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  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Les communistes en réflexion et sur le terrain

    Face aux militants communistes installés à la sortie de la station essence Total du boulevard André-Barnier, dans le 15e arrondissement de Marseille, les automobilistes s’arrêtent volontiers pour recevoir les tracts, lèvent le pouce en signe de soutien. Alors que les adhérents du PCF entrent ce vendredi soir dans leurs congrès de section, dans le cadre du 40e congrès du parti, les militants des quartiers Nord ont tenu à lancer une action sur le terrain, face à la flambée du prix des carburants, avant d’entrer dans les débats internes.

    « Nous faisons un congrès qui se prépare dans la vie, un congrès dans la vie avant de fixer nos orientations », sourit Mireille Chessa, membre du bureau de la section du 15e arrondissement son autocollant rouge bien en évidence, tracts à la main pour appeler à la nationalisation de Total. « Nous avons voulu connecter notre congrès avec la nécessité de mener le rapport de force sur le terrain, de mener des actions populaires, précise-t-elle. Le rassemblement ne peut se faire qu’autour d’objectifs comme celui-là, s’il n’est qu’une incantation, ça ne marche pas ! » Derrière, la file de voitures qui attendent de faire le plein gagne jusqu’au boulevard. « Nous avons bien choisi la station, sourit-elle. C’est un peu moins cher qu’ailleurs, donc il y a plus de monde. »

    Week-end de débats

    En face, le discours est bien accueilli. « Avec la guerre, ils nous ont habitués aux prix, merci Macron hein ! ironise un conducteur. Et ils sont où, les gilets jaunes ? » Il voudrait rester discuter, mais déjà d’autres véhicules veulent sortir de la station. « Tu vois la différence entre une action populaire et une action populiste ! Ils nous disent de continuer, nous sommes les seuls à faire ce genre d’initiatives. Les gens veulent que ça change maintenant. Des années qu’on n’a pas eu d’augmentations de salaires, et ils nous prennent un pognon fou avec le carburant ! », partage l’ancienne responsable syndicale. Un autre conducteur interpelle les militants sur la présidentielle, refusant de prendre le tract. « Souvent les gens dans les cités nous disent qu’on nous voit que pour les élections, explique Dominique Rieffel, enseignante en lycée professionnel retraitée. C’est bien qu’ils nous voient ici. Il y a encore des personnes qui ne nous connaissent pas, nous ne sommes pas assez visibles encore. » À côté d’elle sa camarade abonde : « Il faut mener des initiatives de terrain, sinon, comment tu mènes le rapport de force ? Nous courons toujours après les voix que François Hollande a perdues. Pour les ramener, il faut les ramener sur des propositions de gauche. » Même si elle se réjouit des bons scores de la gauche à Marseille, lors des municipales.

    De quoi nourrir le débat qui, dans sa section, se tient ce samedi, mais doit durer tout le week-end pour toutes les sections du PCF, dont quarante pour les Bouches-du-Rhône. Un week-end lors duquel les communistes amenderont la base commune du conseil national choisie par 61% des militants, et 74% des adhérents dans le département, pour mieux l’améliorer, mais renouvelleront aussi leurs exécutifs de section. « Nous avons déjà des propositions d’amendements qui sont arrivées, que nous allons discuter demain, qui vont dans le sens du renforcement, ou portent sur les questions internationales », expliquent les militants.

    Avant que leurs propositions ne soient examinées lors des congrès départementaux les 20 et 21 juin, puis lors du congrès national à Lille du 3 au 5 juillet.

  • La nationalisation d’ArcelorMittal adoptée

    La nationalisation d’ArcelorMittal adoptée

    Les applaudissements retentissent sur les bancs de la gauche. Debout, les députés se tournent vers les tribunes où les salariés d’ArcelorMittal ont assisté aux débats. À 106 voix pour, 49 contre, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi de nationalisation des actifs français du sidérurgiste. « Quand la gauche se rassemble elle est belle et utile au pays », clame le député communiste et corapporteur Nicolas Sansu, à l’issue du vote. « Il n’y a pas d’avenir pour l’industrie en France sans une filière d’acier robuste et pérenne », faisait-il valoir lors des âpres débats qui ont pris part dans l’hémicycle.

