Tag: Istres

  • [Chronique des invisibles] Un de mes héros s’en est allé…

    [Chronique des invisibles] Un de mes héros s’en est allé…

    Il faut que je vous parle de quelqu’un qui a énormément compté pour moi. Pour tous celles et ceux qu’il a aidés au cours de son existence. Il s’appelait Guy Diaz. Ce fut mon camarade, mon ami et mon frère. Tu as lutté avec acharnement et dignité, dans ce dernier combat que nul ne choisit. Toi, l’immense militant, le syndicaliste, le mutualiste, l’homme debout. Toi qui portais le prénom de mon écrivain préféré, comme un signe discret, presque une promesse.

    Hier j’écrivais encore sur la lâcheté ordinaire. Aujourd’hui je perds l’un de mes héros. Je regrette aujourd’hui les mots tus, les silences trop lourds, les visites remises à plus tard.

    Je nous revois avec Renée, ton épouse, dans ces moments suspendus où la ville de Marseille devenait récit sous ta voix. Ta connaissance de la fascinante cité phocéenne était charnelle, précise, presque amoureuse.

    Tu en connaissais l’histoire comme on connaît un visage aimé. Chaque rue, chaque pierre, chaque porte chargée de mémoire, notamment dans ce Vieux Panier où tu avais usé tes fonds de culotte, devenait prétexte à raconter, transmettre, faire vivre.

    Je me souviens de mon coup de cœur pour le Vallon des Auffes. C’est à cet endroit où enfant, toi le fils d’immigrés espagnols, tu as appris à nager. C’est sur ce bord de quai où tu as conté fleurette à cette charmante jeune fille qui allait devenir ta femme pour la vie.

    Dans tes veines coulait le sang des républicains espagnols, cette noblesse de ceux qui ne baissent les yeux que pour faire leurs lacets, cette fierté de défendre les opprimés. Avec toi, je marchais aussi dans les pas de Pagnol. Et j’aime à croire qu’aujourd’hui, de l’autre côté du miroir, Marcel t’accueille pour une de ces discussions passionnées dont tu avais le secret. Ce monde donne trop souvent des noms indignes à ses places et à ses rues : anciens présidents douteux, esclavagistes, figures troubles que l’histoire n’a pas su juger à la hauteur de leurs fautes.

    Toi, Guy, tu méritais mieux que ces pierres sans mémoire. Tu méritais les Vivants. Tu es, et tu resteras, cette étoile au-dessus de nos vies. Celle qui continue de briller, même lorsque nous fermons les yeux.

    La maladie aura beau essayer de tout dévorer jusqu’à digérer ton dernier souffle, on ne peut avaler le feu sacré, dissoudre la mémoire de ceux qui t’ont aimé, enlever toutes ces luttes pour lesquelles tu as donné sans compter.

    Je t’embrasse fraternellement. Et je te pleure. Adesias mon ami, mon frère.

    À Monsieur Guy Diaz, un Grand Homme pour l’éternité.

  • À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    En culotte d’antan, galoubets et tambourins à la main, les bénévoles de l’association de danse folklorique Lou Trelus déambulent dans les allées Jean-Jaurès. Samedi matin, ce haut-lieu du centre-ville istréen est bondé de monde à l’occasion de la première matinée du marché « L’instant provençal », rendez-vous hebdomadaire qui s’étendra jusqu’au 26 septembre.

    Une petite trentaine d’exposants sont installés de part et d’autre de la rue piétonne ombragée. Parmi eux, Monique, qui tient un étal en face de sa boutique « Au manoir des anges », qu’elle a ouvert il y a 9 ans et demi. « C’est génial, c’est convivial, se réjouit-elle. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu du chaland comme ça. Le samedi matin, d’habitude, c’est vide. Là, pour moi, c’est gagné ! »

    Même enthousiasme du côté des habitants. « Enfin ! », réagissent Annick et sa mère Jacqueline en déambulant : « Ça fait vivre la ville. » Un marché est déjà en place le mardi matin à Istres, mais « ça n’a rien à voir, et puis beaucoup de gens travaillent en semaine ». Pour les deux femmes, l’accent mis sur l’identité provençale est « malin, c’est bon pour le tourisme ! ».

    Valoriser le patrimoine

    Chez les commerçants, on joue le jeu. Monique témoigne : « C’est vraiment un marché dédié au terroir, moi-même, j’ai beaucoup de produits dans ma boutique, mais je mets en avant ceux qui sont en lien avec notre région, ceux avec de la lavande par exemple. »

    Le maire Robin Prétot (LR) revendique cette identité. « Nous sommes convaincus qu’il faut aller plus loin dans la valorisation et dans l’affirmation de cette richesse, parce que notre patrimoine raconte une histoire, notre histoire, affirme-t-il. Ce patrimoine, c’est celui du vieil Istres, du centre historique, de cet hôtel de ville emblématique pour lequel nous nous sommes battus et qui, aujourd’hui, est revenu dans notre giron. » L’élu pointe le besoin de retrouver du « lien humain, ce qui nous rassemble, et c’est tout le sens du marché “L’instant provençal” ».

