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  • [Grand entretien] Florent Dasque : « On va passer un beau moment de partage »

    [Grand entretien] Florent Dasque : « On va passer un beau moment de partage »

    La Marseillaise : Votre nouvel album s’intitule « Je rentre à la maison ». Que signifie la maison pour des artistes qui partent régulièrement en tournée comme vous ?

    Florent Dasque : C’est un sujet qu’on interroge tout au long de l’album, notamment dans une chanson qui s’intitule elle-même « Je rentre à la maison ». Dans la chanson, notre personnage part de chez lui et repense à l’endroit où il a grandi, à tous ceux qu’il laisse derrière lui. Il doit se reconstruire ailleurs. C’est une question très présente chez les artistes : on vit dans les tourbus, on se reconstruit un peu à chaque endroit où l’on se produit. On a choisi ce thème en le laissant ouvert à toute interprétation, parce que c’est très difficile de définir ce qu’est une maison. Ce n’est pas une maison maçonnée, avec quatre murs et un toit. C’est un refuge intérieur, invisible, dans lequel on peut enfermer des visages, des souvenirs, des paysages, des couleurs, des saveurs, une langue, une région, un pays, peu importe. Notre identité transite dans notre maison au fil de la vie.

    Cette réflexion s’accompagne d’un projet pédagogique et culturel inédit. En quoi consiste-t-il ?

    F.D. : Ça fait des années qu’on est sollicité pour rendre visite à des publics scolaires ou associatifs, ces échanges nous plaisaient tellement qu’on s’est dit qu’il fallait leur consacrer davantage de temps. On s’est donc entourés d’enseignants, de chercheurs et de formateurs, qui ont créé des fiches pédagogiques autour des questionnements sur l’identité. C’est devenu un espace d’expression pour les scolaires, mais aussi pour n’importe quelle association, des personnes en situation de handicap, des foyers, etc. Aujourd’hui, n’importe quel enseignant ou éducateur peut trouver ces fiches sur le site du ministère. Ce sont des déroulés de séances adaptés pour des enfants de 8 ans jusqu’à des ados de 18 ans, voire des publics de 30 ou 40 ans. Il y a des exercices qui posent des questions comme : Qui suis-je ? Qu’est-ce qu’il y a dans ma maison ? Peut-on avoir plusieurs maisons ? Peut-on reconstruire une maison quand on a quitté la sienne ? C’est un support qui s’adresse à des publics très divers, pour que chacun, peu importe son parcours, d’où il vient, où il va, puisse réfléchir à ce que représente la maison pour lui. L’an dernier, avec l’aide du ministère de l’Éducation Nationale, on a récolté des milliers de projets de jeunes sur ce sujet. À chaque concert, on a réservé nos premières parties aux projets qui nous ont le plus interpellés, que ce soit de la poésie, du slam, de la lecture, de l’art plastique, de la musique… On a par exemple reçu des réécritures de couplets de « Je rentre à la maison » en roumain, en arabe ou en suédois. C’était une façon pour ces jeunes qui parlaient une langue différente chez eux de se rapprocher d’une maison qui leur ressemble et qui les rassure. Beaucoup de projets portaient aussi sur la lutte contre le harcèlement scolaire. Chez les plus grands, on a eu des réflexions plus philosophiques sur la quête d’identité, en perpétuelle construction tout au long de la vie. C’est un grand projet culturel qu’on mène depuis un an maintenant, on le reconduit à la rentrée avec l’Éducation nationale.

    Partager autant avec le public, notamment avec les jeunes, a-t-il influencé votre rapport à la musique ?

    Initiales : On dit souvent que Boulevard des Airs a été créé pour être sur scène, pour partager avec les gens. Effectivement, ce projet était aussi un prétexte pour aller à la rencontre d’un public nouveau, de faire de la musique différemment et ne pas s’enfermer entre concerts, tournées et studios. Ça a donné beaucoup de sens à notre démarche d’artiste et à cet album. Et puis les jeunes, c’est un public qu’on adore. À cet âge-là, il n’y a pas de filtre. Se poser des questions aussi intimes que les questions sur l’identité, qui interrogent en profondeur le parcours des gens, ça soulève des réflexions très intéressantes et très inspirantes pour nous.

    C’est la première fois que vous vous produisez à Ici Live La Ciotat. Pourquoi être présents cette année ?