    Les macronistes rejettent et attaquent

    Le texte est l’un des dix proposés par le groupe GDR (gauche démocrate et républicaine) dans sa niche parlementaire ce jeudi. Il avait été voté en première lecture lors de la journée réservée des députés insoumis. « Du métal sans Mittal, c’est le cri du cœur des salariés en lutte », avance la corapporteure et députée LFI Aurélie Trouvé, reprenant le slogan de la CGT qui avait appelé au rassemblement devant le palais Bourbon, auquel la secrétaire générale du syndicat Sophie Binet a participé. « La famille Mittal a une stratégie, une ambition : délocaliser la production aux États-Unis, en Inde, au Brésil (…). C’est maintenant qu’il faut investir. Il est temps de reprendre la main sur nos usines et sur nos vies », s’exclame l’élue. L’occasion pour les socialistes de tenter un mea-culpa : « Nous réparons par ce vote une erreur, celle commise en novembre et décembre 2012 là où le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et son directeur de cabinet Boris Vallaud avaient proposé au président de la République et au Premier ministre la nationalisation des hauts fourneaux de Florange », avance Philippe Brun. « Ils n’avaient, à l’époque, pas été suivis, le gouvernement étant victime d’une idéologie mortifère est aujourd’hui enterré ! », tonne le député PS.

    Farouchement opposé à la nationalisation, le camp présidentiel agite le coût de l’opération estimé entre 3 et 4 milliards d’euros. « L’État n’est pas un actionnaire magique, l’argent public n’est pas une ressource illimitée », justifie la députée Renaissance Marie Lebec. « Depuis 10 ans, il y a 800 millions d’euros qui ont été donnés à ArcelorMittal, pour quels résultats ? 22% d’effectifs en moins, 600 suppressions d’emplois en 2025, plus de 1 000 en 2026. Mais par contre, 732 millions de dividendes versés en deux ans par ArcelorMittal France », rétorque le président de la Commission des Finances, l’insoumis Éric Coquerel.

    Le très libéral ancien ministre Guillaume Kasbarian charge les défenseurs de la PPL : « Des députés qui n’ont jamais géré la moindre entreprise et vivent au crochet de l’État veulent nationaliser ArcelorMittal. Ils veulent jouer aux industriels avec l’argent des Français. Scoop : ça ne marche Jamais. Stop à la démagogie communiste et collectiviste », ose le fan revendiqué du président argentin d’extrême droite Javier Milei. « Vous êtes gonflés ! », envoie Stéphane Peu au camp présidentiel, « chaque année il y a 211 milliards de cadeaux qui sont faits aux entreprises sans aucune contrepartie ! », martèle le chef des députés communistes, faisant ici référence au rapport d’enquête sénatorial sur les aides publiques aux entreprises. Le texte doit désormais être transmis au Sénat. « Le gouvernement doit sans attendre respecter la volonté de la représentation nationale et engager la suite du processus législatif permettant l’adoption définitive de la loi », réclame la CGT.

    ET AUSSI…

    La réforme de l’ASPA validée

    Les députés ont approuvé à l’unanimité en première lecture jeudi la proposition de loi du groupe GDR qui vise à diminuer le non-recours à l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). « Merci pour les 300 000 retraités qui chaque année ne demandent pas cette allocation minimum remboursable, de crainte de laisser des dettes à leurs enfants », a lancé la députée réunionnaise et co présidente du groupe Emeline K/Bidi qui portait le texte. Le texte adopté jeudi instaure un « forfait logement » qui permettra de baisser le montant de l’Aspa pour les retraités propriétaires de leur logement ou hébergés à titre gratuit, et d’annuler dans ce cas la récupération des sommes. Le montant de ce forfait devrait être de quelques dizaines d’euros selon le gouvernement. La mesure résulte d’un amendement du gouvernement qui a complètement réécrit le texte.