    Devant le succès de cette première édition, Adrien Bouterin a le sourire. L’adjoint au maire délégué aux affaires économiques, au projet de centre-ville, au commerce et à l’artisanat explique la démarche : « Les mots d’ordre étaient : Provence, été et qualité. On voulait quelque chose qui fasse revenir du flux le week-end en centre-ville. (…) Ça part d’une vraie analyse, avec l’Office du commerce, on est allés interroger les gens en terrasse pour leur demander ce qui leur manquait et le marché revenait quasi systématiquement. »

    Si l’affluence se confirme, la municipalité pense pérenniser le marché à l’année. « On envisage également de le dédoubler sur le boulevard Paul-Painlevé, à la condition de trouver des marchands en restant qualitatif », révèle l’adjoint.

  • [Rue de la République] Robin Prétot : « À Istres, nous allons fonctionner de manière plus horizontale et plus transparente »

    [Rue de la République] Robin Prétot : « À Istres, nous allons fonctionner de manière plus horizontale et plus transparente »

    Son élection

    Didier Gesualdi : Vous avez tourné assez violemment la page François Bernardini à Istres. Comment analysez-vous avec un peu de recul ce séisme politique ?

    On parle nous aussi de séisme. Nous aussi, l’écart de voix nous a surpris. On sentait qu’on avait une dynamique, on y croyait – il faut y croire – mais c’est vrai que le score a été assez net, d’autant que nous étions en triangulaire avec le RN. On fait 60% des voix, il en fait 30 et le RN 8. Il y a un vrai soutien de la population. Ça me satisfait parce que ça veut dire qu’on a coché toutes les cases. Je pense que ça s’explique à la fois par une lassitude, un rejet de M. Bernardini et de son équipe, mais aussi par une déconnexion qu’ils avaient sur les attentes des Istréens, qu’on a su peut-être mieux identifier et capter. Comme je le dis toujours à mon équipe : c’est très flatteur d’être élu à 60% en triangulaire, mais derrière, il y a un très haut niveau d’attente, une très grande exigence qu’il ne faut pas décevoir.

    Léo Purguette : Vous n’avez pas été très soutenu par votre famille politique et vous avez mis le RN très bas, comment l’expliquez-vous ?

    Les élections municipales, c’est peut-être le dernier scrutin qui est encore décorrélé des identités ou des idéologies politiques. Les gens n’ont pas voté pour moi parce que je suis de droite, ou parce que je ne suis pas de gauche, je ne sais pas comment le dire. Ils ont voté pour moi parce qu’ils me connaissent, que j’ai grandi avec eux, que je respire le même air qu’eux. L’exemple que j’ai pris durant la campagne : quand on dit qu’il faut rénover le centre-ville, est-ce que c’est de droite ou de gauche ? J’en sais rien, il faut le faire, c’est du bon sens, faisons-le. Quand on dit qu’on bétonne trop dans la ville, est-ce que c’est de droite ou de gauche ? Même si je n’ai pas été soutenu trop fort par les anciens de ma famille politique ou certains qui en font toujours partie, ce n’est pas bien grave parce que ce ne sont pas eux, mais les gens qui font l’élection.

    La Méthode

    Didier Gesualdi : Vous avez fait campagne sur la fin du « système Bernardini ». Ça signifiait quoi à l’époque et ça signifie quoi aujourd’hui ?

    Ça signifie qu’on va avoir une conception différente, moins verticale et plus horizontale. On a commencé à la faire en considérant mieux l’opposition. Une des premières mesures que je vais prendre, en tant que maire, sera d’élargir les droits de l’opposition.

    Didier Gesualdi : Vous êtes masochiste ? Vous voulez plus d’opposition ?

    J’ai été opposant moi-même et j’ai subi ce fonctionnement très centralisé où on verrouillait tout et où on ne nous donnait pas la possibilité d’exister vraiment, je ne veux pas le faire subir moi-même à mes propres opposants. Ils ont été élus aussi, ils ont une légitimité populaire, même s’ils ont perdu les élections. Le meilleur moyen de respecter les électeurs qui n’ont pas voté pour moi, c’est de donner la possibilité à leurs représentants de s’exprimer correctement. C’est ce qu’on a fait en travaillant ensemble le règlement du conseil municipal. On va aussi faire plus de transparence pour les citoyens en leur donnant accès aux replays des conseils municipaux, en mettant en ligne les documents budgétaires et en ouvrant la très grande terrasse qui me sert de balcon à la mairie pour profiter des feux d’artifice cet été. On va ouvrir la maison commune au peuple.