    F.D. : On est un groupe qui vient du sud de la France, on a collaboré avec plein d’artistes du sud, notamment Carbonne. Donc on a hâte d’y être pour partager avec le public. En plus, l’endroit est superbe, avec la scène sur l’eau. On va passer un beau moment de partage ! C’est toujours un plaisir d’aller à la rencontre de nouvelles personnes, de nouveaux endroits et de nouvelles équipes.

    Après la tournée des festivals, vous avez prévu un voyage aux États-Unis. À quelle occasion ?

    F.D. : Notre projet pédagogique autour de l’album s’est largement exporté puisque l’on part à la rencontre de jeunes américains mais aussi de jeunes d’autres horizons en fin d’année. On va sur une dizaine de villes de la côte ouest pour faire de la musique autrement, avec un public différent. Ce projet a énormément grandi, il n’avait pas du tout vocation à devenir ce qu’il est aujourd’hui ! C’est vraiment une réussite pour nous de pouvoir prendre conscience des questionnements sur l’identité qui ont lieu ailleurs que chez nous. À notre retour, on réattaque la tournée des salles début 2027. On est déjà en train d’écrire la suite, donc on a hâte de continuer notre histoire avec le public.

    Propos recueillis par Andréa Goyard-de castro

  • La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    L’orage a menacé mais la Tournée d’été La Marseillaise ne lui a pas cédé un pouce de terrain pour sa dernière date après une saison réussie à travers les villes et les villages du sud de la France. Pour démarrer la soirée , le groupe Sabotaaaage reprend des incoutournables de la pop’. Mission accomplie : Nora se régale. « Le son est excellent et pourtant j’en ai fait des concerts ! Le chanteur passe d’un titre à l’autre totalement différent sans problème. J’hallucine ! » se réjouit-elle.

    Get back tribute Beatles, prend la suite avec les titres les plus célèbres du groupe iconique. Devant la scène, beaucoup d’enfants mettent l’ambiance. Les derniers jours de vacances seront festifs ou ne seront pas. Pour Ibrahim « ça bouge trop bien ! », avec sa grande sœur il se déhanche comme jamais.

    La Marseillaise breaking cup à l’opéra le 13 septembre

    Avant ça, Raphaël Jacquelain, directeur commercial remercie les prestataires et partenaires. Il en profite pour donner rendez-vous au public le dimanche 13 septembre à l’opéra de Marseille pour « La Marseillaise breaking cup », un événement « inédit dans la monde du hip-hop, gratuit et ouvert à tous ».

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise se félicite du retour de la Tournée d’été dans les 13-14 « ce n’était plus arrivé depuis 2014, date à laquelle un vent mauvais a soufflé sur le secteur. La Marseillaise, c’est le journal de la solidarité, du partage, de ceux qui n’ont pas la parole ailleurs. C’est votre journal ! Vive La Marseillaise et vive la Résistance ! », s’exclame-t-il.

    La maire de secteur Tina Biard-Sansonetti, accompagnée par Marion Honde, Jacques Takeylian et Fabien Trujillo, élus de sa majorité, salue la Tournée d’été La Marseillaise après une saison d’animations estivales. « Belle rentrée à tous les enfants dans vos écoles mardi », lance-t-elle tout en donnant rendez-vous à Malpassé le 12 septembre pour une grande sardinade offerte aux habitants.

    DJ Bobzilla se charge de conclure la soirée avec son set electro et dansant.

    La Tournée d’été, c’est fini pour cette année… Rendez-vous l’année prochaine !

  • Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    « Né dans les jardins et autour d’une équipe de copains » comme le rappelle Patrick Simonetti, bénévole historique et aujourd’hui responsable bénévole, en 9 ans Mama Stock a grandi sans perdre son ADN.

    Pour Julien Fortier, codirecteur de projet, cette neuvième édition reflète toujours cette volonté de culture pour tous. La programmation mêlera ainsi rap, rock, musiques berbères, Balkans, dub et sound system. Sophie les Bas Bleus, Dizzy Sounds, Anzul Project, ShazaLaKazoo, La Cercleuse, Melan et Soom T se succéderont sur la scène principale. La scène dub, elle, réunira les collectifs Assoya, South Attack et Salvatge Sound.

    Mama Stock ne se limite pas aux concerts : marché artisanal, espace Kidz, live painting, expositions, friperie solidaire à prix libre investiront le site. C’est aussi un grand village associatif. Avec cette édition qui soutient particulièrement l’antenne Hérault de SOS Méditerranée France pour sensibiliser le public au sauvetage en mer. « C’est une manière de rappeler que la fête peut être consciente. » Autre nouveauté cette année : le 28 août à 14h15, une projection de Tous au Larzac sera proposée en partenariat avec le What a Trip! Festival.

