Tag: Robin Prétot

  • À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    Élue depuis mars dernier, la majorité vit sa première rentrée scolaire. Avec la volonté de voir certaines choses changer, à commencer par la restauration collective. Dès octobre, après les premières vacances scolaires, la municipalité engagera une réflexion globale à ce sujet, allant de la préparation des repas à l’organisation du temps méridien.

    « L’effet pervers de la cantine à un euro fait qu’il y a beaucoup d’élèves qui y mangent », commence le maire (LR) Robin Prétot. À ce jour, 2 637 enfants y sont inscrits, mais la mairie estime qu’ils seront 3 800 à y déjeuner en réalité. La cuisine centrale produit 4 300 repas par jour, puisqu’elle fournit aussi le collège Alain-Savary, le seul du département à être sous statut municipal. « C’est heureux, mais les services n’étaient pas préparés pour. On a une cuisine centrale qui est sous-dimensionnée et donc la qualité s’en retrouve dégradée. On fait peu de cuisson, beaucoup de décongélation et de réchauffement… C’est dommage, les enfants et leurs parents s’en plaignent derrière. Il y a aussi la question du temps méridien, avec des problèmes de discipline puisqu’il y a beaucoup d’élèves. »

    Concrètement, des groupes de travail seront créés sur les différentes thématiques liées à la cantine, associant les agents concernés, les parents d’élèves mais aussi l’opposition. Les premières conclusions sont attendues pour la rentrée 2027 mais d’ici la, la municipalité « réfléchit en interne à des pistes d’amélioration », précise l’adjointe au maire déléguée à l’éducation Sophie Declercq.

    Continuité des dispositifs

    Robin Prétot affirme : « Toutes les options sont sur la table. Je ne saurais pas dire s’il faut qu’on arrête la restauration pour préférer une délégation de service public, qu’on agrandisse la cuisine centrale, qu’on revoit l’organisation parce qu’il y a des problématiques au niveau de la réservation des repas, qu’on peut annuler 48h avant ce qui engendre du gaspillage. La problématique est globale, il faut qu’on se pose et qu’on parle de tout, du tarif, des agents, de la qualité des repas, des commandes, du budget… »

    Autre gros chantier, qui était une promesse de campagne pour cette équipe qui place son mandat sous le signe de l’inclusion : l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cette rentrée, un Pass pôle d’appui à la scolarité a été ouvert au CEC des Heures Claires pour permettre aux familles d’obtenir des réponses plus rapidement face aux besoins de leurs enfants et de mieux coordonner leur accompagnement. Mais la majorité veut aussi renforcer les dispositifs qui relèvent de l’Éducation nationale.

    La conseillère municipale déléguée à l’inclusion et réussite éducative Céline Brull détaille : « Aujourd’hui, seules 3 des 27 écoles maternelles et élémentaires disposent d’une Ulis. Parmi nos collèges, seul Élie-Coutarel en bénéficie. Nous disposons aussi d’une unité d’enseignement maternelle autisme à Maurice-Gouin qui accueille jusqu’à 7 enfants de 3 à 6 ans, ce qui est très peu. Aucun dispositif équivalent n’existe ensuite à Istres en école élémentaire. Cette absence de continuité peut placer les enfants et leur famille face à une rupture de parcours. » Le maire a donc saisi le directeur académique pour demander de renforcer les Ulis et de créer un dispositif adapté aux enfants autistes dès la rentrée 2027. La Ville se dit prête à accompagner ces ouvertures en menant à disposition des locaux adaptés.

  • À Istres, la rentrée sous le signe de l’inclusion

    À Istres, la rentrée sous le signe de l’inclusion

    Dans l’urgence, au mois de juin, la Ville d’Istres avait déployé un plan de rafraîchissement dans ses 13 groupes scolaires. Les deux mois d’été ont été l’occasion de poursuivre la trajectoire entamée par la précédente mandature pour une meilleure adaptation des écoles au changement climatique, notamment avec le marché global de performance énergétique (MGPE) « avec un double objectif : améliorer le confort et réaliser des économies, dans le respect de l’environnement », détaille le maire (LR) Robin Prétot. À Jule-Ferry, dans le quartier du Prépaou, une subvention de 900 000 euros du fonds européen Feder a permis de réaliser la rénovation thermique du bâtiment.

