Tag: Robin Prétot

  • Toujours sur le pont à Istres après les intempéries

    Toujours sur le pont à Istres après les intempéries

    La cellule de crise et le point d’accueil d’urgence sont restés actifs tout le week-end. Après les intempéries de la semaine dernière, la municipalité istréenne reste sur le pont pour gérer les dernières difficultés. Celles qui persistent « sont les plus complexes », de l’aveu du maire (LR) Robin Prétot.

    Rassuen et Entressen connaissent des problèmes d’alimentation électrique. « La complexité des diagnostics liés à la problématique de l’eau résiduelle et de certaines architectures ne permettent pas le recours systématique au raccordement à un groupe électrogène », explique la Ville. Les équipes d’Enedis sont sur le terrain et devraient obtenir des renforts. Le retour à la normale ne sera pas dans l’immédiateté, prévient néanmoins la municipalité.

    8 familles relogées par Airbnb

    Les opérations de pompage se poursuivent. Huit familles, dont les maisons sont en danger de péril imminent, sont relogées à moyen terme, le temps d’approfondir les études et d’initier les travaux de sécurisation exigés. La fondation Airbnb a proposé la prise en charge de ce relogement pour près d’un mois.

    En raison des risques de chutes d’arbres, les zones forestières et pinèdes demeurent interdites d’accès. Les abattages se poursuivent selon le degré d’urgence et des risques évalués. Des maraudes organisées par la Croix Rouge, épaulée par des habitants et habitantes bénévoles et des élus, sont toujours en cours pour accompagner au plus près les sinistrés. Trente des 80 personnes qui se sont manifestées auprès de la Ville pour proposer leur aide ont été retenues pour participer l’opération « Coup de main, coup de cœur ». Une solidarité précieuse que salue la majorité.

  • À Istres, le quartier des Heures Claires en majeure partie rouvert

    À Istres, le quartier des Heures Claires en majeure partie rouvert

    Une petite foule s’amasse sur le parking de l’école Pierre-Armanet à 10h. Agents municipaux et policiers prennent les noms des habitants, puis les font monter cinq par cinq dans des navettes pour aller récupérer des affaires de première nécessité. Une seule consigne : faire au plus vite, pour limiter le risque.

    Mardi, quelque 300 habitations des Heures Claires ont dû être évacuées suite aux pluies torrentielles qui ont fragilisé le terrain. Jeudi matin, plus d’une centaine de familles ont pu regagner leur foyer du côté du port, mais le bas des Quatre-Vents est resté fermé suite aux premières analyses menées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), mercredi. Dans la journée de jeudi, quatre experts devaient « discriminer les parcelles dangereuses » dans le quartier encore bouclé, expliquait le maire (LR), Robin Prétot, dans la matinée. En attendant, les résidants de cette zone ont pu rentrer temporairement chez eux, encadrés par les forces de l’ordre, pour récupérer quelques biens.

    Un « mauvais rêve »

    Liliane est l’une d’entre eux. Elle attend son tour pour aller chercher ses médicaments : « C’est la priorité. » Deux jours après l’orage, elle reste encore choquée, en témoignent ses mains et sa voix qui tremblent. « Ça fait 65 ans que je vis là, je n’ai jamais vu ça », glisse-t-elle. Mardi, à 5h, un arbre s’est effondré à l’arrière de son jardin dans un vacarme assourdissant. Par chance, il n’a provoqué aucun dégât. Rien de visible, en tout cas. La retraitée comprend les mesures de précautions prises par la Ville. « C’est jamais trop. Je ne suis pas à la rue, il y a ma sœur qui m’héberge, mais c’est la cata quoi… La zone est à risque, il y a des coulées de boue, des glissements de terrain chez ma voisine. À côté de chez moi. » Depuis l’arrivée des forces de l’ordre qui lui ont demandé de quitter les lieux au plus vite, mardi, Liliane a l’impression d’être « dans un autre monde ». « Je marche comme un robot, je me dis que c’est pas possible. J’ai toute ma vie dans cette maison. »