    Une aventure portée par les bénévoles

    Cette diversité repose sur une forte mobilisation bénévole. Environ 138 personnes sont engagées cette année, dont 85 à 90% de nouveaux venus. « Nous avons une équipe de copains qui arrive à faire un truc géant », souligne Patrick Simonetti. Or le festival étant autofinancé à plus de 90 %, ce modèle devient toutefois plus difficile à maintenir. « L’ensemble des charges a augmenté avec le coût de la vie et c’est inenvisageable de tout répercuter sur les festivaliers », explique Julien Fortier. La gratuité impose donc de « bricoler » et de s’accrocher au sens du projet. « Maintenir le projet selon ses modalités actuelles s’avère être, année après année, un acte toujours plus militant ».

    Amélia Siapo

  • [C’est l’été] Bouquet final de la tournée d’été de La Marseillaise au parc Font Obscur

    [C’est l’été] Bouquet final de la tournée d’été de La Marseillaise au parc Font Obscur

    Le public pourra danser une dernière fois lors de l’ultime concert de la tournée d’été de La Marseillaise, ce vendredi 28 août, dès 20h15, au parc Font Obscur, dans le 14e arrondissement.

    La soirée débutera avec le groupe Sabotaaaage. Originaires du Sud de la France, ils font des mashups de grands tubes français et internationaux.

    Get The Beatles Back, composé de quatre musiciens et chanteurs, rendra hommage pendant deux heures au fameux groupe britannique en faisant revivre au public la révolutionnaire épopée musicale des Beatles. Ils interpréteront les grands standards des quatre garçons de Liverpool, en passant de « Yesterday » à « Help! ».

    Les événements de

    La Marseillaise continuent

    La soirée sera clôturée par DJ Bobzilla à partir de 23h20. Le DJ, habitué de la tournée d’été La Marseillaise, « s’adapte à ce que les gens aiment ». « S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir », nous confiait-il.

    La tournée d’été se termine mais les événements ne s’arrêtent pas pour autant. La Marseillaise retrouvera son public lors de la 5e édition de La Marseillaise Breaking Cup. Dès le 7 septembre, il sera possible de venir voir les danseurs s’affronter.

  • Rentrée offensive et festive avec Terres de résistance

    Rentrée offensive et festive avec Terres de résistance

    C’est la Fête de l’Huma locale. « À notre échelle, avec les moyens du bord et beaucoup d’humilité », précise Jeanine Incorvaia, présidente des Amis de la fête, qui organise Terres de résistance. Cette année, pour sa 24e édition, le festival aura lieu du 3 au 6 septembre au jardin du Prieuré. L’occasion de se rassembler pour une rentrée aussi festive qu’offensive, de « parler des combats en cours ».

    « Il n’y a pas que l’élection présidentielle, il y a aussi pas mal de sujets sur lesquels nous réfléchissons, en tant que communistes, d’autant plus à l’issue du congrès ce week-end et du congrès départemental avant les vacances, affirme Jeanine Incorvaia. Ce qui nous anime, c’est la cavalcade désordonnée et décomplexée du libéralisme mondial qui met les peuples et la planète à genoux. »

    Des débats et des concerts

    Samedi, rendez-vous au village des associations, avec une vingtaine de structures présentes. « Ce village des associations permet de montrer toutes les facettes qui peuvent s’inscrire dans la résistance », souligne Francis Fournier, l’un des organisateurs du festival. La section locale des Arméniens animera un débat, le Secours Populaire organisera des ateliers autour des congés payés tandis que la librairie l’Argonaute, les éditions Alifbata et Yann Madé parleront féminisme. Le lendemain, le grand reporter pour L’Humanité Pierre Barbancey animera un débat sur la situation au Moyen-Orient, avant le traditionnel meeting de la section locale communiste. Jeanine Incorvaia souligne : « Même si on est sérieux dans notre discours, on aime faire la fête ». Et pour ça, des concerts ponctueront les journées, entre Bazil, la fanfare Tahar Tag’l, Duo K’Alamité, un tribute Bob Marley avec Axetone ou encore Massilia Reggae Club.