  • A Nîmes, les Vers du ter-ter font pousser l’écologie populaire

    A Nîmes, les Vers du ter-ter font pousser l’écologie populaire

    Sous le béton, la terre. Sous les fins de mois, des colères. Et dans les quartiers, des graines d’avenir. Du 9 au 14 juin, Les Vers du ter-ter reviennent à Nîmes pour une 3e édition sous le signe d’une écologie populaire, joyeuse et politique. Son mot d’ordre, « Fauchons le blé, parlons oseille », dit tout : cette année, le festival met les pieds dans le plat de l’argent, de sa place écrasante dans nos vies et de son partage inégal.

    Porté par un collectif bénévole et indépendant, l’événement continue de tisser des liens entre Gambetta, Richelieu, Pissevin, Valdegour, la route d’Arles, la Placette ou Jean-Jaurès. « On entend souvent dire que l’écologie, c’est un truc de riches. On pense le contraire », défend le collectif, rappelant que les plus précaires sont aussi les premiers exposés aux problèmes environnementaux.

    L’oseille en débat

    Pendant une semaine, l’écologie quittera donc les discours hors-sol pour se frotter aux repas partagés, aux ateliers de débrouille et aux paroles d’habitants. Au programme : cuisine végétarienne avec Côté Jardins solidaires, encres végétales à La Virgule, spectacle autour de l’ancienne monnaie locale Krôcô, discussion sur « l’injuste prix » de l’alimentation ou débat autour de Taxer les riches avec Attac.

    À Valdegour, le film La Guerre des centimes ouvrira la discussion sur le quotidien des livreurs à vélo. À Pissevin, des ateliers radio feront entendre les voix des jeunes. À la Placette, saynètes et karaoké refermeront la fête. Ici, le lien social vaut monnaie forte.

  • Sophie Binet est sur la voie d’un nouveau mandat

    Sophie Binet est sur la voie d’un nouveau mandat

    De notre envoyé spécial, Amaury Baqué

    Un avant-goût de la future direction de la CGT a été entériné lors de cette avant-dernière journée du 54e congrès de l’organisation. Car la commission exécutive confédérale (CEC), et la liste de noms de syndicalistes qui la composent, ont été élues sans modifications par les congressistes. « Tout le monde a été élu, largement élu, c’est une bonne chose », note positivement Sandrine Mourey, secrétaire confédérale sortante. « La liste proposée pour composer la commission exécutive confédérale correspond à la meilleure équipe de direction en capacité de porter les orientations confédérales », abonde Myriam Lebkiri, également secrétaire confédérale.

    Si le rôle de cette instance est un poil technique, il faut la voir comme une direction élargie et ciment du futur bureau confédéral, ce dernier étant l’instance dirigeante majeure de l’organisation. « La CEC assure la direction de la CGT et de la conduite de l’action confédérale dans le cadre des orientations du congrès », explique Myriam Lebkiri. C’est de la composition de la CEC dont dépend l’élection du, ou de la future, secrétaire générale de la CGT. À un détail d’importance près : c’est le comité confédéral national (CCN), instance réunissant dirigeants d’Union départementale et des différentes Fédérations, qui élit le bureau confédéral, à partir de la CEC. En clair, le bureau confédéral et le secrétaire général de la CGT sont issus de la CEC, mais après un vote du CCN.

    Au regard des débats du congrès, notamment du vote à une majorité écrasante en faveur du bilan d’activités de la direction sortante, et de la validation sans appel du document d’orientation, Sophie Binet va être sans surprise reconduite en tant que secrétaire générale de la confédération, seule candidate officielle pour sa succession. Des sources concordantes au sein du CNN le confirment. Elle est évidemment présente au sein de la CEC approuvée par le congrès. Le CCN du 29 avril dernier avait approuvé la liste de candidats pour cette CEC dans des proportions parlantes : 79 pour, 5 contre et 12 abstentions.

    Quoi qu’il en soit, le mot de la fin sera dévoilé officiellement e vendredi matin, pour le dernier jour du congrès.

