tournée d’été La Marseillaise après une saison d’animations estivales. « Belle rentrée à tous les enfants dans vos écoles mardi », lance-t-elle tout en donnant rendez-vous à Malpassé le 12 septembre pour une grande sardinade offerte aux habitants.

    DJ Bobzilla se charge de conclure la soirée avec son set electro et dansant.

    La Tournée d’été, c’est fini pour cette année… Rendez-vous l’année prochaine !

  • À Monteux, la municipalité RN démonte les lettres des locaux de la MJC

    À Monteux, la municipalité RN démonte les lettres des locaux de la MJC

    Nouvel épisode dans les relations devenues complexes entre la nouvelle municipalité RN de Monteux et la Maison des jeunes et de la culture (MJC). Cet été, l’association fondée en 1964, avait vu sa subvention passer de 45 000 à 5 000 euros. Un premier coup dur mais qui ne remet pas en cause, pour l’heure, le fonctionnement de la MJC prête à reprendre toutes ses activités le 7 septembre.

    Mais, ce lundi, un acte plus symbolique a décontenancé la MJC. « Nous avons eu la surprise de voir des agents communaux démonter l’enseigne de la MJC, sans que quiconque nous ait contactés, relate Olivier Fraysse, administrateur de la MJC. Ce sont nos salariés qui ont découvert cette action, nous avons essayé de comprendre pourquoi en interrogeant les services communaux, sans réponse de leur part, alors que c’est la Ville qui avait mis ses lettres il y a quelques années. » Aucun contact n’a été depuis établi entre les deux parties. Un choix que le maire Patrice de Camaret motive par le fait que la MJC n’est pas la seule occupante de ce bâtiment communal, nommé l’Atelier. « Il y a plusieurs associations qui y vivent et il était important de dire, c’est un bâtiment municipal. Donc on enlève celle qui précisait que c’est son territoire. Or, ce n’est pas le sien », justifie l’édile sur Ici Vaucluse. La MJC préfère prendre la nouvelle avec ironie : « Nous aimons imaginer que les services communaux vont faire à notre enseigne un brin de toilette et une nouvelle peinture avant de la raccrocher pour le début de saison ! »

  • Plus qu’une semaine pour voir l’exposition Toulon for ever

    Plus qu’une semaine pour voir l’exposition Toulon for ever

    « Venez élire sur place un 7e lauréat, parmi les photos de la rétrospective. À l’occasion des 10 ans du concours, le gagnant recevra un Prix spécial anniversaire.

    Il sera contacté et annoncé sur le compte Instagram @toulonforever2026 à l’issue de l’exposition », indique la municipalité.

    *Mairie d’Honneur

    Du lundi au vendredi, de 9h à 16h 30

    Entrée libre et gratuite