    Léo Purguette : On attend la copie de la Chambre régionale des comptes après votre refus de voter le budget de la Métropole. Faut-il réduire les attributions de compensation, qui sont pourtant vitales pour beaucoup de communes ?

    On s’est retrouvé au pied du mur. Le ver était dans le fruit, la Métropole a été mal montée depuis le début. Mon attribution de compensation, c’est-à-dire la subvention donnée à la Ville d’Istres au regard de l’histoire intercommunale, c’est 57 millions, soit la moitié du budget de la Ville. Si on me bouge cette somme d’1 ou 2% il faut trouver dans les caisses 1 à 1,5 million d’euros, c’est juste impossible. Toutes les Villes concernées se retrouveraient à leur tour à rendre leur budget à la Chambre régionale des comptes, on ferait tous faillite et la Métropole va s’effondrer sur elle-même. La piste n’est pas là. On peut se poser la question de la dotation de solidarité communautaire, il y aura un plan d’économies que le président Isnard a commencé à engager.

    Le procès

    Léo Purguette : Le procès de François Bernardini s’est ouvert lundi. Vous avez finalement décidé de vous porter partie civile en tant que commune. Pourquoi ce choix ?

    J’ai beaucoup réfléchi, beaucoup hésité. Je n’étais pas du tout dans cette logique au début. J’ai toujours expliqué, pendant la campagne, que je n’étais pas magistrat, pas procureur, mais un homme politique en campagne et qu’il fallait que chacun reste à sa place. Maintenant, les responsabilités qui sont les miennes en tant que maire d’Istres, c’est de défendre les intérêts de la Ville et dans le cadre de ce dossier avec plusieurs sujets qui peuvent toucher les finances communales, la question c’est : est-ce qu’on est victime ou pas ? On doit toute la vérité aux gens et aux agents, certains attendent que leur honneur soit lavé. Le meilleur moyen de savoir si des dérives concernent les finances publiques, c’est de se porter partie civile à ce procès. Aujourd’hui, on veut avoir accès au dossier, être partie à l’audience, sans esprit de revanche. Moi, je ne viens pas rejouer un match qui est déjà plié. Ce n’est pas mon objectif.

    L’incinérateur

    Didier Gesualdi : Vous avez dit qu’Istres n’avait pas vocation à accueillir tous les déchets du territoire. Ça veut dire que le projet de Suez ne se fera pas ?

    En tout cas, on fait tout pour que ça ne se fasse pas et j’ai bon espoir qu’on y arrive. Ça fait partie des surprises du début de mandat. J’ai découvert ça le 1er avril, comme une mauvaise blague. 250 000 tonnes de déchets, des centaines de camions qui viennent dans la ville.

    Léo Purguette : Suez conteste la qualification d’incinérateur, de quoi s’agit-il selon vous ?

    À partir du moment où vous brûlez des déchets, ça s’appelle de l’incinération. On peut toujours mettre des cache-sexes, décrire ça comme un petit poêle autour duquel on va se réchauffer en se balançant sur une chaise à bascule, ce n’est pas la réalité. La gestion des déchets doit se faire à l’échelle régionale. Notre territoire a déjà largement pris sa part avec la décharge d’Entressen, où étaient enterrées les poubelles des Marseillais et avec la construction de force de l’incinérateur de Fos. Il y en a marre. Place aux autres.

    Les projets

    Léo Purguette : Vous semblez vouloir arrêter beaucoup de choses, mais quels sont vos projets ? Vous venez d’être élu maire, que restera-t-il de Robin Prétot dans 7 ans ?

    On a créé des commissions extra-municipales lors du dernier conseil municipal pour pouvoir associer la population et les personnes qualifiées. Ça va être d’abord la rénovation du centre-ville qui est fortement dégradé. C’est le fameux « plan Phénix » qu’on va lancer pour injecter un peu d’argent et des moyens mutualisés avec la Métropole pour rénover de fond en comble ce centre-ville, et redonner du souffle à nos commerces et à notre vie touristique. Le deuxième sujet, c’est le parc de Boisgelin qu’on a promis pendant la campagne. On va lancer la première réunion de travail pour caler le modèle juridique et technique. On a présenté aussi le « plan de Coubertin » pour rénover les gymnases. Plutôt que d’en construire des nouveaux, il faut investir pour valoriser ces équipements.

    La droite

    Léo Purguette : La « Métropole des maires » qui conjugue droite et gauche tiendra-t-elle ?

    Cette Métropole a été prise en otage par une forme de prolongation du match des élections municipales de Marseille. Le président de la Métropole n’est ni Marseillais, ni Aixois, on peut sortir de ces logiques-là. Tous les maires, de droite ou de gauche, ont été élus légitimement par leurs électeurs, ils doivent être respectés. Je serai constructif. M. Payan comme les autres est légitime.

    Léo Purguette : Catherine Pila et Ludovic Perney briguent la tête des LR 13. Quel est votre choix ?