  • Les futures orientations de la CGT plébiscitées par son congrès

    Les futures orientations de la CGT plébiscitées par son congrès

    De notre envoyé spécial, Amaury Baqué

    L’avant-dernière journée du 54e congrès de la CGT, à Tours, a débuté sur les chapeaux de roues pour la suite des débats autour du document d’orientation, qui définit la stratégie de l’organisation pour les trois prochaines années. « Les débats vont être apaisés, sereins, vifs, animés tels que la CGT sait le faire », plante Laurent Brun, administrateur de l’organisation, à l’ouverture des débats.

    Après des discussions vigoureuses autour du 100% Sécurité sociale et de la sécurité sociale professionnelle, la veille, qui avaient provoqué un report du vote du thème 2 du document orientation , le cheminot vient tranquilliser la salle : « Pour apaiser les esprits d’entrée de jeu : l’amendement est intégré. » Une référence à un amendement porté, la veille, par une travailleuse de la fédération des organismes sociaux qui réaffirmait la place centrale du 100% Sécurité sociale au cœur de la démarche revendicative. De quoi satisfaire une partie des congressistes et ainsi passer sereinement au vote du thème 2. Lequel a été largement adopté avec 78,98% des suffrages exprimés, 21,02% de contre et 3,73% d’abstentions.

    Mais c’est l’examen du 3e thème du document d’orientation, autour des « stratégies des luttes », qui a concentré les débats de la journée. « La stratégie des luttes, c’est en réalité une question simple : comment faire pour gagner ? », introduit Kamel Brahmi, de l’Union départementale de Seine-Saint-Denis. Au sein du thème : les questions de rapport au politique, le combat contre l’extrême droite, mais aussi, et surtout, la question de l’unité syndicale. Avec en son sein l’objectif d’un rapprochement avec la FSU et la fameuse « maison commune », véritable serpent de mer de l’organisation depuis le précédent congrès.

    La maison commune agite le congrès

    Un point qui partage les congressistes. Louise Paternoster, secrétaire générale de la CGT Educ’Action 93, loue « la construction d’une maison commune, qui n’est pas la négation des différences, mais un dépassement dans un but commun. […] Avec la FSU, on partage la même vision, la même pratique de la camaraderie », développe-t-elle. Avis tout autre pour Véronique Dolot, de la CGT Aix-Marseille Métropole : « Dans mon syndicat, la FSU, on n’en veut pas. Sur cette question, on est pris en otage par des fédérations qui ne sont pas concernées par la maison commune. » Vincent Bohan, de la fédération des services publics de la Vienne, va dans le même sens : « Pourquoi la FSU, mais pas d’autres organisations ? Ça sera une maison vide de sens sur le terrain. C’est la CGT qui tire le wagon de l’intersyndicale. » De quoi faire écho à d’autres interventions questionnant plus globalement les stratégies intersyndicales de la confédération. « Nous ne sommes pas la CFDGT ! », tonne le Marseillais Yannick Van Biervliet. Quand la bordelaise Marie-Laure Charchar revient sur la stratégie d’intersyndicale lors de la réforme des retraites : « La stratégie choisie était celle de journées saute- mouton pour ne pas braquer la CFDT. »

    Un résultat sans appel

    Kamel Brahim temporise sur la fameuse « maison commune » : « Ce n’est pas une super structure, il n’y a rien dans les statuts. Il y a des liens historiques, des combats communs avec la FSU, elle sera sous le contrôle du CCN. »

    Si les débats ont été vifs, le résultat du vote du thème 3 est sans appel : 74,47% de voix favorables et 25,53% de voix contre, 3,69% d’abstentions. Le vote du document d’orientation dans sa globalité est dans la même veine : 74,74% pour de votes favorables et 25,26% de contre, 4,34% d’abstentions. En clair, les congressistes ont largement plébiscité les orientations établies par la direction sortante et affinée par les débats et autres amendements discutés en séance. « On peut être satisfaits du déroulé du congrès, notamment sur la stratégie des luttes qui a été voté à 75%, c’est encourageant », se félicite Sandrine Mourey, secrétaire confédérale sortante.