    La promesse de campagne de climatiser toutes les salles de classe avant l’été 2027 « sera tenue », assure l’édile. Un emprunt de 2,5 millions d’euros a dû être contracté par la nouvelle majorité pour financer le marché, qui était passé mais dont le budget n’était pas prévu. Quatre premiers groupes scolaires seront équipés avant la fin de l’année 2026 : Jean-Moulin, Mendès-France, Clé des Champs et Clos de la Roche. « Forcément ça va faire grimper la facture d’électricité, mais tout l’intérêt de poursuivre le MGPE est de la faire baisser par ailleurs en chauffage l’hiver, grâce à une meilleure isolation », souligne Robin Prétot.

    Une bulle sensorielle

    Une autre promesse de campagne s’est concrétisée lors de cette rentrée : celle de faire de l’inclusion la cause du mandat. Une première bulle sensorielle est déjà opérationnelle dans l’école Reine Marie Casimir Gouin, une deuxième ouvrira à Mendès-France après les vacances d’automne. Ce nouvel espace, peint en bleu, est dédié à l’apaisement, au calme et au repos et s’adresse aux enfants porteurs de handicap, ou ayant des troubles du comportement ou de l’apprentissage (dys). « L’idée c’est d’avoir un petit coin de répit, un petit sas de décompression, pour les élèves en crise », détaille Sophie Declercq, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

    Cécile Tivoli, conseillère municipale déléguée au handicap et aux solidarités, ajoute : « Le but c’est que l’école s’adapte à eux. Ces élèves ont des besoins particuliers, ils peuvent être sur stimulés par le bruit, ou par un temps de concentration trop long. Avec cette bulle, on désengorge les classes perturbées par des crises en offrant une solution pédagogique qui favorise le retour en cours. »

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    Les conclusions ont mis un coup dans l’aile de l’incinérateur. Alors que l’enquête publique du projet « Istres recyclage et énergie » (dit Iren) porté par Suez s’est achevée le 2 juin après un mois et demi de consultations, le commissaire-enquêteur a rendu son avis le 31 juillet. Et concernant l’unité de valorisation énergétique de type CSR (combustible solide de récupération), il est défavorable. Philippe Magnus pointe notamment l’absence de concertation préalable, l’usage du terme « chaufferie » plutôt qu’incinérateur jugé trompeur et l’absence de débouchés pour l’énergie produite, faute de réseau de chaleur à proximité. Le maire Robin Prétot (LR) salue une « première victoire » collective.

    Dévoilé par Marsactu quelques jours après les élections municipales, ce projet a immédiatement suscité une levée de boucliers de la part des élus et associations locales, et plus largement de la population. Le rapport de l’enquête publique soulève une « participation exceptionnelle par son ampleur ». Au total, 4 114 contributions ont été déposées. Entre 80% et 89% d’entre elles y sont défavorables. Deux pétitions en ligne ont recueilli 466 signatures et près de 900 personnes ont participé aux deux réunions.

    250 millions d’investissement

    C’est bien cette unité de valorisation CSR qui pose problème. Elle est présentée par Suez comme une réponse à la possible fermeture de plusieurs centres pour des raisons réglementaires, supprimant 350 000 tonnes de capacité de stockage. Gardanne, les Pennes-Mirabeau et Septèmes-les-Vallons pourraient être concernés d’ici 2032. Mais pour les habitants et leur maire, « pas question qu’Istres devienne la poubelle de la région ». Le commissaire-enquêteur relève d’ailleurs que l’implantation du site, « excentrée sur le territoire (…) par rapport au centre de la Métropole », constitue un point négatif, tout comme sa proximité avec plusieurs infrastructures industrielles. Cette opposition franche et massive a donc porté ses fruits. « Ce n’est qu’une étape, rappelle Robin Prétot. La Ville poursuivra désormais son action auprès des services de l’État afin que cet avis défavorable soit pleinement entendu et que le projet d’incinérateur soit définitivement abandonné. » D’autres composantes du dossier ont reçu l’avis favorable de Philippe Magnus : l’unité de méthanisation, la modernisation du centre CSR, et la nouvelle unité de réception, de tri et de préparation de déchets valorisables. C’est un projet global que Suez souhaite déployer sur le site de La Grande Groupède, qu’il exploite depuis 2011, pour un investissement de 250 millions d’euros. La décision revient au préfet des Bouches-du-Rhône.