    À côté d’elle, une riveraine n’arrive pas à retenir ses larmes. « On se dit qu’on est dans un mauvais rêve », confie-t-elle. En quittant sa maison à la hâte il y a deux jours, cette quadragénaire, qui souhaite garder l’anonymat, a pu prendre ses chiens. En revanche, son chat est toujours sur place. Autre source d’inquiétude : l’état de son toit. « Mon plafond s’est effondré, mais si je ne peux pas retourner chez moi et faire venir des ouvriers, il va rester un trou, la pluie va de nouveau s’infiltrer, et ce n’est pas sécurisé », s’alarme-t-elle. Sur le parking de l’école, au départ du barrage filtrant mis en place ce jeudi matin, les services de la Ville tentent tant bien que mal de trouver des solutions sur-mesure.

    En fin de journée, la bonne nouvelle tombe : suite à l’expertise du BRGM, le secteur est rendu aux administrés. Le seul accès reste par le chemin du Mas des 4 Vents, qui est rétabli. Les résidants des quelques parcelles restant interdites vont être informés directement par la mairie. « Si nécessaire, des solutions de relogement temporaire seront examinées », précise la Ville dans un communiqué.

    Désormais, la municipalité se concentre sur « l’après crise ». Les opérations de pompage de l’eau menées par la Base aérienne 125 ont débuté, ce jeudi matin, dans les secteurs du Capeau et de Guynemer. De son côté, le Sdis 13 a traité une quinzaine de maisons. Le Comité communal feux de forêts s’est également chargé de désengorger cinq points.

    Des équipes d’agents et d’élus sont allées constater les dégâts au niveau des équipements publics. « On va faire un audit assez détaillé de la situation », affirme Robin Prétot. Pour le moment, seules la médiathèque, récemment inaugurée, et l’école Camille-Pierron ont été identifiées. La Ville lance également l’opération « Un coup de main un coup de cœur », en partenariat avec la Croix rouge, pour « mobiliser un maximum d’effectifs, y compris des habitants bénévoles, pour gérer l’après chez les sinistrés », détaille le maire.

  • À Istres, un quartier évacué, Entressen toujours sous l’eau

    À Istres, un quartier évacué, Entressen toujours sous l’eau

    « Dans le doute, on ne va pas risquer vos vies », indique le maire (LR) d’Istres, Robin Prétot, lors d’un échange en direct sur internet, mercredi soir. Au deuxième jour de crise, la situation de la ville sous-préfecture reste tendue. Particulièrement dans le village d’Entressen, en pleine Crau, et dans le quartier des Heures Claires, au bord de l’étang de Berre.

    Ce dernier a été en partie évacué, mardi, en raison de glissements de terrain. Les analyses menées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), mercredi après-midi, ne sont pas conclusives, d’après l’édile. « Les experts ont considéré qu’il était trop dangereux d’y retourner, ils ont constaté beaucoup d’éboulements et d’affaissements », explique-t-il, évoquant également le risque de chutes d’arbres. Des analyses complémentaires ont lieu ce jeudi pour « affiner et étudier au cas par cas les parcelles pour déterminer s’il est possible de réintégrer son domicile ».

    En attendant, les dernières évacuations dans le quartier ont été menées pour la dizaine d’habitations dont les occupants étaient restés confinés. Des navettes vont être affrétées pour « récupérer des affaires de première nécessité » pour les personnes évacuées, même si le maire espère rouvrir le quartier ce jeudi soir.

    « Pas moyen de pomper »

    Si l’accueil d’urgence au gymnase du Podium a été fermé faute de besoin, La Grange, à Entressen, reste ouverte pour toutes les personnes évacuées, avec accompagnement de la Croix-Rouge sur place. L’électricité et les télécommunications ont été progressivement rétablies mercredi dans le hameau. Mais le problème central persiste. « Tout Entressen est inondé, comme partout autour, l’étang s’étant déversé. Il n’y a aucun moyen de pomper », détaille Robin Prétot, faisant appel à la patience dans la mesure où « le niveau baisse d’heure en heure » à mesure que la nappe de la Crau éponge.