  • La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    À l’occasion des 90 ans du Front populaire la section organise une grande fête populaire le dimanche 7 juin, de 9h30 à 18h, au Parc du Grand Pavois à Septèmes. La journée débutera par un débat de 10h à 12h sur le thème : « Les 90 ans du Front populaire : quelles perspectives au regard de la situation actuelle ? » animé par Gérard Leidet, président de l’association Provence, mémoire, mouvement ouvrier (Promemo), en présence de l’historien Jean Domenichino.

    Animations et débats

    Tout au long de la fête, le public pourra découvrir des stands associatifs avec la participation notamment de l’association locale de soutien à notre journal Ensemble pour la Marseillaise, du Secours populaire, de France Cuba, du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE), de l’association corse Kallisté, du collectif La Palestine, du Mouvement de la Paix et de Fralib 1336.

    Des producteurs et apiculteurs locaux seront également présents, avec notamment le chevrier de Septèmes, une vente de brousses et d’ail.

    Il y aura aussi de quoi se réjouir les papilles sur place avec des pizzas, des grillades, des sandwiches, des crêpes, des glaces, une buvette… Plusieurs animations gratuites seront proposées aux familles : château gonflable, tours de poneys, démonstrations et initiations de breakdance avec l’association AC2N à partir de 14h.

    L’initiative se conclura par un bal populaire à partir de 16h30 avec le duo de variété composé de Marc Sintes et Zézé Briaval.

    Parc du Grand Pavois, avenue du Docteur Edouard Sauze. Entrée gratuite.

  • Début de débats vigoureux sur les orientations de la GCT

    Début de débats vigoureux sur les orientations de la GCT

    De notre envoyé spécial, Amaury Baqué

    Entrée dans le dur des débats pour les congressistes du 54e congrès de la CGT, à Tours, ce mercredi. C’est le document d’orientation, qui doit définir les stratégies de l’organisation pour les trois années à venir, qui était mis sur la table.

    Le thème 1, « Nous organiser pour nous renforcer : faire des questions d’organisation une priorité », a été discuté toute la matinée avec plusieurs dossiers chauds au programme. Notamment s’attaquer aux « syndiqués isolés », des militants n’ayant pas les moyens de créer un syndicat dans leur entreprise. C’est ce sujet qui a concentré les interventions des congressistes, notamment avec la question de la « création de syndicats professionnels de territoire », une structure déjà utilisée à certains niveaux de la CGT, mais pas encore officiellement entérinée, et justement prévue dans ce document d’orientation. Ces syndicats professionnels territoriaux doivent « permettre aux syndiqués isolés de se regrouper par profession dans un territoire », résume Sandrine Mourey.

    « Il est important de rester ancré dans les boîtes, on ne veut pas d’une méga structure éloignée du terrain », juge pour sa part Patrick Rispal, pour la CGT RATP, qui plaide plutôt pour « un syndicat, une entreprise ». Carine Didia, travailleuse de la propreté dans les Bouches-du-Rhône et rattachée à la Fédération Ports et Docks, lui répond indirectement : « Notre force repose sur la coopération entre syndicats du client [en l’occurrence le port de Marseille Ndlr] et ceux de la propreté. Nous poursuivons la création de syndicats professionnels, cette proximité avec les travailleurs nous permet d’être la première organisation syndicale de la branche. »

    Vient ensuite le bras de fer autour des amendements, par exemple sur la question de l’intégration des ICTAMS (Ingénieurs, cadres techniciens et agents de maîtrise), le document d’orientation établissant la volonté de développer la CGT auprès de ces travailleurs. « On doit organiser et s’adresser aux Ictam, pour parler à tout le salariat », explique Sandrine Mourey pour la confédération.

    Le vote sur le thème 2 reporté

    Les congressistes approuvent majoritairement l’ensemble des propositions de la commission des amendements. Le préambule et le thème 1 sont d’ailleurs largement adoptés avec 74,6% des voix.

    Le thème 2, « Transformation du travail : quelles réponses syndicales pour peser », provoque aussi des interventions vigoureuses. Le développement de la prise en compte du « Nouveau statut du travail salarié (NSTS) » et donc d’une sécurité sociale professionnelle – deux thématiques travaillées de longue date par la confédération – n’est pas sans susciter des interrogations chez certains délégués. Des questionnements au regard d’une potentielle concurrence de ces concepts avec un autre cher à l’histoire de la CGT : celui du 100% Sécurité sociale.