    À titre personnel, je soutiens la candidature de Ludovic Perney. Je suis un maire jeune qui prône le renouveau, je ne peux que soutenir un candidat jeune qui prône le renouveau. Ce n’est pas du tout en opposition à Catherine Pila, mais Ludovic, je le connais depuis longtemps, il a le bon profil.

    Didier Gesualdi : Les LR subissent des départs vers l’extrême droite. Peuvent-ils disparaître ?

    Non, je crois au clivage droite-gauche. Il existe dans tous les pays. Le spectacle national est pitoyable, je m’en tiens éloigné.

    La gestion

    Didier Gesualdi : François Bernardini a permis à Istres d’avoir un certain standing. C’est la forme de son action qui n’allait pas selon vous ?

    On vivait au-dessus de nos moyens. On a eu cette culture-là à la vieille époque du SAN Ouest Provence, où l’argent coulait à flots avec la taxe professionnelle. On pouvait beaucoup investir, avoir la folie des grandeurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il faut être raisonnable avec l’argent public. C’est facile de construire un gymnase avec 70% de financement d’autres collectivités, mais après, il faut le faire fonctionner. Il faut bien payer l’eau, l’électricité, les agents…

    Léo Purguette : Vous avez fait le choix, avec le nouveau président de la Métropole, d’interrompre le processus menant vers l’ouverture du grand théâtre d’Istres. Pourquoi ? Les habitants ne vont-ils pas en pâtir ?

    On n’a pas interrompu le processus dans le sens où les travaux continuent. Il y aura trois mois de retard à cause d’une entreprise qui se décharge d’un lot très précis.

    Léo Purguette : Une fois fini, il n’ouvrira pas au public à la date prévue…

    Le but c’est qu’il ouvre au public. Mais ce qu’on dit, c’est qu’il n’ouvrira pas tant qu’on n’aura pas trouvé de solution idéale pour le supporter. Ce qu’on a fait c’est tirer la sonnette d’alarme. Cet équipement va être une pépite pour la commune, mais on ne doit pas se poser la question de son fonctionnement le jour où on coupe le ruban. Une fois qu’on aura trouvé le modèle, j’ai bon espoir qu’on arrive à une ouverture comme prévu en septembre 2028. Je pense qu’on y arrivera.

    Léo Purguette : Vous pensez à quoi ? Une privatisation ? Une délégation de service public ?

    Ça peut être une délégation de service public ou un modèle un peu hybride. c’est pour ça qu’il faut qu’on mette les techniciens juridiques, financiers et les professionnels du milieu culturel pour voir quel est le bon modèle. À mon niveau, je n’ai pas la bonne solution.

    Didier Gesualdi : Vous voulez cesser de bétoniser, mais que dites-vous aux Istréens qui cherchent à se loger ?

    Il y a une juste mesure entre construire 0 logement et 1 000 logements par an comme aujourd’hui. C’est deux fois plus qu’Aix-en-Provence alors que l’on a que 45 000 habitants. Martigues, Aubagne ou Salon en font entre 150 et 200 par an. Il faut loger les gens bien sûr, mais dans une juste mesure, car une fois qu’on a des logements, quid des parkings, des routes, des services publics, des places en crèches ? On ne se pose jamais ces questions.

    Didier Gesualdi : Si je vous écoute, j’ai l’impression que je vais avoir affaire à un maire gestionnaire alors qu’il y avait un maire bâtisseur. Ça ne fait pas rêver. Comment faire rêver les Istréens ?

    Ce qui ne fait surtout pas rêver, c’est de se retrouver quand il faut payer sa taxe foncière avec une nouvelle hausse d’impôt. À titre personnel, je vis dans 110 m², je paye 2 300 euros de taxe foncière pour un appartement au centre-ville. Je trouve que c’est hors-norme. Le but d’avoir un maire gestionnaire, c’est de préserver l’avenir, de pouvoir avoir des équipements avec en face des bonnes recettes pour ne pas avoir de mauvaises surprises et venir encore chercher le contribuable.

    Léo Purguette : Pour ou contre la hausse du versement mobilité ?

    Je suis favorable au déplafonnement du versement mobilité. Cette taxe que payent les entreprises peut se faire de manière différenciée sur le territoire. Dans le golfe de Fos, toutes les entreprises se plaignent qu’il est mal desservi pour leurs salariés.

    La République c’est quoi ?

    Robin Prétot : « On dit souvent que c’est le modèle le «moins pire» pour une société, pour moi, c’est le meilleur modèle démocratique. Il promeut le pouvoir au peuple, c’est ce qu’on essaye de faire à l’échelle locale, à Istres. C’est un système qui ne doit pas s’exonérer du concept de nation qui va avec. La République, c’est un système institutionnel qui ne fonctionne que si, derrière, il y a une nation unie. »

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Luc Rovinelli :

    Bonjour. Pourquoi cette hostilité contre la gratuité ? Si ce sont les habitants qui payent alors qu’avant c’était gratuit, où va l’argent ?