  • Robin Prétot pour la liaison Fos-Salon

    Robin Prétot pour la liaison Fos-Salon

    Alors qu’une nouvelle séquence de concertation concernant la liaison Fos-Salon vient de s’achever, le maire d’Istres, Robin Prétot (LR), considère ce préprojet comme une opportunité et l’a soutenu lors du conseil municipal du 16 juillet. Et ce, malgré le changement des modalités de financement envisagées par la Dreal.

    L’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50 % pour cette infrastructure a été écartée pour préférer « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières », qui s’étaleront entre 2031 et 2036. Robin Prétot y voit une « hypothèse intéressante » : « Je considère (…) que l’État aurait dû mettre depuis bien longtemps les moyens sur la table pour créer cette deux fois deux voies d’intérêt national qui bénéficie à toute l’économie française voire européenne, mais l’État pas prêt à mettre 566 millions d’euros. (…) Aujourd’hui, on a une possibilité que ça se fasse et que ce soit payé par un privé avec un intérêt intéressant pour Istres. » Il poursuit : « Ça permettrait que le porteur porte tout ça 100 % à sa charge, en échange de quoi il y aurait deux péages : un au-dessus du rond-point de Clesud pour accéder à l’autoroute, qui existe déjà mais serait avancé, l’autre au-dessus de Ventillon à Fos-sur-Mer. (…) L’axe partant vers Parsemain resterait gratuit. On aurait desserte locale gratuite : on ne paierait pas en partant d’Istres pour aller à Fos ou Miramas ».

    Un autre scénario est pourtant envisagé : celui d’un péage complet du nord au sud de cette deux fois deux voies de 25 km, pour un tarif de 9,6 centimes par km pour les véhicules légers et 28,8 centimes pour les poids lourds.

    Haro sur les dépôts sauvages

    Lors de la dernière séance avant la trêve estivale, les élus ont également voté à l’unanimité l’instauration d’une amende administrative pour les dépôts sauvages de déchets à compter du 1er août.

    L’adjoint délégué à l’environnement Luc Brezia précise les tarifs : « De 150 euros à 1 500 euros pour personnes physiques et le double pour personnes morales. Des majorations seront appliquées en cas de récidives ou quand volume de déchet dépasse 1 m3. » Robin Prétot ajoute : « Un second garde champêtre a été recruté pour renforcer la brigade verte qui est habilitée à pouvoir administrer ce genre d’amende élevée ».

    Pour l’élu d’opposition Patrick Grimaldi, toute la politique de gestion des déchets est à revoir. Selon lui, « la décision métropolitaine de demander aux entreprises d’assurer la gestion de leurs déchets avec des prestataires privés » et « les contraintes en nombre de passages dans les déchetteries mises en place pour les administrés » a joué un rôle dans la multiplication des dépôts sauvages.

  • David Gibaud prend la tête de l’opposition à Istres

    David Gibaud prend la tête de l’opposition à Istres

    Il y a du changement dans l’opposition istréenne. Lors du dernier conseil municipal avant la pause estivale, le groupe « Nous sommes Istres », a changé de présidence. Suzelle Ayot laisse sa place à David Gibaud, primo-élu. Emmanuelle Taupin-Mayor, quitte quant à elle le collectif pour siéger en indépendante, comme son compagnon Olivier Mayor lors du précédent mandat.

    Changement aussi, du côté de la collectivité. Le maire Robin Prétot a annoncé, dans le cadre de la procédure en vigueur relative aux emplois fonctionnels qu’« en vue de réformer, adapter notre administration et réduire le nombre de directions et de directions générales, j’envisage la décharge de quatre directeurs et directrices généraux adjoints ».