    Patrizia Benezit, pour la fédération de la Santé et Action sociale de la Haute-Loire, tempête : « La place de la Sécurité sociale dans le document d’orientation n’est pas à la hauteur des enjeux. Le 100% Sécu, il faut en faire une priorité. » « Il n’y a pas d’opposition entre sécurité sociale professionnelle et NSTS, et pas d’opposition avec la Sécurité sociale, il faut déminer les appréhensions des camarades, ce sont deux concepts qui se complètent », rassure Boris Plazzi, secrétaire confédéral sortant.

    Reste que Sandrine Nosengo, des organismes sociaux, propose un amendement remplaçant carrément les notions de NSTS et de sécurité sociale professionnelle par le 100% Sécurité sociale uniquement. En clair, supprimer les deux premiers concepts au profit du troisième. Et, à l’inverse du thème 1, Cette fois, la commission des amendements, qui proposait un maintien du texte initial et le rejet dudit amendement, est mise en minorité, d’une courte tête. De quoi creuser la dualité entre sécurité sociale professionnelle et 100% Sécu ?

    Cela provoque tant de débats que les votes sur le deuxième thème sont décalés au lendemain. « Une nouvelle rédaction va être présentée, il faut plus de pédagogie sur ces deux concepts », rassure Boris Plazzi. De quoi animer les débats pour la suite de l’examen.

  • 54e congrès de la CGT : le rapport d’activité largement adopté et un bilan plébiscité

    54e congrès de la CGT : le rapport d’activité largement adopté et un bilan plébiscité

    Débats riches et de fond pour le vote du rapport d’activité, qui fait office de jauge du bilan de la direction sortante.

    Pour l’introduction aux débats, Nathalie Bazire, secrétaire confédérale, a vanté « trois années marquées par une forte amélioration de l’image de la CGT », de même que la réussite « de ne pas clôturer à la baisse de nos adhésions : le cap des 600 000 syndiqués a été franchi ». « L’analyse de la mobilisation contre la réforme des retraites nous a permis d’identifier les points d’appuis à préserver : l’unité et la proximité, mais aussi ce qui nous a manqué pour étendre la grève », a-t-elle développé. Avant de résumer : « Le cap était clair pour ce mandat, faire de la vie syndicale une priorité. »

    Un bilan largement salué par les interventions des délégués. Gaétan Lecocq, d’ArcelorMittal Dunkerque, comme Nicolas Bruel, de Fibre Excellence Saint-Gaudens, ont appuyé les orientations prises par la confédération dans le soutien aux industries. « La coordination entre la confédération, la fédération, les UD et les UL est déterminante. Nous croyons à l’avenir de nos sites », a résumé Nicolas Bruel. Même principe pour Jean-Michel Roccasalva, de la Centrale de Gardanne, louant le « retour de la confédération » dans la lutte à leurs côtés durant le mandat et rappelant que le développement d’un projet industriel par les salariés est « une victoire fruit de la convergence de lutte » et donc du processus enclenché à tous les niveaux de la CGT.

    Analyse tout autre pour Frédéric Alpozzo, pour la CGT des Marins de Marseille, qui a dénoncé « un problème de coordination des luttes entre fédérations pendant la réforme des retraites ! ». Avant d’appeler à « changer le fonctionnement de nos instances pour être au plus près des travailleurs en lutte ». Comme lui, seulement 18,64% des délégués ont voté contre ce bilan d’activité. Bien loin des 81,36% de voix favorables, qui représentent 414 347 voix sur les 543 855 délégués ayant participé au vote. Car les congressistes votaient « par mandat » pour ce scrutin, c’est-à-dire qu’un délégué vote pour plusieurs structures. Une majorité écrasante valide donc le bilan de Sophie Binet et de la direction sortante, à l’inverse du précédent et houleux congrès de Clermont-Ferrand, où le rapport d’activité avait été rejeté par les congressistes et avait donc fait office de désaveu pour la direction alors, sous la houlette de Philippe Martinez. « C’est la reconnaissance du travail effectué, cela fait très longtemps qu’on n’avait pas atteint des scores similaires. On revient à une culture du débat classique, on avait un mandat de rassemblement », se félicite Thomas Vacheron, secrétaire confédéral.