    D’abord, la gratuité, il y a toujours quelqu’un qui paye en réalité. C’est généralement le contribuable. Moi je préfère toujours faire payer l’usager plutôt que le contribuable parce que, par principe, c’est plutôt à ceux qui utilisent un service de le payer. Les taux d’imposition à Istres sont déjà hors-norme. Voilà pourquoi je suis contre le tout gratuit. En plus, cela donne l’impression aux gens que c’est vraiment gratuit, alors qu’il y a quelqu’un qui paye, ça crée l’illusion que c’est la fête alors qu’il manque de l’argent partout. Il y a des réalités économiques, financières et budgétaires aujourd’hui qu’il faut bien réaliser. Ça ne veut pas dire que l’on ne peut pas avoir des tarifs sociaux selon les niveaux de revenus, par exemple sur la cantine.

    Léo Purguette : Si on suit votre raisonnement, vous allez donc baisser la fiscalité ?

    Pour l’instant, il n’y a surtout pas de hausse. Il y a eu trois hausses successives lors du dernier mandat. On est à 54% de taxe foncière, quand je dis ça aux autres maires, ils hallucinent. On est au max ! La règle number one c’est : « on n’augmente plus du tout les impôts ». Et dès qu’on pourra les baisser, on les baissera. Dans la campagne, j’ai dit qu’on prendrait le temps de voir. C’est le but de l’audit.

  • Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    Urbanisme : à Istres la Ville change de cap

    La fin du bétonnage commence aujourd’hui », s’est réjoui le maire Robin Prétot (LR) lors du conseil municipal du 28 mai. La dernière délibération était dédiée au « déploiement de notre première priorité : l’impulsion d’une nouvelle politique d’aménagement urbain », a présenté Jocelyn Planelles, adjoint en charge de la question.

    Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), d’ores et déjà débattu le 30 juin 2025 au conseil métropolitain, ne satisfait pas les objectifs de la nouvelle majorité, qui demande une remise en débat.

    Elle plaide pour une meilleure « intégration architecturale », « des opérations urbaines moins denses » et une préservation de « l’identité provençale ». Une modification pour réduire les zones d’urbanisations futures a donc été votée par les élus.

    1 600 logements adossés à un golf de 18 trous sur Rassuen (projet finalement abandonné) étaient envisagés. « La zone urbaine sera finalement réduite, pour correspondre à l’ancien site de l’usine (…) qui nécessitera une dépollution en fonction de son affectation », explique Jocelyn Planelles. Le secteur du Grand Bayanne, qui prévoyait la réalisation d’environ 1 150 logements, sera réduit en termes de surface de foncier à urbaniser. Le projet de construction d’un nouveau collège sera quant à lui déplacé sur un autre site moins excentré qui reste à définir. Le reste des terrains sera reclassé en zone agricole, y compris le lieu-dit « le Mas de Sulauze », sur lequel la construction de 300 à 350 logements était envisagée. Pour « réduire l’étalement urbain tout en conservant un potentiel de réponse aux besoins pouvant naître », 11ha publics seront conservés en zone d’urbanisation future.

  • À Istres, Robin Prétot veut mettre fin à « la culture de la gratuité »

    À Istres, Robin Prétot veut mettre fin à « la culture de la gratuité »

    Pour Robin Prétot, cette séance est la première à être vraiment « politique ». Deux mois après son arrivée au pouvoir, le nouveau maire (LR) affiche une rupture claire avec son prédécesseur. Alors qu’un audit financier et ressources humaines (dont les premiers éléments devraient être révélés en juillet) est en cours, la majorité entame d’ores et déjà une démarche de rationalisation avec une vente aux enchères de 150 biens mobiliers communaux, dont 55 véhicules « d’un parc qui en compte plus de 300 », qui aura lieu samedi 27 juin sur l’esplanade Charles de Gaulle.

    « On n’est pas là pour venir remplacer les voitures personnelles des familles. (…) Il y a un problème d’inéquité dans cette collectivité », justifie Robin Prétot, qui affirme avoir évalué les besoins de chaque service avant toute reventilation. Certains biens de la régie Nexus, officiellement liquidée, seront aussi en vente. Les retombées financières pour la Ville devraient osciller entre 100 000 et 140 000 euros.

