Tag: L’Humanité

  • « La Marseillaise » aux 90 ans du « Cantal ouvrier et paysan »

    « La Marseillaise » aux 90 ans du « Cantal ouvrier et paysan »

    Grand jour ce samedi pour le Cantal ouvrier et paysan. Le COP pour les intimes fêtait ses 90 ans à Aurillac. Le journal fondé l’année du Front populaire a chaque année sa fête « belle, rebelle et fraternelle ».

    Pour l’occasion, notre journal était invité. Léo Purguette, président de La Marseillaise et Marc Poggiale, président du conseil de surveillance, l’ont représenté.

    Au programme : une rencontre-débat sur le thème « Quel avenir pour la presse indépendante ? ». Animé par le président de notre journal elle a permis d’évoquer la bataille pour que vive La Marseillaise et d’échanger avec un public très attentif aux évolutions du secteur de la presse et aux nouveaux enjeux démocratiques.

    Un peu plus tard, Thomas Lemahieu, grand reporter à l’Humanité est revenu sur son enquête à propos de la « nébuleuse Stérin », du nom de ce milliardaire déterminé à faciliter l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Un fil rouge depuis 1936 : pain, paix, liberté

    Les participants ont ensuite pu assister au vernissage d’une exposition dédiée aux 90 ans du COP présentée par Antoine Ruis et Amandine Ollier qui y ont contribué bénévolement avec l’appui des archives départementales du Cantal. Elle retrace l’histoire de ce titre depuis sa fondation pendant le Front populaire jusqu’à nos jours avec un même fil rouge : pain, paix, liberté.

    La journée à la fois festive, culturelle et politique s’est conclue par une allocution de Sébastien Prat, directeur de publication et secrétaire départemental du PCF, et de Léo Purguette qui ont laissé place à une soirée bal trad et électro.

  • [Le coin des idées] « Loin, très loin de Jean-Luc Mélenchon »…

    [Le coin des idées] « Loin, très loin de Jean-Luc Mélenchon »…

    En revanche, avec ce recueil de textes parus dans L’Humanité, Témoignage chrétien, La faute à Diderot, La Croix, Vendémiaire et salué en termes élogieux par divers courants allant de Causeur à Marianne en passant par Liberté-Actus et même tout dernièrement La lettre du CRIF, Valère Staraselski travaille à se désaliéner de la pensée néo-gauchiste populiste, trop souvent intolérante et sectaire, en vogue aujourd’hui. Comment ? Par ce que l’historien Jean-Numa Ducange nomme à son propos de « réflexion salutaire sur le contenu des engagements politiques de Mélenchon ».

    C’est ainsi que l’on trouve des écrits directement politiques mais également portant sur la religion dans la droite ligne de son dernier roman Les Passagers de la cathédrale ou bien encore plus récemment dans celui du Cheminement d’un communiste en terre chrétienne d’André Chassaigne. Sur l’histoire de Bambi, sur les 100 ans de Parti communiste qu’il a codirigé avec Guillaume Roubaud-Quashie, sur la CGT (il est l’auteur d’Un siècle de Vie ouvrière), sur la notion d’Histoire…

    Et l’auteur montre, dans la contribution la plus importante qui clôt l’ouvrage, Domenico Losurdo, penseur du communisme, que ni la pensée communiste ni le communisme ne sont caduques. Bien au contraire. Aussi, sa présentation de l’œuvre de Domenico Losurdo, historien et philosophe italien se situant dans la lignée de Gramsci, claire et pédagogique, est assurément à ne pas manquer.

    Loin, très loin de Jean-Luc Mélenchon, Valère Staraselski, préface d’Arlette Vidal-Naquet, L’Harmattan, 154 p, 17 euros.

  • Rentrée offensive et festive avec Terres de résistance

    Rentrée offensive et festive avec Terres de résistance

    C’est la Fête de l’Huma locale. « À notre échelle, avec les moyens du bord et beaucoup d’humilité », précise Jeanine Incorvaia, présidente des Amis de la fête, qui organise Terres de résistance. Cette année, pour sa 24e édition, le festival aura lieu du 3 au 6 septembre au jardin du Prieuré. L’occasion de se rassembler pour une rentrée aussi festive qu’offensive, de « parler des combats en cours ».

    « Il n’y a pas que l’élection présidentielle, il y a aussi pas mal de sujets sur lesquels nous réfléchissons, en tant que communistes, d’autant plus à l’issue du congrès ce week-end et du congrès départemental avant les vacances, affirme Jeanine Incorvaia. Ce qui nous anime, c’est la cavalcade désordonnée et décomplexée du libéralisme mondial qui met les peuples et la planète à genoux. »

    Des débats et des concerts

    Samedi, rendez-vous au village des associations, avec une vingtaine de structures présentes. « Ce village des associations permet de montrer toutes les facettes qui peuvent s’inscrire dans la résistance », souligne Francis Fournier, l’un des organisateurs du festival. La section locale des Arméniens animera un débat, le Secours Populaire organisera des ateliers autour des congés payés tandis que la librairie l’Argonaute, les éditions Alifbata et Yann Madé parleront féminisme. Le lendemain, le grand reporter pour L’Humanité Pierre Barbancey animera un débat sur la situation au Moyen-Orient, avant le traditionnel meeting de la section locale communiste. Jeanine Incorvaia souligne : « Même si on est sérieux dans notre discours, on aime faire la fête ». Et pour ça, des concerts ponctueront les journées, entre Bazil, la fanfare Tahar Tag’l, Duo K’Alamité, un tribute Bob Marley avec Axetone ou encore Massilia Reggae Club.