    L’autre problème majeur concerne l’approvisionnement en eau. Mercredi soir, l’eau n’était toujours pas potable. La distribution d’un pack de bouteilles par famille est assurée jusqu’à jeudi midi, au minimum, à La Grange et à La clé des champs, en attendant l’aval de l’Agence régionale de santé pour pouvoir consommer l’eau sur le réseau.

    Se pose déjà la question de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, une procédure engagée par la Ville. « L’arbitrage devrait intervenir rapidement d’après le préfet », promet le maire. Les habitants sinistrés sont invités à transmettre à la municipalité une copie de leur déclaration d’assurance afin d’appuyer la demande.

  • [Intempéries] À Istres et Port-de Bouc, plusieurs centaines d’évacués

    [Intempéries] À Istres et Port-de Bouc, plusieurs centaines d’évacués

    Ils ont, pour certains, passé la nuit au gymnase, avec chiens, chats et enfants. Plusieurs centaines d’habitants des quartiers des heures claires, à Istres, et des Arcades, à Port-de-Bouc, ont été évacués dans la journée de mardi en raison des intempéries exceptionnelles qui se sont abattues sur l’ouest de l’étang de Berre.

    Plus de 400 Istréens ont été confinés ou évacués à Entressen et aux Heures claires, certains accueillis à La Grange et au gymnase du Podium, dans le cadre du Plan de sauvegarde communal déclenché dans la matinée de mardi. Dans le même registre, une trentaine d’habitants du quartier des Arcades et du lotissement du domaine de Castillon, au nord de Port-de-Bouc, ont été évacués sur ordre de la Ville et des pompiers, à l’aide de minibus municipaux pouvant rouler sur les routes submergées.

    Dans les deux cas, la saturation en eau des sols est en cause. À Istres, un jardin s’est effondré sur une maison en contrebas dans le quartier des Heures claires. « Il y a des risques de glissements de terrain qui peuvent tuer des gens. Donc on évacue le quartier sur les gymnases ouverts avec les services de la Ville et la Croix-Rouge qui les accueillent », détaille le maire (LR) d’Istres Robin Prétot à la presse l’après-midi. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) est attendu dans la journée ce mercredi pour déterminer et isoler les zones à risques.

    Le préfet de région, Jacques Witowski, précise que ces études sont menées « afin de savoir si les habitants pourront y revenir », avant de parler de quand. Dans le même temps, le représentant de l’État dénombrait « plusieurs milliers de personnes bloquées par la montée des eaux » dans le quartier d’Entressen, en périphérie de la ville. L’édile indiquait à ce titre qu’il n’était possible d’y accéder « qu’en bateau ou avec de gros 4×4 » ou par navette au nord du quartier.

    Chiens et chats compris

    Un scénario similaire, mais de moindre danger s’est déroulé au nord de Port-de-Bouc. L’évacuation d’une partie des habitants de la rue du Pigeonnier, du chemin du Valentoulin et du lotissement du Domaine de Castillon, excepté la copropriété à deux étages, a été décidée conjointement entre la Ville et les pompiers, en fin d’après-midi. Une « mesure de prévention » face à « de forts ruissellements et une importante concentration d’eau de pluie dans les bassins de rétention présents sur le secteur », remplis à ras bord pendant quelques heures.

    Deux mini-bus ont effectué les allers-retours pour rapatrier 29 habitants, enfants, chiens et chats compris, entre Castillon et la salle Youri-Gagarine, où douze élus de la majorité, six bénévoles de la Réserve communale, deux bénévoles du Secours populaire et trois agents les accueillaient. Le Secours populaire était présent pour fournir des vêtements chauds aux victimes des intempéries de toute la ville.