    « C’est un choix très pragmatique, il y avait cinq ou six DGA dans une commune comme Istres, c’est disproportionné, estime-t-il. Donc l’envie est de réduire, rationaliser, cette organisation. L’emploi de fonctionnel n’est pas le statut de fonctionnaire, après ce sont des choix de carrière individuels, soit on arrive à les replacer en interne dans un poste qui correspond à leur statut, soit certains veulent partir pour rejoindre d’autres collectivités. »

    Les résultats de l’audit des ressources humaines et des finances, qui seront dévoilés publiquement à la rentrée « vont nous permettre de continuer à travailler cette réorganisation avec un nouvel organigramme, plus simple, plus efficace, préparé en lien avec les partenaires sociaux », affirme l’édile.

    Police municipale

    Se saisissant du drame qui a coûté la vie à Milyan Paloma, 21 ans, le mois dernier, l’extrême droite a invité le maire à procéder à des recrutements au sein de la police municipale. David Gibaud note : « La ville d’Istres est l’une des mieux dotées des Bouches-du-Rhône à ce jour, il y a peut-être de la réorganisation à faire, mais ce n’est pas un problème de bleu sur la voie publique. La police est présente, on la voit régulièrement. » Et Robin Prétot d’approuver : « On a quand même 90 personnes qui travaillent dans la direction de la police municipale H24 7/7j. » Ce sont d’ailleurs ses agents qui ont procédé à l’arrestation de deux suspects dans cette affaire.

  • Robin Prétot fait le bilan de ses 100 premiers jours

    Robin Prétot fait le bilan de ses 100 premiers jours

    C’est une étape « importante et symbolique » de début de mandat, que Robin Prétot (LR) a souhaité mettre en avant : le cap des cent jours. Un peu plus de quatre mois après avoir été élu, il présente les premières réalisations de sa nouvelle majorité. « Près de 60 % des voix en triangulaire face à un prédécesseur installé depuis des décennies c’est assez important, mais on s’est toujours dit qu’il fallait garder la tête froide et faire preuve d’humilité parce que ça veut dire qu’il y a une attente très forte de la population et donc une capacité à décevoir qui peut être très grande. C’est pour ça qu’on a passé 100 jours de mandat très actifs. »

    Et ce dès les quinze premiers, avec le vote du budget. « On a frôlé la tutelle, il a fallu liquider la régie Nexus et rééquilibrer le budget du centre équestre du Deven qui avait un déficit de plus de 100 000 euros, rappelle le maire. On a évité ça. (…) Par contre la question se pose pour 2027 : comment on équilibre ? »

    Dès son installation, le conseil municipal a donc lancé un audit des finances et des ressources humaines de la Ville, dont les premiers résultats lui ont été présentés « il y a quelques jours », précise Robin Prétot, qui annonce d’ores et déjà qu’ils sont « mauvais » et qu’ils « vont appeler à des choix courageux qu’il va falloir faire à partir du second semestre ».

    Une réunion publique dédiée à la question sera organisée en septembre. D’ici là, une lettre de cadrage sera envoyée aux différentes directions pour préparer un cycle de conférences budgétaires, « noter les priorités avant de faire des arbitrages », détaille l’édile, qui espère voter le prochain exercice en janvier plutôt qu’en avril. « On va essayer de se donner cette discipline-là chaque année. On va aussi monter un comité d’arbitrage pour les investissements. Il faut qu’on puisse avoir de la perspective surtout vu les enjeux métropolitains qui nous entourent. »

    Quoi qu’il en soit, Robin Prétot est clair : il va falloir faire des économies. « On a du potentiel mais ça va nécessiter des choix et de la sobriété », assure-t-il. En interne, la révision de certains régimes indemnitaires et de certaines rémunérations à l’aune du principe d’équité devrait rapporter des sous et amener plus de transparence dans la gestion municipale. « À métier et compétences égaux, certains n’ont pas du tout le même salaire. C’est le fruit de l’histoire et de relations passées. Le tout c’est d’avoir la franchise de le dire et intelligence de le faire avec les syndicats. »

    Les représentants auront aussi la tâche de « flécher les politiques sociales indispensables pour les agents et ce sur quoi on peut rogner pour avoir l’équilibre budgétaire à la fin ». Des groupes de travail seront lancés à la fin de l’audit RH.

