À Istres, la rentrée sous le signe de l’inclusion

Dans l’urgence, au mois de juin, la Ville d’Istres avait déployé un plan de rafraîchissement dans ses 13 groupes scolaires. Les deux mois d’été ont été l’occasion de poursuivre la trajectoire entamée par la précédente mandature pour une meilleure adaptation des écoles au changement climatique, notamment avec le marché global de performance énergétique (MGPE) « avec un double objectif : améliorer le confort et réaliser des économies, dans le respect de l’environnement », détaille le maire (LR) Robin Prétot. À Jule-Ferry, dans le quartier du Prépaou, une subvention de 900 000 euros du fonds européen Feder a permis de réaliser la rénovation thermique du bâtiment.

La promesse de campagne de climatiser toutes les salles de classe avant l’été 2027 « sera tenue », assure l’édile. Un emprunt de 2,5 millions d’euros a dû être contracté par la nouvelle majorité pour financer le marché, qui était passé mais dont le budget n’était pas prévu. Quatre premiers groupes scolaires seront équipés avant la fin de l’année 2026 : Jean-Moulin, Mendès-France, Clé des Champs et Clos de la Roche. « Forcément ça va faire grimper la facture d’électricité, mais tout l’intérêt de poursuivre le MGPE est de la faire baisser par ailleurs en chauffage l’hiver, grâce à une meilleure isolation », souligne Robin Prétot.

Une bulle sensorielle

Une autre promesse de campagne s’est concrétisée lors de cette rentrée : celle de faire de l’inclusion la cause du mandat. Une première bulle sensorielle est déjà opérationnelle dans l’école Reine Marie Casimir Gouin, une deuxième ouvrira à Mendès-France après les vacances d’automne. Ce nouvel espace, peint en bleu, est dédié à l’apaisement, au calme et au repos et s’adresse aux enfants porteurs de handicap, ou ayant des troubles du comportement ou de l’apprentissage (dys). « L’idée c’est d’avoir un petit coin de répit, un petit sas de décompression, pour les élèves en crise », détaille Sophie Declercq, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

Cécile Tivoli, conseillère municipale déléguée au handicap et aux solidarités, ajoute : « Le but c’est que l’école s’adapte à eux. Ces élèves ont des besoins particuliers, ils peuvent être sur stimulés par le bruit, ou par un temps de concentration trop long. Avec cette bulle, on désengorge les classes perturbées par des crises en offrant une solution pédagogique qui favorise le retour en cours. »

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