    Une fois de plus, le service public et la solidarité sont le remède aux grands maux.

  • Le quartier des Heures Claires évacué à Istres

    Le quartier des Heures Claires évacué à Istres

    La cellule de crise est activée, au sein de la Ville d’Istres. Suites aux intempéries, et face à la situation critique dans le secteur des Heures Claires, les services de secours procèdent actuellement à l’évacuation des populations vivant chemin du Mas des 4 Vents, chemin de Saint-Pierre et chemin du Port. Les habitants sont dirigés vers les gymnases de la commune.

    Le maire d’Istres Robin Prétot (LR) explique avoir pris cette décision au regard du “principe de précaution”. “Il y a une fragilisation du bâti, quelques glissements de terrain, le quartier est très en pente, et au bord de l’étang le sol est friable, donc il y a de vrais risques”, poursuit-il, précisant que “certains jardins se sont déjà effondrés”. Des expertises seront mandatées dans les prochains jours.

    Dans cette commune, 145 mm de pluie sont tombés ces dernières 24 heures. D’autres quartiers ont été inondés, sans connaitre de menace de péril.

  • Istres relance la vente de son château gersois

    Istres relance la vente de son château gersois

    Trois ans après sa mise en vente, le château de Couloumé-Mondébat n’a toujours pas trouvé d’acquéreur. Situé dans le Gers, à plus de 500 km et 5h30 de route d’Istres, cette propriété du XVIIIe siècle a accueilli plusieurs générations d’enfants et de jeunes Istréens à l’occasion de colonies de vacances, de classes environnementales ou transplantées, mais également de séjours familiaux, associatifs et sportifs. Après près de 40 ans d’activité, l’établissement a définitivement cessé de fonctionner le 31 décembre 2023, après d’importants travaux de rénovation réalisés par la Ville d’Istres pour préserver le site.

    Si c’est une belle carte postale, il constitue aussi une importante ligne comptable pour la collectivité, qui a donc décidé de s’en séparer. « Désormais inutilisé, le site représente une charge annuelle d’environ 135 000 euros, correspondant notamment aux dépenses nécessaires (…) à sa sécurisation », explique-t-elle. Fin septembre, le maire Robin Prétot (LR) précisait : « Ce sont trois agents à plein temps qu’on paye pour l’entretenir, alors que plus rien ne s’y passe. (…) Les colonies de vacances se déroulent dans notre autre centre des Hautes-Alpes, Istremont, qui est plus accessible et qu’on veut préserver. »

    Mis en vente en septembre 2023 au prix de 2,1 millions d’euros, aucun projet de cession n’a abouti pour ce château de 2 000 m², qui dispose de 21 chambres offrant 75 couchages, d’une aire de jeux, d’un terrain de sport, d’une piscine, ainsi que d’un parc de 8 hectares. Et ce, malgré une première baisse à 1,8 million d’euros. Face à cette situation, la municipalité d’Istres a fait réévaluer la valeur du bien par le service des Domaines. À l’issue, le prix minimal de cession a été fixé à 1,43 million d’euros.

  • À Istres, Robin Prétot face aux tracas du quotidien dans les quartiers

    À Istres, Robin Prétot face aux tracas du quotidien dans les quartiers

    Un petit rassemblement se forme sous les pins du Ranquet. Les habitants s’agglutinent autour de Robin Prétot et des services municipaux et métropolitains. C’est dans ce quartier du sud de la ville, situé entre la D5 et l’étang de Berre, que le maire a choisi de débuter sa tournée de proximité.