    Du concret

    Cette situation n’a pas empêché la nouvelle majorité d’initier plusieurs chantiers. L’objectif de climatiser 100 % des écoles d’ici l’été prochain devrait être tenu. « Le marché était prêt, mais rien n’était inscrit au budget, souligne Robin Prétot. Il a quand même fallu faire un emprunt d’1,5 million d’euros pour lancer ce projet, qui va commencer cet été. Il y aura des travaux pendant toutes les périodes de vacances scolaires. »

    Le plan Phénix pour revitaliser le centre-ville a lui aussi vu le jour. La population peut faire des propositions via une urne installée dans l’Office du tourisme. « On a commencé les premières réunions techniques pour ce programme assez transversal. (…) On a entamé des premiers contacts avec la SOLEAM car il nous faut un outil de portage foncier pour acquérir du patrimoine le rénover le louer ou le revendre. »

    En parlant de patrimoine, un appel à projet va être ouvert pour définir la nouvelle vocation de la mairie historique, qui ne sera donc finalement pas vendue à la Métropole pour un euro. Robin Prétot affirme : « Pour faire vivre le centre-ville faut créer une logique de flux, avec de l’art, des musées, de l’administration ou d’autres types de services publics comme les écoles. » Celle des Carmes, qui devait devenir un parc urbain, pourrait finalement être préservée sur demande de la Direction régionale des affaires culturelles et des bâtiments de France suite à la découverte de peintures historiques. « On peut se dire qu’on garde l’établissement et qu’on le repense dans sa vocation originelle en y remettant une maternelle, avec une cour et un parc réduit. » La réflexion va être lancée.

    Côté bétonnage, le principal sujet de la campagne municipale, 620 projets de logements ont été mis à l’arrêt. Les révisions du Projet d’aménagement et de développement durable, du PLU et du PLUi sont actées auprès de la Métropole.

  • La terrasse de l’hôtel de Ville ouverte aux Istréens

    La terrasse de l’hôtel de Ville ouverte aux Istréens

    Les quais de l’étang de l’Olivier étaient bondés pour admirer le feu d’artifice du 13 juillet à Istres lundi soir. Mais l’originalité de cette soirée est ailleurs.

    Car cette édition 2026 de la fête nationale à la mode istréenne a permis pour la première fois à 150 personnes tirées au sort de venir admirer le spectacle sur les toits et terrasses du deuxième et troisième étage de l’hôtel de Ville. « C’est une épreuve de test inédite », indique le maire (LR) Robin Prétot. Deux mille personnes étaient inscrites au tirage au sort. Seulement 150 ont été sélectionnées et réparties entre le toit-terrasse du 2e étage et le balcon-terrasse du 3e. « On a mis cette limite car on ne savait pas si c’était trop ou pas assez. Il vaut mieux le meilleur pour pas assez qu’une mauvaise expérience pour trop », estime l’édile.

    Pareil pour les drones en août

    « Heureusement que ça n’a pas été annulé ici » s’exclame ce père à la sortie, son enfant dans les bras. « C’est une super initiative d’avoir ouvert la mairie », juge-t-il. Le spectacle de drones lumineux sur l’étang de l’Olivier, le 2 août, promet de renouveler la formule.

  • Le sous-préfet Christophe Borgus s’en retourne vers son Pas-de-Calais natal

    Le sous-préfet Christophe Borgus s’en retourne vers son Pas-de-Calais natal

    De sa prise de fonction, fin septembre 2024, à son départ ce 3 juillet, le sous-préfet d’Istres, Christophe Borgus, retient avant tout des « réussites collectives », évoquées à l’occasion de la cérémonie de départ organisée par la Ville d’Istres, vendredi soir.