  • La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    Le budget a été voté à Aix, juste à temps, les communes ayant jusqu’au 30 avril pour l’adopter. Ce jeudi, les élus du conseil municipal se sont réunis deux semaines après avoir débattu du rapport d’orientations budgétaires (ROB) en salle des États de Provence. Budget décliné en plusieurs « axes majeurs », rappelle Dominique Augey, adjointe aux Finances, et sur lesquels repose aussi le budget primitif : proximité, qualité de service public, une préparation à la « ville de demain » mais surtout – et c’est une promesse de campagne – la préservation du pouvoir d’achat des Aixois. Néanmoins, pour l’année à venir, la Ville prévoit un budget à 330,5 millions d’euros. Le budget de fonctionnement s’élève à 238 millions d’euros de recettes. Et à 222 millions d’euros de dépenses, qui inclut 59,9% de dépenses en personnel. « Des recettes supplémentaires aux dépenses ça permet de dégager une marge de 15,6M d’euros, qu’on bascule dans le budget investissement, précise Dominique Augey. En complétant ce budget issu du fonctionnement par un certain nombre de recettes qu’on détaillera tout à l’heure pour un montant de 64 millions d’euros, on peut programmer des investissements qui sont à peu près à hauteur de 80 millions d’euros. » Quant aux 330,5 millions de budget total, ce chiffre inclut entre autres 110 millions d’euros de recettes fiscales (taxes foncières et autres taxes directes). 57 millions proviennent également de la Métropole (dotation de solidarité communale et attributions de compensation). La dotation globale de fonctionnement, chute de 4,9%. « Elle baisse de 50% sur les 15 dernières années. Il faut faire avec ces diminutions », précise Dominique Augey. Les grandes priorités du budget ont elles été présentées en « polyphonie ». Soit des « flashs sur un projet et des programmes variés en 2026 », présenté par plusieurs adjoints. Côté sports, Hervé Libermann estime que « le budget est à nouveau ambitieux et s’établit autour de 3,2 millions d’euros de dépenses de fonctionnement et de 810 000 en investissement ». Les aides aux associations et clubs sportifs s’élèvent à 1,6 million d’euros. Côté sécurité, parmi les sujets en poupe de la majorité, Mireille Lazare annonce notamment, la volonté de la Ville de « moderniser ses outils » avec l’agrandissement du centre de supervision urbain, la construction d’un nouveau commissariat de police municipale et « l’engagement de la Ville » dans le réseau Radio du futur (RFF). Les investissements dans les écoles se poursuivent eux aussi, notamment par la végétalisation des cours d’écoles, tout comme les investissements liés à l’environnement et la transition énergétique.

    Oppositions en désaccord

    « Face au désengagement de l’État, et pour préserver le pouvoir achat des Aixois, vous n’augmentez pas la taxe d’habitation des résidences secondaires. (…) Vous faites des choix, celui de préserver le pouvoir d’achat de certains Aixois. À côté de ça, on continue à payer la pénalité SRU (…) il faut prendre l’argent là où il est ! », pointe Agnès Daures (DVG, groupe Aix en Partage). Dans le même groupe, Magali Bailleul regrette qu’« il manque pourtant un aspect essentiel de la vie des enfants à l’école : le périscolaire. Il y a des attentes, ce qu’on demande est, dans ce budget, on ne voit pas une augmentation des ressources financières humaines suffisantes pour pouvoir améliorer le service tel qu’attendu par les parents. Pour la rentrée 2026, ce ne sera pas le cas ? ». Siégeant aux côtés de Philippe Klein, Cyrille Blint, conseiller départemental, regrette « un choix de baisser les investissements, d’endetter les Aixois, ou de céder les biens fonciers de la Ville. Je m’aperçois que vous avez fait les trois ». Le budget sera finalement, voté, contre l’avis de l’ensemble des oppositions.