    Chacun y va de sa revendication. Une riveraine s’inquiète du débroussaillement, qu’elle estime insuffisant au regard des incendies qu’a connu la France cet été. « On intervient chaque année pour 40 000 euros », répond un technicien de la Métropole, qui se dit à l’écoute de toute sollicitation, mais rappelle la complexité de la tâche due à la juxtaposition de domaines privés et publics. Un autre réclame des ralentisseurs. Une troisième une remise à niveau de la voirie. « À l’origine, le Ranquet était habité par des gens à la saison. Aujourd’hui, on vit tous ici à l’année, mais les routes n’ont pas suivi », fait-elle remarquer. Robin Prétot promet de « voir avec la Métropole pour les nids-de-poule ».

    « Ça nous permet de reconnecter avec la population. Il faut faire le tri des demandes, chacun a son intérêt particulier à défendre, il faut qu’on garde en vue l’intérêt général », glisse le maire, qui veut avoir un discours de vérité auprès de ses administrés sur les finances de la Ville. « J’ai des demandes qui relèvent de la propreté et des espaces verts. La commune est étendue, les moyens se réduisent et il y a eu le transfert vers la Métropole. Nous, on a quatre agents. Il faut dire aux gens pourquoi c’est aussi long et compliqué. » L’écoute a déjà fait ses preuves au Ranquet : cet été, la majorité a demandé à la police municipale de sécuriser la descente en période estivale. « Ça a fait toute la différence », félicite une riveraine.

  • À Istres, blocage et tensions devant le lycée Arthur-Rimbaud

    À Istres, blocage et tensions devant le lycée Arthur-Rimbaud

    Vers 7h, selon plusieurs personnes présentes sur place, la police municipale aurait fait usage de gaz lacrymogène contre le barrage. La tension est montée d’un cran lorsque des élèves du lycée Latécoère ont rejoint le mouvement. Face aux CRS, mobilisés sur les lieux, les lycéens ont maintenu leur action jusqu’à sa dispersion, sans usage de la force, vers midi. Une poignée d’élèves ont fait part de leurs revendications au maire (LR) Robin Prétot, en marge. « On veut juste qu’on nous écoute quand on parle des salles à 35° et des profs manquants », explique l’un d’eux. « La manifestation partait bien ce matin, j’ai demandé un maximum d’interpellations pour ceux qui viennent casser du flic », assure le maire.

  • Istres : des finances qui dépendent trop de la Métropole

    Istres : des finances qui dépendent trop de la Métropole

    C’était une promesse de campagne. Six mois après l’arrivée de Robin Prétot (LR) au pouvoir, les conclusions de l’audit mené par « FCL gérer la cité » ont été présentées au public. La mission du cabinet : analyser la situation financière et organisationnelle de la commune sur les exercices de 2020 à 2025 afin d’identifier des marges de manœuvre et des perspectives budgétaires pour les années à venir « dans un contexte particulièrement inquiétant », note l’édile.

    La dernière loi de finances a retiré 120 millions d’euros à la Métropole, remettant en cause les dotations versées aux communes. Robin Prétot, le maire (LR) d’Istres commente : « Il y en a une qui est l’épine dorsale de nos finances (…) : l’attribution de compensation qui représente, à elle seule, la moitié de nos recettes. » Si le niveau de recettes d’Istres est important (2 556 euros par habitant, soit 40% à 50% de plus, en moyenne, qu’un panel de 60 villes de tailles comparables), cette attribution de compensation représente 51% du total, soit 57 millions d’euros. Dans les communes de même niveau, cette part s’établit à 20%. C’est « le talon d’Achille d’Istres », consent Stéphane Masse, directeur de mission chez FCL. À l’avenir, les risques de diminution sont réels : pour 2026, le Préfet demande une baisse de 5 millions d’euros, tandis que la chambre régionale des comptes estime que 16,5 millions d’euros pourraient être indus.

    Les dépenses à la loupe

    Un tiers des recettes provient de l’impôt local, essentiellement la taxe foncière, qui s’élève à 53,43% contre 38,8% en moyenne pour les villes comparables. Le cabinet note une augmentation de 37,2% de la part communale de ce taux sur le précédent mandat, ce qui a permis de maintenir l’épargne à 6%. « Sans ça, l’épargne n’était pas faible mais quasi nulle », selon Stéphane Masse. Pour la nouvelle majorité, qui refuse d’accroître la pression fiscale, le seul levier restant est donc de s’attaquer aux dépenses.