    La cession de la mairie annulée

    Exit, également, les places exonérées dont bénéficiaient les agents de la collectivité. La Ville en réintègre une partie à la vente. Gain minimum estimé : 40 000 euros. Concernant les Nuits d’Istres, ces tickets gratuits passeront de 400 à 234. « C’est la fin de la culture du tout gratuit, assène Robin Prétot. Pas plus tard que ce matin je suis tombé sur les réseaux sociaux sur quelqu’un qui revendait une place exonérée. On ne se fait pas d’argent sur le dos de l’argent public. »

    Pas d’économie, en revanche, du côté des subventions versées aux associations et aux organisations syndicales. Pour cette fois en tout cas. Si le montant reste précisément le même qu’en 2025, à savoir 5,9 millions d’euros, Michèle Leban, première adjointe au maire déléguée à l’administration municipale, annonce : « Vu nos contraintes budgétaires actuelles, on ne sera sûrement pas en capacité de faire la même chose l’année prochaine. »

    Dans le même temps, le conseil municipal a voté l’annulation de la délibération relative à la vente à la Métropole de l’ancienne mairie pour un euro symbolique. « À l’époque, l’idée de l’ancienne majorité était d’éviter d’avoir à assumer 4 millions d’euros de travaux de rénovation », rappelle le conseiller d’opposition David Gibaud, interrogeant : « Quel est le projet de la majorité ? Pour quel coût ? » Rien n’est arrêté, mais le maire a des idées : lancer un appel à projet ou y réinstaller des services municipaux. Une chose est sûre : la majorité « ne veut pas dépendre de la Métropole pour l’avenir de ce bâtiment qui fait partie de notre patrimoine ». Robin Prétot se veut rassurant : « C’est de l’investissement. Ne vous inquiétez pas il y a des subventions qui existent. Bien sûr qu’il y aura un coût, mais c’est un choix politique. »

  • Incinérateur : Suez peine à convaincre lors de la réunion

    Incinérateur : Suez peine à convaincre lors de la réunion

    Quelles seraient les conséquences d’un incinérateur pour la qualité de l’air ? Pour la nappe phréatique de la Crau ? Quel impact ce projet pourrait-il avoir sur le cadre de vie des Istréens, que ce soit au niveau du trafic routier ou des nuisances olfactives ?

    Les questions et inquiétudes qui entourent le projet « Istres recyclage et énergie » (IREN) de Suez sont nombreuses. Ce lundi soir, une deuxième réunion publique a été organisée au sein de l’auditorium de l’hôtel de ville pour que les habitants puissent obtenir des réponses du porteur de projet, installé sur le site de la Grande Groupède, dans la zone de l’Écopôle du Tubé Ouest, depuis 2013.

    Guillaume Le Goff, directeur territorial de la multinationale, rappelle : « On a une loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte qui nous contraint à réduire les capacités de stockage par enfouissement de 50% entre 2010 et 2025. » Dans la région, plusieurs installations vont fermer d’ici 2035, à l’instar de Septèmes-les-Vallons, les Pennes-Mirabeau ou Gardanne, supprimant environ 350 000 tonnes de capacité. « On va se retrouver face à un mur de valorisation des déchets de 362 000 tonnes, affirme Guillaume Le Goff. Si on ne fait pas émerger un projet comme celui d’Istres, on va être dans une situation compliquée. »

    Ce projet à 250 millions d’euros consisterait à ajouter une chaufferie pour combustibles solides de récupération, fabriqués à partir de déchets non dangereux et non recyclables, et une unité de méthanisation pour produire de l’électricité, du biométhane et des intrants agricoles. 80% des déchets admis en valorisation énergétique proviendraient de la région avec une distance moyenne de transport de 80km.

    « On est saturés »

    Dans la salle, l’enjeu est bien intégré. « C’est un bon projet pour éviter l’enfouissement, mais pas ici », pose Gilbert Dalcol, membre de plusieurs associations locales de défense de l’environnement. « Là où le bât blesse, c’est qu’on va avoir de nouveaux camions sur les routes sachant que le port va se développer d’ici quelques années, il parle de créer 10 000 nouveaux emplois. (…) Toute nouvelle industrie apporte une pollution. On est déjà saturés. »

    Concernant le trafic, Caroline Verdier, en charge des autorisations administratives du projet IREN précise : « Nos activités futures vont entraîner un trafic de 230 camions jour. Si on le compare au trafic journalier de la RN569, c’est moins de 2%. »

    Pour le volet émissions, sa collègue Sandrine Person, directrice du projet, présente les modélisations en matière de particules ultra-fines (PM10) : « Les études montrent qu’il n’y a pas d’impact significatif au niveau des poussières émises par nos installations. Idem pour l’ensemble des polluants. » Entre des filtres à manche, un contrôle de la température de la combustion, une neutralisation des acides, une captation des métaux et dioxines et des catalyseurs, Suez compte sur une batterie de technologies pour maîtriser ses rejets et opérer un suivi transparent auprès des pouvoirs publics.