  • [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    Composez votre propre voyage musical », annonce le conservatoire Darius-Milhaud à l’occasion de la 13e édition du festival Musique dans la rue. Au programme, 47 rendez-vous dans quatre lieux d’exception : la cour Sainte-Catherine, la place d’Albertas, l’église du Saint-Esprit et le jardin du Pavillon de Vendôme. « L’objectif est de proposer un festival accessible, ouvert à tous, même au jeune public, et gratuit. Pour les Aixois comme pour les touristes, le but est de découvrir des lieux emblématiques de la ville et de venir écouter des répertoires très différents », explique Louisiane Toumelin, coordinatrice du festival.

    « On en a pour tous les goûts ! », se félicite-t-elle. Entre concerts et fanfares ambulantes, une large diversité d’artistes et de genres musicaux est proposée, du rock à la musique lyrique, en passant par la bossa nova, le classique et le jazz. Chaque concert dure une trentaine de minutes, afin de pouvoir « voir des choses très diversifiées », précise la coordinatrice. « Le but est de susciter la curiosité du public. Par exemple, on a un concert qui va proposer des reprises de musiques de Gainsbourg, de Rihanna, mais aussi de compositeurs classiques comme Mozart », annonce-t-elle.

    La soirée d’ouverture se déroulera au conservatoire Darius-Milhaud, ce vendredi 21 août de 20h à 21h15, pour une rencontre « placée sous le signe de l’excellence musicale et du dialogue entre les cultures ». Le violoniste franco-syrien aixois Bilal Alnemr jouera aux côtés du Jeune Ensemble de Berlin lors d’un concert symphonique.

    Des musiciens

    à la rencontre du public

    Trois déambulations festives sont prévues les 27, 28 et 29 août. Entre fanfare électrique et jazz créole, Louisiane Toumelin invite le public à « se raccrocher à la déambulation quand elle passera devant les terrasses de cafés ». Après des éditions compliquées dans le contexte du Covid, la coordinatrice du festival insiste : « On est ravis de proposer une belle édition, avec autant de concerts dans des lieux en simultané. Ce qui va être difficile pour le public, c’est de choisir ce qu’il a envie de voir ! »

    Programmation complète
    sur le site de l’office de tourisme.

  • [C’est l’été] Balade aux lanternes à Pernes-les-Fontaines

    [C’est l’été] Balade aux lanternes à Pernes-les-Fontaines

    À la nuit tombée, dans les rues anciennes, ils proposent de découvrir les traditions et richesses de la ville. À chaque arrêt, les lanterniers racontent des légendes et anecdotes de Pernes, parfois accompagnés de musiciens ou de comédiens.

    Gabrielle Cartellier

    Départ à 21h30 de la place Frédéric Mistral. Gratuit. Pour tout public.

  • [C’est l’été] Du classique accessible à tous à l’église Sainte-Anne

    [C’est l’été] Du classique accessible à tous à l’église Sainte-Anne

    Et si la musique classique sortait des sentiers battus ? C’est toute l’ambition des Concerts de Sainte-Anne qui s’ouvrent ce mardi pour une deuxième édition, avec trois rendez-vous jusqu’au 1er septembre. À 19h, l’église Sainte-Anne, place Baverel, dans le 8e arrondissement de Marseille, accueille une programmation accessible à tous, avec une entrée à prix libre.

    « L’an dernier, on a constaté que, l’été, il n’y a quasiment rien à Marseille en matière de musique classique. Tout le monde n’a pas la chance d’aller en festival donc on s’est dit qu’il fallait prolonger les concerts », explique Philippe Gueit, directeur artistique des concerts, qui sera également au piano.

    Pour cette première soirée, le programme sera éclectique. Avec Fabrice Ropolo à la flûte, Philippe Gueit proposera une heure musicale allant de Bach à Morricone, en passant par Ibert, Saint-Saëns, Mozart et Donizetti.

    Le mardi 25 août, le pianiste sera en duo avec le trompettiste Thierry Amiot, pour présenter leur CD Grandes Mélodies, enregistré dans cette même église. « L’originalité, c’est qu’on a choisi un duo pour trompette et piano, bien moins connu que la trompette et l’orgue », précise Philippe Gueit. Enfin, le 1er septembre, le pianiste donnera un récital consacré à Albeniz, Liszt, Schubert et Chopin, entre grandes pages du répertoire et découvertes.

    Séduire les néophytes

    Ici, pas question de réserver le classique aux seuls initiés. « On tient à l’accessibilité du classique pour tous, d’où l’entrée à prix libre, souligne Philippe Gueit. On associe encore trop souvent le classique à un répertoire réservé. » Avec 200 places, sans réservation, chacun peut pousser la porte de l’église et se laisser surprendre. « C’est important de proposer aux gens des choses qu’ils n’aiment pas forcément pour susciter la découverte », poursuit-il.