    Si les recettes sont conséquentes, les dépenses aussi : 2 359 euros par Istréen, contre 1 535 euros pour les villes similaires. 64% sont liées aux rémunérations des 1 610 agents, qui sont deux fois plus que dans le panel mais contribuent à un « niveau de service très important », souligne Pierre Dalmayrac, du cabinet FCL.

    La Ville a déjà entamé un processus de refonte de l’organigramme avec des groupes de travail composés de plus de 100 agents volontaires, qui devra également rétablir l’équité salariale et de politique d’avancement au sein de l’administration. Reste à savoir si le niveau de service sera affecté.

  • À Istres, les enseignants du lycée Rimbaud font bloc après une agression

    À Istres, les enseignants du lycée Rimbaud font bloc après une agression

    Le lycée Arthur-Rimbaud était vidé de ses élèves, ce jeudi 24 septembre. Les enseignants ont voté l’arrêt des cours et exercé leur droit de retrait suite à l’agression d’une professeure le matin même. Rachel Véran, représentante syndicale Snes-FSU, raconte : « Un étudiant avait son téléphone à la main dans le lycée à 8h du matin. C’est interdit pour les lycéens comme pour les BTS par le règlement intérieur depuis juin dernier. Un encadrant lui a fait la remarque, l’élève n’en a pas tenu compte, et ma collègue a donc insisté. Elle a reçu un coup de poing très violent, est tombée au sol, puis a été prise en charge par les pompiers avant d’être transportée aux urgences. » Elle y était encore en fin d’après-midi, dans l’attente de réponse à ses examens.

    Pour l’équipe enseignante, cet incident reflète « l’insécurité croissante » au sein de l’établissement. Cyril Belmonte professeur d’histoire géographie et représentant Snes-FSU, l’affirme : « La violence physique de ce matin est le point d’orgue d’une dégradation des relations entre certains élèves, certains parents et la communauté éducative, avec un certain nombre d’altercations agressives. En mars dernier, une collègue a été menacée de mort sur les réseaux sociaux ». Une plainte a été déposée et est en cours d’instruction.

    Un manque d’encadrants

    Devant le lycée, Adam et Romain sont adossés à un muret. Pour ces deux terminales, l’agression survenue le matin même était « un événement ponctuel ». « En tant qu’élèves, on a pas l’impression qu’il y ait une montée de l’insécurité », assurent-ils. Eux y décèlent plutôt la conséquence d’un manque d’effectif. « On est plus de 1 300, pour très peu de surveillants », confient les deux amis. Selon l’équipe pédagogique, il y aurait six assistants d’éducation (AED) en équivalent temps plein dans l’établissement.

    Rachel Véran confirme : « Notre lycée est plein comme un œuf avec 1 350 élèves alors qu’il n’est pas dimensionné pour ça et qu’on a des moyens constants : on n’a pas d’AED, ni de professeurs supplémentaires. » La représentante syndicale s’agace : « On a pourtant de bons résultats, avec 99% d’élèves qui fonctionnent correctement. Mais avec cet accroissement des effectifs et le manque flagrant de moyens humains, on se retrouve dans des situations ingérables et intolérables ».

    Réunie en assemblée tout l’après-midi, la communauté éducative demande des AED supplémentaires, la mise en place de protocoles de prévention pour être mieux armée face à ce type de situations, et un meilleur accompagnement du ministère de l’Éducation national et du rectorat pour faire appliquer les nouvelles règles, à l’instar de l’interdiction des portables.

    L’adjoint du Directeur académique et le maire (LR) d’Istres, Robin Prétot, sont venus apporter leur soutien aux enseignants. Les cours doivent reprendre ce vendredi. Une cellule psychologique va être mise en place.