    Dans la cour du Pavillon de Grignan, le haut fonctionnaire évoque des « résultats historiques permis par la mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics quand ils marchent ensemble », à l’instar de « dossiers d’un demi-siècle comme le contournement de Martigues-Port-de-Bouc, dont les travaux débutent dans les semaines prochaines ». Mais aussi la rénovation du Centre hospitalier de Martigues, « la montée en puissance du pôle Jean-Sarail avec l’installation de Sabena Technics, Hynaero et peut-être d’autres ». Sa satisfaction est d’avoir « engagé l’État à anticiper et voir loin », glisse le représentant de l’État, dont l’ambition est que, « dans l’époque de l’immédiat, l’avenir ne se défasse ».

    « Une empreinte réelle »

    En attendant la nomination « dans les prochains jours » de son successeur, Christophe Borgus, qui dit avoir fait « “Bienvenue chez les ch’tis” à l’envers », retourne dans son Pas-de-Calais natal pour « la stabilité familiale » comme directeur général délégué de la communauté d’Agglomération de Béthune. Son mantra ? « Que les collectivités territoriales, l’État et le monde économique puissent parler ». Une méthode saluée par le maire d’Istres (LR) Robin Prétot, qui considère que « l’État n’a jamais été dans l’équipe d’en face » et que le haut fonctionnaire « laissera une empreinte réelle » sur le territoire.

  • Les grandes orientations pour redynamiser le centre-ville

    Les grandes orientations pour redynamiser le centre-ville

    Ce n’est pas un hasard si le plan « Phénix » a été présenté à la population, jeudi, dans la cour du musée du centre ancien. Pour revitaliser son centre-ville, la majorité de Robin Prétot (LR) mise sur plusieurs piliers, parmi lesquels : révéler. « Nous voulons restaurer la beauté de notre patrimoine », affirme le maire, et redonner au musée archéologique René-Giroussens « toute sa place ».

    La présidente de l’association des Amis du vieil Istres, Frédérique Weisseldenger, précise : « Le musée est reconnu pour son exceptionnelle collection d’archéologie sous-marine issue du port antique de Fos. Il abrite l’une des plus prestigieuses collections d’inscriptions peintes sur amphores au monde. »

    Après avoir été classé « Musée de France » par le ministère de la Culture en 2003, l’établissement avait fermé suite à l’effondrement du plafond en 2012. Il n’a jamais rouvert ses portes au public, malgré l’annonce faite par François Bernardini, en 2024, « de lancement d’études visant à le réhabiliter et l’agrandir ». La Ville compte désormais aller chercher des financements pour mettre aux normes et rouvrir cet équipement métropolitain. Le musée René-Giroussens n’est qu’une des propositions de la mairie pour embellir son centre.

    Recentrer les commerces

    Pour « retrouver une véritable harmonie architecturale », la Ville mise sur la végétalisation, l’accompagnement des propriétaires pour la restauration de leurs façades et de leurs volets en intégrant le cœur de ville dans le périmètre de la subvention départementale, ou encore la réalisation de fresques sur les murs de l’avenue de la République ou le forum des Carmes, dont elle a récemment obtenu la concession.

    Pour redynamiser le centre, la majorité fait un choix clair : « Aucune nouvelle grande surface, aucune nouvelle zone commerciale ne sera créée à l’initiative de la Ville, assure Robin Prétot. Notre objectif n’est plus d’étendre l’offre commerciale en périphérie. » Le maire dit explorer toutes les options pour mettre fin à Istropolis. Porté par l’ancienne majorité de François Bernardini, ce projet consiste en un espace imaginé dans la zone du Tubé mêlant commerces, loisirs, restauration et lieux de vie sur 30 000 m2. Après plusieurs avis négatifs, les recours avaient été tous purgés, conduisant à une autorisation de la Commission nationale d’aménagement commercial. Robin Prétot, lui, y voit un « projet funeste ».

    Enfin, la nouvelle majorité entend aussi améliorer l’accessibilité du cœur de ville, « la principale problématique remontée par les clients » selon la présidente de l’association de commerçants Valérie Coquelet. « Nous explorons en ce moment des pistes foncières pour créer un nouveau parking plus pratique pour amener du flux en centre-ville », révèle Robin Prétot.