    À Sainte-Anne, le cadre participe pleinement à cette invitation. « Souvent, les églises résonnent trop. Là, l’acoustique est excellente », assure le directeur artistique, qui apprécie aussi « la grande proximité offerte par le lieu avec le public ».

  • [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    C’est la huitième année que le Positiv Festival investit le Théâtre antique d’Orange. Début août, se sont produits Kool and the Gang et Fatal Bazooka. Ce week-end du 15 août, des DJ français et internationaux viendront jouer sur la scène vieille de 2 000 ans.

    Sur trois jours douze artistes se produiront. Boris Brejcha, connu à l’international, sera sur scène vendredi. Le DJ allemand, célèbre pour porter des masques après avoir été brûlé au visage lors d’un accident, est créateur de son propre genre, la « high-tech minimal ». Le même soir jouera Nicolas Cuer, originaire d’Arles, connu pour sa techno hypnotique. Il est également fondateur et directeur artistique du Positiv Festival.

    Des concerts

    jusqu’à fin août

    Samedi soir, Charlotte de Witte sera sur scène. Star mondiale de la techno contemporaine, présente sur les plus grandes scènes, elle a sorti son dernier EP fin avril. Le lendemain, dimanche, c’est Fisher qui prendra le relais. Réputé pour son énergie débordante et son humour, le DJ australien partagera avec le public sa musique house.

    Le festival fait aussi de la place aux artistes émergents avec Venga. DJ et productrice française de tech house, elle mixe de manière permanente au R2 à Marseille. Toujours dans l’univers électro, le 22 août, le DJ Apashe viendra jouer avec une formation symphonique. Le mois se terminera en beauté à Orange, avec, le samedi 29 août, Macklemore, artiste majeur de la scène rap internationale.

    Avec plus de 40 000 spectateurs attendus, le festival ouvre ses portes à 18h, ce vendredi.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    « Jai à cœur de rassembler tout le monde », déclare Nicolas Dautricourt, violoniste professionnel et directeur artistique des Accords de Cassis. « La musique classique ou le jazz, ça peut faire peur à un public non initié, mon grand challenge, c’est de réussir à parler à tout le monde », annonce-t-il. De Paul Lay, « une grosse pointure du piano jazz », à Mozart, en passant par Bach, Schumann ou encore Dvorák, le directeur artistique raconte « chercher chez les artistes, l’œuvre qui va captiver l’auditoire du début à la fin ».

    Quatre soirées d’exception

    Ayant à cœur de réunir musiciens amateurs et professionnels au sein du festival, Nicolas Dautricourt explique proposer « un format assez unique avec des concerts de prestige le soir et, en journée dans les rues de Cassis, des concerts offerts aux passants par des musiciens amateurs bénévoles ». Le soir, en attendant les artistes internationaux, des concerts « Happy Hour » seront également proposés de 19h à 20h. C’est l’Orchestre des Colibris qui ouvrira le festival sur l’esplanade Aristide-Briand, le mercredi 19 août. « C’est un petit orchestre coup de cœur, formé par des jeunes sourds ou malentendants. Ils sont appareillés pour la plupart d’entre eux. Ils jouent très bien, ça va être magnifique », s’impatiente Nicolas Dautricourt.

    « Cette première soirée est presque 100% marseillaise », se félicite le directeur artistique pour qui « c’est un effort symbolique d’ouvrir le festival international avec des ensembles de la région ». « Le but de ces quatre jours, c’est que Cassis résonne de musiques festives, c’est un festival très éclectique, très rassembleur aussi », se réjouit Nicolas Dautricourt qui se dit « heureux et fier de ces moments de partage ».

    Le violoniste professionnel explique qu’il s’entoure de musiciens rencontrés au « gré des festivals ici et là. Ce sont tous des artistes internationaux très reconnus, mais aussi des personnes qui s’adressent au public », se félicite-t-il.

    « La dernière soirée sera festive, avec un final en feu d’artifice ! », annonce Nicolas Dautricourt.

    Alors que les derniers préparatifs se mettent en place, le directeur artistique se réjouit de retrouver le public : « J’ai l’impression que les Cassidains attendent cet événement, même les jeunes. On se dit qu’on ne travaille pas pour rien, ça fait vraiment plaisir », conclut-il avec fierté.

    Andréa Goyard-de Castro

    Renseignements : 06.12.28.65.93

    Réservations : www.lesaccordsdecassis.fr