    Malgré ce, dans la population, la pilule ne passe pas. La faute, peut-être, à la méthode ? « Tout a été fait dans le secret », déplore l’adjoint au maire délégué à l’environnement Luc Brezia, qui répète la position de la Ville : « Nous ferons tout pour l’incinérateur ne soit pas à Istres. »

  • Deuxième réunion publique à Istres sur l’incinérateur

    Deuxième réunion publique à Istres sur l’incinérateur

    La première réunion avait été un succès. Pas moins de 700 personnes s’étaient rendues l’auditorium André-Noël de la mairie le 29 avril pour en savoir plus sur le projet d’incinérateur, obligeant les services à ouvrir la salle des mariages. Devant cette affluence, la Ville organise un deuxième rendez-vous d’information ce lundi 18 mai, à 18h, au même endroit.

    2 680 contributions

    À Istres, le dossier fait réagir. Installé à la Grande Goupède (Tubé Nord) depuis près de 15 ans, Suez envisage de transformer son centre de tri en chaufferie, en y ajoutant une unité de méthanisation pour traiter 35 000 tonnes de matières organiques chaque année et produire du biométhane et du digestat à destination d’exploitations agricoles du territoire ; mais aussi une unité de valorisation énergétique d’une capacité de 236 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, faits à partir de déchets non recyclables, qui seraient donc traités par incinération.

    « Les deux posent problème », affirme le président de FNE 13 Richard Hardouin, qui avait envoyé un courrier au préfet pour lui demander de prolonger l’enquête publique de deux semaines, jusqu’au 2 juin. Chose faite. Le registre numérique dénombre pas moins de 2 680 contributions. La municipalité est elle-même montée au créneau, affichant une banderole « Non à l’incinérateur » sur l’hôtel de ville.

    « Dans les combats, ce qui est important, c’est la mobilisation, affirme Richard Hardouin. La mobilisation est certaine, et elle est forte. Cela étant Suez est propriétaire du terrain, est déjà en activité, il a le soutien de l’État. (…) Disons que le projet a du plomb dans l’aile, même si le porteur a le droit pour lui. » Pour les opposants à cet incinérateur, tout reste donc à faire.

  • [Entretien] Robin Prétot : « La population est réfractaire à cet incinérateur »

    [Entretien] Robin Prétot : « La population est réfractaire à cet incinérateur »

    La Marseillaise : Vous avez présenté votre premier budget lors du dernier conseil municipal. Vous dites avoir frôlé la tutelle de la Chambre régionale des comptes.

    Robin Prétot : Quand on est arrivés, on m’a présenté un projet de budget avec deux régies annexes déficitaires. C’est ce qui aurait pu amener le préfet à nous placer sous la tutelle de la Chambre régionale des comptes, pour qu’elle observe l’ensemble du budget de la commune, comme c’est le cas pour la Métropole. Je ne voulais pas qu’on rentre dans ce scénario, qui aurait pu mettre la vie associative istréenne fortement en danger, puisqu’on n’aurait pas voté les subventions avant le mois de juin. Certaines structures n’ont pas la trésorerie pour tenir jusque-là.

    La régie Nexus est-elle abandonnée ?

    R.P. : C’est un équipement qui n’a même pas un an. Il avait pour objectif d’offrir un espace pour les jeux vidéo et réalité virtuelle, sauf qu’il était déjà déficitaire de 246 000 euros et qu’il perdait 50 000 euros par mois. On a abandonné cette régie lors du dernier conseil municipal, car c’était intenable. Ça nous a demandé une subvention de liquidation de 600 000 euros. Ce sont 600 000 euros en moins dans les caisses de la Ville. Les cinq agents vont être reventilés dans les services. Les trois CDD qui arrivent à terme, le 31 mai, ne seront pas renouvelés.

    Que vont devenir les équipements ?

    R.P. : C’est un investissement d’1,8 million d’euros, donc ça fait mal à cœur. Il y a des bancs de gaming avec de gros ordinateurs, ce sont peut-être des choses qu’on peut céder ou qu’on peut mettre aux enchères. On n’exclut pas de garder l’idée originale du Nexus, mais d’en faire une délégation de service public pour la confier à un porteur privé qui a une logique d’équilibre et de recettes, une logique de business.

    La régie du centre équestre du Deven posait aussi problème. Qu’en est-il ?

    R.P. : Elle est aussi déficitaire de 102 000 euros. On veut la conserver, car il y a plus d’usagers et d’agents qui y travaillent et c’est du patrimoine. Mais comment on fait ? C’est un service public industriel et commercial qui, normalement, doit s’équilibrer par lui-même. On a discuté longuement avec les services de l’État pour trouver une solution dans les textes qui permette de voter une subvention d’équilibre de 102 000 euros d’ordre exceptionnelle. Mais il a fallu la justifier sur des motifs très particuliers qui sont valables une fois, mais qui ne le seront pas deux fois. Le sujet va donc se représenter l’année prochaine, on a juste gagné du temps. Il nous reste 8 mois pour s’appuyer sur l’audit RH et l’audit des finances et entamer un vrai plan d’économies internes. On a sauvé 2026, maintenant, il faut préserver 2027. Pour ça, il faut faire des choix courageux. Au Deven, ça va peut-être nécessiter qu’on fasse des coupes ou qu’on augmente les tarifs. On ne peut pas garder une logique de pur service public sur des choses comme ça, qui sont en réalité économiques, industrielles et commerciales.

    Vous avez lancé un audit financier et RH de la Ville. Avez-vous déjà des pistes d’optimisation ?

    R.P. : On en est à la réception des offres des différents cabinets d’audit. On espère avoir les premiers résultats pour juillet. L’idée, ce sera certainement de réguler la masse salariale avec des départs en retraite qui ne seront pas tous remplacés. Je pense qu’il y a aussi des marges à trouver dans le fonctionnement de la commune, qui dépensait beaucoup d’argent. On a, par exemple, 350 voitures dans le parc auto pour une ville de 45 000 habitants. C’est juste lunaire. On peut aussi être plus sobre dans les frais de réception, les festivités… Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

    En diminuant la masse salariale (1 600 agents, 67 millions d’euros), ne craignez-vous pas d’attaquer la qualité du service public ?

    R.P. : Je ne suis pas inquiet là-dessus. Je pense qu’il faut revoir le fonctionnement interne, re-flécher les agents sur des missions qui relèvent vraiment du service public. Je préfère avoir des Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) supplémentaires plutôt que des agents qui gèrent un service industriel et commercial comme le Nexus, par exemple. En travaillant bien, on peut garder une qualité de service public de haut niveau avec une masse salariale qui, au fil des années, va se réduire.

    L’enquête publique autour du projet d’incinérateur de Suez, auquel vous vous opposez, a été prolongée. Quelles sont concrètement vos voies de recours ?

    R.P. : Juridiquement, on n’en a aucun. Par contre, on a quelque chose auquel je crois beaucoup : la mobilisation publique, l’acceptabilité sociale, qui est en l’occurrence de zéro. Je veux qu’on transforme cette enquête publique en véritable tribune de la contestation pour que le commissaire, j’espère, rende un avis négatif et puisse influencer la décision à la fois de l’État et du porteur de projet. La population est réfractaire à cet incinérateur, ce n’est ni viable démocratiquement, ni économiquement. C’est presque une affaire de principe dans ce territoire où on a toujours été considérés comme la poubelle des autres. On ne troque pas notre santé, notre qualité de vie, notre qualité de l’air contre quelques avantages énergétiques. On a l’impression que l’histoire se répète et c’est pas possible.

  • À Istres, un « jeu d’acteurs » au service du bénéficiaire

    À Istres, un « jeu d’acteurs » au service du bénéficiaire

    Attirer, former et recruter. C’est l’objectif poursuivi par la Halle immersive, inaugurée en novembre dernier au sein du Centre de formation des apprentis (CFAI) istréen de l’Union des industries et métiers de la métallurgie. Depuis l’ouverture, plus de 1 000 visiteurs sont passés dans ce lieu. Derrière, les Missions locales et France Travail se mobilisent pour présenter les parcours proposés par les organismes partenaires.

    Dans la région, les enjeux sont grands : 15 milliards d’euros d’investissements publics et privés sont annoncés d’ici 2030-2040, soit, possiblement, 10 000 emplois supplémentaires dans l’industrie. Sans oublier 60 000 recrutements pour remplacer les départs à la retraite.

    Pour relever le défi, le « jeu d’acteurs qu’on a réussi à mettre en place avec l’ensemble d’un collectif qui réunit les branches, l’État, le rectorat, France Travail, les Missions locales » est essentiel, confie le directeur du CFAI d’Istres, Jean-Pierre Dos Santos. « Il faut se focaliser sur ce que veut le demandeur, sinon, on passe à côté. » À propos de la visite de Sabrina Roubache, le directeur affirme : « C’est important d’avoir un relais au plus haut niveau de l’État qui comprend ces mécanismes-là et qui va être capable d’encourager l’ensemble des acteurs à continuer de faire ce travail de concertation, de collaboration au service du bénéficiaire. »

    Du côté des formations en alternance, « l’offre n’est pas un problème », assure-t-il. D’autant que « le secteur, particulièrement la chaudronnerie et la soudure, recrutent énormément » d’après la chargée de mission Céline Longobardi.

    Un point d’interrogation subsiste néanmoins pour la rentrée prochaine : les effets de la baisse des aides à l’apprentissage allouées aux entreprises. La ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la formation professionnels précise : « Les aides à l’apprentissage ont été diminuées pour les entreprises de plus de 250 employés, passant de 6 000 à 2 000 euros. (…) On a réajusté. Je pense que les grandes entreprises qui ont besoin de recruter sont capables de le faire et n’ont pas besoin de l’aide de l’état pour investir dans les compétences. » Pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’aide est maintenue à 5 000 euros pour la première année, contre 6 000 auparavant.